IX. Quoi donc pourrions-nous faire
pourrait dire quelqu'un.
Quelle autre chose du moins que d’avoir soin de l’âme, menant tout loisir du côté des autres choses.
Or donc il ne faut pas être-esclave du corps, à moins qu'iln'y ait toute nécessité ; mais il faut procurer à l’âme les choses les meilleures, délivrant elle par la philosophie de la participation aux passions du corps, comme d’une prison, et en-même-temps rendant aussi le corps plus fort que les passions, procurant à la vérité certes au ventre les choses nécessaires, mais non les plus agréables, comme font du moins ceux qui redes dresseurs-de-table [cherchent et des cuisiniers, et qui fouillent et toute terre et foufe mer,
δεσπότη φάρους ἀπάγοντες, ἐλεεινοὶ τῆς ἀσχολίας, τῶν ἐν ἅδου χολαζοµένων οὐδὲν πάσχοντες ἀνεχτότερον, ἀτεχνῶς εἰς πΏρ' ξαίνοντες, καὶ χοσκίνῳ φέροντες ὕδωρ , καὶ εἷς τετρηµένον ἄν-ελοῦντες πίθαν ». οὐδὲν πέρας τῶν πόνων ἔχονπες . Γέουρὰς δὲ καὶ ἀαπεχόνας ἕξω τῶν ἀναγκαίων περιεργάζεσθαι, À δὺστυ- χούντων ἐστὶ,. κατὰ τὸν Διογένουςὶ λόγον, À ἀδικούντων. More κχαλλωπιστὴν εἶναι καὶ ὀνομάζεσθαι, ὁμοίως αἰσχρὸν ἡγεῖσθαι φημὶ δεῖν τοὺς τοιούτους, ὡς τὸ ἑταιρεῖν ñ ἀλλοτρίοις γάµοις ἐπιθουλεύειν. Τί γὰρ ἂν διαφέροι, τῇ. γε νοῦν ἔχοντι, ξυστίδα ἀναθεθλῆσθαι, ἤ τι τῶν φαύλων ἵμάτιον φέρειν, ἕως ἂν μηδὲν ἐνδέῃ τοῦ πρὸς χειμῶνά τε εἶναι χαὶ θάλπος ἀλεξητήprov; Καὶ τἆλλα δὴ τὸν αὐτὸν τρόπον μὴ περιττότερον τῆς
les mers, comme s'ils devaient payer un tribut ἁ 0 maître exigeant; misérables par les tourments qu’ils se donnent, aussi malheureux que ceux qui subissent les châtiments de l’enfer, c’est d’eux qu’on peut dire qu’ils battent le feu, qu’ils portent de l’eau dans un crible, qu'ils puisent pour remplir un tonneau sans fond, et il n'y a point de terme à leurs peines. Avoir un soin excessif de sa chevelure ou de ses habits, c’est, comme disait Diogène, être malheureux ou coupable. Aussi j’afirme que mériter et obtenir le nom d’élégant doit paraître aussi honteux à des jeunes gens de votre âge que d’être impudique ou de devenir adultère.. Qu'importe à l’homme sensé de revêtir une robe d’un fin tissu ou de porter un manteau grossier, pourvu qu’il soit suffisamment protégé contre le froid et contre la chaleur ? Il en est de même pour tout le reste : il ne faut pas vouloir plus que le besoin ne réclame, ni donner au corps plus d'attention que n’en
Ti γὰρ ἂν διαφέροι,
τῷ γε ἔχοντι vowy, ἀναθεθλήσθαι
comme rapportant des tributs
à un maître difficile (exigeant), gens dignes-de-pitié
pour la peine qu’tis prennent,
ne souffrant rien de plus supportable que ceux qui sont châtiés en enfer, véritablement cinglant dans le feu,
"portant de l’eau dans un crible,
et-puisant pour verser
dans un tonneau percé, ίσες.
n'ayant aucun terme de leurs βα]-- Mais-s’occuper de coupes de cheveux et de vêtements
en dehors des choses nécessaires, est, selon le mot de Diogène,
ou de gens étant-malheureux, om:de:gens étant-injustes.
De sorte que je dis falloir (qu’il faut) ceux tels que vous (ceux de votre âge) estimer aussi honteux
d’être et d’étre appelé
un élégant,
que.de fréquenter-les-courtisanes ou de tendre-des-piéges
aux mariages (femmes) d’-autrui.
Car en quoi différerait-il,
du moins pour celui qui a du.sens, de jeter-sur-soi (de revêtir)
une robe-fine,
ou de porter quelque vêtement
de ceux qui sont sans-prix, jusqu’à ce (pourvu ) qu’il ne manque du être tutélaire : [en rien contre et l’hiver et Ja chaleur?
Et donc je dis qu’il faut
se procurer les autres choses
de la même manière [soin, non plus abondamment que le beni soigner le corps
plus que comme il est meilleur
64 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
ἄμεινον τῇ ψυγΠ. Οὐχ ἅττον γὰρ ὄνειδος ἀνδρὶ, τῷ γε ὡς ἀληθῶς τῆς προσηγορίας ταύτης ἀξίῳ, καλλωπιστὴν καὶ Φιλο- Τὸ γὰρ τὴν πᾶσαν σπουδὴν εἰσφέρεσθαι ὅπως ὥς κάλλιστα αὐτῷ τὸ σῶμα ἕξοι, οὗ διαγινώσκοντός ἐστιν ἑαυτὸν » οὐδὲ συνιέντος πος À, ἀλλά τινος δεῖ περιττοτέρας σοφίας, δι ἧς ἕχαστος ἡμῶν, ὅστις ποτέ ἐστιν, ἑαυτὸν ἐπιγνώσεται. Toùro δὲ μὴ καθηραµένοις τὸν νοῦν ἀδυνατώτερον À λημῶντι πρὸς τὸν ἥλιον ἀναθλέψαι. ἸΚΚάθαρσις δὲ ψυχῆς , ὣς ἀθρόως τε εἰπεῖν καὶ ὑμῖν ἴκανῶς, τὰς διὰ τῶν αἰσθήσεων ἡδονὰς ἀτιμάζειν ' μὴ ὀφθαλμοὺς ἑστιᾶν ταῖς ἁτόποις τῶν θαυματοποιῶν ἐπιδείξεσιν, À
exige le bien de l'âme. L'homme, celui du moins qui mérite ce nom, n’a pas moins à rougir d’aimer la parure et de choyer son corps que de se laisser aller bassement à quelque vice. Donner tous ses soins au bien-être du corps, c’est se méconnaitre soi-même et ne pas comprendre cette sage maxime que ce qu’on voit de l’homme n’est pas l’homme, mais que nous avons besoin d’une sagesse supérieure, grâce à laquelle chacun de nous, quel qu’il soit, peut se connaitre lui-même. Or il est aussi impossible à celui qui n’a pas purifié son âme d'arriver à cette connaissance , qu’à celui dont l’œil est malade de fixer ses regards sur le soleil. Purifier son âme, c’est, s’il faut vous le dire en un mot et d’une manière qui vous suffse, c’est mépriser les plaisirs des sens; ne pas repaitre ses yeux des objets inconvenants que montrent les charlatans ou de spectacles qui font pénétrer en nous l’aiguilion de la volupté ; ne pas verser dans l'âme
τῷ uxŸ-
pour l’âme.
Car ce n’est pas une moindre honte pour un homme, [digne pour celui du moins véritablement de cette appellation,
d’être un élégant
et ami-de-son-corps,
que d’être disposé bassement
à l'égard de quelque autre
des passions.
Car le apporter
tout son zèle
afin que le corps soit à lui
le mieux possible, [lui-méme, est d’un homme qui ne connalt pas et qui ne comprend pas
le sage précepte,
que la partie qui se voit
n’est pas l’homme,
mais qu’il est-besoin
d’une certaine sagesse supérieure, par laquelle chacun de nous,
quel qu’il soit enfin,
connaîtra lui-même.
Or ceci est plus impossible [raison à des gens qui n’ont pas purifié leur qu’à un Ποπιπιε qui-est-chassieux de regarder-en-haut vers le soleil, Or c’est la purification de l’âme, pour le dire et tout-d’un-coup
et d’une-manière-suffisante
pour vous,
de mépriser les plaisirs :
qu’on éprouve par les sens;
de ne pas repaître ses yeux
par les spectacles déplacés
des faiseurs-de-prodiges,
ou par la vue de corps
qui font-pénétrer
un aiguillon de volupté,
66 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΒΕΟΥΣ.
διεφθαρµένην µελῳδίαν τῶν ψυχῶν καταχεῖν, Ἀνελευθερίας Τὰρ δὴ καὶ ταπεινότητος ἔχγονα πάθη ἐκ τοῦ τοιοῦδε τῆς µουσιχῆς εἴδους ἐγγίνεσθαι πέφυχεν. Ἀλλὰ τὴν ἕτέραν µεταδιωχτέον ἡμῖν , τὴν ἀμείνω τε χαὶ εἷς ἄμεινον φέρουσαν., à καὶ Δαθὶδ χρώμενος:, ὃ ποιητὴς τῶν ἱερῶν ἀσμάτων», ἐκ τῆς μανίας, ὥς φασι, τὸν βασιλέα χαθίστη. Λέγεται δὲ χαὶ Πυθαγόραν, κωμασταῖς περιτυχόντα µεθύουσι, κελεῦσαι τὸν αὐλητὴν τὸν τοῦ χώµου κατάρχοντα, µεταθαλόντα τὴν ἆρμονίαν , ἐπαυλῆσαί σφισι τὸ Δώριον» ’ τοὺς δὲ οὕτως ἀναφρονῆσαι ὑπὸ τοῦ μέλους, ὥστε τοὺς στθφάνους ῥίψαντας, αἰσχυνομένους ἐπανελθεῖν. "Έτεροι δὲ πρὸς αὐλὸν χορυδαντιῶσιῦ χαὶ ἐκθαχχεύονται. ΄ Τοσοῦτών doc τὸ διάφορον ὑγιος À μοχθηρᾶς µελῳδίας ἀναπλησθῆναι . "Ὥστε τῆς νῦν δὴ χρατούσης ταύτης
par l'oreille des mélodies corruptrices. Une musique efféminée ouvre Pâme aux passions qu’enfantent la dégradation et la bassesse. Recherchons plutôt cette autre musique plus pure et dont les effets sont plus salutaires, celle que David, le poëte des psaumes sacrés, employait, dit-on, pour faire revenir le roi de ses emportements. On rapporte que Pythagore, rencontrant des gens ivres qui sortaient d’une partie de débauche, ordonna au joueur de flûte qui conduisait la troupe: de changer d'harmonie et de jouer sur le mode ἀοτίει; et cette musique les rendit si bien à eux-mémes qu'ils jetèrent leurs couronnes et se retirèrent chez eux pleins de confusion, D’autres, aux aecords de la flûte , entrent dans des transports semblables à ceux des Corybantes ou des Bacchantes. Tant il est ἀῑΠέrent d’entendre une musique honnête ou licencieuse! Abstenes-vous
ele ἄμεινον, -
de ne pas verser-dans les âmes
par les oreilles
une mélodie corrompue (efféminée).
Car il est-naturel certes
des passions nées-de la grossièreté et de la bassesse se.produire-dans les 4mes d’après le genre de la musique qui est tel,
Mais pour nous obligation-est-de-rechercher Paute musique,
celle et mefilleure
et portant
à quelque chose de meilleur, de laquelle aussi se servant, David,
le poëte des chants sacrés, mettait le roi
hors de sa fureur,
comme on dit.
Mais il est dit aussi Pythagore, ayant rencontré
des débauchésivres,
avoir ordonné αὐ joueur-de-flûte celui qui donnait-ke-ton
de la partie-de- débauche, ayant changé l’harmonie,
de jouer-à eux selon le mode dorien; et eux avoir repris-leurs-sens tellepar la mélodie, [ment qu'ayant jeté les couronnes,
s’en être retournés étant-honteux.
Et d’autres au-son-de la flûte font-les-Corybantes [chus.
et se-livrent-aux-fureurs - de - Bac- Si-grande est la différence
d’être rempli d’une mélodie
saine ou perverse.
De sorte que pour vous donc
donc de celle qui domine de nos jours, avec autant de soin que des actions les plus honteuses. Quant à méler à l'air mille odeurs qui flattent l’odorat et à vous frotter de parfums, je rougis même de vous le défendre. Enfin, que pourrait-on dire pour vous détourner de rechercher les jouissances du palais, sinon qu'elles obligent ceux qui en poursuivent la satisfaction à vivre, comme les bêtes, dans la dépendance de leur ventre ?
En un mot, il faut mépriser absolument le corps, si l’on ne veut se plonger dans les voluptés comme dans un bourbier, ou plutôt il faut n'en prendre soin, comme dit Platon, qu’autant qu’on trouve en Jui un auxiliaire pour l’étude de la sagesse; et ce précepte est conforme à celui de saint Paul, qui nous exhorte à n’accorder aucune attention à notre corps en vue de satisfaire nos passions. Quelle différence peut-on faire entre un homme qui ne songerait qu’au bienêtre de son corps, mettant dédaigneusement en oubli cette âme
il faut prendre-part moins à celle-ci celle qui domine maintenant, qu’à une-quelconque des choses les plus honteuses, Je rougis certes en vérité même de vous défendre de méler à l’air | des vapeurs de-toute-sorte qui apportent du plaisir à l’odorat, ou de vous-teindre vous-mêmes de parfums, Et que dirait quelqu’un sur le ne pas falloir poursuivre les plaisirs qui résident dans legoût, sinon que ces plaisirs forcent ceux qui sont occupés à la chasse (recherche) d’eux à vivre penchés vers leur ventre, comme les bêtes ?
Et en un mot, il-y-a-obligation-de-mépriser tout le corps [être enfoui pour celui qui ne doit (ne veut) pas dans les plaisirs de lui comme dans un bourbier, [lui ou il-y-a-obligation-de-s’occuper de en tant que acquérant en lui une aide pour la philosophie, dit Platon, disant en-quelque-manière des choses semblables à Paul, qui conseille falloir(qu’il ne faut)avoir aucune attention pour le corps en-vue-d’une ressource des (pour satisfaire les) passions.
Ou en quoi ceux qui se soucient du corps, afin qu’il soit le mieux possible, et qui négligent
οὐδενὸς ἀξίαν περιορῶσι, τῶν περὶ τὰ ὄργανα σπουδαζόντων , τῆς δὲ OL” αὐτῶν ἐνεργούσης τέχνης χαταμελούντων; Πᾶν μὲν οὖν τοὐναντίον χολάζειν αὐτὸ καὶ χατέχειν, ὥσπερ θηοίου τὰς ὁρμὰς, προσΏχε, χαὶ τοὺς dx” αὐτοῦ θορύδους ἐγγινομένους τῇ ψυχἩ οἱονεὶ µάστιγι τῷ λογισμῷ καθιχνουµένους κοιµίζειν , ἀλλὰ μὴ, πάντα χαλινὸν ἡδονῆς ἀνέντας, περιορᾶν τὸν νοῦν, ὥσπερ ἠνίοχον, ὑπὸ δυσηνίων ἵππων ὕθρει φεροµένων παρασυρόµενον ἄγεσθαι ’ καὶ τοῦ Πυθαγόρου μεμνῆσθαι, ὃς τῶν συνόντων τινὰ χαταμαθὼν γυμνασίοις τε καὶ σιτίοις ἑαυτὸν εὖ µάλα κατασαρχοῦντα ΄ Οὗτος, ἔφη, οὐ | παύση χαλεπώτερον σεαυσῶ
dont le corps ne doit être que l'instrument, et celui qui voudrait se procurer des outils sans étudier l’art auquel ils peuvent servir? Nous devons, au contraire, châtier la chair, réprimer ses appétits comme ceux d'une bête féroce, calmer par la raison, et en quelque sorte le fouet à la main, les mouvements désordonnés qu’elle excite en nous, loin qu’il faille lâcher toute bride à nos passions et voir tranquillement notre âme, semblable à un cocher qu’emportent des chevaux fougueux, entrainée au gré de leur violence. Rappelonsnous le mot de Pythagore; il voyait un de ses disciples augmenter son embonpoint par les exercices du gymnase et par la bonne chère : « Quand cesserastu, lui cria-t-il, de te rendre ta prison plus dure? » Aussi Platon, à ce qu’on rapporte, prévoyant la fu-
περιορᾶν τὸν VOUV , ὥσπερ ἡνίοχον, ἄγεσθαι παρασνρόµενον ἀπὸ ἵππων δνσηνίωον φεροµένων ὕθρει'
οῦ παύση παππασχενάζων ago Ti τὸ Δεσμωτήριον μμ“.
comme n'étant digue de rien
l’âme qui doit se servir de kui, diffèrent-ils
de ceux qui s'empressent
autour des instruments,
mais qui négligent
l’art qui opère au-moyen-d’eux ?
Il convient donc tout au contraise de châtier
et de réprimer lui (le sarps), comme les élans d’une bête-féroce, et d’assonpir
en Les poursuivant avec la raison comme avec un fouet
les troubies
qui se produisent--dans l'âme
par lui (par son fait),
mais NOR pas,
ayant relâché tout frein du plaisir, de voir-avec-indifférence la raison, comme un conducteur-de-chars, être conduite étant entraînée
par des chevaux indociles-à-la-bride emportés avec inselence {violence) ; et nous souvenir
de Pythagore,
qui ayant remarqué [ses disciples) we de ceux qui étaient-avec lut {de donnant-de-l'embonpoint à lui-astase fort bien (beaucoup) [des gymanases) et par les gymnases (la fréquentation et par les aliments:
Celui-ci (ah toi), ditAl,
ne cesseras-tu pas
préparant (de rendre) à toi-même da prison du corps plus pénible?
C'est-paurquoi done aussi
on dit Platon,
ayant prévu
Pinfloence-pernicieuse
72 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
TOre τοίνυν ἡ ἄγαν αὕτη τοῦ σώματος ἐπιμέλεια αὐτῷ τε ἀλυσιτελὴς τῷ court, καὶ πρὸς τὴν ψυχὴν ἐμπόδιόν ἐστι, τό γε ὑποπεπτωχέναι τούτῳ xal θεραπεύειν, µανία σαφής. ᾽Αλλὰ μὴν el τούτου γε ὑπερορᾶν µελετήσαιµεν, σχολή y” ἂν ἄλλο vu τῶν ἀνθρωπίνων θαυμάσαιµεν. Τί γὰρ ἔτι χρησόμεθα πλούτῳ, τὰς διὰ τοῦ σώματος ἡδονὰς ἀτιμάζοντες; ᾿Εγὼ μὲν οὐχ ὁρῶ, πλὴν εἰ μὴ, κατὰ τοὺς ἓν τοῖς μύθοις δράχοντας" , ἡδονήν τινα φέροι θησαυροῖς χατορωρυγµένοις ἐπαγρυπνεῖν. Ὁ γε μὴν
neste influence que son corps pouvait avoir sur lui, s'établit à dessein dans l’Académie, qui était l’endroit le plus malsain de l’Attique, pour retrancher le luxe de son embonpoint, comme on retranche dans une vigne les rameaux superflus. Moi-même, j’ai entendu dire à des médecins que l’excès de l'embonpoint est un danger.
Ainsi donc, puisque le soin exagéré du corps ne vaut rien au corps lui-même et devient un empêchement pour l’âme, ce serait une folie manifeste que de le choyer et de s’en rendre esclave. Si nous nous apprenions à le mépriser, je ne sais trop ce que nous pourrions encore admirer parmi les choses humaines. Que nous servirait la richesse, si nous dédaignions les voluptés de la chair ? Je ne le devine point, à moins que nous ne prenions plaisir, comme les ” dragons de la fable, à veiller sur des trésors enfouis. Lorsqu'on a
Αλλά μὴν ti µελετήσαιμεν ὑπερορᾶᾷν τούτου γε, σχολη γε ἂν θαυμάσαιµεν τὶ ἆλλο τῶν ἀνθρωπίνων.
qui pouvait résulter du corps, avoir occupé à-dessein l'endroit Le plus insalubre del’Attique, l’Académie, afin qu’il retranchât la bonne-santé à-l’excès (excessive) de son corps, comme on retranche la pousse d’une vigne qui tend au superflu.
Et moi aussi /αἱ entendu-dire .
à des médecins l’'embonpoint qui tend à l'excès être dangereux.
Lorsque (puisque) donc ce soin à-l’excès (excessif) du corps est et sans-utilité pour le corps, et un empêchement relativement à l’âme, [clave de) certes le fléchir-sous (se rendre escelui-ci (le corps) | et Le choyer est une folie manifeste, Mais en vérité si nous nous exercions à mépriser celui-ci du moins, à peine certes nous admirerions quelque autre des choses humaines,
. Car en quoi nous servirons-nous
encore de richesse,
dédaignant les plaisirs
qu'on se procure par le corps? - Moi à la vérité je ne Le vois pas, à moins que,
comme les dragons
dans les fables,
veiller-sur des trésors
enfouis
74 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
su s'affranchir de ces servitudes, on est bien éloigné de vouloir rien faire ou rien dire qui soit bas ethenteux. Tout ce qui passe le nécessaire, fêt-ce le sable de la Lydie ou l'or extrait par des fourmis laborieuses, on y attache d'autant moiss de prix qu'en-sn sent moins Le besoin; mais on mesure l'usage des choses aux nécessités de la nature, et non pas à ses plaisirs. Celui qui est sorti de ces limites ressemble à un homme qui roule sur une pente, et qui, ne trouvant pas un point où fixer son pied, ne peut arrêter le mouvement qui l’en- .traine. Plus on a amsssé, plus en a besoin, pour satisfaire sa passion, de multiplier les richesses acquises; c’est ce qu’exprime Solon, le fils d’Exécestide, lorsqu'il dit : « La cupidité de l’homme ne connaft
τὶ ταπεινὸν καὶ αἰσχρὸν Evo À λόγῳ.
τῆς φορᾶς el; τὸ πρόσω΄᾿ ἀλλὰ ὅσωπερ
LE pers LÉVON
apporte (cause) quelque plaisir.
Celui certes en vérité qui a été forà être disposé libéralement [mé relativement aux choses telles, ianquerait de beaucoup (serait bien de préférer jamais [loin) quelque chose de bas et de honteux en action ou en parole.
Car il méprisera d’autant plus
ce qui est plus abondant
que le besoin,
même si c’est la paillette lydienne, même si c’est le travail des fourmis celles qui-produisent-de-l’or,
qu’il er aura-besoin moins;
et il bornera assurément
le besoin lui-même
aux nécessités de la nature,
mais non aux plaisirs.
Car ceux du moins qui sont devenus en debors des limites nécessaires, semblablement
à ceux qui sont portés du-haut-en-bas de la pente, [gier) n'ayant à sortir (ne pouvant se réfuvers rien de ferme,
ne s'arrêtent nutle-part
dans l'impulsion en avant ;
mais d'autant que [nombreux, ils se sont entourés de biens plus is ont-besoin de la quantité égale ou même plus grande
pour l’assouvissement
de leur avidité,
‘selon Solon
fils d'Exécestide,
qui dit :
Mais aucun terme de la richesse montré (indiqué)
n'est proposé aux hommes.
76 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
TS δὲ Θεόγνιδι πρὸς ταῦτα διδασκάλῳ χρηστέον, λέγοντι’
Οὖὐκ ἔραμαι πλοντεῖν, οὔτ) εὔχομαι, ἀλλά por εἴη Züv ἀπὸ τῶν ὀλίγων, μηδὲν ἔχοντι χαχόν.
᾿Εγὼ δὲ καὶ Διογένους ἄγαμαι τὴν πάντων ὁμοῦ τῶν ἆνθρωπίνων ὑπεροψίαν, ὅς γε χαὶ βασιλέως τοῦ μεγάλου ἑαυτὸν ἁπέφηνε πλουσιώτερον, τῷ ἐλαττόνων À ἐχεῖνος κατὰ τὸν βίον προσδεῖσθαι. Ἡμῖν δὲ ἄρα ei μὴ τὰ Πυθίου τοῦ Μυσοῦ! προσείη τάλαντα, καὶ πλέθρ« γῆς τόσα χαὶ τόσα, xal βοσχημάτων ἐσμοὶ πλείους À ἀριθμῆσαι, οὐδὲν ἐξαρχέσει. Ἁλλ', οἶμαι, προσήχει ἀπόντα τε μὴ ποθεῖν τὸν πλοῦτον, χαὶ παρόντος, μὴ τῷ χεκτῆσθαι μᾶλλον φρονεῖν τῷ εἰδέναι αὐτὸν εὖ διατίθε» σθαι. Τὸ γὰρ τοῦ Σωκράτους εὖ ἔχει: ὃς, µέγα φρονοῦντος πλουσίου ἀνδρὸς ἐπὶ τοῖς χρήµασιν, où πρότερον αὐτὸν θαυμά-
point de terme. » Prenons aussi Théognis pour mattre : «La richesse, s’écrie-t-il, n’est l’objet ni de mon désir ni de mes prières; puissé-je seulement vivre de peu, exempt de douleurs! »
J’admire encore le mépris que professait pour toutes les choses humaines ce Diogène, qui se trouvait plus riche que le roi lui-même, parce qu’il avait moins de besoins. Nous, au contraire, si nous n’avons pas les trésors de Pythius le Mysien, des arpents de terre sans nombre, des troupeaux si considérables que nous ne puissions les compter, nous ne serons pas satisfaits. Cependant il convient, je pense, de ne pas désirer les biens qu’on n’a pas, et de se glorifier moins de la possession de ceux qu’on a que du bon usage qu’on en sait faire. Socrate avait raison, lorsqu'il disait d’un homme fier de sa richesse qu’il ne l’admirerait pas avant d’avoir vu comment il
ἀλλὰ εἴη pot
AA, οἶμαι, προσήκει
À τῷ εἶδέναι ed διατίθεσθαι αὐτόν.
Et relativement à ces 6Π0568 il faut se servir comme de maitre de Théognis, qui dit :
Et je ne désire pas [prières et je ne demande-pas-dans-mesd’étre-riche, mais qu’il soit possible à moi de vivre des btens petits, n'ayant aucun mal.
Et moi j’admire aussi le mépris [semble de toutes les choses humaines ende (professé par) Diogène, lequel du moins a fait-voir lui-même plus riche même que le grand roi, par le avoir-besoin de choses moindres que celui-là relativement à la vie.
Mais certes si les talents de Pythius le Mysien ù et tant et tant d’arpents de terre appartenaient à nous, et des essaims de troupeaux plus nombreux que pour pouvoir les compter, rien ne nous suflra.
Mais, je pense, il convient et de ne pas regretter la richesse absente, et La richesse étant présente, de ne pas avoir-de-la-fierté plus par le avoir acquis [le.
que par le savoir bien disposer d’el- Car le mot de Socrate est bien; lequel, un homme riche pensant grandement (étant fier) au sujet de ses biens, dit ne devoir pas admirer lui précédemment,
78 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ,
σειν ἔφη, πρὶν ἂν καὶ ὅτι χεχρῆσθαι τούτοις ἐπίσταται πειραθῆναι. Ἡ Φειδίας μὲν καὶ Πολύχλειτος:, ei τῷ χρυαίῳ μέγα ἐφρόνουν καὶ τῷ ἐλέφαντι, ὧν ὃ μὲν Ἠλείοις τὸν Δία, 6 δὲ τὴν ραν ᾿Αργείοις ἐποιησάτην, καταγελάστω ἂν ἤστην ἀλλοτρίῳ πλούτῳ χαλλωπιζόμενοι, ἀφέντες τὴν τέχνην, ὑφ' ἧς καὶ ὅ χρυσὸς ἡδίων καὶ τιµιώτερος ἀπεδείχθη: ἡμεῖς δὲ, τὴν ἆνθρωπείαν ἀρετὴν οὐχ ἐξαρχεῖν ἑαυτῇ πρὸς χόσμον ὑπολαμθάνοντες , EAévrovos αἰσχύνης ἄξια ποτεῖν οἴόμεθα ;
περισκοπεῖν, καὶ pu τὸν ὀρθὰν λόγον ἡγεμόνα ποιεῖσθαι τοῦ
savait en user. Si Phidias et Polyciète s'étaient enorgueillis de l’or et de l’ivoire qui leur avaient servi pour faire le Jupiter des Éléens et la Junon d’Argos, on eût ri de les voir se targuer d’une richesse qui leur était étrangère, et sacrifier cet art qui avait donné à l’or plus de charme et plus de prix; et nous, si nous estimons que la vertu de l’homme ne tire pas d'elle-même un éclat assez vif, eroyons-nous être plus à l'abri de la honte?
Mais si nous dédaignons la richesse, si nous méprisons les plaisirs des sens, aurons-nous à cœur la flatterie et ses fausses caresses ? {mi terons-nous la fourbe et l’astuce du renard d’Archiloque ? Non; car il n’y a rien que l’homme sage doive plus éviter que de vivre selon
l'opinion et d'épier ce qui plaît à la foule, au lieu de prendre la
ἡμεῖς dE, ὑπολαμθάνοντες
avant aussi avoir été éprouvé qu’il sait se servir de ces biens.
Ou Phidias à la vérité et Polyclète, s’ils avaient pensé grandement au sujet de l'or et de l’ivoire, desquels ils firent l’un le Jupiter aux Éléens, l’autre la Junon aux Argiens, auraient été ridicules s’enorgueillissant d'une richesse étrangère, et ayant mis-de-côté leur art, par lequel aussi 1ος [ble avait été montré (rendu) plus agréaet plus précieux ; et nous, présumant la vertu humaine ne pas suflire à elle-même au-point-de-vue-de l’erremmat, croyons-nous faire des choses dignes d’une moindre honte P
Mais donc dédaignerons-nous d’ane part la richesse, et mépriserons-nous les plaisirs qu’on goûte par les sens, mais rechercherons-nous des flatteries et des adulations, et imiterons-nous [(souple) le caractère et astucieux et varié du renard d’Archiloque ?
Mais il n’est pas de chose qui soit à-fuir davantage pour celui qui est-sage, que de vivre selon l’opinion, et d’examiner-de-tous-côtés les choses qui plaisent à la plupart des hommes, .
et de ne pas (au lieu de) faire la raison droite
80 * OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
droite raison pour guide de sa vie, et de rester inébranlable dans les principes qu’il croit vrais, lors même qu’il devrait être en opposition avec tous les hommes, et subir pour la vertu les affronts et les périls Ceux qui n’ont point ces sentiments diffèrent-ils beaucoup de ce sophiste égyptien, qui se changeait à son gré en arbre, en bête, en feu, en eau, et qui prenait toutes les formes ? Tantôt ils feront l’éloge de la vertu auprès de ceux de qui elle est honorée, tantôt ils tiendront un autre. langage, s'ils voient que l'ihjustice est florissante : et c’est ainsi que se conduisent les flatteurs. Comme on dit que le polype change de couleur selon la terre qu’il touche , on les voit changer de sentiments selon les dispositions de ceux qu'ils fréquentent. ι
X. Tout ce que je viens dire, nous l’apprendrons d’une manière plus parfaite dans nos saints livres; mais pour le moment traçonsnous, d’après les ouvrages profanes, une sorte d’esquisse de la vertu.
ἡγεμόνα τοῦ βίου, χαὶ ἂν OT ἀντιλέγειν πᾶσιν ἀνθρώπαις, χαὶ ἂν ἁδοξεῖν
τοὺς λόγους évavtious,
ὅπερ éoti δίχης κολάκων.
μεταδαλεῖται Tv διάνοιαν
guide de là vie, [position avec)
et s’il faut contredire (être en op-
tous les hommes,
et s’il faut avoir-mauvais-renom
et courir-des-risques pour le bien,
préférer ,
de ne déplacer (changer) rien
des choses résolues bien.
Ou en quoi dirons-nous
celui qui n’est pas alnsi
étre-en-arrière
du sophiste égyptien,
qui devenait plante et bête.
quand il voulait,
et feu et eau
et toutes choses?
si-toutefois donc aussi lui
tantôt à la vérité louera la justice
auprès de ceux qui honorent elle,
et tantôt émettra
les discours contraires,
lorsqu'il aura senti l'injustice
étant-en-bon-renom,
ce qui est de la manière des flatteurs.
Et comme on dit le polype
changer sa couleur
selon la terre qui est-sous lui,
ainsi lui
changera son sentiment [avec lui,
selon les opinions de ceux qui sont- X. Mais [choses
nous apprendrons assurément ces
aussi dans les écrits nôtres
d’une-manière-plus-parfaite ;
mais tracons-nous
comme une esquisse
de la vertu, [(pour le présent),
du moins pour le être maintenant
d’après les connaissances
du dehors (profanes).
82 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
γὰρ ἐπιμελῶς ἐξ ἑκάστου τὴν ὠφέλειαν ἀθροίζουσιν, ὥσπερ τοῖς µεγάλοις τῶν ποταμῶν, πολλαὶ γίνεσθαι πολλαχόθεν ai προσθῆχαι πεφύχασι. Τὸ γὰρ καὶ σμικρὸν ἐπὶ σμικρῷ χατατίθεσθαι", où μᾶλλον εἰς ἀργυρίου προσθήχην, À καὶ εἰς ἠντιναοῦν ἐπιστήµην, ὀρθῶς ἔχειν ἡγεῖσθαι τῷ mount προσῆκεν. Ὁ μὲν οὖν Βίας 3 τῷ υἱεῖ, πρὸς Αἰγυπτίους ἀπαίροντι, καὶ πυνθανομένῳ τί ἂν ποιῶν αὐτῷ μάλιστα χεχαρισµένα πράττοι, « ᾿Ἐφόδιον, ἔφη, πρὸς γῆρας χτησάµενος: » τὴν ἀρετὴν δὴ τὸ ἐφόδιον λέγων, µικροῖς ὅροις αὐτὴν περιγράφων, ὅς γε ἀνθρωπίνῳ βίῳ τὴν ἀπ᾿ αὐτῆς ὠφέλειαν ὡρίζετο. ᾿Ἐγὼ δὲ χἂν τὸ Τιθωνοῦ ὃ τις γῆρας, κὰν τὸ Ἀργανθωνίου ” λέγη, κἂν τὸ τοῦ µαχροθιωτάτου παρ
Ceux qui recueillent avec sain ce que chaque chose présente d'utile ressemblent à ces grands fleuves qui reçoivent de tous côtés de nombreux et rapides accroissements.. Le poëte qui disait joindre peu avec peu n’entendait pas sans doute parler de la richesse plutôt que des connaissances de toute nature. Le fils de Bias, partant pour l’'Égypte, demandait à son père ce qu’il pourrait faire de mieux pour lui plaire : « Amassez, répondit Bias, des provisions pour votre vieillesse ; » et c'était la vertu qu'ii désignait par ce met, mais il l’enfermait dans des limites trop étroites, puisqu’il en bornait l’atilité à cette vie. Pour moi, quand on compterait les années de Tithon ou d’Arganthonius, ou même de celui de nos patriarches qui passa le plus de jours sur la terre , de Mathusaiem, qui vécut, dit-on, neuf
cent soixante-dix ans; quand on y joindrait tout le temps qui s'est
À xai
Ὁ μὲν οὖν Βίας ἔφη τῷ ulet, ἀπαίροντι πρὸς Alyurtiouc, χαὶ πυνθανοµένῳ τί ποιῶν ἂν πράττοι
Blu ἀνθρωπίνῳ
Car les accroissements sont-de-nature
à devenir nombreux &e-nombreux-côtés
à ceux qui réunissent soigneusement l'utilité de chaque chose,
comme à ceux des fleuves
qui sont grands,
Car il convient de croire
la maxime déposer
même peu sur peu
être justement (juste) pour le paëte non plutôt
pour une addition d'argent
que aussi
pour'une science quelconque.
Bias donc dit à son fils,
qui partait chez les Égyptiens,
et qui demandait quoi faisant ilaccomplirait
les choses les plus agréables à lai :
« Ayant acquis des provisions
pour la vieillesse ; »
disant (voulant dire) assurément
la vertu étre ces provisions, circonscrivant elle
dans de petites limites
lui du moins qui bornait
à la vie humaine
l'utilité qu’on retire d’elle.
Mais moi, même si quelqu’un dit la vieiflesse de Tithon,
même s’i/ dit celle d’Arganthonius, même s’it dit ceile
de celui quk-eut-la-plus-longue-vie chez nous, ,
Mathusalem,
qui est dit avoir vécu mille ans, trente manquant (moins trente ans); méme s’il mesure
Ίεται' κἂν σύµπαντα τὸν ἀφ᾿ οὗ γεγόνασιν ἄνθρωποι χρονον ἀναμετρῇῃ, ὡς ἐπὶ παίδων διανοίας γελάσομαι, εἷς τὸν μαχρὸν ἀποσκοπῶν χαὶ ἀγήρω αἰῶνα., οὗ πέρας οὐδέν ἐστι τῇ ἐπινοία χῆς. Πρὸς ὄνπερ κτᾶσθαι παραινέσαιμ᾿ ἂν τὰ ἐφόδια, πάντα λίθον, χατὰ τὴν παροιµίαν, κινοῦντας, ὅθεν ἂν µέλλη τις ὑμῖν ἐπ᾽ αὐτὸν ὠφέλεια γενήσεσθαι. Μηδ᾽ ὅτι χαλεπὰ ταῦτα χαὶ πὀ-νου δεόµενα , διὰ τοῦτ᾽ ἀποχνήσωμεν ' ἀλλ ἀναμνησθέντας τοῦ παραινέσαντος 3, ὅτι δέοι βίον μὲν ἄριστον αὐτὸν ἕχαστον προαιρεῖσθαι, ἡδὺν δὲ προσδοκᾶν τῇ συνηθείᾳα γενήσεσθαι, ἐγχειρεῖν τοῖς βελτίστοις. Αἰσχρὸν γὰρ, τὸν παρόντα χαιρὸν προεµένους, ὕστερόν mot” ἀνακαλεῖσθαι τὸ παρελθὸν, ὅτε οὐδὲν ἔσται πλέον ἀνιωμένοις.
écoulé depuis la création de l’homme, je me rirais de tout cela comme d’une idée d’enfant, tenant mes yeux fixés sur cette suite éternelle de siècles dont l’imagination ne saurait concevoir le terme, pas plus qu’elle ne peut supposer une fin à l’âme immortelle. C’est pour ce temps que je vous exhorte à amasser des provisions, à remuer toute pierre, comme dit le proverbe, à rechercher de tous côtés ce qui peut vous être utile. La tâche est difficile et demande bien des peines ; ne nous rebutons pas pour cela : souvenons-nous plutôt du philosophe qui nous conseille d’embrasser tout d'abord le genre de vie le plus honnête et de compter que l'habitude nous y fera trouver du charme ; tentons le meilleur chemin. 1} serait honteux de négliger le temps présent, et d’avoir à regretter un jour le passé, lorsque ces tristes vœux seront superflus.
Je vous ai donné une partie des conseils que je crois les plus utiles ; je vous dirai le reste à mesure que les occasions se présente-
Mnôë ἀποχνήσωμεν διὰ τοῦτο, ὅτιταῦτα χαλεπὰ χαὶ δεόµενα πόνον' ἁλλά ἀναμνησθέντας τοῦ παραινέσαντος, ὅτι δέοι ἕκαστον μὲν προαιρεῖσθαι αὐτὸν βίον ἄριστον, προσδοκᾶν δὲ γενήσεσθαι ἠδὺν τῇ συνηθεία, ἐγχειρεῖν τοῖς βελτίστοις.
le temps tout-ensemble
depuis que des hommes sont nés, je rirai
comme d’une imagination d'enfants, regardant vers ka durée
longue et exempte-de-vieillesse, [sée de laquelle il n’est posstble à la pende concevoir aucun terme,
pas plus du moins
que de supposer une fin
de l’âme immortelle.
Pour laquelle durée
je vousexhorterais
à acquérir les provisions,
remuant, selon le proverbe,
toute pierre, [cette durée) d’où quelque utilité en-vue-d’elle (de peut devoir être à vous.
Et ne nous rebutons pas à-cause-de ceci,
que ces choses sont difficiles
et ayant-besoin de peine ;
mais 1} faut, nous souvenant
de celui qui nous a exhortés, disant qu'il faut chacun à la vérité préférer lui-même unevieexcellente, et attendre cette vie
devoir devenir douce par l’habitude, mettre-la-main
aux meilleures choses,
Car sl est honteux,
ayant négligé le temps présent,
de rappeler (regretter) plus tard un ce qui est passé, [ jour lorsque rien de plus ne sera
à nous nous aflligeant.
Moi donc, [leures, des choses que je juge être les meilj'ai dit les unes maintenant, et je conseillerai les autres-à vous
86 OMIAIA ΠΡΟΣ ΤΟΥΣ ΝΕΟΥΣ.
ῥωστημάτων ὄντων, μὴ τῷ ἀνιάτῳ προσεοιχέναι δόξητε, μηδὲ τὴν τῆς γνώμης νόσον παβραπλησίαν τῇ τῶν εἷς τὰ σώματα δυστυχησάντων δείξητε. OÙ μὲν γὰρ τὰ μικρὰ τῶν παθῶν χάµνοντες, αὐτοὶ παρὰ τοὺς ἰατροὺς ἕρχονται ΄ οἱ δὲ ὑπὸ µειζόνων καταληφθέντες ἀῤῥωστημάτων, ἐφ᾽ ἑαυταὺς καλοῦσι τοὺς θεραπεύσοντας * of δὲ εἷς ἀνήκεστον παντελῶς μελαγχολίας παρενεχθέντες, οὐδὰ, προαίενται. Ὁ μὴ πάθητε νῦν basic,
ront. Il y a trois sortes de malades; prenez garde de ressembler à ceux qui sont incurables, et de. montrer vos âmes attsintes des mêmes infirmités que leurs corps. Ceux qui éprouvent une indisposition légère vont eux-mêmes trouver le médecin; ceux qui sont attaqués de maladies plus graves mandent les personnes dont ils attendent leur guérison; quant aux atrabilaires dont le mal est devenu tout à fait incurable, ils n’acceptent même plus de remèdes, Puissiez-vous ne pas éprouver ce malheur en fermant aujourd’hui
vos oreilies à la voix de la raison!
ee
pendant’toute la vie;
mais vous, [étant, trois faiblesses (espèces de maladies) ne prenez-pas-la-résolution
de ressembler
ä celle qui est incurable,
et ne faites-pas-voir
la maladie de l’âme
semblable à celle
de ceux quient été-malheureux quant à leurs corps,
Car ceux qui souffrent.
eu les petites des affections, vonteux-mêmes
auprès des médecins; -
et ceux qui ont été saisis [grandes, par des faiblesses ( maladies) plus appellent vers eux-mêmes.
ceux qui doivent Les guérir;
mais ceux qui ont été emportés tout-à-faitjusqu’à un pein£f incurable de bile-noire,
n’admettent même pas le médecin.
Chose que vous maintenant puissiez-vous ne pas éprouver, fuyant ceux des raisonnements
qui sont droitement (bons).
NOTES
ΡΕ L'HOMÉLIE DE SAINT BASILE
Page 6: 1. Ὁμιλία. Presque tous les discours des Pères de l’Église grecque portent le titre d'homélie (ὁμιλία). Voici ce que dit à ce sujet l’abbé Fleury : « Dans les premiers siècles, tous les évêques préchoient, et il n’y avoit guère qu'eux qui prêchassent.... Leurs discours sont simples, sans aucun art qui paroisse, sans divisions, sans raisonnements subtils, sans érudition curieuse, quelques-uns sans mouvement, la plupart fort courts. 1 est vrai que ces saints évêques ne prétendoient point être orateurs, ni faire des harangues; ils prétendoient parler familièrement, comme des pères à leurs enfants et des maîtres à leurs disciples. C’est pour cela que leurs discours se nomment homélies en grec, et sermons en latin. »
— 2. Ἑλληνικῶν λόγων, les lettres des Gentils, la littérature profane. Aux premiers temps du christianisme, le grec était la langue de la plupart des peuples; de là cette dénomination générale de ‘E)- Anvec pour désigner les palens.
— 3. Καθισταµένοις τὸν βίον. La préposition εἷς est sous-entendue après le verbe.
Page 8 : 1. Παρ’ Ἡσιόδῳ. Voici les vers d’Hésiode auxquels saint Jasile fait allusion (Œuvres et Jours, 293 et suiv. :
Οὗτος μὲν πανάριστος, ὃς αὐτῷ πάντα voñon, Φρασσάμενος τά κ’ ἔπειτα καὶ ἐς τέλος ὧσιν ἀμείνω. Ἐσθλὸς δ᾽ αὖ χἀκεῖνος, ὃς ed εἰπόντι πίθηται
Ὃς δέ κε unir’ αὐτὸς νοέῃ ht’ ἄλλου ἀχούων
Ἐν θυμῷ βάλληται, ὁ ὃ) ar’ ἀχρήϊος ἀνήρ.
Page 14: 1. Χειρονομίαις, ὀρχήσεσι. Ces deux mots désignent surtout l'étude du geste, qui avait pour but de donner au corps de la grâce et de la souplesse; mais χειρονομία indique les mouvements de la main, et ὄρχησις, ceux du corps. De méme en latin saltatio ne signifie pas toujours la danse, mais quelquefois la représentation par le geste. Ainsi saltare mimos, jouer la pantomime. On peut
néanmoins traduire ici ὀρχήσεσι par danses; car chez les Lacédémoniens la danse faisait partie des exercices militaires.
Page 18: 1. Ἐκεῖνος, placé après le nom, est emphatique, comme souvent l’adjectif démonstratif lle en latin. — ‘O πάνν, le célèbre, le fameux. L’adverbe πάνν se rencontre quelquefois ainsi, accompagné de l'article, et s'explique ordinairement par l’ellipse de μέγας.
Page 20: 1. Τοῖς Αἰγυπτίων.... τὴν διάνοιαν. Actes des Apôtres, chap. vu, v. 22 : « Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et devint puissant en paroles et en œuvres. »
— 2. Tv σοφίαν Χαλδαίων χαταµαθόντα. Daniel, chap. 1, v. 3 et 4 : « Le roi dit à Asphénor qu'il prit d’entre les enfants d'Israël des jeunes hommes instruits dans tout ce qui regarde la sagesse, habiles dans les sciences et dans les arts, afin qu’ils demeurassent dans ie palais du roi, et qu’il leur apprit à écrire et à parler la langue des Chaldéens. »
— 8. Πᾶσιν ἐφεξῆς. Ces deux mots doivent être réunis, et ἐφεξῆς perd ici son sens ordinaire, de suite, l’un après l’autre, pour signifier d’un bout à l’autre, sans exception. Nous trouverons encore plus loin, au chap. vus : Οὐ πάντα ἑξῆς παραδεκτέον ἡμῖν. C'est
ainsi qu’on lit dans Cicéron : Vendit Italiæ possessiones ex ordine omnes, nullam prætermittit.
— 4. Οὐχ ἧττον.... µέλη. Lorsqu’Ulysse passa auprès des écueils habités par les Sirènes, il boucha avec de la cire les oreilles de ses compagnons et se fit attacher lui-même avec un câble au mât du navire, afin de ne pouvoir céder à la séduction. Voy. Homère, Odyssée, 39-54 et 158-200. On sait que les Sirènes étaient des monstres marins, moitié femmes et moitié poissons, qui attiraient les navigateurs dans des écueils par la douceur de leurs chants.
Page 22 : 1. Ὅταν.... ὁμονοούντων. On croit que saint Basile a voulu faire allusion ici à la Théogonie d’'Hésiode ; mais il avait sans doute aussi en vue l’J/iade, qui n’est qu’un long récit des discordes des dieux.
Page 24 : 1. Ὡς αὐτοὶ λέγουσιν. On trouve en effet à chaque instant chez les poëtes l’épithète ὕπατος jointe au nom de Jupiter.
Page 26 : 1. Χαίρειν ἀφῆχαν. On sait que les Grecs, pour exprimer la répétition fréquente ou habituelle d’un même fait, emploient laoriste au lieu du présent. Les Latins donnent quelquefois à leur narfait la même valeur.
— 2. Κατὰ τὴν Δωρικὴν.... ἄγοντας. C'est ce que font les architectes, qui ne s’en rapportent pas seulement à leur coup d’œil, quand il s’agit de juger si les pierres sont convenablement alignées. Saini Grégoire de Nazianze cite aussi ce proverbe dans sa xxx vin let-
tre : Τὰν λίθον ποτὶ τὰν σπάρταν ἄγων, ὡς ἡ παροιμία. Et saint Jean Chrysostome, xxxv° Homélie : Σχόπει πῶς πάλὰ ἐνταῦθα πρὸς τὴν σπάρτην τὸν λίβον ἄγει.
Page 28 : 1. Ent τὸν βίον καθεῖναι. Sous-ent. ἑαυταύς ou plutôt ἡμᾶς αὐτούς.
— 2. Ὅτι τραχεῖα μέν, etc. Hésiode, OEuvres et Jaurs, 285 :
Tv μέν τοι χαχότητα καὶ ilaëdv ἔστιν ἑλέσθαι Ῥηϊδίως " λείη μὲν ὁδὸς, µάλκα 8” ἐγγύθι ναίει. Ts δ᾽ ἀρετῆς ἱδρῶτα θεοὶ προπάροιθεν ἔθηχαν Ἀθάνατοι’ μακρὸς δὲ καὶ ὄρθιος οἴμος ἐς αὐτὴν, Καὶ τρηχὺς τὸ πρῶτον: ἐπὴν δ᾽ els ἄκρον ἵχηται, Ῥηϊδίη δὴ ἔπειτα πέλει, χαλεπή περ ἐοῦσα.
Page 30 : 1. Ὡς ἐγώ τινος ἤκουσα. Il est très-vraisemblable que saint Basile fait allusion ici au célèbre rhéteur païen Libanius, qui fut son maître et celui de saint Jean Chrysostome.
Page 32 : 1. Τὸν στρατηγὸν τῶν Κεφαλλήνων. Ulysse. Les habitants de Céphallène ou Céphallénie, île de ta mer Ilonienne, située sur la côte d’Acarnanie, avaient suivi Ulysse au siége de Troie,
— 2. Τὴν βααιλίδα. Nausicaa , fille d’Alcinoüs. Alcinoës était roi de l’île de Phéacie, qui s’appela plus tard Corcyre; son peuple viveh au sein de la mollesse et des plaisirs. Voy. l'Odyssée, chant ΥΠ.
— 3. Ὅτι est explétif ; c’est un atticisme.
Page 34 : 1. Σόλων. Plutarque, Vie de Solon, chap. 117, attribue, de même que saint Basile, les trois vers qui suivent au législateur d'Athènes. Cependant il est certain qu’on les trouve dans Le recneil des sentences de Théognis, et Stobée les cite comme appartenant à Théognis.
— 2. Τὰ θεόγνιδος. Voici les vers auxquels saint Basile fait ici allusion :
— Théognis, poëte gnomique, né à Mégare en Achaïe, vivait plus de cinq siècles avant J. C,
— 3. Ὁ Κεῖος σοφιστής. Prodicus, sophiste célèbre, né à Iulis, dans l’île de Céos, disciple de Protagoras, florissait vers l’an 420 avant notre ère. Envoyé par ses compatriotes en ambassade à Athènes, il y-enseigna publiquement l’éloquence, et eut pour disciples Euripide, Socrate, Théramène et Isocrate. Il fut joué avec Socrate dans la comédie des Nuées d’Aristophane ; le même poëte le met en-
68εο en scène dans les Oiseaux; énfin il disait dans une comédie perdue, intitulée Ταγηνισταί '
Xénophon (Entretiens mémorables de Socrate, liv. H, chap. r) mous a conservé la belle allégorie de Prodicus, Hercule entre le vice et }x vertu. Cette allégorie est tirée d’un recueil de déclamations intitulé Ὥραι. Elle a été imitée par Lucien (Περὶ τοῦ évunviou, vi), par Silfæs Italicus, et traduite par Cicéron dans son traité De offiètis.
Page 36 : 1. Κομμωτιχή désigne proprenrent la cosmétique, partie secondaire de la médecine. En dehors du langage médical, ce mot ne s’emploie qu’en très-mauvaise part ; en en trouve un exemple dans Platon.
Page 38 : 1. Οἷος πέπννται. Ce vers est emprunté à Homère, qui dit en parlant du gevin Tirésias (Odyssée, X , 494) :
Τῷ καὶ τεθνηῶτι νόον πόρε Περσεφόνεια Οἵφ πεπνύσθαι΄ toi δὲ σχιαὶ ἀΐσσονσιν.
Page 46 : 1. Τυχόν, peut-être. Τυχόν est un de ces quelques participes neutres qui s’emploient d’une manière absolue : δέον , quand il faut, tandis qu’il faudrait ; ἐξόν, quand il est possible, quand on pourrait, quand en aurait pu; δόξαν , alors qu’il a paru bon; τυχόν, si cela se rencontre, par hasard, peut-être.
Page 42 : 1. Κατ) Εὐριπίδην. Hippolyte dit, dans la tragédie d’Euripide qui porte son nom, vers 008 :
— 2. Πλατῶνι. Platon dit dans sa République : Ἐσχάτη γὰρ ἀδιχία δοχεῖν δίκαιον εἶναι, μὴ ὄντα. Voy. encore Cicéron, De officiis, 1, χι.
— 3. Ἑλοιδόρει, etc. Voy. Plutarque, Vie de Périclès, chap. π.
— 4. ΠἩλύνων αὐτόν. Nous disons de même, mais dans un Jangage extrémement familier, laver la téte à quelqu’un.
— 5. Τὸ πρὸς φιλοσοφίαν yuuvéorov. C’est ainsi que Socrate, au rapport de saint Jean Chrysostome, disait avoir dans sa femme Xanthippe yupvéorov xai παλαίστραν φιλοσοφίας.
— 6. Εὐχλείδῃ τῷ Meyapodev, Euclide de Mégare, philosophe célèbre, disciple de Socrate; il ne faut pas le confondre avec le mathématicien Euclide, d’Alexandrie.—Le fait que rapporte ici saint Basile est raconté par Plutarque dans son traité Περὶ ἀοργησίας, chap. ΧΙΥ.
Page 44 : 1. Ἐπ᾽ ἐχθροὺς θυμὸς ὁπλίζει χέρα. Saint Basile, qui cite sans doute de mémoire, paraît avoir oublié le texte précis du vers d’Euripide (Rhésus, 84) :
c’est-à-dire qu'avec des ennemis il ne faut pas perdre je temps en vains discours, mais armer sur-le-champ son bras.
---2.᾿Ετυπτέτις, etc. C’est encore Plutarque qui a fourni ce fait à saint Basile. — Σωφρονίσχον. Sophronisque, le père de Socrate, était sculpteur.
Page 46 : 1. Τῷ τύπτοντι, etc. Évangile selon saint Matthieu, chap. v, v. 39 : "Oortç σε ῥαπίσει ἐπὶ τὴν δεξιὰν σιαχόνα σου, στρέψον αὐτῷ xai τὴν ἄλλην.
— 2, Τοὺς διώκοντας.... ἀνέχεσθαι. Évangile selon saint Matthieu, chap. v, v. 44: Ἀγαπᾶτε τοῦς ἐχθροὺς ὑμῶν ’ χαλῶς ποιεῖτε τοῖς µισοῦσιν ὑμᾶς.
— 3. Τοῖς ἐχθροῖς.... ἐπαρᾶσθαι. Évangile selon saint Matthieu, chap. v, v. 44 : Προσεύχεσδθε ὑπὲρ τῶν ἐπηρεαζόντων ὑμᾶς καὶ διωπόντων ὑμᾶς.
— 4. Τὸ τοῦ Ἀλεζξάνδρου. Ce fait est raconté par Plutarque, dans son traité Sur la curiosité.
Page 48 : 1. Ὁ ἐμόλέψας, etc. Évangile selon saint Matthieu, chap. v, v. 28 : Πᾶς ὁ βλέπων γυναῖκα πρὸς τὸ ἐπιθυμῆσαι αὐτὴν, ἤδη ἐμοίχενσεν αὐτὴν ἐν τῇ χαρδίᾳ αὐτοῦ.
— 2. Κλεινίου, Clinias de Tarente, disciple de Pythagore.
— 3. Μιμησαμένου σπουδή. Singulier anachronisme. Il ne faut pas oublier que Clinias vivait au moins cinq siècles avant J. C., et que, si le Nouveau Testament défendait toute espèce de serment, l’ancien n’avait défendu que le parjure.
Page 50 : 1. Ἑξῆς. Voy. la note 3 de la page 20.
Page 52 : 1. Παγκράτιον. Le pancrace comprenait à la fois la Jutte et le pugilat.
— 2. Poilydamas, né à Scotussa en Thessalie, vivait du temps de Darius Nothus. Il fut écrasé par un rocher qu’il voulait soutenir.
— 83 Milon de Crotone se tenait debout, les bras croisés, sur un palet frotté d'huile, sans que personne pût l’en faire descendre, I1 voulut un jour fendre un chêne avec ses mains ; mais il demeura pris dans l'arbre et fut dévoré par les loups.
— 4. Marsyas, de Célènes en Phrygie, était l’ami de Bacchus : il défia le dieu Apollon sur la flûte; la lutte fut longue et la victoire demeura plusieurs jours indécise. Apolion , eufin vainqueur, écorcha
Marsyas tout vif. Olympe, céièbre musicien de la Phrygie, vivait du temps du roi Midas.
Page 54 : 1. Timothée de Thèbes; il ne faut pas le confondre avec Timothée de Milet, autre musicien qui lui est antérieur.
— 2. Τὸ DpÜytoy, sur le mode phrygien. Les Grecs avaient en musique quatre modes : le phrygien, le lydien, le dorien et l’ionien. On sait que le mode phrygien était celui dont on se servait dans les airs guerriers ; mais On ignore en quoi précisément consistait chaque mode.
Page 56 : 1. Παιδοτρίθον. Sous-ent. γυµνασίῳ.
Page 58 : 1. Τή étépa τῶν χειρῶν est une expression proverbiale pour marquer la nonchalance de celui qui n’a pas même le courage de remuer les deux mains à la fois, c’est-à-dire qui ne veut se donner aucun mouvement, aucune peine.
— 2. Eli δὲ ‘Opñpou ταῦτα. Piaton et Aristote parlent d’un poëme satirique intitulé Margitès (le sot), et ne paraissent pas douter qu’Homère n’en Soit l’auteur. Voici, selon saint Clément d’Alexandrie, les deux vers auxquels saint Basile fait allusion :
-- 3. Pittacus de Mityiène, ville de Pile de Lesbos, était l’un des sept sages de la Grèce. 1 fut le législateur de sa patrie. Platon, dans le dialogue intitulé Protagoras, discute la sentence que rapporte ici saint Basile.
— 4. Ἐν τοῖς ἄνω λόγοις, Voy. le commencement du chapitre π.
Page 62 : 1. Εἰς no, etc. Battre le feu, porter de l’eau dans un crible , puiser de l’eau (comme les Danaïdes) pour la verser dans un tonneau sans fond, étaient trois proverbes usités pour dire qu'on se donnait une peine inutile.
— 2. Διογένονς, Diogène le cynique. Cette parole nous a été conservée par Diogène Laërce, auteur d’une histoire des philosophes célèbres.
Page 64 : 1. OÙ τὸ ὁρώμενόν ἐστιν ὁ ἄνθρωπος. Cette sentence est tirée du Phédon et du Timée de Platon. Voy. le développement de la même idée au commencement du chapitre 11 de l’homélie de saint Basile sur le précepte : Observe-toi toi-même.
Page 66 : 1. Ἡ χαὶ Δαθὶδ ypœouevoc. On lit dans le I® livre des Rois, chap. xvi, v. 23 : « Toutes les fois que l’esprit malin envoyé du Seigneur se saisissait de Saül , David prenait sa harpe et en jouait; et Saül était soulagé et se trouvait mieux : Car l’esprit malin se retirait de lui, » |
Page 66 : 2. Λέγεται δέ, etc. Ce trait est raconté aussi par Boèce dans son Traité sur la Musique. Boëce vivait cinq siècles après J. C., peu de temps avant la chute de l’empire d'Occident.
— 3. Τὸ Δώριον. Le mode dorien était le plus grave et le plus majestueux de tous.
— 4. Κορνθαντιῶσι. Les Corybantes ou Galles, prêtres de Cybèle, étaient célèbres par leurs fureurs : ils parcouraient les villes en dansant et en chantant, se meurtrissant le corps, se faisant même des blessures avec des épées.
Page 68 : 1. Ὃς παραινεῖ, etc. Saint Paul, Épttre aux Romains, chap. ΣΙ, v. 14 : Τῆς σαρχὸς πρόνοιαν μὴ ποιεῖσθε εἷς ἐπιθνμίας,
Page 72 : 1. Thv ‘Axaônpiav, l’Académie, c’est-à-dire les jardins d’Académus. Platon s’y établit, y réunit ses disciples, et de là le nem d’Académie que prit son école. L'histoire que raconte ici saint Basile se trouve aussi daus Élien , IX, x. ΄
— 2. Ἰατρῶν ἤκονσα. Voici en effet ce que dit Hippocrate : Ἐν τοῖσι γυμναστικοῖσιν αἱ ἐπ᾽ ἄκρον εὐεξίαι σφαλεραὶ, ἂν ἐν τῷ ἐσχάτῳ ἕωσιν.
— 3. Δράκοντας. Les Arimaspes, peuple fabuleux de la Sarmatie, étaient sans cesse en guerre contre des griffons qui leur disputaient l’or caché dans les entrailles de la terre et celui que roulaient les <aux d’un grand fleuve.
Page 74 : 1. Λύδιον ψῆγμα. Le Pactele, fleuve de Lydie, charriait des paillettes d’or. .
— 2. Μνυρμήκών χρνσοφόρων. C'était une fable très-accréditée chez les anciens, qu'il y avait dans l'Inde des fourmis qui tiraient l'or de la terre. Voy. Hérodote, liv. 1, chap. cu.
— 8 Πλούτου. etc. Ce vers se trouve aussi dans les sentences de Théognis.
Page 76 : 1. Πνθίον τοῦ Μυσοῦ. Ce Prythius $t, dit-on, présent à Darius d’un platane et d'une vigne d’or. Saint Basile en fait un Mysien, Hérodote (VII, xxvu) un Lydien, et Pline l’Ancien (ΧΧΧ. πι) un Bithynien.
— 2. Τὸ τοῦ Σωκράτους. Cicéron, Tusculanes, V, xu : In Gorgia Socrates, quum esset ex eo quæsitum, Archelaum, Perdiccæ flium, qui tum fortunatissimus haberetur, nonne beatum putaret : « Haud scio, inguit; nunquam enim cum eo collocutus sum. — Ain’ tu? an tu aliter id scire non potes ? — Nullo modo. — Tu igitur ne de Persarum quidem rege magno potes dicere beatuane si? — An ego possim, quum ignorem quam sit doctus, quam oir bonus? — Quid? tu in eo sitam ovoitam beatam putas? — Jia
prorsus existimo, bonos, beatos ; improbos, miseros. — Miser ergo Archelaus? — Certe, si injustus. »
Page 78 : 1. Phidias d'Athènes, peintre et sculpteur, florissait vers la fin du v° siècle avant J. C. ; Polyclète de Sicyone était un sculpteur célèbre de la même époque. Phidias fit pour les Éléens une statue de Jupiter Olympien, et Polyclète une statue de Junon pour les Arglens.
— 2. Ῥῆς Ἀρχι)όχου ἀλώπεχος, On croit que saint Basile fait allusion à un apologue composé par Archiloque, poëte satirique de Pile de Paros, inventeur de l’iambe. Platon : Τὴν δὲ τοῦ σοφωτάτου Ἀρχιλόγον ἁλώπεχα ἆλχτεον ἑξόπισθεν κερδαλέαν καὶ ποικίλην. Frémion : « Platon emploie l'expression de renard d’Archilcque pour désigner cette justice apparente et populaire, mais fausse et indigne de l’honnête homme. »
Page 80 : 1. Τοῦ Αἰγυπτίου σοφιστοῦ. Protée, Platon dit dans son Euthydème : Τὸν Ἡρωτέα μιμεῖσθαι τὸν Αἰγύπτιον σοφιστήν. Frémion : « Imiter le sophiste égyptien Protée, pour dire, éviter de donner une explication ou ne le faire qu’après avoir épuisé tous les subterfuges ; allusion à la fable de Ménélas et de Protée dans l’Odyssée (IV, 455 et suiv.), imitée par Virgile dans les Géorgiques (IV, 486 et suiv.). »
Page 82 : 1. Τὸ καὶ σμικρὸν ἐπὶ σμικρῷ κατατίθεσθαι. Hésiode Œuvres εί Jours, 361 :
Et γάρ xev χαὶ σμικρὸν ἐπὶ σμικρῷ χαταθεῖο, Καὶ θαμὰ τοῦτ’ ἔρδοις, τάχα χεν µέγα Kai τὸ γένοιτο.
— 2. Bias, de Priène, un des sept sages de la Grèce.
— 8. Τιθωνοῦ. L’Aurore avait obtenu des dieux que son époux Tithon serait immortel; mais elle oublia de demander en même temps pour Jui une jeunesse éternelle. Tithon, parvenu à une extrême décrépitude , supplia les dieux de lui retirer la vie, et Jupiter le changea en cigale.
— À. Arganthonius, roi des Tartessiens en Espagne , monta sur le trône à l’âge de quarante ans, et, selon Hérodote et Pline, il régna encore quatre-vingts ans.
— 5. Mathusalem, patriarche, vécut, dit la Genèse (ch. v, v. 27), neuf cent soixante-neuf ans,
Page 84 : 1. Τοῦ παραινέσαντος, etc. Frémion : « Ce précepte est cité par Plutarque sans nom d’auteur, dans ses Préceptes de santé ; mais Stobée, XXIX , nous apprend qu’il est de Pythagore. »
eo ------
DE L'HOMÉLIE DE SAINT BASILE