CONTRE CEUX QUI ΕΟΝΤ L’USURE
Nüv δὲ ἤχομεν ὀφειλέται εὐγνώμονες ἀποτιννύντες ὑμῖν τὰ χρέα τῶν ἐλλειφθέντων.
Τὸ δὲ λειπόμενον βραχὺ μὲν τὸ ἀχοῦσαι, ὥστε δόξαι οὑτωσὶ, χαὶ ἴσως καὶ παρέλαθε τοὺς πολλοὺς ὑμῶν, ὡς μηδὲ νομισθῆναι τὶ τοῦ Wa)uou παραλελεῖφθαι.
1. Hier, nous entretenant-avec vous sur le Psaume quatorzième, nous n’avons pas reçu-permission par l’heure d'arriver au terme du discours.
Mais maintenant nous sommes venus débiteurs de-bonne-volonté payant à vous les dettes des choses laissées-en-arrière.
Or ia chose qui est laissée est brève à la vérité quant à entendre, de-manière que paraître ainsi (en apet peut-être même [parence), elle a échappé à la plupart de vous, [cru de sorte que ne pas même avoir été quelque chose du Psaume avoir été laissé de côté.
Toutefois ayant reconnu ce texte court avoir une grande force pour les affaires de la vie, nous n'avons pas cru falloir omettre l'utilité résultant de l’examen.
Ὑπογράφων + λόγῳ τὺν τέλειον ὃ προφήτης, τὸν τῆς ἁἀσαλεύτου ζωῆς ἐπιθήσεσθαι μέλλοντα, ἐν τοῖς ἀνδραγαθήµασιν ἀπηρίθμησε τὸ ἀργύριον αὐτοῦ ἐπὶ τόχῳ μὴ δοῦναι”. Πολλαχοῦ τῆς Γραφῆς διαθέθληται:ἡ ἁμαρτία αὕτη. Ὅ τε γὰρ Ἰεζεχιὴλ3 ἓν τοῖς µεγίστοις τῶν χακῶν τίθεται τόχον λαθεῖν καὶ πλεονασμάν * xl 6 νάµος διαβῥήδην ἀπαγορεύει * Οὐκ ἐκτοχιεῖς τῷ ἀδελφῷ σου χαὶ τῷ πλησίον cout. Καὶ πάλιν φησι’ Δόλος ἐπὶ δόλῳ, καὶ τόχος ἐπὶ τόκῳ!. Καὶ περὶ πόλεως δὲ τῆς ἐν πλήθει καχῶν εὐθηνουμένης 6 ἈΒαλμὸς τί φησιν; Oùx ἐξέλιπεν ἐχ τῶν -πλατείῶν αὐτῆς τόχος χαὶ δόλοςδ. Καὶ νῦν χαραχτηριστικὸν τῆς κατὰ τὸν ἄνθρωπον τελειώσεως τὸ αὐτὸ τοῦτο ππαρείληφεν ὅ προφήτης λέγων * Τὸ ἀργύριον αὐτοῦ oùx ἔδωχεν ἐπὶ τόχῳ.
TS. ὄντι γὰρ ἀπανθρωπίας ὑπερθολὴν ἔχει, τὸν μὲν τῶν ἀναγκαίων ἐνδεῶς ἔχοντα ζητεῖν δάνεισµα ele παραμυθίαν
Le prophète, traçant le portrait de l’homme parfait , de celui qui doit entrer dans la vie exempte d'orages, met au nombre de ses grandes qualités qu'il ne donne point son argent à usure. Le péché de l’usure est blâmé en plus d’un endroit des saintes Écritures. Ézéchiel compte parmi les fautes les plus graves de recevoir un profit et un intérêt iliégitime. La divine loi dit expressément : « Tu ne préteras point à usure à ton frère ni à ton prochain. » Elle dit encore : « Tromperie sur tromperie et usure sur usure. » Que dit aussi le Psalmiste de cette cité toute remplie de vices? « Il n’y a qu’usure et que tromperie dans ses places publiques. » Enfin, énumérant les caractères de la perfection où peut atteindre l’homme, le prophète ajoute encore : « 1] ne donne point sun argent à usure. »
C'est en effet le comble de l’inhumanité, quand celui qui manque du nécessaire cherche à emprunter pour adoucir ses besoins, que
Kai φησι πάλιν’ Δόλος ἐπὶ δόλῳ, χαὶ τόχος ἐπὶ τόχῳ.
χαρακτηριστικὸν τῆς τελειώσεως , κατὰ τὸν ἄνθρωπον τοῦτο τὸ αὐτὸ, λέγων * Oùx ἔδωκεν ἐπὶ τόχῳ τὸ ἀργόριον αὐτοῦ.
Τῷ ὄντι γὰρ ἔχει ὑπερδθολὴν ἀπανθρωπίας, τὸν μὲν ἔχοντα veus τῶν ἀναγκαίων
Le prophète esquissant dans son discours l’homme parfait, celui devant entrer dans la vie sans-agitation,
a énuméré
dans les actions-vertueuses .
le ne pas avoir donné à intérêt l'argent de lui.
Ce péché a été blâmé en-plusieurs-endroits de l’Écriture. Car et Ézéchiel
place parmi les plus grands
des vices
d’avoir reçu intérêt et usure ;
et la loi
interdit expressément :
Tu ne préteras-pas-à-intérêt
au frère de toi
et à celui auprès (au prochain) de toi.
Et elle dit de nouveau :
Tromperie sur tromperie,
et intérêt sur intérêt.
Et quoi donc dit le Psaume
sur une ville, celle qui est-féconde dans une multitude de vices?
L'usure et la tromperie
n'est pas restée-absente
des places d'elle.
Et maintenant le prophète a adopté comme marque caractéristique
de la perfection
selon l’homme
cette même chose, disant :
Ἡ n’a pas donné à intérêt
l'argent de lui.
Car en réalité [nité, cela a (contient) un excès d’inhumacelui qui est au-dépourvu des choses nécessaires
8 ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ ΟΜΙΔΙΑ ΚΑΤΑ TON TOKIZONTON.
τοῦ βίου , τὸν δὲ μὴ ἀρκεῖσθαι τῷ χεφαλαίῳ, ἀλλ᾽ ἐπινοεῖν ἐκ. τῶν συμφορῶν τοῦ πένητος προσόδους ἑαυτῷ χαὶ εὐπορίας συνάχειν. Ὁ μὲν οὖν Κύριος ἐναργῶς ἡμῖν διετάξατο λέγων - Καὶ τὸν θέλοντα ἀπὸ σοῦ δανείσασθαι μὴ ἀποστραφῆςὶ ' ὃ δὲ φιλάργυρος, ὁρῶν ὑπὸ τῆς ἀνάγχης ἄνδρα κατακαμπτόμενον πρὸ τῶν γονάτων Ἰκετεύοντα, τί οὗ ποιοῦντα ταπεινὸν, τί où (Φθεγγόμενον, οὐχ ἐλεεῖ map’ ἀξίαν πράττοντα ' οὗ λογίζεται τὴν φύσιν, oùx ἐνδίδωσι ταῖς ἴχεσίαις, ἀλλ᾽ ἄχαμπτος καὶ ἀμείλικτος ἕστηκεν, οὗ ταῖς δεήσεσιν εἴχων, οὗ δάχρυσιν ἐπικλώμενος, ἐπιμένων τῇ ἀρνήσει, ἐξομνύμενος καὶ ἐπαρώµενος ἑαυτῷ, À μὴν ἀπορεῖν παντελῶς χρημάτων, καὶ περι-
= \ 9 \ Cd # A] # σχοπεῖν χαὶ αὐτὸς el τινα εὗροι τῶν δανειζόντων, χαὶ πιστού-
le riche, au lieu de se contenter du capital, songe encore à se faire des malheurs du pauvre une source de profits et de revenus. Le Seigneur nous a donné ce commandement exprès : « Ne repoussez point celui qui veut emprunter de vous; » maïs l’avare, à la vue de cet homme que la nécessité courbe à ses genoux, qui le supplie et descend aux plus humbles prières, n’a point pitié d’un malheur immérité ; il ne tient nul compte de la nature, il ne cède point aux supplications, mais il reste inflexible et inébraniable, sourd à la prière, insensible aux larmes, obstiné dans son refus, jurant avec imprécation qu’il est tout à fait dépourvu d'argent, qu’il cherche lui-même
s’il ne trouverait point quelqu’un qui lui prêtât, faisant croire enfin
oùx ἐλεεῖ
χαὶ περισκοπεῖν χαὶ αὐτὸς el εὕροι τινὰ
niant-par-serment
chercher un emprunt pour consolation (adoucissement) de sa vie, et l’autre ne pas se contenter du capital, mais songer à rassembler pour lui-même des revenus et des ressources des malheurs du pauvre.
Le Seigneur donc [sant :
a ordonné à nous clairement en di- Et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi; mais celui qui-aime-l’argent, voyant un homme courhé par la nécessité devant ses genoux suppliant, quoi d’humble ne faisant pas, quoi ne disant pas, n’a-pas-pitié de lui étant-dans-une-position [pas); contre son mérite (qu'il ne mérite il ne tient-pas-compte de la nature, il ne cède pas aux supplications, mais il se tient inflexible et intraitable, ne cédant pas aux prières, n'étant pas amolli par les larmes, persistant dans son refus, [lui-même, et faisant-des-imprécations-contre certes en vérité être-dépourvu de fonds absolument, [même et examiner-de-tous-côtés aussi luis’il trouverait quelqu’un de ceux qui prêtent,
et étant cru en son mensonge
10 ΒΑΣΙΑΕΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ ΤΩΝ ΤΟΚΙΖΟΝΤΩΝ.
µενος τὸ ψεῖδας διὰ -τῶν ὅρκων, Χαχὸν παρεµπόρευµα τῆς ἀπανθρωπίας τὴν ἐπιορχίαν προσχτώµενος. ᾿Επειδὰν δὲ ὁ ζητῶν τὸ δάνειον τόκων μνησθῃ, καὶ ὑποθήχας ὀνομάσῃ, τότε χαταθαλὼν τὴν ὀφρῦν προαεµειδίασε, χαί που χαὶ πατρῴας φιλίας ἀνεμνήσθη, καὶ συνήθη εἶπε καὶ φίλον * καὶ, ᾿Οψόμεθα, φᾳαὶν, el πού τί ἐστιν ἡμῖν ἀποχείμενον ἀργύριον. Ἔστι δὲ παραχαταθήχη φίλου ἀνδρὸς ἐπ᾽ ἐργασίᾳ παραθεµένου ἡμῖν. ἸΑλλ) ἐχεῖνος μὲν βαρεῖς ἐπ᾽ αὐτῷ τοὺς τόχους ὥρισεν ' ἡμεῖς δὲ πάντως ἐπανήσομέν τι, καὶ ἐπ᾽ ἐλάττοσι τοῖς τόχοις δώσομεν . Τοιαῦτα κατασχηματιζόµενος, χαὶ τοιούτοις λόγοις ὑποσαίνων καὶ δελεάζων τὸν ἅθλιον, γραμµατείοις αὐτὸν προσκαταδήσας, καὶ πρὸς τῇ καταπονούση πενίᾳ ἔτι καὶ τὴν ἐλευθερίαν τοῦ
à son mensonge à force de serments, et retirant de son inhumanité un funeste profit, le parjure. Mais une fois que l’emprunteur a parlé d'intérêts et de garanties, alors son front se déride, il sourit, il se souvient de quelque liaison de famille, il l'appelle son camarade et son ami: « Nous verrons, ajoute-t-il, si nous n'avons pas quelque argent de côté. Nous avons bien une somme qu’un ami nous a confiée pour la faire produire : il est vrai qu’il a fixé des intérêts asser lourds; mais enfin nous rabattrons quelque chose, et nous préterons cet argent à un taux moins élevé. » Grâce à ces feintes, à ces discours qui charment et flattent le malheureux, l’usurier l’enchaîne par ses contrats, et ravit encore la liberté à celui que la misère écrase
déjà de travail. Car celui qui s’oblige à payer des Intérêts et qui
ἒιὰ τῶν ὄρχων" par ses serments, προσκτώµενος τὴν ἐπιορχίαν acquérant-en-outre le parjure χαχὸν παρεµπόρευµα comme mauvais bénéfice
τῆς ἀπανθρωπίας. de son inhumanité.
Ἐπειδὰν δὲ Mais après que |
6 ζητῶν τὸ δάνειον celui qui cherche l'emprunt umo τόκων, a fait-mention d'intérêts,
xai dvouéon ὑποθήκχας, et a nommé des hypothèques, τότε χαταθαλὼν τὴν ὀφρῦν aïors ayant abaissé son.sourcil προσεµειδίασε, il a souri,
χαὶ ἀνεμνήσθη που et il s’est souvenu peut-être
xai φιλίας πατρῴας, - aussi d’une amitié paternelle, καὶ εἶπε ouvn0 καὶ pilov: et il l’a dit camarade et ami; χαὶ, ᾿Ὀψόμεθα, φησὶν, et, Nous verrons, dit-il,
εἶ πού τι ἀργύριον si peut-être quelque argent ἀποχείμενον mis-en-réserve
ἑστὶν ἡμῖν. est à mous.
Ἔστι δὲ παρακαταθήκη Or il y a un dépôt
ἀνδρὸς φίλον d’un homme ami
παραθεµένου ἡμῖν qui a déposé à nous {tion d'intérêts). ἐπὶ ἐργασία. | en-vue-d’un travail (d’une produc- Αλλά ἐχεῖνος μὲν Maïs celui-là à la vérité
ὥρισεν ἐπὶ αὐτῷ . a fixé pour lui (pour cet argent) τοὺς τόχους βαρεῖς' les intérêts lourds;
ἡμεῖς δὲ πάντως mais nous de-toute-façon ἐπανήσομέν τι, nous relâcherons quelque chose, χαὶ δὂώσομεν et nous {6 donnerons
ni τοῖς τόχοις ἑλάττοσι. pour les intérêts moindres. Κατασχηματιζόµενος τοιαῦτα, Forgeant de telles choses,
καὶ fnooaiven et caressant .
χαὶ δελεάζων τὸν ἆθλιον et amorçant le malheureux τοιούτοις λόγοις, par de tels discours, προσκαταδήσας αὐτὸν avant en-outre-lié ni γραμματείοις, par des écrits,
χαὶ πρὸς τῇ πενίαᾳ ' et outre la pauvreté XATATOVOUTY qui l’accable-de-travail προσαφελόμενος ayant-enlevé-en-outre
χαὶ τὴν ἐλευθερίαν τοῦ ἀνδρὸς, aussi la liberté de l’homme, ῴγχετο. Îl'est parti.
Ὁ γὰρ χαταστήσας Éxutèv Car celui qui a établi lui-même
12 ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ ΤΩΝ TOKIZONTON.
Χρήματα , εἶπέ por, χαὶ πόρους ἐπιζητεῖς παρὰ τοῦ ἁπόρου; Καὶ εἰ πλουσιώτερόν σε ἀποφαίνειν ἠδύνατο, τί ἐζήτει παρὰ τὰς θύρας τὰς σάς; Ἐπὶ συµµαχίαν ἐλθὼν, πολέμιον εὗρεν. ᾽Αλεξιφάρμαχα περιζητῶν , δηλητηρίοις ἐνέτυχε. Aéov! παραμυθεῖσθαι τοῦ ἀνδρὸς τὴν πτωχείαν, σὺ δὲ πολυπλασιάζεις τὴν ἔνδειαν, ἐκχαρποῦσθαι ζητῶν τὴν ἔρημον. "Ώσπερ ἂν εἴ τις ἰατρὸς, πρὸς χάµνοντας εἶσιὼν, ἀντὶ τοῦ τὴν ὑγείαν αὐτοῖς ἐπαναγαγεῖν, 6 δὲ καὶ τὸ μιχρὸν λείψανον τῆς δυνάµεως προσαφέλοιτο * οὕτω καὶ σὺ τὰς συμφορὰς τῶν ἀλθίων ἆφορμὴν πόρων rot. Καὶ ὥσπερ of γεωργοὶ ὄμθρους εὔχονται εἷς πολυπλασιασμὸν τῶν σπερµάτων, οὕτω xal σὺ ἐνδείας καὶ ἀπορίας
sait ne pas pouvoir le faire accepte volontairement une éternelle servitude.
Réponds : Tu veux tirer du pauvre de l’argent et des revenus? Eh! s’il était en sa puissance de te faire plus riche, que venait-il donc demander à ta porte? Il accourait vers un allié, il a rencontré un ennemi. Il cherchait le remède, il a trouvé le poison. Tu devais adoucir sa pauvreté, et tu doubles sa détresse, toi qui exiges des fruits d’une terre déserte. Semblable à un médecin qui, au lieu de rendre la santé aux malades, leur Oterait encore le peu de forces qui leur reste, tu veux que les infortunes du pauvre soient pour toi une source de richesses. Les laboureurs appellent la pluie pour mul-
üplier leur semence ; toi, tu n’attends qu’indigence et misère pour
Εἰπέ por, ἐπιζητεῖς χρήματα xai πόρους παρὰ τοῦ ἀἁπόρου; Καὶ εἰ ἠδύνατο ἀποφαίνειν σε πλονσιώτερον, τί ἐζήτει παρὰ τὰς θύρας τὰς σάς; Ἐλθὼν ἐπὶ σνμµαχίαν εὗρε πολέμιον.
Ὥσπερ ἂν et τις ἰατρὸς, εἰσιὼν πρὸς χάµνονταςν ἀντὶ τοῦ ἐπαναγαγεῖν αὐτοῖς τὴν ὀγείαν, ὁ δὲ καὶ προσαφέλοιτο τὸ μιχρὸν λείψανον τῆς δυνάμεως; οὕτω καὶ σὺ ποιῇ τὰς συμφορὰς τῶν ἁθλίων ἀφορμὴν πόρων, Καὶ ὥσπερ οἱ γεωργοὶ εὔχονται ὅμόρους εἰς πολυπλασιασμὸν τῶν σπερµάτων»
assujetti à des intérêts, dont il ne supporte pas le payement, a accueilli une servitude volontaire pendant toute sa vie.
Dis-moi, tu recherches des fonds et des ressources de-la-part-de celui sans-ressources?
Et s’il pouvait faire-voir (rendre) toi plus riche, que cherchait-il auprès des portes tiennes ?
Ayant été vers une alliance, il a trouvé un ennemi. [vatifs, Cherchant-de-tous-côtés des préseril a rencontré des poisons.
Quand-il-fallait consoler (adoucir) la pauvreté de l’homme, toi au contraire tu multiplies son besoin, cherchant à recueillir-des-fruits de la terre déserte.
Comme si quelque médecin, [des, entrant près de gens qui-sont-malaau lieu de ramener à eux la santé, lui au contraire enlevait encore le petit reste de leur force ; ainsi aussi toi [reux tu te fais des infortunes des maiheuun point-de-départ de revenus.
Et comme les cultivateurs souhaitent des pluies pour la multiplication des semences, ainsi aussi toi tu recherches des besoins £t des embarras d'hommes, afin que les fonds
Καὶ ὁ μὲν ζητῶν τὸ δάνεισµα, µέσος ἀμηχανίας ἀπειλημμένος, ὅταν μὲν πρὸς τὴν πενίαν ἀπίδῃ, ἀπογινώσχει TAV ἔχτισιν , ὅταν δὲ πρὸς τὴν παροῦσαν ἀνάγχην, χατατολμᾶ τῷ δανείσµατος. Era ὁ μὲν ἠττήθη ὑποχύψας τῇ χρείᾳ' ὁ ἃ ἀπέρχεται γραμματείοις αὐτὸν καὶ ἐχεγγύοις ἀσφαλισάμενος.
IL Λαθὼν δὲ τὰ χρήματα, τὴν μὲν πρώτην! λαμπρός ἔστι χαὶ περιχαρὴς, ἀλλοτρίῳ ἄνθει γεγανωµένος, ἐπισημαίνων ? τῇ μεταθολῆ τοῦ βίου. Ἰράπεζα γὰρ ἀνειμένη, ἐσθὴς πολυτελεστέρα * οἰχέται πρὸς τὸ φαιδρότερον Ζξηλλαγμένοι τῷ σχήµατι, κόλαχες, συµπόται" χηφῆνες» οἴκων µυρίο. Ὡς δὲ τὰ μὲν χρήματα ὑποῤῥεῖ, 6 δὲ χρόνος προϊὼν τοὺς τόχους
faire produire ton argent. Ne sais-tu donc pas que tu grossis le nombre de tes péchés plus que ces profits que tu espères n’accroïtront ta fortune? -
Quant à l’emprunteur, placé dans le plus cruel embarras, lorsqu'il songe à sa pauvreté, il désespère de pouvoir rendre; mais lorsqu'il voit la nécessité qui le presse, il s’enhardit à demander. Enfin, il a eédé à la contrainte du besoin; et l’usurier l’enchatne par contrats et par cautions.
IL. Une fois l’argent reçu, l'emprunteur se montre d’abord rayonnant de joie; il brille d’un éclat étranger; le changement de ses habitudes est le symptôme de son mal. Sa table est recherchée, ses vêtements deviennent plus somptueux; il a des serviteurs revêtus d’habits plus élégants, des flatteurs, des convives, tous ces frelons de nos maisons. Mais à mesure que l’argent s’en va et que le temps qui s’avance rapproche les intérêts, les nuits ne lui apportent plus le
γένηταί σοι évepyé. deviennent à toi productifs. Ἀγνοεῖς ποιούµενος Ignores-tu te-faisant (que tu te fais) πλειόνα προσθήχην une plus grande addition ταῖς ἁμαρτίαις aux péchés À ἐπινοῶν qu’imaginant (que tu n’imagines) cv αὔξησιν τῷ πλούτῳφ l'accroissement à ta richesse ἀπὸ τῶν τόχων ; d’après les intérêts ?
Καὶ ὁ μὲν ζητῶν Εἰ οε]υὶ à la vérité qui cherche τὸ δάνεισµα, l'emprunt, ἀπειλημμένος étant pris [ras, µέσος ἁμηχανίας, se-trouvant-au-milieu d’un embarὅταν μὲν ἀπίδῃ lorsque d'un côté il regarde πρὸς τὴν πενίαν, vers la pauvreté, ἀποχγινώσχει τὴν ἔκτισιν, désespère du payement, ὅταν δὲ lorsqu'il regarde d’un-autre-côté
πρὸς τὴν ἀνάγκην παροῦσαν, vers la nécessité présente, κατατολμᾷ τοῦ δανείσµατος. affronte l’emprunt.
Εἶτα ὁ μὲν ἠττήθη Puis l’un a été vaincu ὑποχύψας τῇ χρείᾳ’ s'étant abaissé-sous le besoin ; ὁ δὲ ἀπέρχεται mais l’autre s’en va ἀσφαλισάμενος αὐτὸν s'étant assuré de lut γραμμµατείοις χαὶ ἐχεγγύοις. par des écrits et des garanties.
IL Λαθὼν δὲ τὰ χρήματα, IT. Mais ayant recu les fonds, τὴν μὲν πρώτην pendant le premier commencement ἐστὶ λαμπρὸς ilest brillant (rayonnant) καὶ περιχαρὴς, οἱ tout-joyeux ,
yeyavwpévos ἄνθει ἀλλοτρίῳ, embelli d’une fleur étrangère,
ἐπισημαίνων , donnant-des-symptômes
th μεταδολῇ τοῦ βίον, par le changement de sa vie. [ἀ lui, Tparéta γὰρ ἀνειμένην Car une table relächée (délicate) est ἐσθὴς roluteleotépa® et des vêtements plus somptueux ; οἰχέται , des serviteurs
ἐξηλλαγμένοι τῷ σχήµατι changés par 48 tenue
πρὸς τὸ φαιδρότερον, en-vue-de l'apparence plus brillante, χόλαχες, συµπόται’ des flaitteurs, des convives;
µυρίοι xnpñvec οἴχων. dix-mille frelons de maisons.
Ὡς δὲ τὰ μὲν χρήµατα ὑποῤῥεῖ, Mais dès que les fonds s’écoulent,
ὁ δὲ χρόνος προϊὼν et que le temps s’avançant συµπροάχει ἑαυτῷ porte-en-avant-avec lui-même
τοὺς τόχους, ‘les intérêts,
16 ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ TON TOKIZONTON.
ἑαυτῷ συµπροάχει, οὗ νύχτες ἐχείνῳ ἀνάπαυσιν φέρουσιν, οὐχ. ἡμέρα φαιδρὰ, οὐχ ἥλιος τερπνὸς, ἀλλὰ δυσχεραίνει τὸν βίον, μισεῖ τὰς ἡμέρας πρὸς τὴν προθεσµίαν ἐπειγομένας, φοξεῖται τοὺς μῆνας! ὡς τόχων πατέρας. Kèv καθεύδῃ , ἐνύπνιον βλέπει τὸν δανειστὴν, κακὸν ὄναρ, τῇ κεφαλῇ, παριστάµενον + χἂν χρηγαρῇ, ἔννοια αὐτῷ καὶ φροντὶς ὁ τόχος ἔστί. Δανειστοῦ, Φησὶ, καὶ χρεωφειλέτου ἀπαντησάντων ἀλλήλοις, ἐπισκοπὰν ἀμφοτέρων ποιεῖται ὁ Κύριος". “Ὁ μὲν ὥσπερ κύων ἐπιτρέχει τῇ ἄγρα" 6 δὲ ὥσπερ ἔτοιμον θήραμα καταπτήσσει τὴν συν-τυχίαν. ᾿Αφαιρεῖται γὰρ αὐτοῦ τὴν παῤῥησίαν τὸ πένεσθαι. ᾽Αμϕοτέροις À ψῆφος" ἐπὶ δακτύλων, τοῦ μὲν χαίροντος ἐπὶ τῇ αἰξήσει τῶν τόκων , τοῦ δὲ στενάζοντος ἐπὶ τῇ προσθήκῃ τῶν συμφορῶν.
repos, le jour n'a plus pour lui d'éclat, le soleil de charme, mais il prend la vie en dégoût: il ait les jours, parce qu’ils le poussent vers l'échéance; il redoute les mois, parce qu'ils engendrent les intérêts. S'il dort, il voit (le triste songe !) l'usurier assis à on chevet; s'il veille, la dette est sa pensée, son souci, « Le pauvre et le créancier se sont rencontrés, dit l'Écriture : le Seigneur est celui qui éclaire lun et l’autre. » L'un, comme un chien, bondit sur sa proie ; l'autre, victime toute prête, redoute la rencontre, Car la pauvreté lui ôte sa libre parole. Tous deux ont le doigt sur les jetons. L'un se réjouit de veir erottre les intérêts; l’autre gémit de voir augmenter ses
malheurs.
Bois de l'eau de ta citerne; c'est-à-dire cherche des ressources qui
νύχτες OÙ φέρονσιν ἀνάπανσιν
ἐχείνῳ, ἡμέρα οὐ φαιδρὰ, Όλιος OÙ τερπνὸς,
Δανειστοῦ xai χρεωφειλέτου ἀπαντησάντων ἀλλήλοις,
TOUTÉOTL,
les nuits n'apportent pas le repos
à celui-là,
le jour n’est pas brillant pour lui, le soleil n'est pas réjouissant,
‘mais il supporte-impatiemment la
il hait les jours [vie, qui se hâtent vers l’échéance, il redoute les mois comme étant pères des intérêts.
Et s’il dort, il voit en-songe le préteur, mauvaise vision, se tenant-auprès de sa tête; et s’il veille, l'intérêt est à lui pensée et souci.
Un préteur et un débiteur s’étant rencontrés l’un l’autre, le Seigneur, dit Sa/omon, fait la visite des deux.
L'un comme un chien court-sur la proie; l’autre comme une proie toute-prête redoute la rencontre. Car le être-pauvre (la pauvreté) enlève à lui la liberté-de-langage.
Le caillou est aux deux au-bout-des doigts, l’un se réjouissant au sujet de l’augmentation des intérêts, l’autre gémissant au-sujet-de l’accroissement des infortunes, Bois des eaux tirées de tes citernes ; c'est-à-dire, examine-de-tous-côtés les ressources qui te sont prepres,
18 ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ TON ΤΟΚΙΖΟΝΤΩΝ.
ἐφορμὰς περισχόπει, MA ëx’ ἀλλοτρίας :πηγὰς βάδιζε,
MA βάδιζε ἐπ᾽ ἀλλοτρίας θύρας. Φρέαρ γὰρ, τῷ ὄντε, στενὸν τὸ ἀλλότριον". Βέλτιον ταῖς κατὰ μικρὸν ἐπινοίαις τὴν χρείαν παραμυθήσασθαι, À ἀθράως ἐπαρθέντα τοῖς ἀλλοτρίοις, ὕστερον πάντων ὁμοῦ τῶν προσόντων ἀπογυμνοῦσθαι,
Εἰ μὲν οὖν ἔχεις ὅθεν ἀποδῷς , τί οὐχὶ τὴν παροῦσαν ἔνδειαν ἐκ τούτων τῶν ἀφορμῶν διαλύεις; Et δὲ ἀπορεῖς πρὸς τὴν
ἔχτισιν, xaxdv κακῷ θεραπεύεις. M δέξη πολιορχοῦντά σε
t’appartiennent; ne va pas à la fontaine d’autrui, mais puise dans ton propre réservoir ce qui peut adoucir ton existence. Tu as des outils, une garde-robe, une bête de somme, des meubles de toute sorte? Vends tout cela, résigne-toi à perdre tout, sauf ta liberté. Mais, dis-tu, [αἱ honte de faire une vente à la criée. Que sera-ce donc un peu plus tard, quand un étranger enlèvera de ta maison tous les objets qui t'appartiennent , les vendra à l’encan, et les laissera sous tes yeux à vil prix ?
Ne va pas frapper à la porte d'autrui; le puits étranger est étroit. Il vaut mieux adoucir ta pauvreté par les ressources que tu ‘imagineras chaque jour, que de faire tout d’un coup le grand avec le bien d’autrul, et d’être ensuite dépouillé de tout ce que tu possèdes,
Si tu as de quoi payer, pourquoi ne pas employer cet argent à te tirer de ta gêne présente? Si tu ne vois pas comment tu pourras rendre, tu veux guérir un mal par un autre mal. Ne reçois pas cet
HOMÉLIE DE SAINT BASILE CONTRE LES USURIERS. 19 μὴ βάδιζε ἐπὶ πηγὰς ἀλλοτρίας, ne va pas vers dessourees étrangères,
Ti οὖν
Ma βάδιζε ἑπὶ θύρας ἀλλατρίας.
Et μὲν οὖν ἔχεις ὅθεν ἀποδῷς, τί οὐχὶ διαλύεις τὴν ἔνδειαν παρόῦ σαν
Et δὲ ἀπορεῖς πρὸς τὴν ἔχτισιν, θεραπεύεις
mais rassemble pour toi-méme
de fontaines qui fe soient propres les adoucissements de la vie.
As-tu des outils,
une garde-robe, une bête-de-somme, des meubles de-toute-sorte ?
‘Vends ces objets ;
accepte d'abandonner toutes choses, excepté ta liberté. :
‘Mais, dit-il, [(ces objets).
j'ai-honte de vendre-à-l’encan eux Que diras-tu donc
de ce que peu après
un autre fera-porter-dehors eux,
et vendra-à-la-criée les objets tiens, et devant:tes yeux
fera-marché
cédant-à-vil-prix eux?
Ne-va pas à des pertes étrangères.
Car en réalité le puits étranger est étroit.
El est meilleur
de consoler (adoucir) le besoin
par les imaginations
qui viennent peu à peu,
que ayant été exalté soudain
par les ressources étrangères, d’être dépouillé plus tard [propre des ressources qui appartiennent en toutes à la fois.
Si donc tu as des fonds [térêts), d’où tu puisses rendre (payer des inpourquoi ne dissipes-tu pas le besoin présent à l’aide de ces ressources ?
Mais si tu es-dans-l’embarras pour le payement,
tu soignes (veux guérir)
un mal par un mal.
90 ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ ΤΩΝ TOKIZONTON.
δανειστήν . MA ἀνάσχῃ ὥσπερ ἄλλο τι θήραμα. ἀναζητεῖσθαι καὶ ἐξιχνεύεσθαι. Ἡ εὔδους ἀρχὴ τὸ δανείζεσθαι, ἀχαριστίας ἀφοομὴ, ἀγνωμοσύνης, ἐπιορχίας. Ἄλλα ῥήματα τοῦ δανειζομένου, χαὶ ἄλλα τοῦ ἀπαιτουμένου . Ἐΐθε σοι μὴ ἀπήντησα τότε! ἤδη ἂν eboov τὰς ἀφορμὰς πρὸς τὴν ἀπαλλαγὴν τῆς ἀνάγκης. Οὐχὶ δὲ ἄκοντός µου ἐνέθαλες τῇ χειρὶ τὰ χρήματα; Ὑπόχαλχον δέ σου τὸ ypuoiov, καὶ παρακεχομµένον τὸ νόμισμα.
Etre οὖν φίλος à δανείζων, μὴ ζημιωθῃς αὐτοῦ τὴν φιλίαν ” εἴτε ἐχθρὸς, μὴ γένη τῷ δυσμενεῖ ὑποχείριος. Μικρὸν ἐγχαλλωπισάμενος τοῖς ἀλλοτρίοις, ὕστερν καὶ τῶν πατρῴων ἑκστήση. Πένης εἶ νῶν , ἀλλ᾽ ἐλεύθερος. Δανεισάμενος δὲ, οὔτε πλουτήσεις, καὶ τὴν ἐλευθερίαν ἀφαιρεθήση . Δοῦλος τοῦ
usurier qui t’assiége. Ne te laisse pas rechercher et suivre à la piste comme un véritable gibier. L’emprunt amène avec lui le mensonge, et à sa suite l'ingratitude, la folie, le parjure. On tient un autre langage quand on veut emprunter, et un autre quand il s’agit de rendre. « Piût au ciel que je ne t’eusse point rencontré alors! j’aurais déjà trouvé de quoi sortir de ma détresse. Ne m'’as-tu pas mis malgré moi l’argent dans la main? Ton or était moitié cuivre, et tes pièces falsifiées. »
Si donc le prêteur est ton ami, ne t’expose pas à perdre son amitié ; s’il est ton ennemi, ne te mets pas entre les mains d'un homme qui te veut du mal. Quand tu te seras pavané quelque temps avec l'argent d'autrui, on finira par te jeter hors de ton patrimoine. Aujourd’hui tu es pauvre , mais libre. Si tu empruntes, tu ne seras pas riche, et tu perdras ta liberté. L’emprunteur est l’esclave du prêteur, esclave
MA ἀνάσχῃ ἀναζητεῖσθαι
&popuà ἀχαριστίας.
LA TÔ νόμισμα παρακεχομµένον.
N’accueille pas
l’usurier qui assiége toi.
Ne supporte pas d’être recherché
et d’être suivi-à-la-piste
comme quelque autre gibier.
Le emprunter
est un principe de mensonge,
un point-de-départ d’ingratitude,
de sottise, de parjure.
Autres sont les paroles
de celui qui emprunte,
et autres [on réclame).
celles de celui qui est réclamé (à qui
Piôt-au-ciel que
je n’eusse pas rencontré toi alors!
déjà j’aurais trouvé {98 ressources
pour l’éloignement
de la nécessité.
Et n’as-tu pas mis les fonds
dans la main de moi ne-voulant-pas ?
Mais l’or de toi
était mélangé-de-cuivre,
etta monnaie mal-frappée (falsifiée).
Si donc ceiui qui prête
est ton ami,
ne te frustre pas de l'amitié de lui;
s’il est ton ennemi,
ne deviens pas
placé-sous-la-main (dépendant)
de celui quies{malveiilant pour (οἱ,
T'étant paré un peu de temps
des biens d’-autrui,
plus tard tu te trouveras-hors
aussi des biens paternels.
Tu es pauvre maintenant,
mais libre.
Or ayant emprunté,
et tu ne seras-pas-riche,
et tu seras dépouillé de ta liberté.
Celui qui a emprunté
δεδανεικότος 6 δανεισάµενος, καὶ δοῦλος μισθοφόρος ἁπαραίτητον φέρων τὴν λειτουργίαν. Οἱ χύνες λαμθάνοντες ἡμεροῦνται * 6 δὲ δανειστὴς λαμθάνων προσερεθίζεται. Οὐ γὰρ παύεται ὑλακτῶν, ἀλλὰ τὸ πλέον ἐπιζητεῖ. ᾿Εὰν ὀμνύῃς, οὗ πιστεύει ἐρευνᾶ τὰ ἔνδον, τὰ συναλλάγµατά σου πολυπραγμονεῖ. ᾿Εὰν προΐης τοῦ δωματίου, ἕλχει πρὸς ἑαυτὸν καὶ χατασύρει΄ ἐὰν ἔνδον σεαυτὸν καταχρύψης, ἐφέστηχε τῇ οἶχίᾳ καὶ θυροκρουστεῖ. Ἐπὶ γαμετῆς! καταισχύνει, ἐπὶ φίλων καθυθρίζει, êv ταῖς ἀγοραῖς ἄγχει καχὸν συνάντηµα ἑορτῆς, ἀθίωτόν σοι χατα» σχευάζει τὸν βίον. ᾽Αλλὰ µεγάλη, φησὶν, À ἀνάγχη, καὶ οὖδεὶς πόρος χρημάτων ἕτερος. Τί οὖν τὸ ὄφελος ἐκ τοῦ τὴν σήμερον ὑπερθέσθαι; ἩἨάλιν γὰρ fer σοι À πενία ὥσπερ ἀγαθὸς δρομεὺς ᾶ, καὶ. À αὐτὴ ἀνάγχη μετὰ προσθήχης παρέσται. Τὸ γὰρ δάνος οὐκ ἀπαλλαγὴν παντελή, ἀλλὰ μικρὰν ἀναθολὴν τῆς
mercenaire qui doit un tribut forcé. Le chien s’apaise quand on lui donne; ce qu’on donne à l’usurier ne fait que l'irriter. Il ne cesse pas d’aboyer, il lui faut toujours davantage. Tu as beau jurer, il ne te croit pas; il fouille ton intérieur, il s'occupe curieusement de tes affaires. Si tu sors de ta maison, il t’attire, il t’entraine à Jui : si tu te caches chez toi, il assiége ton logis et frappe à ta porte. I t’injurie devant ta femme , il t’'insulte devant tes amis, il te prend à la gorge sur la place publique ; il attriste tes jours de fête; il te rend la vie insupportable. La nécessité qui me presse est bien grande, dis-to, et je ne vois que ce moyen de me procurer de l’argent. Mais que te sert ce délai d’un jour P Bientôt la pauvreté viendra fondre sur toi comme un coureur agile, et la même nécessité, plus impérieuse, sera devant tes yeux, ας l'argent emprunté n'écarte: pas pour toujours l'indigence, il ne fàit que différer un moment ses atteintes. Endurons
Où γὰρ παύεται ὑλακτῶνν ἀλλὰ ἐπιζητεῖ τὸ πλέον, Εὰν ὀμνύφς, où πιστεύει" ἐρευνᾷ
Ί( οὖν τὸ ὄφελος Ex τοῦ ὑπερθέσθαι τὴν σήµερον ;
Ἡ πενία γὰρ fée: πάλιν,σοι
est esclave de celui qui a prêté,
et esclave mercenaire
portant le service
inévitable,
Les chiens s’adoucissent
recevant (quand on leur donne); mais l’usurier recevant
est excité-plus-encore.
Garil ne cesse pasaboyant (d’aboyer), mais il recherche davantage,
Si tu jures, il ne croit pas:
il fouille
les choses qui sont à-l'intérieur,
il s’occupe
des transactions de toi.
Si tu sors de ta maison,
il f’attire et t’entratne
vers lui-même ;
sl tu caches toi-même au dedans, il se tient-auprès-de la maison
et frappe-àla-porte.
Ἡ te fait-rougir devant ta femme,
il f’insulte devant fes amis,
il te prend-à-là-gorge sur les places; il rend à toi mauvaise
la conjoncture d’une fête,
tite rend la vie impossible-à-vivre.
Mais, dit l’emprunteur,
la nécessité est grande, [fonds.
εἰτί ny a aucun autre expédient de Quelle est donc l'utilité qui résulte du avoir différé
le jour d'aujourd'hui 2 [toi Gar la pauvreté viendra de nouveau à comme un bon coureur,
et la même nécessité sergrprésonte.
avec accroissement,
Car l’emprunt procure
non:pas un affranchissement'absoiu, mais un.netit. retardement:
24 ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ TON ΤΟΚΙΖΟΝΤΩΝ.
dunyaviac παρέχεται. Σήµερον πάθωµεν τὰ ἐκ τῆς ἐνδείας δυσχερ, χαὶ μὴ ἀποτιθώμεθα εἰς τὴν αὗριον. MA δανεισά-µενος μὲν, ὁμοίως ἔσῃ πένης χαὶ σήμερον χαὶ πρὸς τὸ ἐφεξῃς * δανεισάµενος δὲ, χαλεπώτερον ἐκτρυχωθήση, τοῦ τόχου τὴν πενίαν προσεπιτείναντος . Καὶ νῦν μὲν οὐδεὶς ἐγκαλεῖ σοι πτω-χεύοντι" ἀχούσιον γὰρ τὸ χαχόν * Éav δὲ τόχοις ὑπεύθυνος ἧς, οὖκ ἔστιν ὅστις οὗ µέμψεταί σου τῇ ἀθουλίᾳ .
ΠΙ. M οὖν πρὸς τοῖς ἀχουσίοις χαχοῖς ἔτι χαὶ αὐθαίρετον χαχὸν ἐχ τῆς ἡμετέρας ἀνοίας ἐπισπασώμεθα. Νηπίας φρενὸς μὴ ἐκ τῶν παρόντων ἑαυτὸν περιστέλλειν, ἀλλ᾽ ἀδήλοις ἐλπίσιν ἐπιτρέψαντα, φαγερᾶς βλάθης καὶ ἀναντιῤῥήτου χατατολμᾶν. δη βούλευσαι πόθεν ἀποτίσες Ag” ὧν λαμθάνεις; Ἀλλ' οὐχ ἐξαρχεῖ xal πρὸς τὴν χρείαν καὶ πρὸς τὴν ἔχτισιν.
aujourd’hui les maux de la pauvreté , ne les réservons pas pour demain. Si tu n’empruntes pas, tu seras également pauvre aujourd’hui et dans l’avenir ; si tu empruntes, tes souffrances seront bien plus cruelles encore, quand les intérêts auront doublé ta misère. Personne aujourd’hui ne te reproche ton indigence ; c’est un mal involontaire : si tu t'obliges à payer des intérêts, qui pourra ne pas t’accuser de folie ?
ΠΠ. N'allons donc pas ajouter sottement un mal volontaire aux maux qui ne dépendent pas de notre volonté. Il faut être insensé, quand on peut se restreindre selon ses ressources, pour s’abandonner à d’incertaines espérances et affronter un dommage évident et inévitable. Déjà tu te demandes avec quoi tu payeras. Est-ce avec l'argent que tu reçois? Mais il ne peut suffire à la fois à tes besoins et au payement. Et si tu comptes encore les intérêts, comment cet
Ex τῆς ἑνδείας,
els τὴν αὔριον.
IL. Μ) οὖν ἐπισπασώμεθα πρὸς τοῖς χαχοῖς ἀχονσίοις χαὶ χαχὸν αὐθαίρετον ἐκ τῆς ἡμετέρας ἀνοίας.
de l’embarras.
Souffrons aujourd’hui
les choses fâcheuses
qui résultent de la gêne,
et ne les mettons-pas-en-réserve pour le jour de demain.
N'ayant pas emprunté à la vérité, tu seras également pauvre
et aujourd’hui
et pour le femps à-la-suite; mais ayant emprunté,
- tu seras consumé
d’une manière plus pénible, l'usure ayant rendu-plus-intense la pauvreté,
Et maintenant à la vérité nul
ne reproche à toi
étant (d’être)-pauvre :
car le mal est involontaire;
mais si tu es assujetti à des intérêts,
- Îl n’est personne qui ne blâmera pas
l’imprudence de toi.
III. Ne nous attirons donc pas outre les maux involontaires aussi un mal choisi-par-nous-mêmes résultant de notre déraison.
C’est le fait d’un esprit insensé, de ne pas restreindre soi-même d’après les ressources présentes, mais ayant confié soi-même à des espérances incertaines, d’affronter un dommage évident et incontestable.
Déjà tu délibères d’où (avec quoi) tu payeras.
Est-ce de (avec) ce que tu reçois ?
Mais cela ne suffit pas et pour le besoin et pour le payement.
Mais si donc tu calcules
96 BASIAEIOY ΟΜΙΔΙΑ ΚΑΤΑ ΤΩΝ TOKIZONTON.
τοσοῦτον πολυπλασιασθήσεται, ὥστε idla µέν σου θεραπεύειν τὴν χρείαν, ἰδίᾳ δὲ ἐκπληροῦν τὸ χεφάλαιον ; ἔξωθεν δὲ χαὶ τόχους ἀπογεννᾶν ; ᾽Αλλ᾽ οὐκ ἐξ ὧν λαµθάνεις ἀποδώσεις τὸ δάνειον. Ἑτέρωθεν δέ; ᾿ Εχείνας οὖν ἀναμένωμεν τὰς ἐλπίδας, ἐχεῖνοι μετὰ τῆς τροφῆς τὸ ἄγκιστρον καταπίνουσι, οὕτω χαὶ ἡμεῖς διὰ τὰ χρήματα τοῖς τόκοις περιπειρόµεθα . Οὐδεμίαν αἰσχύνην τὸ πένεσθαι προξενεῖ. Τί οὖν τὰ ἐχ τοῦ ὀφείλειν ὀνείδη ἑαυτοῖς προστιθέµεθα; Οὗδεὶς τραῦμα τραύματι θεραπεύει, οὐδὲ καχῷ τὸ χαχὸν ἰδται, οὐδὲ πενίαν τόχοις ἐπανορθοῦται. Πλούσιος ef ; Μὴ δανείζου. Πένης El; MA δανείζουν. Ei μὲν γὰρ εὐπορεῖς, où χρήδεις δανείσµατος᾽ εἰ δὲ οὐδὲν ἔχεις, οὖκ
argent se multiplierait-il assez pour te donner ce dont tu as besoin, pour reconstituer le capital et pour produire encore les intérêts ? Mais ce n’est pas avec ce que tu reçois que tu acquitteras ta dette. Avec quoi donc? Attendons que ces espérances se réalisent, et ne courons pas comme le poisson après l’amorce. Car, de roême que le poisson avale l’hameçon avec l’appât, de même l'argent qu’on nous prête entraine avec soi les intérêts. La pauvreté n’est pas un oppro- Ότο, Pourquoi nous attirer toutes ces hontes qui suivent les dettes ? Nul ne traite une blessure par une blessure, nul ne guérit ue mai par un mal, nul ne remédie à la pauvreté par des intérêts.
Es-tu riche? N’emprunte pas. Estu pauvre? N'emprunte pas. Si tu es riche, tu n’as pas besoin d'emprunter; si tu n’as rien, tu ne
TL οὖν προστιθέµεθα ἑαυτοῖς νὰ ὀνείδη |
aussi les intérêts, d’où (camment) les fonds seront-ils multipliés jusqu’à tant (tellement), [rité demanière que en particalier à la véremédier au besoin de toi, et en particulier compléter le capital, et en dehors de cela (en autre) engendrer encore des intérêts ?
Maistu rendras, dis-tu, la somme-empruntée non de (avec) ce que tu reçois.
Mais de-quelle-autre-part (avec quoi)?
Âttendons donc la réalisation de ces espérauces-là, et n’allons pas, comme les poissons, vers l’amorce.
Car comme ceux-là avalent l’hamecon avec la nourriture, ainsi nous au-moyen-de l’argent nous sommes percés-d'outre-en-oupar les intérêts. [tre Le être-pauvre (la pauvreté) ne procure aucune homte. [mêmes Pourquoi doncajoutons-nous à nousles opprobres qui résulient du devoir (des dettes) ?
Personne ne soigne une blessure par une blessure, ni ne guérit le mal par un mal, ni ne corrige la pauvreté par des intérêts,
Tu es riche ?
N'emprunte pas.
Tues pauvre? + N’emprunte pas.
Car si tu es-dans-l’aisance, tu n’as pas besoin d'emprunt ;
28 ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ ΟΜΙΛΙΑ ΚΑΤΑ TON TOKIZONTON.
/ / A νὰ 4 ο / ε ος. / μή ποτε µαχαρισης τὰς πρὸ των τόχων ΌΆμερας. Ενι FOUTU)
διαφέροµεν τῶν πλουτούντων of πένητες, τῃ dueptuvia. Καὶ χαταγελῶμεν αὐτῶν ἀγρυπνούντων , αὐτοὶ χαθεύδοντες * χαὶ τῶν συνεστώτων ἀεὶ καὶ φροντιζόντων, αὐτοὶ ἀφροντιστοῦντες χαὶ ἀνειμένοι .
O μέντοι ὀφείλων xal πένης ἐστὶ χαὶ πολυµέριµνος ' ἄθπνος νύχτωρ, ἀθπνος μεθ) ἡμέραν, σύννους πάντα τὸν χρόνον νῦν μὲν τὴν ἑαυτοῦ οὐσίαν ἀποτιμώμενος, νῦν δὲ τὰς οἰχίας τὰς πολυτελεῖς, τοὺς ἀγροὺς τῶν πλουσίων , τὰς ἐσθῆτας τῶν ἔντυγχανάντων, τὰ σχεύη τῶν ἑστιώντων . Ei ταῦτα ἐμὰ ἦν, φησὶν, ἀπεδιδόμην τόσου xal τόσου, χαὶ ἁπηλλασσόμην τοῦ τόχου. Ταῦτα αὐτοῦ καὶ νύχτωρ ἐγκαθέζεται τῇ καρδία , καὶ μεθ ᾽ ἡμέβαν τὰς ἐννοίας χατείληφεν . ᾿Εὰν τὴν θύραν πατάξη τις, 6 χρεώστης ὑπὸ τὴν χλίνην 1, Σφοδρῶς εἰσέδραμέ τις" τοῦ δὲ
pourras pas payer ta dette. Ne livre pas ta vie au repentir; tu les trouverals tôt ou tard bien heureux, ces jours où tu ne payais point d'intérêts. Nous autres pauvres, nous ne l’emportons sur les riches qu’en un seul point, c’est que nous n’avons pas de soucis. Nous rions de les voir veiller, nous qui dormons si bien ; nous rions de ces fronts plissés et soucieux , nous qui sommes sans inquiétude et sans rides.
Celui qui doit est à la fois pauvre et rongé de soucis , ne dormant pas la nuit, ne dormant pas le jour, sans cesse préoccupé; évaluant tantôt son propre bien, tantôt les maisons somptueuses et les terres des riches , les habits de ceux qu’il rencontre, la vaisselle de ceux qui le reçoivent à leur table. Si tout cela était à moi, se dit-il, je le vendrais tel ou tel prix, et je me débarrasserais de ma dette. Voilà ce qui remplit son cœur pendant la nuit, ce qui occupe sa pensée -pendant le jour. Si l’on heurte à la porte, vite le débiteur sous le lit
alé |
ei δὲ ἔχεις οὐδὲν, οὐκ ἀποτίσεις τὸ δάνειον.
MA δῷς τὸν βιὸν σεαυτοῦ El ὑστεροθουλίαν, µή ποτε μαχαρίσης τὰς ημέρας πρὸ τῶν τόχων Οἱ πένητες διαφέροµεν τούτῳ ἑνὶ τῶν πλουτούντων, τῇ ἀμεριμνία.
Fi ταῦτα ἦν ἐμὰ, φησὶν,
Ti; εἰσέδραμε
mais si tu n’as rien, tu ne payeras pas l’argent-emprunté.
Ne livre pas la vie de toi-même à la réflexion-tardive (au repentir), de peur qu’enfin tu ne trouves-heureux les jours écoulés avant les intérêts.
Nous les pauvres [unique nous l’emportons par cette chose sur ceux qui sont-riches, l’exemption-de-soucis.
Et nous rions d’eux veillant, dormant nous-mêmes ; etnousrions des hommes contractés et réfléchissant toujours, nous-mêmes étant-sans-soucis et détendus (déridés).
Or celui qui doit est et pauvre et plein-de-soucis; privé-de-sommeil pendant-la-nuit, privé-de-sommeil pendant le jour, soucieux durant tout le temps; tantôt évaluant le bien de lui-même, et tantôt les maisons somptueuses, les champs des riches, | les habits de ceux qui se rencontrent, les meubles de ceux qui {ui donnent-un-repas.
Si ces choses étaient miennes, dit-il, je ies vendrais tant et tant, et je me débarrasserais de l’intérèt, Ces objets et pendant-la-nuit sont établis-dans le cœur de lui, et pendant le jour ont occupé (occupent) ses pensées.
Si quelqu'un a frappé à la porte, le débiteur se fourre sous le lit.
Quelqu'un est entré-en-courant
30 BAZIAEIOY ΟΜΙΔΙΑ ΚΑΤΑ ΤΩΝ ΤΟΚΙΖΟΝΤΩΝ.
M µόνον λαμθάνοντα σεαυτὸν ἐννόει, ἀλλὰ καὶ ἀπαιτούμενου. Τί πολυτόχῳ θηρίῳ σεαυτὸν παραζευγνύεις; Τοὺς λαγωούς" φασι χαὶ τίχτειν ὁμοῦ καὶ τρέφειν καὶ ἐπικυΐσκεσθαι. Καὶ τοῖς τοχογλύφοις τὰ χρήματα ὁμοῦ δανείζεται καὶ γεννᾶται καὶ ὃποφύεται. Οὕπω γὰρ ἐδέξω ec χεῖρας, χαὶ τοῦ παρόντος μηνὸς ἀπητήθης τὴν ἐργασίαν. Καὶ τοῦτο πάλιν δανεισθὲν ἕτερον καχὸν ἐξέθρεψε, χἀχεῖνο ἕτερον, καὶ τὸ χαχὸν εἷς ἄπειρον.
Si quelqe’on entre brusquement, son cœur bat zussitôt. Le chien aboie : il est inondé de sueur, il entre dans des transes mortelles, il cherche par où fuir. Quand l’échéance approche, il pense au messonge qu’il fera, au prétexte qu’il forgera pour éluder son créancier. Ne te représente pas seutement te moment où tu reçois, mais encore celui où l’on te réclame. Pourquoi t’enchainer à ce monstre si fécond ? On dit que la femelle du lièvre enfante, nourrit et conçait dans le même temps. De même l'argent de l’usurier est prêté, est produit et croît tout à la fois. Tu ne l'as pas encore en tes mains, que déjà l’on t’a demandé l'intérêt du premier mois. Cet intérét prêté à son tour engendre un autre fléau, et ainsi jusqu’à l'infini. C’est pour cette raison que eette forme de l’avarice a reçu le nom qu'elle porte ; il lui a été donné, selon moi, à cause des maux sans nombre qu'elle enfante. D'où, en effet, pourrait-il lui venir ? Peut-
Καὶ τοῦτο δανεισθὲν πάλιν ἐξέθρεψεν ἕτερον χαχὸν; καὶ éxsivo ἕτερον, χαὶ τὸ χακὸν εἷς ἄπειρον.
vivement ; alors le cœur de lui a battu.
Le chien aboie:
alors lui est baigné de sueur, et est possédé par l'angoisse, et examine-de-tous-côtés d’où {par οϐ) Η pourrait s’enfutr.
Quand l’échéance approche, fl réfléchit quoi il dira-en-mentant, quel prétexte ayant forgé il éludera l’usurier.
Considère toi-même non-seulement recevant, [des réclamations).
mais encore étant réclamé(enteadant Pourquoi attaches-tu toi-même à un animal εἰ fécond ?
On dit les lièvres et enfanter et nourrir leurs petits etconcevoir-de-nouveau tout-à-la-fois. | Aussi pour les usuriers les fonds sont prêtés et sont engendrés et-croissent tout-à-la-fois.
Car tu ne les as pas encore reçus dans fes mains, ettu asété réclamé (on t’a réclamé) le produit du mois présent.
Et cet argent prêté à-son-tour a entretenu un autre mal, et celui-là un autre, et le mal va à l'infini.
Pour cela aussi cette forme de la cupidité a été jugée-digne de cette appellation.
Car elle a été appelée τόχος, comme je crois, à cause de la fécondité de ce mal.
32 ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ ΟΜΙΛΙΑ ΚΑΤΑ TON TOKIZONTON.
λέγεται διὰ τὰς ὠδίνας καὶ λύπας ἃς ἐμποιεῖν ταῖς ψυχαῖς τῶν δανεισαµένων πέφυκεν. “Ὡς γὰρ À DO τῇ τικτούσγ, οὕτως À προθεσµία τῷ ὑπόχρεῳ παρίσταται. Ἰόχος ἐπὶ τόκῳ , πονηρῶν γονέων πονηρὸν ἔχγονον. Ταῦτα λεγέσθω γεννήµατα ἐχιδνῶν, τὰ τῶν τόχων ἀποχυήματα, Τὰς ἐχίδνας λέγουσι τὴν Ὑαστέρα τῆς μητρὸς διεσθιούσας τίχτεσθαιῖ΄ καὶ οἱ τόχοι τοὺς οἴχους τῶν ὀφειλόντων ἐχφαγόντες ἀπογεννῶνται. ‘Ta σπέρματα χρόνῳ φύεται, καὶ τὰ ζῶα χρόνῳ τελεσφορεῖται' ὅ δὲ τόχος σήμερον γευνᾶται, χαὶ σήμερον τοῦ τίχτειν ἄρχεται. Τῶν ζώων τὰ ταχὺ τίκτοντα ταχὺ τοῦ γεννᾶν παύεται’ τὰ δὲ χρήματα, ταχεῖαν λαμθάνοντα τοῦ πλεονασμοῦ τὴν ἀρχὴν, ἀτέλεστον ἐπιδέχεται
τὴν ic τὸ πλεῖον προσθήκην. Τῶν αὐξανομένων ἕχαστον, ἔπει-
être aussi ce nom rappelle-t-il les douleurs de cet enfantement véritable que l’usure fait connaître à l’âme de l’emprunteur. Car l'échéance est pour le débiteur ce qu'est la douleur de l’enfantement pour là mère, L'intérêt s'ajoute à l'intérêt, fruit pervers de parents pervers. C'est à ces produits de l’usure qu'on peut appliquer le nom d’enfants de vipères. On dit que les vipères viennent au jour en dévorant le sein de leur mère; les intérêts naissent aussi en dévorant ]ὰ maison du débiteur. Les semences poussent avec le temps; avec le temps les animaux prennent leur croissance ; mais l'intérêt naît aujourd'hui, et dès aujourd’hui commence à produire. Les animaux qui enfantent de bonne heure cessent de bonne heure de concevoir; mais les capitaux commencent de bonne heure à se multi-
plier, et ils peuvent s’augmenter ainsi sans limites. Tout ce qui a
EXYOVOV πονηρὸν
χαὶ ἄρχεται σήμερον τοῦ TÉKTELV.
Car d’où ailleurs aurait-elle tiré ce Ou peut-être τόχος est-il dit [nom ?
à cause des douleurs-d’enfantement et des afflictions [âmes qu’elle est née pour créer-dans les de ceux qui ont emprunté.
Car de-même-que
la douleur-de-l’enfantement
se présente à celle qui enfante, ainsi l'échéance se présente [dette. à celui qui-est-sous-le-coup-d’une- Intérêt sur intérêt,
produit pervers
de parents pervers.
Que ces enfantements,
les enfantements des intérêts, soient dits enfantements de vipères, On dit les vipères être enfantées
en dévorant
le ventre de la mère.
Aussi les intérêts sont engendrés ayant dévoré les maisons
de ceux qui doivent.
Les semences
poussent avec le temps,
et les animaux
sont menés-a-terme avec le temps ; mais l'intérêt
est engendré aujourd’hui,
et commence atijourd’huiäenfanter, Ceux des animaux
qui enfantent de-bonne-heure cessent de- bonne-heure d’engenmais les capitaux, [drer; prenant le commencement
de la multiplication
prompt {de bonne heure),
reçoivent l’addition
s’életant à la somme plus grande judéfinie (indéfiniment).
34 ΒΑΣΙΛΕΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ ΤΩΝ TOKIZONTON.
ἓχν πρὸς τὸ οἰχεῖον ἀφίχηται μέγεθος , τῆς αὐξήσεως ἵσταται τὸ δὲ τῶν πλεονεχτῶν ἀργύριον τῷ χρόνῳ παντὶ συμπαραύξεται. Ta ζῶα, παραδόντα τοῖς ἐχγόνοις τὸ τίχτειν, αὐτὰ τῆς αυήσεως παύεται τὰ δὲ τῶν δανειστῶν ἀργύρια καὶ τὰ ἐπιχινόμενα τίχτει, χαὶ τὰ ἀρχαῖα νεάζει. MA σύ γε εἷς πεῖραν.ἔλθοις τοῦ ἀλλοχότου τούτου θηρίου.
IV. Ἐλούθερον ὀρᾶς τὸν ἥλιον.. Τί φθονεῖς σεαυτῷ τῆς παῤῥησίας τοῦ βίου; Οὗὖδεὶς πύχτης οὕτω τὰς πληγὰς τοῦ ἀνταγωνιστοῦ ὑποφεύγει, ὡς ὁ δανεισάµενος τοῦ χρήστου» τὰς συντυχίας, πρὸς χίονας χαὶ τοίχους ἁδοσχιάζων τὴν χεφαλήν.
Πῶς οὖν διατραφῶ», φησίν; Ἔχεις χεῖρας, ἔχεις τέχνην’ μισθαρνοῦ , διακόνει΄ πολλαὶ ἐπίνοιαι τοῦ βίου, πολλαὶ ἆφορpat. ἈἉλλ) ἀδυνάτως ἔχεις; ΠἩροσαίτει παρὰ τῶν χεκτηµένων. AN αἰσχρὸν τὸ αἰτεῖν; Αἰσχρότερον μὲν οὖν τὸ δανεισάµενον
une croissance cesse de croître, une fois que la grandeur naturelle est atteinte; mais l’argent de l’avare croît toujours. Les animaux transmettent la fécondité à leurs petits, et la perdent alors euxmêmes; mais les écus de l’usurier en enfantent d’autres, et le vieux capital rajeunit. Ah! puisses-tu ne jamais connaître ce monstre étrange !
IV. Tu vois un soleil libre. Pourquoi t'envier à toi-même l’indépendance de ta vie? I1 n’y a pas d’athlète qui évite les coups de son adversaire comme le débiteur fuit la rencontre de son caéancier, cachant sa tête derrière les celonnes et les murs.
Comment ferai-je donc pour vivre? me dis-tu. Tu as des bras, tu as une industrie : sois mercenaire, serviteur; il y a mille moyens, mille occasions de gagner sa vie. Mais tu es incapable de travailler ?
πρὸς τὸ μέγεθος oixetov,