SUR LA SAINTE COMMUNION
Saint Félix de Gantalice. — L'histoire ecclésiastique rapporte que saint Félix de Cantalice étant en prière une nuit devant l'autel du saint Sacrement, tout à coup la sainte Vierge lui apparut, portant dans ses bras l'enfant Jésus, plein de grâce et de beauté, et le lui présenta. Dans un ravissement inexprimable, le saint colla d'abord ses lèvres frémissantes sur les petits pieds de l'enfant Jésus ; pais bientôt s'enhardissant, il le prit dans ses bras, le serra contre son cœur et se mit à lui témoigner la tendresse de son âme par mille baisers, arrosés de douces larmes.
Voilà le mystère qui va se renouveler pour vous. La sainte Eglise, représentée par le prêtre, tout à l'heure va s'approcher de vous et vous dire : Ecce Agnus Dei! puis elle vous présentera l'enfant Jésus réellement présent dans l'hostie.
(1) D'après VHistoire de Maa de Xoaillcs, marquise de Montagu, et M«r Bougaud.
irnme tel rd les pieds divins, les ar-
rosant de larmes au souvenir fie vos péchés: puis, enhardisses»
os bras, ©o ire cœt.
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:is le cœur sacré «le Jésu ce n'est point un rêve, une illusion : Celui qui a dit J.-C, et qui boit mon sang, demeure en demeure
en lui. — Je cherche un coeur pur, et là est le lieu de mon repos.
Les délicatesses de l'éducation eucharistique. — Les lignes qu'on va lire sont extraites du r
d'Orléans en 1884 sur 1 ■ .munion, établie
dans cette ville en faveur des petites lillt- mdes :
Aux approches de la première communion, les futures premières communiantes font chaque jour quelque sacrifice d'ol sance, de travail, de piété, par amour pour l'Eucharisacrifices sont comptés, et les maîtresses déposent dans une urne destinée à cet usage un nombre de grains de blé égal à celui des actes méritoires accomplis pendant la journe maine de la
première communion, ces grains de froment sont réduits en farine, et cette farine devient la matière des hosties qui sont con-j sacrées au jour béni de leur première communion. Ainsi ce sont de pauvres enfants qui achètent, au prix de leurs actes de \ ■ la matière de l'Eucharistie qu'elles recevront pour la première fois. Avec quelle suavité le Jésus qu'elles ont mérité ne doiUilj pas venir en elles, et quel souvenir ne garderont-elles pas de cette joie vraiment céleste! — Voilà les délicatesses de l'éducation eucharistique; en voilà toute la poésie.
Amour sublime d'une mère. — 11 y a quelques années, un€ jeune mère quittait la France pour les plages lointaines de l'Amérique, emportant avec elle son petit enfant. Bientôt survint uns affreuse tempête, pendant laquelle les matelots affolés jetèrent èj la mer les marchandises et de nombreuses provisions. Mais aprèsla tempête, le navire eut à subir un calme plat qui le tint longtemps; suspendu sur les abîmes. Les vivres s'épuisèrent, la mère, privée de nourriture, vit bientôt tarir le lait de son sein ; elle n'avait plus rien à offrir à son enfant. A la vue de cette petite créaturturée de la faim, son cœur s'émeut, ses larmes coulent : Mon