‹ Choix de discours & allocutions des plus célèbres orateurs pour la retraite et le jour de la première communionChapitre 94 sur 100 · LE PROTESTANT POURSUIVI PAR JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

LE PROTESTANT POURSUIVI PAR JÉSUS-CHRIST

Dieu ! inspirez-moi ! sYrrie-t-elle, et, dans un dévouement sublime, elle ouvre une des veines de son bras, y colle les lèvres de son enfant, et le contemple avec bonheur, puisant une seconde fois la vie dans son sang. A la suite de cet épuisement, la mère succomba, mais l'enfant i'nt sauvé. Et plus tard, ayant su le dévouement huroïque auquel il devait la vie, il fit représenter sur la toile sa mère s'ouvrant les veines pour Le nourrir; et chaque fois qu'i' portait les yeux sur ce tableau, il se sentait enflammé d'un amour héroïque pour celle à qui il était deux fois redevable de son existence. L'amour de cette mère, c'est une image de celui de J.-C. pour nous. Suspendu sur l'abîme de nos passions, sans un aliment divin, nous ne pouvions espérer d'échapper à une mort pire que oelle du corps. C'est alors que le divin pélican, que J.-C, plus tendre qu'une mère, fit jaillir pour nous de son cœur sacré un breuvage céleste : Prenez et buvez, ceci est mon sang....

Le protestant poursuivi par Jésus-Christ. — N.-S. J.-C. renouvelle tous les jours pour nos âmes ce qu'il fit, quelques années avant la Révolution, en laveur d'un protestant de Lyon. Depuis longtemps pressé intérieurement d'entrer dans la vraie Eglise, ce protestant rencontre un prêtre qui porte le saint ria tique à an malade. Contrarié de cette rencontre, il fuit de rue en rue. Chose singulière 1 le prêtre le suit pas à pas, n'ayant pas d'antre chemin à prendre pour aller là où on l'attend. A la fin, le protestant ne se possède plus, il entre par la première porte qui se présente ; le prêtre entre après lui ; l'hérétique monte en courant jusqu'à l'étage le plus élevé : c'était précisément la chambre du malade. Tout à coup il se voit environné par les personnes qui accompagnent le saint Sacrement et se mettent à genoux. Le voilà confondu, il ne peut plus fuir. A cet instant la grâce le touche. Hé quoi! se dit-il en lui-même, je fuis Dieu qui me poursuit! Non, Seigneur, je ne veux plus résister ; je vous adore ; je crois; j'abjure dès à présent toutes mes erreurs, et je vous serai fidèle jusqu'à la mort. — N'est-ce pas ainsi que J.-C. vous a poursuivis pour vous sauver, le long du chemin de vos égarements? A chaque événement de votre vie, vous l'avez vu vous réapparaître. — Va, mon enfant, la source de tes peines est au dedans de toi, tu seras malheureux tant que tu me fuiras. Tombez enfin à ses pieds pour lui donner votre cœur pour jamais.

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it l'enfant, et l'élevanl en faveur de ce petit innocent, pardonnez aux eonpt vous de votre divin : t petit enfant pour nous. Et so

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communié, l'enfant Jésus est dans nos bras; offrons ce divin Enfant au Père céleste pour nos pécfa tous obtiendrons ton cette médiation toute-; .te.

Un colonel. — Au pied de Sébastopol, un colonel reçoit l'< d'enlever une batterie. Il s'élance à la tète de son r - ilme

au milieu des baïonnettes et de la mitraille, et enlève la batl Son général étonné, émerveillé, lui crie : Mon colonel, où vous donc pris un pareil sang-froid dans le danger? — Moi général, j'ai communié ce matin.

La relique du martyr. — Qui n'a lu avec émotion la scèi sublime par laquelle s'ouvre le récit de Fabiola, et que son autei a intitulé la Dédicace?

La figure du jeune Pancrace était illuminée d'une inspiratioi presque divine, ses yeux semblaient ceux d'un ange. Silenciei et presque sans se rendre compte de son action, il s'agenouil devant Lucine, sa mère : ne pouvait-il pas s'incliner ainsi dev; oelle qui était son ange gardien, qui l'avait protégé de tout m? :'t dont les vertus avaient été l'exemple de sa vie? Lucine rompi le silence, et dit d'une voix qu'une vive émotion rendait vibrante!

« Le jour est enfin venu, mon bien-aimé fils, jour que, ai mes prières, je demandais au Ciel. J'épiais en vous les germe des vertus chrétiennes, et j'ai remercié Dieu, quand j'ai rema que votre docilité, votre douceur, votre piété, votre amour du ti vail, et plus encore votre grand amour pour Dieu et pour 1< hommes, vos frères. J'ai vu avec joie s'éveiller en vous une ffl

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