VIIL. ANG ἐπανίωμεν πάλιν
présenter quelque chose d’admirahle en-tant-que beauté,
ne voulut même pas les voir; jugeant être (qu’il était) honteux celui qui avait pris (vaincu)
des hommes
être vaincu par des femmes.
Car ce fait porte (tend)
au même but que ce précepte,
que celui qui a regardé une femme en-vue-du plaisir,
même s’il n’a pas accompli par le fait l’adultère,
cependant par le avoir accueilli
. le désir dans son âme,
n’est pas absous du péché.
Mais 1 est difficile de croire l’action de Clinias, un des disciples de Pythagore, s’être accordée-avec nos préceptes d’après le hasard, mais non pas lui les ayant imités à dessein.
Qu’était donc ce que fit celui-là ?
Étant-possible par un serment d’éviter une amende de trois talents, eh bien celui-ei paya plutôt qu’il ne jura (que de jurer), et cela, devant faire-un-serment-vrai ; ayant entendu, [je crois), en tant que paraître à moi{à ce que le commandement qui défend à nous le serment.
VILL. Mais revenons de nouveau à la même chose, que je disais dès le principe: [lir il n’y a pas à nous nécessité-d’accueil
50 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
ίωμεν οὗ πάντα ἕξῆς' παραδεκτέον ἡμῖν , ἀλλ᾽ ὅσα χρήσιμα. Καὶ γὰρ αἰσχρὸν τῶν μὲν σσιτίων τὰ βλαθερὰ διωθεῖσθαι , τῶν δὲ µαθηµάτων, ἃ τὴν ψυχὴν ἡμῶν τρέφει, µἠδένα λόγον ἔχειν, ἀλλ᾽ ὥσπερ χειµάῤῥουν παρασύροντας ἅπαν τὸ προστυχὸν ἐμθάλλεσθαι. Καΐτοι τίνα ἔχει λόγον , κυθερνήτην μὲν οὐκ. εἶκη τοῖς πνεύµασιν ἐφιέναι, ἀλλὰ πρὸς ὅρμους εὐθύνειν τὸ σχάφος * καὶ τοξότην χατὰ ακοποῦ βάλλειν ' καὶ μὲν δὴ χαὶ χαλκευτικόν τινα À τεχτονιχὸν ὄντα τὀῦ κατὰ τὴν τέχνην ἐφίεσθαι τέλους * ἡμᾶς δὲ καὶ τῶν σθιαύχων Δημιουργῶν ἀπολείπεσθαι, πρός γε τὸ συνορᾶν δύναδθαι τὰ ἡμέτερα; OÙ γὰρ δὴ τῶν μὲν χειρωνακτῶν ἐστί τι πάρας τῆς ἀργασίας, τόύ δὲ ἀνθρωπίνου βίου σχοπὸς οὖκ ἔστι, πρὸς ὃν ἀφορῶντα πάντα ποιεῖν καὶ λάγειν χρὴ τόν γε μὴ τοῖς ἀλόγοις παντάπασι προσεοιχέναι μέλλοντα. ŸH οὕτως ἂν
faut pas admettre tout indistinctement, mais seulement ce qui #st utile. Il est honteux, en οΒεί, tandis que nous rapouesons les aïiments nuisiMies, que nous ne fassions aucun discernement entre les sciences, qui sont la nourriture ded’âme, et que, semblahles à un torrent, nous engloutissions avèdement tout ce qui s'offre à nous. Le pilote ne s’æbandenne pas au gré des vents, mais il dirige son vaisseau vers le port ; l’archer s’efforce.de frapper un but: le fergesen et le charpentier se prepesent use fin selon leur art; est-il donc ratsonnable que nous le cédions à ces artisans, et que nOUS soyons moins capables qu'eux d’embrasser nos intéréts? 8ὲ le να! de l’ouvrier a son but, assarément la vie de l’honrme a 19 sien aussi, et c’est vers ce but qu’il nous faut diriger toutes nos actions οἱ toutes nos paroles, ai pons ne voulons ne entièrement semblables aux ani
sui,
toutes choses d’an-bout-à-l’autre, mais toutes-celles-qui sont utiles.
Et en effet fl serait honteux
de repousser à la vérité
ceux des aliments qui sont nuisibles.
et de n’avoir (tenir) aucun compte
des connaissances,
qui nourrissent l’âme de nous, mais comuæ un torrent entraînant
tout ce qui se présente
de l'introduire-en-nous,
Et certes, quelle raison ceci a-t-il, un pilote
ne pas abandonner lui-même aux souflles (aux vents
à aventure,
* mais diriger le navire
vers des ports;
et un archer langer la flèche
contre un but;
et assurément aussi quelqu'un étant forgeron ou charpentier tendre-à un but
celui selon son art ;
mais nous rester-en-arrière
même des artisans tels, [semble du moinspour le pouvoir voir-d’enles choses nôtres (nos intérêts) ?
Car certes on ne peut pas dire que
Π est à la vérité quelque fin
du travail des ouvriers,
mais il n'est pas un but
de la vie humaine,
vers lequel il faut [pas) celui du moins qui ne doit (ne veut ressembler tout à fait
aux étfres sans-raison
regardant
faire et dire teutes choses.
εἴημεν ἀτεχνῶς κατὰ τῶν πλοίων τὰ ἀνερμάτιστα, οὐδενὸς ἡμῖν νοῦ ἐπὶ τῶν τῆς ψυχῆς οἰάχων καθεζοµένου, εἰκῆ κατὰ τὸν βίον ἄνω καὶ χάτω περιφερόµενοι ' ἀλλ᾽ ὥσπερ ἐν τοῖς γυμνιχοῖς ἀγῶσιν, εἰ δὲ βούλει, τοῖς μουσιχῆς, ἐκείνων εἰσὶ τῶν ἀγώνων af µελέται, ὦνπερ of στέφανοι πρόχεινται, xal οὐδείς γε πάλην ἀσκῶν παγχράτιον! εἶτα χιθαρίζειν À αὐλεῖν μελετᾷ. Οὕχουν 8 Ἡολυδάμας γεῖ, ἀλλ᾽ ἐκεῖνος πρὸ τοῦ ἀγῶνος τοῦ ᾿Ολυμπιάσι τὰ ἅρματα ἵστη τρέχοντα, καὶ διὰ τούτων τὴν ἰσχὺν ἐκράτυνε. Kat ὅ γε Μίλων) ἀπὸ τῆς ἀληλειμμένης ἀσπίδος οὐχ ἐξωθεῖτο, GX)’ ἀντεῖχεν ὠθούμενος οὐχ, ἧττον À οἱ ἀνδριάντες οἱ τῷ µολύθδῳ συνδεδεµένοι. Καὶ ἀπαξαπλῶς at µελέται αὐτοῖς παρασχεναὶ τῶν ἄθλων ἦσαν. Εἰ δὲ τὰ Μαρ-
maux sans raison. Autrement, nous serions comme des navires sans lest, et, la raison n’étant point assise au goüvernail de notre âme, nous ne ferions dans cette vie qu’errer de tous côtés au hasard. Réglons-nous sur les combats gymniques, ou, si vous l’aimez mieux, sur ceux de la musique : chacun de ces combats, dont une couronne est le prix, a des exercices qui lui sont propres, et celui qui se prépare à la lutte ou.au pancrace n’ira pas apprendre à jouer de la cithare ou de la flûte. Polydgmas, avant de paraître dans la lice à Olympie, arrêtait les chars dans leur course, et fortifiait sa vigueur par ces exercices. Milon se tenait immobile sur un bouclier frotté d'huile, et, résistant à tous les efforts, demeurait aussi inébranlable que ces statues scellées à leur base. Enfin, tous les exercices de ces athlètes n'étaient qu’une préparation à la lutte. S'ils avaient renoncé à la poussière des gymnases pour jouer des instruments de Marsyas
el δὲ βούλει,
Ou bien s’il en était ainsi
nous serions véritablement à-l'image de ceux des navires
qui sont sans-lest,
aucune raison n’étant assise à nous au gouvernail de l’âme,
étant portés-de-tous-côtés
à l'aventure 4
en haut et en bas
dans la vie; :
mais comme dans les combats gymniques,
et si tu veux,
dans ceux de musique,
il y a les préparations
de ces combats,
dont les couronnes sont proposées, et personne du moins
exerçant la lutte ou le pancrace ensuite ne se prépare
à jouer-de-la-cithare
ou à jouer-de-la-flûte, [ainsi, Donc Polydamas certes ne faisait pas mais celui-là
avant le combat
celui à Olympie
arrêtait les chars courant,
et au-moyen-de ces exercices affermissait sa force.
Et Milon du moins
ne se laissait-pas-chasser
du bouclier frotté d'huile,
mais étant poussé résistait
non moins que les statues
celles scellées avec le plomb.
Et pour le dire tout-d’une-fois les exercices étaient pour eux
des préparations des (aux) luttes, Mais s'ils s'étaient occupés
des airs de Marsyas
καταλιπόντες τὴν χόνιν καὶ τὰ γυμνάσια. ταχύ y’ ἂν στεφάνων À δόξης ἔτυχον, À διέφυγον τὸ μὴ χαταγέλαστοι εἶναι κατὰ τὸ σῶμα; "AA? οὗ μέντοι οὗδὲ ὁ Τιμόθεος: , τὴν µελῳδίαν ἀφεὶς, ἐν ταῖς παλαίατραις διῆγεν. Οὐὖ. γὰρ ἂν τοσῶτον ὑπῆρξεν αὐτῷ διενεγχεῖν ἁπάντων τῇ μουσιχῃ, ᾧ Ὑε τοσοῦτον περιῆν τῆς τέχνης, ὥστε καὶ θυμὸν ἐγοίρειν διὰ τῆς συντόνου καὶ αὐστηρᾶς ἁρμονίας, χαὶ μέντοι καὶ χαλᾶν καὶ µαλάτσειν πάλιν διὰ τῆς ἀνειμένης, ὅπότε βούλοιτο. Ταύτῃ τοι καὶ ᾽Αλεξάνδρῳ ποτὲ τὸ Φρύγιονὶ ἐπαυλήσαντα, ἐξαναστῆσαι αὐτὸν ἐπὶ τὰ ὅπλα λέγεται μεταξὺ δειπνοῦντα, καὶ ἐπαναγαγεῖν πάλιν πρὸς τοὺς αυμπύτας, τὴν ἁρμονίαν χαλάσαντα.. Τοσαύτην. ἰαχὺν ἔν. τε μουσιχῇ καὶ τοῖς γωμνιχοῖς ἀγῶσι πρὸς τὴν τοῦ τέλους χτῆσιν À µελέτη παρέχεται . |
ou ἀΌἴγπρο les Phrygiens, pensez-vous qu’ils eussent αἰφέπτοηί remporté de glorieuses couronnes, ou même qu'ils eussent pu se montrer dans l’arène sans se couvrir de ridicule? Timothée πο quittait pas non plus son instrument pour aller vivre dans les palestres. Sans cela, il ne fût point parvenu à une telle supériorité sur tous les musiciens ses rivaux, lui dont l’art était si parfait qu’il pouvait, à son gré, exalter l'âme par une harmonie mâle et impétueuse, pour la calmer et l’attendrir ensuite par de plus douces mélodies. Un jour, dit-on, jouant sur le mode phrygien en présence d'Alexandre, il le fit lever de table pour courir aux armes, puis, adoucissant ses accords , il le ramena vers les convives. Tant l'exercice a de puissance, dans la musique comme dans les combats du gymnase, pour conduire au but de l’art.
Ah τὰ Ὀλύμπον,
ou de ceux d'Olympe,
les musiciens Phrygiens,
ayant abandonné la poussière
et les gymnases, [moins auraient-ils obtenu promptement du des courennes ou de la gloire,
ou auraient-ils évité
le ne pas être (d’être) ridieules, relétivement au corps?
Maïs non plus assurément
ni Timothée,
ayant quitté la musique,
ne passait letemps
dans les palestres.
Car il n'aurait pas appartenu à lui de l'emporter tellement sur tous dans la musique,
lui à qui du moins tant d'art était-d’une-manière-excellentæe, qu’il savait et exciter l’âme
par l'harmonie tendue
et sévère,
et toutefois aussi la détendre
et l’adoucir de nouveau
par l’harmonie reâchée,
quand il voulait.
Par cet art donc il est dit un jour Timothée ayant joué-de-la-flûte aussi à Alexandre
selon le mode phrygien, [mes avoir fait-lever pour prendre les arlui soupant pendant-ce-temps,
et l’avoir ramené de nouveau
vers les convives,
ayant relâché l’harmonie, L'exercice
fournit une force si-grande
et dans la musique
et dans les combats gymniques.
pour l’obtention du but.
56 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
᾿Επεὶ δὲ στεφάνων καὶ ἀθλητῶν ἐμνήσθην, ἐκεῖνοι µυρία παθόντες ἐπὶ μυρίοις , χαὶ πολλαχόθεν τὴν ῥώμην ἑαυτοῖς συναυξήσαντες, πολλὰ μὲν γυμναστικοῖς ἐνιδρώσαντες πόνοις» | πολλὰς δὲ πληγὰς ἐν παιδοτρίθου! λαθόντες, δίαίταν δὲ où τὴν ἠδίστην, ἀλλὰ τὴν παρὰ τῶν γυμναστῶν αἱρούμενοι, ἈΧαὶ τἆλλα, ἵνα μὴ διατρίθω λέγων; οὕτω διάγοντες, ὧξ τὸν πρὸ τῆς ἀγωνίας βίον µελέτην εἶναι τῆς ἀγωνίας, τηνικαῦτα ἀποδύονται πρὸς τὸ στάδιον , χαὶ πάντα πονοῦσι χαὶ χινδυνεύουσιν͵, ὥστε χοτίνου λαθεῖν στέφανον À σελίνου, À ἄλλου τινὸς τῶν τοιούτων, χαὶ νικῶντες ἀναῤῥηθῆναι παρὰ τοῦ χήρυχος. Ἡμῖν δὲ , οἷς ἆθλα τοῦ βίου πρόκειται οὕτω θαυμαστὰ πλήθει τε καὶ µεγέθει, ὥστε ἀδύνατα εἶναι ῥηθῆναι λόγῳ, ἐπ᾽ ἄμφω κχαθεύ-
Puisque j'ai parlé d’athlètes et de couronnes, songeons que c'est seulement après avoir enduré mille fatigues, augmenté leur vigueur
par toutes sortes d'exercices, supporté les travaux et les sueurs du | gymnase, reçu bien des coups dans les luttes de l’académie, après avoir renoncé aux plaisirs pour suivre le régime sévère que leur imposent leurs maîtres, enfin, pour abréger, après avoir toujours vécu comme si le temps qui précède le combat devait être uniquement une préparation à ce combat même, qu'ils viennent dépouiller leurs membres dans le stade pour acheter au prix de tant d’efforts et de dangers une couronne d’olivier, d’ache ou de quelque autre feuillage, et pour entendre ie héraut proclamer leur victoire. Et nous, à qui sont proposées des récompenses si merveilleuses par leur nombre et leur grandeur que la parole ne saurait en donner l’idée, pensonsnous les obtenir sans peines, sans travail, par une vie de noncha-
Mais puisque j’ai fait-mention de couronnes et d’athiètes, ceux-là ayant souffert dix-mille choses outre dix-mille, et ayant augmenté à eux-mêmes la vigueur de-tous-côtés (par tous les moyens), ayant sué beaucoup dans les fatigues du-gymnase, et ayant reçu beaucoup de coups dans l’école d’un maître-de-gymnase, et préférant un régime, non le plus agréable, mais celui imposé par les gymnastes, et pour les autres choses, .
afin que je ne tarde pas les disaut , passant {6 temps teilement, que la vie avant la lutte, être un exercice de la lutte, alors se déshabillent
-pour entrer dans le stade,
et souffrent-des-peines
et courent-des-risques
en toutes choses,
pour recevoir une couronne d’olivier ou d’ache,
ou de quelqueautre
des plantes telles,
et étant-vainqueurs
étre proclamés par le héraut.
Mais appartiendra-t-il à nous,
à qui sont proposés des prix de la vie tellement admirables
et par la multitude et par la grandeur, que eux être impossibles
à être dits par la parole,
de les prendre
avec l’une des deux mains,
dormant sur les deux oreilles,
et vivant
58 OMIAIA HPOZ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
τῶν χαιρῶν" ὑπάρξει; Πολλοῦ μέντ᾽ ἂν ἄξιον ἦν À ῥαθυμία τῷ βίῳ, καὶ ὅ γε Σαρδανάπαλος τὰ πρῶτα πάντων εἰς εὐδαιμονίαν ἐφέρετο, à χαὶ ὁ Μαργίτης, εἶ βούλει, ὃν où” ἀροτῆρα , οὔτε σκαπτῆρα , οὔτε ἄλλο τι τῶν κατὰ τὸν βίον ἐπιτηδείων εἶναι Ὅμηρος ἔφησεν, εἰ δὲ) Ὁμήρου ταῦτα 1. Ἀλλὰ μὴ ἀληθὺς μᾶλλον ὁ τοῦ Πιτταχοῦ ὃ λόγος, ὃς χαλεπὸν ἔφησεν ἐσθλὸν ἕμµεναι; Διὰ πολλῶν γὰρ δὴ τῷ ὄντι πόνων διεξελθοῦσι μόλις ἂν τῶν ἀγαθῶν ἐκείνων τυχεῖν ἡμῖν περιγένοιτο, ὧν. ἓν τοῖς ἄνω λόγοις) οὐδὲν εἶναι παράδειγµα τῶν ἀνθρωπίνων ἐλέγομεν . Où δὴ οὖν ῥαθυμητέον ἡμῖν, οὐδὲ τῆς ἓν βραχεῖ ῥᾳστώνης μεγάλας ἐλπίδας ἀνταλλακτέον , εἴπερ μὴ µέλλοιμεν ὀνείδη τε
lance et de mollesse ? L’oisiveté serait alors une chose bien précieuse, et le plus heureux des hommes et été Sardanapale, ou, si l’on veut, ce Margitès, qui ne fut, dit Homère (si toutefois ces vers sont de lui), ni laboureur , ni vigneron , et qui n'exerça aucune des professions utiles aux hommes. N’est-il pas plus vrai de dire avec Pittacus qu’il est difficile d’être vertueux? Une existence passée dans de continuels travaux suffirait à peine, en effet, pour nous faire parvenir à ces biens, dont je vous ai dit tout à l’heure qu’aucune des choses humaines n’offre l’image. Il ne faut donc pas nous laisser aller à l’insouciance, ni sacrifier nos belles espérances pour quelques instants de mollesse, si nous ne voulons nous couvrir de honte et nous attirer un châtiment, sinon ici-bas chez les hommes (quoique cela même so redoutable pour un esprit sensé), du moins dans ces lieux d’expia-
els εὐδαιμονίαν,
À καὶ ὁ Μαργίτης , et βούλει, ὃν Ὅμηρος,
TS ὄντι γὰρ δλ
(καίτοι καὶ τοῦτο où μικρὸν τῷ γε ἔχοντι νοῦν), .
dans une grande sécurité ?
La nonchalance serait assurément chose digne d’un grand prix pour la vie,
et Sardanapale du moins
aurait remporté le premier rang de (entre) tous les hommes relativement au bonheur,
ou même Margitès, si tu veux, lequel Homère, |
si donc ces vers sont d'Homère, a dit n'être
ni laboureur, ni vigneron,
ni quelque autre des choses utiles concernantla vie.
Mais le langage de Pittacus, qui a dit qu'il est diflcile d’être vertueux,
n’est-il pas plutôt vrai?
Car certes en réalité
il appartiendrait à peine à nous ayant passé
par: des peines nombreuses d'obtenir ces biens-là, desquels nous disions
dansles paroles ci-dessus .
aucune des choses humaines n’être un échantillon.
Pour nous certes donc
il ne faut pas étre-nonchalants ,
et il ne faut pas échanger
de grandes espérances [court,
contre la paresse dans un femys si-toutefois nous ne devons pas
et avoir (encourir) des hontes
et subir des châtiments,
non pas chez les hommes ici (quoique méme cela n’est pas petit du moins pour celui qui a du sens), mais dans les lieux-de-jugement,
εἴτε ὑπὸ γῆν, εἴτε χαὶ ὅπου δὴ τοῦ παντὸς ὄντα τυγχάνει, διχαιωτηρίοις. "Ὡς τῷ μὲν ἀκουσίως τοῦ προσήχοντος ἅμαρτόντι χἂν συγγνώμη τις ἴσως παρὰ τοῦ Θεοῦ γένοιτο" τῷ δὲ ἐξεπίτηδες τὰ χείρω προελομένῳ οὐδεμία παραίτησις τὸ μὴ οὐχὶ πολλαπλασίω τὴν κόλασιν ὑποσχεῖν. | ΙΧ. Τί οὖν ποιῶμεν ; φαίη τις ἄν. TE ἄλλο γε À τῆς ψυχῆς ἐπιμέλειαν ἔχει, πᾶσαν σχολὴν ἀπὸ τῶν ἄλλων ἄγοντας;, Où δὴ οὖν τῷ σώματι δουλευτέον, ὅτι μὴ πᾶσα ἀνάγχη ' ἀλλὰ τῇ ψυχἩ τὰ βέλτιστα ποριστέον, ὥσπερ ἐκ δεσµωτηρίου, τῆς πρὸς τὰ τοῦ σώματος πάθη κοινωνίας αὐτὴν διὰ Φιλοσοφίας λύοντας, ἅμα δὲ καὶ τὸ σῶμα τῶν παθῶν xpeirrov ἀπεργαζοµένους, Υαστρὶ µέν γε τὰ ἀναγκαῖα ὑπηρετοῦντας , οὐχὶ τὰ ἥδι-
tion qui se trouvent sous la terre ou dans toute autre partie de l'univers. Dieu pourra pardonner peut-être à celui qui aura failli involontairement à son devoir; mais celui qui, de parti pris, aura préféré le mal, est sans excuse et ne saurait échapper à un rigoureux châtiment.
IX. Que devons-nous donc faire? me direz-vous. Eh! que devezvous faire, sinon de cultiver votre âme et de ne prendre aucun soucl du reste ? Ne soyons pas esclaves de notre corps, si ce n’est pour les besoins indispensables ; mais recherchons ce qui est le plus avantageux à notre àme : adoucissons par une conduite chrétienne . cette captivité qui la force à partager les passions du corps ; habituons le corps lui-même à vaincre ces passions; donnons à notre estomac la nourriture qui lui est nécessaire, et non celle qui lui plaît le mieux; n’imitons pas ces hommes qui courent de tous côtés après des cuisiniers et des ordonnateurs de festins, qui fouillent la terre et
etre χαὶ ὅπον' δὴ
OÙ δἠ οὖν δονλευτέον «τῷ σώματι,
ἀλλά ποριστέον τῇ Yuyÿ
ἀπεργαζομένους χαν τὸ σῶμα κρεῖττον τῶν παθῶν, ᾿πηρετοῦντας μέν γε Ya ττρὶ τὰ ἀναγκαῖα,
soit qu’ils se trouvent étant sous la terre, soit aussi où donc qu’ils se trouvent du tout (de l’univers).
Car même quelque pardon peut-être pourrait être de la part de Dieu pour celui ayant manqué au devoir | involontairement ; [ses pires mais pour celui ayant préféré les choà-dessein iin’y a aucune excuse pour le ne pas subir le châtiment multiple.