ALLOCUTION DU R. P. FÉLIX, S. J
Ecce muter tua.
.... Dieu fait tout avec harmonie; et, de même qu'il nous montre au ciel l'image de la paternité en se mon-
tranl lu chanle de La
réel! montrant
ie.
1 une née» , un be du i nce. x quand noua avon i noire m<
terni té lei ne peul plua remplir sur la I
fies divers «le ce monde qui j nous sentons bien que plus ri< si céleste, si parfumé, q
lil( •:
Voila pourquoi Dieu a voulu que non
seulement une mère sur la . mais iu
C'esl de celte maternil viens vous entretenir.
Noire ur l'a proclamée lui-m , de
tous les saints !
sentanl del'humanili . st à lui que notre divin Sauveur, en abaissant ses lu haut de la croix, a dit cette
parole : Voici votre i, Marie est noire mèi
elle agit comme mère: elle a une véritable maternil elle remplit a nuire égard les fonctions de cette mater:. Ave, Maria.
1. Un jour, un jeune saint, qui était arrivé en très peu d'années aux plus sublimes vertus, Laissait éclater avec transport la tendresse toute filiale qu'il éprouvait pour la Reine des Anges; et quelqu'un lui ayant demandé pourquoi il aimait tant la sainte Vierge, cet ange de la terre, en regardant le ciel et laissant apercevoir sur son visage le céleste épanouissement de son amour, dit cette parole : c La mère de Dieu, c'est ma mère : Mater Dïi. mater mea est. »
DU R. P. FLMX. 321
C'était là le secret de son bonheur, le secret de la tendresse qu'il éprouvait pour La sainte Vierge.
Nous aussi nous pouvons dire en regardant le ciel : la sainte Vierge, c'est nia mère; La mère de Dieu, c'est ma mère !
L'instinct de la maternité humaine de la très sainte Vierge est si profondément gravé parmi les peuples catholiques qu'il serait presque superflu de donner les raisons de cette croyance. Nous en donnerons toutefois quelquesunes que votre cœur n'aura pas de peine à comprendre.
J'en donne d'abord cette raison : la sainte Vierge est véritablement la Mère des hommes, parce que, dans le plan divin de la Rédemption, elle est entrée comme mère de la vie.
Qu'est-ce que la Rédemption? C'est la restauration de ce qui fut au commencement. Pour bien entendre le mystère de la Rédemption, il faut donc savoir ce qui fut au commencement, et vous allez comprendre le rôle de la sainte Vierge dans ce grand mystère.
Au commencement, Dieu avait donné une double vie à l'homme et a la femme qui devaient être les propagateurs de la race humaine : une vie divine et une vie humaine, ou si vous voulez, une vie naturelle et une vie surnaturelle; une vie naturelle et humaine par laquelle ils étaient en relation avec les choses de la création, une vie surnaturelle et divine par laquelle ils étaient en relation directe et immédiate avec Dieu même. C'était là la grande harmonie primitive. Adam et Eve devaient être, dans le plan divin, les propagateurs de cette double vie; ils devaient nous enfanter pour l'immortalité, pour l'éternité.
Mais le péché vint ; il fit cette grande révolution que vous savez, et voici surtout en quoi consiste cette révolution :
humaine, i au I
limi ]»lii> pi
>ir : I;i \ ie pu naturelle. \
alors qu ni la |
chos -i alor i
tani même, ajoute sainl sainte Vierge sorti effet, il él que ind ou
elle, par elJ ■ el e
Dieu avail dit : L restaurer Loul . je va
au moins d au lieu de
sont faits i une
race qui vient au mond<
changer îout cela, i un nu . et un<
nouvelle Eve, un Homi:. u et une V. ure,
voilà le grand dessein de Dieu. In homm interrompu la propagation de la vie, un Hom restaurer toute chos irie la m-
vanta, est devenue la mère des morts ; une nou • sera véritablement Eve; elle sera la coi a de la pr<
mière, selon l'expression de Tertullien; elle sera la : des véritables vivants.
Il fut donc arrêté, dans les desseins d u, que lî
très sainte Vierge entrerail dans Le plan de La rédempl oomme la mère de La vie, et noire divin Sauveur comme le [)(m siècles futurs.
Aussi, c'étail de La très sainte Vierge que parlait Dieu, alors que, L'entrevoj anl dan oir, il disait an serpent :
« Cette femme t'écrasera La tête ; tu as introduit la mort, dans l'univers, cette femme ramonera la vie, elle sera victorieuse de toi; elle sera la mère die la véritable race des vivants. »
Mais il y a une autre raison de la maternité de la sainte [ui sera peut-être pour vous pins palpable; c'est que la sainte Vî si véritablement la mère des hommes,
parce qu'ell • a iré d'une manière très positive à la
vie qui nous l'ail ce que nous sommes, c'est-à-dire qui nous fail enfants de Dieu. Eile a mis dans la formation do notre vie une triple ration : la eu i ion de
son amour, la coopération de son sang, la coopération de ses douleurs.
De même que le Père des siècles futurs, notre divin Sauveur, allait le devenir par cet acte suprême par lequel il se donneit tout entier, il fallait aussi que la Mère se donnai, par un acte d'amour sans réserve.
I r wimit. A quelle heure de sa vie la sainte Vierge
fit-elle cel acte d'amour qui allait la rendre noire mère? (le fut par- tout au moment solennel où l'Ange vint
lui annoncer la grande nouvelle. L'Ain cendit des
cieux; il vint lui révéler Us de Dieu, il lui révéla
son avenir; il lui mit sous I l'un côté sa dignité,
louleurs de l'autre, ou plutôt toutes deux à la fois, car ses douleurs allaient sortir de sa dignité même. 11 ne s'agissail de rien moins qir I répercussion solen-
nelle de toutes Les douleurs qui attendaient le divin Sauveur des hommes. L'Ange lui lit entrevoir de loin toutes
I douleurs du Cali nl'Homi
déjà attacl
dam son &m< douleui qui
allait naître.
ace d'au supplice qui ne de qu'au Calvaire, la saint il y eut comme on moment de troubl La vertu; il y eut ou Instant ou il semblait qu'un nu enveloppai Ba pensée : elli ment Be ferait la i liais quand l'ai
dissipé ce nuage, quand il lui eut -lit que D eu il n'y]
a rien d'impossible, alors la saint véritablement créatrice, cette parole d'aï sait la mère des hommes : Fiai mihi tecundum verl tnum.
Les saints Pères ont exalté cette parole de la Vierge, ce fïat qui était réellement La création d'un moni nouveau ; et saint Bernard ni - à dire que du m<
ment où la sainte Vierge eut don consei.
décisif, elle nous porta toi a son - :ne
mère porte ses enfants. En effet, nous allions devenir s< enfants. Voilà la coopération de son amour.
2° Par son sang. Je disais la coopération de son sang, dfll sa chair virginale.
Mes frères, l'auteur de la vie surnaturelle qui nous fajfll chrétiens et enfants de Dieu, c'est le Verbe, mais, remafl quez-le bien, c'est le Verbe incarné. Si le Verbe ne s élan pas fait chair, dit saint Augustin, nous n'aurions pas pfl] nous l'assimiler à la manière des anges, parce que nous J ne sommes pas des auges, nous sommes chair : et parcBI que le Verbe devait et voulait devenir notre vie. il a dû se faire chair : Et Verbum caro factum est. Et c'est ainfll qu'en devenant chair il a pu s'assimiler, s'identifier avafll
nous-mêmes, devenir véritablement notre vie; c'est pour cela que saint Paul a pu dire ; Le Christ est notre vie! Mais cette chair où le Verbe prenait la vie, c'est le sein virginal de la très sainte vierge Marie. Oui, le sang de la sainte Vierge a contribué à la formation de ce corps privilégié, de ce corps divin. Si bien que la sainte Vierge, en tenant dans ses bras l'enfant Jésus quand il vintaumonde, put dire véritablement : Vous êtes l'os de mes os, la chair de ma chair, le sang de mon sang.
Vous le voyez, la sainte Vierge a eu une coopération active, même par son sang, une coopération véritablement physique, dons la formation de l'auteur de la vie. Elle est donc véritablement notre mère.
3° Par ses douleurs. Mais il y a quelque chose qui est plus décisif encore, c'est la coopération de ses douleurs. Lorsque Dieu eut créé l'homme et qu'il se fut applaudi luimême en contemplant son ouvrage, il prononça, dit l'Eeriture, cette parole : « Il n'est pas bon que l'homme soit seul, faisons-lui un aide à son image. Et Dieu avait créé notre mère. Mais où avait-il pris notre mère ? Dans notre père lui-même : le corps de notre mère était sorti du Corps de notre père, parce que Dieu voulait créer l'unité. pieu a fait quelque chose d'analogue dans la restauration de la vie : c'était parla douleur que le Père de la vie devait nous enfanter au monde surnaturel. C'est sur la croix, c'est au Calvaire, alors que la souffrance avait envahi son coi'ps et son âme, c'est dans cette attitude que J.-C. devient Le Père de la vie.
Or, lorsque Dieu eut vu son Fils sur la croix, il se dit : Voici l'Ange des douleurs, voici le Père de la vie; faisonslui dans ce grand ouvrage un être semblable à Lui-même; il lui faut une mère. Voici leFère ; la Mère sera semblable au Père, elle sera faite à l'image du Père ; et puisque le
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Où
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EU di\ in Kils, «M pai son . lu instanl elle a pu
Mi : es douleun
future, el ne Mère de la race futui !
isl .-'I >rs que notre <li K sur .lie. pu! lui dil vous êtes digne d'enian êtes faite semblable a m douleurs. \<.us <lr\ \ douleurs, parce que leurs. < > hommes ! pi el \m\ ez la Mi
ma M<: nui ello
dans la douleur.
Ces! ainsi que la très sainte tion de noire vie une triple coopération qui i qu'elle
est véritablement non seulement la ' a, mais
aussi la M< s lionin.
Nous pouvons donc, chaque matin, en levant d rds
vers le ciel, nous pouvons dire à la I: : < »
ma Mère î vous êtes vraiment ma mère; lire
que celle parole : fous eles ma mère et vous montrez que vous êtes ma mère !
II. En effet, la sainte Vierge montre qu'elle est notre mère ; car non seulement elle en a le nom. mais elle en exerce les fonctions.
Los principal ris de la bonté et de l'amour ma-
termel sonl : la fonction de La nutrition, la fonction de la pré i . • t i • » 1 1 , la fonction de la consolation, la fonction de la réconciliation.
La fonction de la nutrition ! La première chose que doit l'air ■ une mère, c'esl de nourrir son enfant. Lorsqu'un enfani a vu Le jour, il faul que La mère continue à le former de sa propre substance. La loi providentielle, la loi uniesl que toute mère doil nourrirson enfanl et le nourrir de sa propre substance; cartme mère doit avoir cette ambition <l(% faire ! • ; lus qu'elle peul son enfanl à son
de ni' ttre lf plus qu'elle peut dans son enfant d propre substance,
Quoi qu'il en soil des raisons que peul avoir une mère dans l'ordre naturel dispenser de celte fonction, il
est certain que la sainte Vierge ne s'en dispense jamais; elle ne peul pas s'en dispenser. Klle est mère dans l'ordre surnaturel; elle nous donne la vie el elle continue de la nourrir; c'efll \èritaMennint la mère nourricière; c'est ainsi que L'appelle La sainte Eglise.
La sainle Vierge réalise cette belle parole du prophète Isaïe : « Vous serez portés a la nimm lie comme des pelits enfants.... C'est moi qui vous porterai à mes mamelles jusque dans mes vieux jours.... Je vous porterai dans l'immortalité, car je suis immortelle; je n'aurai pas d'autre vieil que mon immortalité même. •»
Quelle louchante image ! Si j'avais la puissance de peindre mes pensées, il mldeque je voudrais réali-
ser cette image ; je voudrais peindre cette maternité leste tenant dans ses bras non Beulemenl l'enfant mais nous tenant tous, tenant notre humanité, qui est aussi L'enfant de la très sainte Vierge.
La mère, lorsqu'elle ne peul plus nourrir son enfant de
propre Bub Lanc le le
nourrir. i> tmille, tel] au l'a i
e qui fait el ami dispen l la mère qui rompl le
fan
il en esl de même de I Sauveur, q
trésors du ciel pai souffrances divin* i
bs Mi re : Ma Mère, <-'<--] aux i niants de la famille. La saint cetle fonction.
Qu- Lte-t-il de là pour la pratique? lien résulte nous devons véritablement nous conduire à sainte Viei s l'un
petit entant a faim, lorsqu'il a soif, que fait-il? Il dit mère : J'ai faim, j'ai soif.
Après la fonction de la nutrition vient la fonction de la préserva lion.
La mère ne doit pas seulement entretenir la vie de son enfant, elle doit la préserver.
Une des plus touchantes images de la maternité, c'est la poule qui rassemble sespetitssous s< : il lui semble
qu'avec ses deux ailes elle peut braver toutes les puissances.
Voyez avec quelle sollicitude elle rappelle ses petits, lorsque le moindre danger semble menacer la jeune famille.
Ainsi Dieu a fait des ailes à toute maternité, et il a fait par-dessus tout des ailes puissantes à la sainte Vierge | protéger sa grande famille. Mais vous pourriez dire : A quoi bon celle protection secondaire, est-ce que Dieu n'est pas le grand protecteur: ai-je besoin de la sainte Vierge, qui n'est qu'une créature; Dieu n'a-t-il pas tout ce qu'il
lui faut pour nous retenir Lui-même sur le penchant de L'abîme ?
0 mères ! ce n'est pas vous qui faites cette objection. Voici votre enfant sur Le penchant d'un abîme, il va tomber, se blesser. Direz-vous : Mais que Dieu tende sa main, qu'il arrête mon enfant sur le penchant de L'abîme. Oh ! non ; vous sentez que vous êtes la protectrice que Dieu a envoyée pour cet enfant !
Ainsi Dieu a envoyé la sainte Vierge sur la terre; elle étend ses ailes autour de nous, elle écarte les dangers.
C'est l'instinct catholique de cette protection qui a inspiré à saint Bernard ces magnifiques paroles : « Oh ! s'écriait-il, lorsque vous vous sentirez dans le danger, dans les angoisses, regardez, appelez Marie. Lorsque vous sentirez que l'orage se lève à l'horizon de votre àme, lorsqu'il vous semblera que votre navire va se briser au rocher de la tentation, appelez Marie, elle est puissante ; c'est elle qui doit vous protéger. »
Est-ce donc que les transports de ce Père de l'Eglise n'étaient qu'une sorte de fanatisme? Non, c'était l'instinct de cette maternité de la sainte Vierge, l'instinct catholique de cette fonction que Dieu lui a faite pour nous préserver.
La troisième fonction de la maternité, c'est la consolation.
Toute maternité doit être consolatrice; pourquoi? le voici. Malgré toutes les précautions que prend La maternité, reniant arrive toujours à se blesser; il revient avec sa blessure; il cherche une consolation, mais où la cherche-t-il? 11 va droit a sa mère; il est sûr que sa mère pourra le consoler. — Que faut-il a sa mère pour le consoler de sa douleur? 11 ne faut presque rien, un regard, une larme de ses yeux, moins que cela, un souffle de sa
bou
douleui
pow
Bouffi er d<
il de louti
Ai
n*all
bl< -
. ma ûi soler, car vous èles ma M< »ion
des affligés, d s qui p]
pieds, je suie je pieu
Enfin, La sainte tout la fonc-
tion de La p
us éprouvez mêmes La cause : vous i
ei le péché a amené eur.
Alors vous vous mettez à ti par-
i Dieu, ?ous : e de
N. S., i OUS fuyez devant la croix, v<
A qui donc irez-vous ? Est-ce qu'il n'y aura pas quelque part une physionomie encore
le courage de vous relever? Cette physionoc sage de notre Mère, c'est la maternité sainte Vierge a reçu de Dieu par-: tout le ministère
de la réconciliation.
Pour réconcilier deux êtres qui son . que faut-
il? 11 faut tenir à l'un et à l'autre; il faut avoir la puissance de les rapprocher l'un de l'autre. La sainte Vierge a merveilleusement cette double puissance : d'un côté elle touche à son Fils, de l'autre elle touche à son humanité;
Dr r.. p. iei.ix. 331
elle a la puissance d'attirer son Fils à elte et La puissance de nous attirer aussi à elle-même, eJ ainsi de nous rapprocher de i.-C.
Gomment a-tnelle la puissance d'attirer a cil»1 son divin Fils?M. E., par La puissance de La sympathie ; elle a un cœur sympathique au cœur de J.*C : sUe a un cœur de mère, <ii Le cœur d'une m i tout-puissant sur te cœur
d'un (ils. Est-il possible de résister e sa mère Lorsqu'on \i voit suppliante?
Un joui-, dans La république romaine, il se trouva un fier Jépuhlicain qui. après avoir rendue sa patrie des services illustres, en avaM reçu l'exil pour récompense. Il s'en alla, mais emportant dans son cœur de terribles vengeances. 11 s'était dii : Je m'en vais aller par ton 1 chercher des ennemis de Rome, et je reviendrai à leur tête faire la guerre à ma patrie. Il revint en effet, et grande fut la terreur dans Rome lorsqu'on apprit que ce général illustre approchait avec les ennemis. On ne savait, a quelle protection se vouer. On eut recours aux grandes puissances <te Rome, qui conseillèrent d'invoquer la majesté delà pairie; Coriolan résista. La religion vinl avec la majesté des dieux, elle parut suppliante devant ce tils réveil'': Coriolan ré- :. Maistoul a coup un bruil se répandit dans le camp; on annonçai! que la colère de Coriolan venait de tomber
tout à coup. Hu'élail-il donc advenu? l'ne femme avait paru dans le camp; elle s'appejail Yéturie : celait sa mèj lait la dernière, la suprême ressource de la pa-
trie. Quand il la vit de loin, le fier Romain crut d'abord qu'il triompherait aussi de la ; : mais il
s'était trompé, il n'avait pasasseï compté avec la nature. Cette femme arriva, elle si précipita a u\:elle
lui dit de ces choses qu'une mère seule trouve dancœur pour triompher de la résistance de son fils. EU
trouva m bien qu i
s;i mère, Lui dil : c 0 ma mi
1 i il I perdu «'ii effet, car en .t Rome D i la
vengeance de
Or, Je voua demande, si une mère a pu triompher du cœur de ce farou publicain, commi I
que i;i Bainte \ ne pûl triompher du
Noire divin Maître a subi Lea J humanité ; il B'esl fait homme. 11 i mis ;i cette grande puissance morale de la i plus grande puissance morale qui e lorsque la sainte se tourne de so: e lui
montre le sein qui l*a allaité, Lorsqu'elle lui d - sa
parole de mère : « Je suis votre m je vous supplie pour ce pécheur, » N.-S. ne
Et maintenant, lorsque la sainte Vierge se tourne vers vous, ù pécheurs, vous trouvera-t-elle inse -era-
t-elle moins puissante sur vous qu'elle n'est puissante sur un Dieu? Ah! si nous avions l'intelligence du mystère de la Compassion de Marie, si nous pensions bien que la il y a une mère qui nous supplie non seulement par son amour de mère, mais par ses maternelles douleurs ! Elle vous dit : je suis votre Mère: par ces douleurs que vous avez faites vous-mêmes, je vous supplie de revenir à mon Fils. Est-il possible de résister à cette voix de la douleur maternelle ? Est-il possible de passer devant le Calvaire, de voir la mère des douleurs, le visage inondé de larmes, et de se dire : après tout, c'est moi qui ai enfoncé ce glaive dans le cœur de ma Mère ; c'est moi qui ai fait ses douleurs ; j'entends ma Mère qui me supplie. Quand on peut écouter cette voix, on ne l'écoute pas longtemps sans être vaincu. Ecoutez donc cette éloquence victorieuse
de la maternité, qui est bien autrement puissante que toute autre parole; entendez celle éloquence et vous serez vaincus, non pas pour votre malheur, pour être perdus comme Coriolan, mais pour être sauvés.
0 bonne Mère ! laissez-moi vous adresser en finissant quelques mots pour ces enfants auxquels je viens de parler de votre maternité. Quand ils viendront au pied de vos autels, souvenez-vous que vous êtes leur mère. Lorsque battus par les orages, poursuivis parles dangers, par les assauts du monde, ils viendront à vous, ces hommes, comme de petites colombes assaillies par la tempête, Mère, ouvrez vos bras, étendez vos ailes, car ce sont vos enfants. Lorsqu'ils viendront répandre dans votre âme ces douleurs qu'ils ne peuvent dire a personne, pas même à leur père, à leur mère, à leur frère, OU a leur sœur, qu'ils n'oseront dire qu'à vous, ô Mère! souvenez-vous que Dieu vous a établie la consolatrice des affligés : consolez ces douleurs, ce sont les douleurs de vos enfants. Enfin, lorsque des pécheurs, après avoir longtemps promené la longue chaîne de leurs iniquités, auront eu la pensée, ô Mère! de se réconcilier avec votre divin Fils, lorsqu'ils viendront crier vers vous, oh ! c'est à ce moment qu'il faudra montrer votre puissance. Embrassez-les, pressez-les sur voire sein, réconciliez-les tous avec votre divin Fils, afin qu'au jour de la mort nous soyons tous réunis sur votre sein comme des enfants sur le sein de leur mère, et que ce soit pour l'éternité.
KUZSL-iL.