VIL. Καλοῦσι δὲ τὴν ἁμαρτίαν
ol προσαγορεύονσιν Εὐμενίδας,
au-sujet-de la naissance des enfants, comme ceux qui font-l’usuré sont charmés lies mois se remplissant.
VIH. Et ils appellent leur péché de noms magnifiques; nommant ce gain humain, | à l’imitation des Grecs, qui nomment Euménides, au lieu de l'appellation vraie, certaines divinités [res.
ennemies-des-hommes et sanguinai- Π {ce péché) est-il humain du moins?
N'est-ce pas en eftet la contribution de l'intérêt qui épuise les maisons, qui consume les richesses?
qui fait ceux nés bien (libres) vivre plus mal que les esclaves?
qui réjouit pour un temps petit dans les commencements, et qui rend amère la vie pour plus tard P Car comme les oiseaux ceux guettés par les oïseleurs se réjouissent, les grains étant éparpillés à eux, et se font ami et habituel le séjour celui dans ces lieux-là, dans lesquels la nourriture devient abondante à eux, et un peu plus tard ayant été retenus dans les piéges sont détruits; aivsi ceux qui reçoivent
38 - TPHEFOPIOY OMILAIA:KAFA'TEN :TOKIZONTAN. ᾿αθλάγον εὐπορήσαντες χβόνον; ὕστερον αὐτῆς τῆς πατρικῆς Écrta: ἐκπίπτουσιν. Ἔλεος δὲ ἐξοιχεῖ τῶν μιαρῶν χαὶ φιλαργύρων ψυχῶν, καὶ βλέποντες αὐτὴν τὴν οἰχίαν τοῦ-ὀφείλοντος ὤνεσν Ἄροχειμένην; οὐχ. ἐπικλῶνται,. ἀλλὰ καὶ μᾶλλον τὴν πρᾶσιν. χατεκείγουσιν, ἵνα θᾶττον τὸ χρυσίον ὑποδεξάμενοι , 'ἄλλον ' Άθλεον δανείσµατν-χαπαδήσωσιν '.κατὰ τοὺς σπουδαίους χαὶ- ἀπλήστους τῶν θηρευτῶν, 0, µίαν κοιλάδα τοῖς διπτύοις χυχλώσαντες, χαὶ «πάντα τὰ ἐν αὐτῇ σαγηνεύσαντες θηρία, πάλιν ἐπὶ. τὴν yeinevz φάραγγα, μεθιστᾶσι τὰς στάλυιας, καὶ ἀπ” ἐκείνης ἐπὶ τὴν” ἅλλην, χαὶ µέχρι ποσαύπου,:µέχρις ἂν τὰ ὄρη τῶν θηρφωκώτων χενώσωσιν. Ἠοίοις οὖν ὀφθαλμοῖς ὁ τοιοῦτος ἀναθλέπεις sis οὗpavôv ; Ηδςδὲ αἰτεῖς ἄφεσιν ἁμαρτήματος ; Hi τάχα ὑπ τόναισθησίας χαὶ τοῦτο λέγεις εὐχόμενος, ὅπερ ἐδίδαξεν ὅ Σωτὴρ; Ἄφες :ἡμᾶν τὰ ὀφειλήματα ἡμῶν, ὡς' καὶ ἡμεῖς ἄφήκαμεν τοῖς, ὀφαιλέ-
quelque temps dans l'aisance, mais se wiv-ensuite benmiiqu όστει paternel. La pitié n’habite point dans ces âmes criminelles et cupides; ils voient la maison même.de leur débiteur mise .en vente , et ne sont point attendris, nfais ils pressent sas relâche le -nsurehé, afin de recouvrer plus promptement leur or et d’enchaîner dans teurs liens un autre malheureux : 1els ces chasseurs actifs et insatiables qui entourent de leurs filets une vallée:tout entière οί ,. après avoir pris tout le gibier , transportent leurs toiles dans un autre valon, puis dans un. autre encore, jusqu’à ce qu'ils aient dépeuplé les montagnes. De quels yeux un-pareil homme peut-il regardes-le del? Commentose-t-il demander le pardon de ses fautes ? Ou n'est-ce pas par sottise qu'il ajoute à sa prière ces mots que nous a enseignés le Sauveur : Remettez-nous nes dettes comme nous-les remettons.-208!
HOMÉLAE. DFE SANT. GRÉGORE. CONTRE. LES .USURIERS. : 39 τὰ τῶν δανεισμάτων Évrexa, ceux des prêts qui-portent-intérét,
εὐπορήσαντες ayant été-dans-l’abondance + Arrow χρόνον, pondant un.petit teraps, ὕστερον ἐχπίπτουσι | plus tard sont déchus τῆς ἑστίας πατρικῆς αὐτῆς, ‘du foyer paternel lui-même. Ἔλεος δὲ ἐξοικεῖ Or-la pitié quitte τῶν ψυχῶν μιαρῶν ces Âmes scélérates καὶ φιλαῤγύρων, “etavides.d'argent, χαὶ βλέποντες τὴν οἰχίαν αὐτὴν .et-voyant la maison même τοῦ ὀφείλοντος de celui qui doit “προχειμόνην ὤνιον, vétant exposée en‘vente, οὐχ ÉTIXAGVTOL , dis ne sent pas fléchis, ἁλλὰ κατεπείγουσι τὴν πρᾶσιν mais ils pressent la vente τχοὶμᾶλλον, “æneore davantage, ἵνα ὑποδεξάμενοι τὸ χρνσίον afin qu’ayant reçu l’or ΜΦᾶπτον, plus vite, :χαταλήσωσι δαναίσµατι âls οηεἱναλησηί par un prêt ἆλλον ἆθλιον * un autre malheureux ; «πατὰ νοὺς σπουδαίαυς à-Pimitation des zékés
καὶ ἁπλήσταυς τῶν θηρευτῶν, et insatiables des chasseurs, ot, χυκλώσαντες τοῖς διχτύοις αυ, ayant enceint par les filets
µίαν χοιλάδα , une-seule vallée, Lai σαγηνεύσανκες “et ayant pris-dans-des-rets . παντὰ τὰ θηρία ἐν αὐτῇ» toutes les Ρόΐο5 qui sont dans cle, ΚάΧιν μεθιστᾶσι τὰς στάλωας de-nouveau font-passer les fourches dnt τὴν φάραγγα.Ἠείουα, dans le ravin voisin, . M ἀπὸ ἐχείνης.ἀπὶ φὴν ἄλχην, ‘et de celui-là .dans Fautre, Aul µέχρι τοσούτον, et jusqu’à autant, [montagnes μέχρις ἂν κενώσωσι τὰ ὄρη jusqu’à ce qu’ils aient dépeuplé les “Φῶν θηρενµάτων. des gibiers.
«Ποίοις οὖν ὀφθαλμοῖς ὁ εοιοῦτος: De quels yeusdenctoilételhomme, ἀναθλέπεις εἲς οὐρανόν:; regardes-tu vers le ciel ? Πῶς δὲ αἱτεῖς Et comment demandes-tu ἆφεσιν ἁμαρτήματος: remise du péché?
αἩπάχα εὐχόμενος On peut-être επ priant λέγχεις ὑπὸ ἀναισθηαίας . dis-tu.par sottise xai τοῦτον aussi ceci, 'ὅπερ ἐδίδαξεν ὅ Σωτὴρ, qu’a enseigné lé Sauveur, “ges ἡμῖν τὰ ὀφειλήματα ἡμῶν, :-Renrets-nousles dettes de nous,
ὡς χαὶ ἡμεῖς -C0INIME AUSSi Ώοιις
ταις ἡμῶν; *Q πόσοι διὰ τόχον ἀγχόνης ἤψαντο, χαὶ ῥεύμασι ποταμῶν ἑαυτοὺς ἐξέδωκαν, καὶ χουφότερον ἔκριναν τοῦ δανειστοῦ τὸν θάνατον, ἀφῆκαν δὲ παῖδας ὀρφανοὺς, χαχὴν μητρυιὰν ἔχοντας, τὴν πενίαν. Οἱ δὲ χρηστοὶ τοχογλύφοι οὐδὲ τότε τῆς ἐρήμου φείδονται οἰχίας , &\W ἕλκουσι τοὺς κληρονόμους, τάχα τὴν σχοῖνον µόνην τοῦ βρόχου χληρονομήσαύτας, καὶ χρυσίον ἆπαιταῦσιν τοὺς τὸν ἄρτον ἐξ ἐράνου ποριζοµένους * ὀνειδιζόμενοι δὲ, ὡς εἰκὸς, ἐπὶ τῷ θανάτῳ τοῦ χρεώστου, καί τινων πρὸς δνσωπίαν µεμνημένων τοῦ βρόχου, οὐδὲ ἐγκαλύπτονται πρὸς τὸ δρᾶμα, οὐδὲ πλήττονται τὴν ψυχήν’ ἀπὸ πιχρᾶς δὲ γνώμης λόvous λέγουσιν ἀναιδεῖς' Καὶ ἠθῶν ἀδίκημα τοῦτο ἡμετέρων, si ὁ καχοδαίµων xat ἀγνώμων ἐκεῖνος, μοχθηρᾶς γενέσεως λαχὼν,
mêmes à ceux qui nous dolvent? Oh ! combien de malheureux, grâce à l'usure , ont brisé leur cou dans un lacet! Combien se sont précipités dans le courant des fleuves, ont trouvé la mort plus douce que leur créancier, et ont laissé des enfants orphelins sous la tatelle d’une mauvaise marâtre, la pauvreté! Mais alors même ces honnêtes usuriers n’épargnent pas Ja maison déserte ; ils tourmentent des héritiers qui n’ont peut-être recueilli que la corde funeste, ils réclament de l'or à ceux qui ne trouvent que le pain de i’aumône; et quand on leur reproche (quoi de plus juste ? ) la mort du débiteur , quand pour les faire rougir on {eur rappelle ie lacet fatal, ils n’ont même pas honte de ce qu’ils ont fait, leur âme n’en est point émue, mais un sentiment cruel leur dicte d'impudentes paroles : C’est la faute de nos mœurs, si ce malheureux, cet insensé, né sous une mauvaise étoile, a été conduit par sa destinée à une mort violente. Car nos usuriers
τοὺς ποριζοµένους τὸν ἄρτον ἐξ épavou* ὀνειδιζόμενοι δὲ,
πρὸς τὸ pau,
TA ἀνάγκῃ τῆς εἱμαρμένης ἦχθη πρὸς θάνατον βίαιον.
pous les avons remises
aux débiteurs de nous?
Oh combien à-cause-de l’usure se sont suspendus à un lacet,
et ont abandonné eux-mêmes
à des courants de fleuves,
et ont jugé la mort
plus légère que le créancier,
et ont laissé des fils orphelins, ayant une mauvaise marûtre,
la pauvreté!
Mais les honnêtes usuriers
pas même alors n’épargnent
la maison déserte,
mais tiraillent les héritiers,
ayant hérité peut-être
de la corde seule du lacet,
et réclament de l'or
à ceux qui se procurent le pain .
par l’aumône ;
et éssuyant-des-reproches, comme ti est naturel,
au-sujet-de la mort du débiteur, et quelques-uns ο en-vue-de leur confusion faisant-mention du lacet,
ils ne se voilent même pas en-face-de l’action,
et ne sont pas frappés à l'âme; mais par-suite-d’un sentiment amer ils disent des discours impudents :
Et ceci est un tort -
de nos mœurs,
si cet homme au-mauvais-destin et insensé,
ayant eu-en-partage
une naissance funeste,
par la nécessité de la fatalité
a été conduit à une mort violente.
Et en effet aussi les usuriers
142 ΥΡΗΓΘΡΙΟΥ OMIAIA: κκρα” ταν TOKIZONTAN.
γὰρ χαὶ φιλοσοφόῦσιν of τὀχογλύφοι, χαὶ τῶν μαθηματαῶν Αἰχωππίων ! γίνονται. µαθηταὶ, ὅταν δεήση ὑπὲρ τῶν ἐναγῶν αὐτῶν,πράξεων καὶ τῶν φόνωκ ἀπολογήσασθαι.
VIII. Λεχτέον οὖν πρὸς ἕνα τῶν τοιούτων" Σὺ ἡ μοχθηρὰ γένεσις, σὺ ἡ.κακὴ τῶν. ἀατέρων ἀνάγχμ. .Εἱ γὰρ ἐπεχούφισας τὴν φροντίδα; χαὶ μέρος μὲν ἀφῆχας τοῦ χρέους, µέρος δὲ ἐκομίσυ μετὰ ἀνέσεως, οὐκ ἂν τὴν ἐπίμοχθον ζωὴν ἐμίσησεν, οὐδὲ αὗτὸς ἑαυτοῦ ἐγένετο δήµιως.. ἄ]οίοις ἄρα ὀφθαλμοῖς κατὰ τὸν. χαερὸν τῆς ἀναστάσεως”ὄψει' τὸν φονευθέντα; “Here γὰρ ἀμφότεροι πρὸς τὸ τοῦ Χριστοῦ βῆμα, ἔνθα οὐ τόχοι ψηφίζονται, ἀλλὰ βίοι χρίνονται.. Ti δὲ λέξεις ἐγχαλούμενος τῷ ἀδεχάστῳ χριτῇ, ὅταν σοι λέγηται' Elyes νόµον, προφήτας, εὐαγγελικὰ “παραγγέλµατα " πάντων ἤχουες ὁμοῦ βοώντων μιᾷ φωνῇ τὴν ἀγάπην, τὴν φιλανθρωπίαν ' χαὶ τῶν. μὲν λεγόντων,Οὖα ἐκποκιεῖς τῷ ἀδελφῷ
cout: τῶν δὲ, Τὸ ἀργύριον οὐκ ἔδωχεν ἐπὶ Toxov?- ἄλλων, ᾿ Εὰν
sent-phhosophes ;‘et ils-se-fonti les disciples des sstrelogues. 'É- 6ΥΠΊ9, quand il Ίσα faut-fustifier leurs actions abonrimables: et leurs meurtres.
VIII, 1 faut répondre à l’usurier : C'est toi qui es la naissance fatale, la funeste .inâuence des astres. Si tu avais adouci sa peine, si-tu.dui avais remis une part de sa dette, si.tu avais réclamé l'autre
“#ansirigueur, il n'aurait pas.détesté cette vie. de tourments, il ne :20rait:pas deveau::son:propre bourreau. Be quel-æil, au jour de la résurrection , verras-tu celui que tu as fait périr? Gar veus xiendrez tous les deux au tribunal du Christ, où l’on ne compte ρᾶρ λος intérêts, mais où l’on juge les vies. Que répondras-tu aux accusations du juge incorruptible , lorsqu'il te dira : Tu avais la loi, les prophètes, les commandements de l'Évangile; tu les entendais tous, d’une seule voix, t'ordoaner la charité, l'humanité; les uns te disaiont : Fu ne préteras poiut à usure à son:fsère ; les autres : 1) n'a point placé son argent à intérêt ; d’autres enevre : Si: tu-prêtes à ton
AOMÉLIE 98 SAINT GRÉGOIRE CONTRE 148 USURIMRS. 43
φιλοσοφοῦσι, philesophent, χαὶ γίνονται μαθυταὶ et deviennent disciples τῶν μαθηματιιῶν Αἰγυητίων, des mathématiciens d'Égypte, ὅταν δεήσῃ ἀπολογήσασθαι quand il a fallu se justifier ὑπὲρ τῶν πράξεων ἐναγῶν αὐτῶν ' sur les actes maudits d’eux Mat «DE φόνων. -et-leurs meurtres.
VIII. Λεκτέον οὖν ΥΠΙ. Ἡ faut dire donc ΄ πρὸς ἕνα τῶν τοιούτων τὰ Van des hommes tels : ..ZÙ À γχένεσις .μοχθηρὰ, C'est toi qui.es la naissance funeste, σὺ À χαχὴ ἀνάγκη τῶν ἁστέρων. toi la mauvaise nécessité des astres. ΡΕ γὰρ ἐπεχούφισας ἑ Gars! turavais allégé τὴν φροντίδα, «son souci, καὶ ἀφῆχας μὲν μέροςτοῦ χρέους, et avais remisune partie de la dette, ἑπομίσω Où-uépoc . et avais fat-rentrer une: partie μετὰ ἀνέσεως, avec relâchement, οὐκ ἂν ἐμίσησε ‘il n'aurait pas haï τὴνιδιοὴν ἐπέμαχθον, Sa vie laborieuse, οὐδὲ ἐγένετο et ne serait pas devenu αὐτὸς δήµιος ἑαντοῦ. lui-même bourreau de luisméême. Ποίοις pa ὀφθαλμοῖς -De quels yeux donc χατὰ τὸν χαιρὸν τῆς ἀναστάσεως au temps de la résurrection ὄψει τὸν φονενθέντα; verras-tu celui tué par toi? “Héste γὰρ ἀμφότεροι Car vous viendrez tous-deux πρὸς τὸ βήμα τοῦ Χριστοῦ, au tribunal du Christ, ἔνθα τόχοι où ψηψίζονται, où des intérêts ne sont pastomptés, ἀλλὰ βίοι xpivovrar, .mais des vies sont jugées. . Ἑχκαλούμενος δὲ ..Et essuyant-des-reproches τί λέξεις τῷ κριτῷ ἀδεχάστῳ, Que diras-tu au juge incorruptible, ὅταν λέγηταί σοι” lorsqu'il sera dit à toi :
"Etes νόµον, προφήτας, Tu ανα]ε.Ία loi, Les prophètes, “παραγγέλματα εὐαγγελικά. les: commandements de-J'Évangile ; ὄχονες πάντων tu les entendais tous βοώντων ὁμοῦ τὴν ἀγάπηνι criant à-la-fois la charité, τὴν φιλανθρωπίαν’ l’hemantité ; καὶ τῶν μὲν λεγόταν, . θ{ 399 uns disant, Oùx ἐκτοκιεῖς Tu ne préteras-pas-à-intérêt τῷ ἀδελφῷ σον’ au frère de toi; τῶν δὲ, Οὐκ ἔδωχεν ἐπὶ τόχον les autres, H n’a pas-donhé à-httérêt τὸ ἀργύριον» son argent ;
ἄλλων, En δανείσης d'autres, Si tu prêtes
44 ΓΡΗΓΟΡΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ TON ΣΟΚΙΖΟΝΤΩΝ.
δανείσῃς τῷ ἀδελφῷ σου, οὐκ ἔση αὐτὸν xatemeiywv!: Ματθαῖος δὲ ἐν παραθολαῖς ἔκραξεν λέγων, δεσποτιχὸν λόγον ? ἀπαγγέλλων ΄ Δοῦλε πονηρὲ, πᾶσαν τὴν ὀφειλὴν ἐκείνην ἀφηκά σοι, ἐπεὶ παρεχάλεσάς µε’ oùx ἔδει καὶ σὲ ἐλεῆσαι τὸν αύνδουλόν σου, ὣς καὶ ἐγώ σε ἠλέησα; Καὶ ὀργιθεὶς ὅ χύριος παρέδωχεν αὐτὸν τοῖς βασανισταῖς», ἕως οὗ ἀποδῷ πᾶν τὸ ὀφειλόμενον αὐτῷ. Τότε σε καταλήψεται À ἀνόνητος µεταμέλεια, στεναγμοὶ δὲ καταλήψονται βαρεῖς, xal χόλασις ἁπαραίτητος. Οὐδαμοῦ δὲ χρυσὺς βοηθῶν, οὐκ ἄργυρος ἐπαμύνων ' πικροτέρα δὲ χολῆς à τῶν τόχων ἀνάδοσις. Ταῦτα où ῥήματα φοθοῦντα, ἀλλὰ πράγpara ἀληθη, πρὸ τῆς πείρας τὸ κριτήριον διαµαρτυρόμενα, ἃ φυλάξασθαι τῷ σωφρονοῦντι καλὸν, καὶ ᾧ τοῦ μέλλοντος πρόνοια.
frère, tu ne le presseras point ; saint Matthieu te crlait dans la parabole où il rapporte la parole du maître : Méchant serviteur, je t'avais remis tout ce que tu me devais, parce que tu m'en avais prié; ne fallait-il done pas que tu eusses pitié de ton compagnon, comme j'a vais eu pitié de toi ? Et le maître, ému de colère, livra son serviteur entre les mains des bourreaux, jusqu’à ce qu’il payât tout ce qu’il lui devait. Alors un repentir inutile se saisira de toi, alors viendront les profonds gémissements et le châtiment inévitable. Ni l'or ne courra à ton aide, ni l’argent ne te portera secours; mais ce trafic d'iutérèts sera pour toi plus amer que ie fiel. (69 ne sont point ià des paroles pour t’effrayer, mais des faits véritables, qui attestent le jugement avant même que tu l’aies subi, et dont tout homme sage et prévoyant doit se garantir.
IX. Mais, en attendant les arrêts de Dieu, je veux, dans l’intéret
τῷ ἀδελφῷ σον, au frère de toi, οὐκ Éon χατεπείγων αὐτόν ᾿ tu ne seras pas pressant lui; Ματθαῖος δὲ ἐν παραθολαῖς et Matthieu dans ses paraboles ἔκραξε λέγων, a crié disant, ἀπαγγέλλων λόγον δεσποτικόν ' rapportant la parole du-mattre : Δοῦλε πονηρὲ, Esclave mauvais, ἀφῆχά σοι j'ai remis à toi πᾶσαν τὴν ὀφειλὴν ἑἐχείνην, toute cette dette-là, ἐπεὶ παρεχάλεσάς µε; après que tu as invoqué mo. ; οὐκ ἔδει χαὶ σὲ ἐλεῆσαι pe fallait-il pas aussi toi avoir-pitié τὸν σύνδονλόν σον, du compagnon-d’esclavage de toi, ὡς χαὶ ἐγὼ , comme aussi moi ἑλέησά σε; j'ai eu pitié-de-toi 3 Καὶ ὁ χύριος ὀργισθεὶς Et le maître irrité παρέδωχεν αὐτὸν livra lui τοῖς βασανισταῖς, aux bourreaux, ἕως οὗ ἀποδῷ jusqu’à ce qu'il eût rendu πᾶν τὸ ὀφειλόμενον αὐτῷ. tout ce qui était dû à (par) lui. Τότε À µεταμέλεια ἀνόνητος Alors le repentir inutile χαταλήψεταί σε, s’emparera de toi, στεναγμοὶ δὲ βαρεῖς et des gémissements pesants καταλήψονται, s’empareront de toi, χαὶ χόλασις ἁπαραίτητος. et un châtiment inévitable. Οὐδαμοῦ δὲ Et nulle-part ne sera χρυσὸς βοηθῶν, l'or te portant-secours, οὐχ ἄργνρος ἐπαμύνων * ni l’argent te venant-en-aide ; ἡ δὲ ἀνάδοσις τῶν τόχων mais la production des intérêts πικροτέρα χολῆς. sera plus amère que bile.
Ταῦτα οὐ ῥήματα Celles-ci ne sont pas def paroles φοθοῦντα, qui effrayent (dites pour effrayer), ἀλλὰ rpayuata ἀληθη, mais des choses vraies, διαμαρτυρόµενα πρὸ τῆς πείρας attestant avant l’épreuve τὸ χριτήριον, le tribunal, [sensé, & χαλὸν τῷ σωφρονοῦντι, desquelles il est beau à celui qui estχαὶ ᾧ πρόνοια τοῦ μέλλοντος, et à qui est prévoyance de l'avenir, φυλάξασθαι. de se garder.
ΙΧ. Ίνα δὲ IX. Mais afin que μεταξὺ en deçà de {en attendant) τῶν χριµάτων τοῦ Θεοῦ, les jugements de Dieu,
διηγησάµενος καί τι ayant raconté aussi quelqu’une
46 ΓΡΗΓΟΡΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ TON TOKIZONTON.
τοῖς χαθ᾽ ἡμᾶς χρόνοις συµθάντων ἐν οἶχίᾳ τοχογλύφου διηγησάµενος ὠφελήσω τι τοὺς ἀχούοντας, ἀχούσατε τοῦ λόγου, xat τάχα. οἳ. πολλοὶ τὴν. ὑπόθοσιν ὦς.γνώριµον ἐπιγνώσεαθε..
Ἀνήρ τις ἦν ἐπὶ.τῆσδε τῆς πόλεως (οὐκ ἐρῶ δὲ τοὔνομα, χωμῳδεῖν ὀνομαστὶ τὸν τελευτήσαντα φυλαττόμενος), τέχνην ἔχωμ. τὰ δανείσµατα», χαὶ τὴν ἐκ τῶν μιαρῶν. TOM: ἐπικαρ... πίαν ' τῷ πάθει δὲ, συνεχόµενος «τῆς φιλαργυρίας, φειδωλὸς. ἦν χαὶ περὶ τὴν ἰδίαν δαπάνην [τοιοῦτοι γὰρ οἵ φιλάργυροι), οὗ τράπεζαν αὐτάρχη παρατιθέµενος, οὐχ ἱματίων "συνέχοιαν, À κατὰ χρείαν, ἀμείθων, où τέχνοις παρέχων τὴν ἀναγκαίακ τς βίου διαγωγὴν, où λουτρῶν ταχέως µεταλαμθάνων, φόθῳ. τοῦ μισθοῦ χαὶ τῶν τριῶν ὀθόλῶν ὶ» πάντα δὲ τρόπον ἐπινοῶν, ὅθὲν
de ceux qui m’entendent, raconter ce qui s’est passé de noire temps. dans laimaison d'ün'usurier ; écoutez ce récit dent la plupart:d'en-
‘tre vous recongaitront sans doute la vérité.
Ἡ ÿ'avait dans cette:ville un homme dont je tairakie nom pour: ne pas mettre en scène celui qui n’est plus; son industrie était l'usure, et co emsésmbls:trafc:des intéréls ; possédé. de la soif decPes, il dépensait pour lui-même avec parcimonie (car c’est ainsi que sont les avares), prenant .uue nourriture insuffisante, ne. changaant . ses vêtements ni pour leur vétusté ni selon ses besoins, ne fournissant pas à ses enfants le nécessaire même, ne prenant pas de bains, tant il craignait d'avowà payer trois obâles, et s'ingénientde-mille manières
pour augmenter la somme de ses écus. 1] ne trouvait point de gardien
Tic ἀνλρ ἦν ἐπὶ τῆσδε τς πόλειας (οὐχ ἐρῶ δὲ τὸ ὄνομα...
ἦν φειδωλὸς za πεοὶ τὴν δαπάνην ἰδίαν (ol γὰρ φιλάργχνροι τοιοῦτοι), οὗ παρατιθέµενος:
οὐχ ἀμείόων σννέχειαν ἵματίων, λκακὰ χρείανς:, OÙ παρέχων τέχνοις TN διαγωγὴν ἀναγκαίαν τοῦ βίον,
Oùzs μὴν ἑνόμιζέ tive .
des choses qui sont arrivées dans les temps selon nous dans uue maison d’usurier, je sais-utile en quelqne chose à ceux qui écoutent, écoutez le récit, et peut-être la plupart-de,vausvous reconnaltrez le sujet comme conny.
Ua certain homme était dabs cette ville-ci (et je ne dirai pas le nom.
me gardant de mettre-en-scène par-son-n0m" celui qui a cessé de vivre).
ayaut pour industrie les prêts, et le revens qu’on tire des exécrables intérêts;
‘et possédé par la maladie
de l’amousde-largent ;
il était parcimonieux
aussi pour sa dépense personnelle (car les gens amis-de-l’argent :
sont tels),
ne faisent-pas-placer-devant-lui une. table suffisante,
pe changeant pas
la continuité de ses vêtements, owselon le-bésoin,
ne. fournissant .pas à «εδ, enfants.
le soutien nécessaire .
de la vie,
ne participant pas aux balsispromptement,
par crainte du prix
et des trois oboles ;
et.imaginant toute manière;
d’où il porterait-en-avant dayantage..
le chiffre de ses biens. [qu’un Et assurément à ne croyait pas quel
πιστόν τινα φύλαχα τοῦ βαλαντίου ἐνόμιζεν , οὗ τέχνον, où δοῦλον, οὗ τραπεζίτην, οὗ χλεῖν, οὐ σφγαγῖδα * ταῖς δὲ τῶν τοίχων ὁπαῖς τὸ χρυσίον ἐμθάλλων, χαὶ τὸν πηλὸν ἔξωθεν ἐπαλείφων, ἄγνωστον πᾶσιν ε χεν τὸν θησαυρὸν, τόπους ἐκ τόπων ἀμείθων, καὶ τοίχους ἐκ τοίχων, xal τὸ λανθάνειν πάντας σοφιζόµενος εὐμηχάνως. Ἄθρόον ἀπῆλθε τοῦ βίου, οὐδενὶ τῶν οἰκείων ἑξαγορεύσας ἔνθα ὃ χρυσὸς κατώρυκτο. Κατωρύχθη μὲν οὖν κάχεῖνος τὸ χρύψαι χερδάνας + of δὲ παῖΐδες αὐτοῦ, πάντων ἔσεσθαι τῶν ἐν τῇ πόλει λαμπρότεροι διὰ πλοῦτον ἐλπίσαντες, ἠρεύνων πανταχοῦ, παρ᾽ ἀλλήλων διεπυνθάνοντο, τοὺς οἰχέτας ἀνέχρινον, τὰ ἐδάφη τῶν οἴχων ἀνώρυττον, τοὺς τοίχους ὑπεχένουν , τὰς τῶν γειτόνων Χαὶ γνωρίµων οἰχίας ἐπολυπραγμόνουν ' πάντα
assez fidèle de sa bourse, ni enfant, ni esciave, ni banquier, ni sceau , ni clé; mais il pratiquait des trous dans les murailles pour y enfouir son or, et Îles recouvrant de plâtre, il gardait son trésor ignoré de tous, changeant sans cesse de cachettes et de murs, et parvenant à force d'adresse à tromper tous les regards. 11 quitta soudainement cette vie, sans avoir révélé à aucun de ses proches le lieu où son or était enfoui. On l’enterra, lui qui avait si bien réussi à cacher son trésor ; ses enfants, qui comptaient tenir le premier rang dans la ville, grâce à leur richesse , cherchèrent de tous côtés, s’interrogèrent les uns les autres, questionnèrent les domestiques, bouleversèrent les maisons , creusèrent {65 murs, visitèrent les detmeures de leurs voisins et de leurs connaissances ; bref, après avoir, * comme dit le proverbe, remué toute pierre, ils ne trouvèrent pas
gardien digne-de-confiance de sa bourse,
ni enfant, ni esclave,
ni banquier,
ni clé, ni sceau:
. mais jetant son or
dans les ouvertures des murs,
et appliquant en dehors
de la boue,
il avait son trésor
ignoré de tous,
changeant de lieux:
à-la-suite d’autres lieux,
et de murs à-la-suite d'autres murs, et réussissant industrieusement à échapper à tous.
Il partit soudainement de la vie, n'ayant révélé à aucun des siens le lieu où l'or avait été enfoui.
Aussi celui-là donc
fut enterré
ayant gagné d’avoir caché sôn or;
. et les fils de lui,
ayant espéré devoir être grâce-à leur richesse
plus brillants [le, que tous ceux qut éfaient dans 13 vilcherchaient partout,
s'informaient
auprès les uns des autres,
” interrogeaient les domestiques,
creusaient les sols des maisons, vidaient (fouillaient) les murs, s'occupalent des maisons des voisins et des conpaissances :
et ayant remué toute pierre, ce qui est la parole du dicton, 9 trouvèrent pas même une obole.
Et ils passent la vie
. . dépourvus-de-maison,
d0 TPHPOPIOY OMIAIA KATA TON TOKIZONTON.
δὲ τὸν βίον douxor, ἀνέστιοι, πένητες, ἐπαρώμενοι πολλὰ χαθ᾽ ἑχάστην τῇ τοῦ πατρὸς ματαιότητι.
ὍὉ μὲν δὴ φίλος ὑμῶν καὶ Étaïpos, & τοχισταὶ , τοιοῦτος * ἀξίως τοῦ τρόπου χαταστρέψας τὸν βίον, ἀνεμιαῖος χρηματιστὴς, ὀδύνη καὶ λιμῷ µοχθήσας, συναγαγὼν δὲ χληρονομίαν ἔαυτῷ μὲν τὴν αἰώνιον χόλασιν, τοῖς δὲ ἐξ αὐτοῦ τὴν πενίαν. Οὐκ ἴστε δὲ ὑμεῖς τίνι ἀθροίζετε À μοχθεῖτε, Ai περιστάσεις "πολλαὶ, οἳ συχοφάνται µυρίοι, ἐνεδρευταὶ χαὶ λησταὶ γῆν διενοχλοῦσιν καὶ θάλασσαν’ δρᾶτε μὴ xal τὰς ἁμαρτίας χερδανεῖτα χαὶ τὸν χρυσὸν μὴ κατάσχητε. Ἀλλ ἐπαχθὴς ἡμῖν οὗτός ἐστι, φασίν (οἶδα γὰρ ὑμῶν τοὺς ὑπ ὁδόντων γογγυαμοὺς, καὶ συνεχῶς ὑμᾶς στηρίζων ἐπὶ τοῦ βήματος)" ἐπιθονλεύει τοῖς εὔεργετουμένοις καὶ χρήῄζουσιν. Ἰδοὺ γὰρ οὐχέτι προησόµεθα δάνεισµα *
καὶ πῶς διάξουσιν of στενούμενοι; Ἄξιοι τῶν πραγμάτων οἱ
une obole. Ils vivent aujourd’hui sans maison, sans foyer, pauvres, et maudissant chaque jour la sottise de leur père.
Voilà ce que fut, usuriers, votre ami, votre compagnon; !l termina sa vie d’une manière digne de son caractère, et après s’être épuisé de soucis et de faim, il amassa comme héritage un châtiment étermel pour lui-même et la pauvreté pour ses enfants. Vous ne savex pas pour qui vous entassez, pour qui vous prenez tant de peines. Mille accidents, mille calomnies vous menacent ; les voleurs , les pirates infestent la terre et la mer ; eralgnez que, sans conserver votre or, vous n'augmentiez le nombre de vos péchés. Ah1 disent-iis, cet homme nous est insupportable (car je sais ce que vous murmurez entre vos dents, moi qui vous fais comparaître sans cesse devant cette chaire); il en veut à ceux qui sont dans le besoin et attendent le bienfait. Allons, nous ne préterons plus; et comment ces malheureux pourront-ils
HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE CONTRE 115 USURIRRS. δι
Ὅ μὲν δὴ φίλος χαὶ ἑταῖρος ὑμῶν, © Toxtotai, τοιοῦτος * χαταστρέψας τὸν βίον ἀξίως τοῦ τρόπου, γρηματιστλς ἀνεμιαῖος, µοχθήσας ὁδύνῃ καὶ λιμῷ, συναγαγὼν δὲ χληρονοµίαν ἑαυτῷ μὲν τὴν χόλασιν αἰώνιον, τοῖς δὲ ἐξ αὐτοῦ τὴν πενίαν.
Λἱ περιστάσεις πολλαὶ, ol συχοφάνται pupiot, ἐνεδρευταὶ χαὶ λησταὶ ' ξιενοχλοῦσι γῆν χαὶ θάλασσαν’ ὁρᾶτε ur καὶ Ἀρδανεῖτε τὰς ἁμαρτίας, χαὶ μὴ Χατάσχητε τὸν χρυσόν.
privés-de-foyer, pauvres, disant-en-forme-d’imprécations beaucoup de choses par chaque jour contre la sottise de leur père.
Or l’ami et camarade de vous, ὁ usuriers, fut tel : :
ayant terminé sa vie fre, d’une-manière-digne de son caractè.
homme-d’argent stérile, ayant pâli par souffrance et par faim, et ayant réuni comme héritage pour lui-même à la vérité le châtiment éternel, et pour ceux nés de lui la pauvreté, Or vous, vous ne savez pas pour qui vous amassez ou pâtisses.
Les vicissitudes nombreuses, les sycophantes innombrables, des dresseurs-d’embüûches etdes pirates infestent la terre et la mer; [gniez voyez (prenez garde) que et vous ga- Jes péchés, et vous ne gardiez pas votre or.
Mais cet homme est insupportable à nous,
disent-ils (car je sais les murmures de vous sous vos dents, : [ment
mot aussi plantant vous continuellesur la chaire);
Îl tend-des-embûches
à ceux qui reçoivent-des-bienfaîts
et qui sont-dans-le-besoin.
Car voici que
nous ne lâcherons plus de prêt;
et comment subsisteront
ceux qui sont pressés par la misèreP
52 ΤΡΗΓΟΡΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ ΤΩΝ TOKIZONTON.
vivre ? Langage digne de la conduite, réponse bien faite pour ces hommes que les ténèbres de l’argent aveuglent ; ils n'ont pas même l'intelligence assez forte pour comprendre ce qu'on leur dit. Ils entendent à rebours les conseils qu’on leur donne : tandis que je leur parle, ils menacent de ne plus prêter à ceux qui sont dans le besoin, et murmurant tout bas ils menacent de fermer leur porte aux malheureux. Avant tout , je proclame à haute voix qu'il faut donner, mais j’engage aussi à prêter; car le prêt est une seconde forme du don; mais il faut prêter sans intérêt ni usure, comme le commande la parole divine. Le même châtiment est réservé à celui qui ne prête point et à celui qui prête avec intérêt ; l’un est convaincu d’inhuma-
nité, l’autre de trafic déloyal ; mais ces hommes vont d'un cxtrème
Οἱ λόγοι ἄξιοι τῶν πραγμάτων, Les paroles sont dignes des actions,
vai τὸ δανείζειν ” δάνεισμα γὰρ
Ja réponse est convenant
à ceux qui sont aveuglés
par les ténèbres des richesses ; Car ils n’ont pas
le jugement de l’âme
fortifié,
de-manière-à comprendre :
les choses qui se disent,
Mais ils entendent
dans le sens contraire
.le conseil
de ceux qui les avertissent ;
car comme, moi parlant,
ils disent-avec-menace
ne pasfalloir (qu’il ne faut pas)prêter à ceux qui demandent,
ainsi murmurant-en-dessous Ils disent-avec-menace
devoir fermer leurs portes
à ceux qui demandent,
Moi d’abord à la vérité
je proclame et conseille
de donner,
ensuite j'engage
aussi à prêter ;
car le prêt
est une seconde forme du don ; mais j’engage à faire cela
non avec intérêts ΄
ni usure,
. mais selon-que la parole divine
a prescrit à nous. [tment,
- Car il est semblablement sujet à chàâ-
et celui qui ne donne pas de prêt, et celui qui donne avec intérêts, puisque l’inhumanité
a été prononcée-contre l’un,
- le trafic-mercantile contre l’autre ;
mais ceux-ci vont-d’eux-mêmes
54 ΓΡΗΓΟΡΙΟΥ OMIAIA ΚΑΤΑ TON ΤΟΚΙΖΟΝΤΩΝ.
τὸν ἐναντίαν αὐτομολοῦσιν ἀκρότητα , εἰς τὸ παντελὲς ἐφέξειν τὴν δόσιν ἐπαγγελλόμενοι. Ἔστι δὲ τοῦτο ἀναιδὴς ἕνστασις, πρὸς τὸ δίχαιον φιλονειχία μανιώδης, πρὸς Θεὺν ἔρις καὶ κόλεμος, Ἡ γὰρ où δώσω, φησὶν; À δανείζων ἔντοχον θήσομαι τὸ συνάλλαγμα. ..
Χ. Πρὺς μὲν οὖν τοὺς τοχογλύφους ἰκανῶς ὃ λόγος δτηγωνί-σατο, χαὶ αὐτάρχως por τὰ τῆς κατηγορίας, ὡς ἐν δικαστηρίῳ, δείχνυται : καὶ δοίη ὃ Θεὺς αὐτοῖς τοῦ καχοῦ µεταμέλειαν * πρὸς ῥιψοχινδύνως ξαντοὺς περιπείροντας, οὐδένα ποιήσοµαι λόγον, ἀρκεῖν αὐτοῖς χρίνας τὴν συμθουλὴν ἣν 6 θεσπέσιος πατὴρ ἡμῶν Βασίλειος ἐν τῷ ἰδίῳ συγγράµµατι σοφῶς ἐξεπόνησε , πλείονα πρὸς τοὺς ἀθούλως δανειζοµένους À τοὺς πλεονεχτικῶς δανείζοντας ποιηαάµενος λόγον. |
à l’autre , lorsqu'ils déclarent qu’ils ne donneront plus d'aueune (acon. C’est là une opposition impudente, une folle résistanee à la justice, une lutte et une guerre contre Dieu. Ou nous ne donnerons pas, disent-ils, ou nous ferons marché d'intérêts.
X. Jai assez combattu les usuriers dans ce discours, et j'ai sufisamment prouvé, comme devant un tribunal, les chefs de l’accusstion ; puisse Dieu leur donner le repentir de leurs fautes! Quant à ceux qui empruntent avec tant de facilité, et qui se laissent presdre étourdiment aux hamecons de Fusure, je ne leur dirai rien ; leur
suffit des conseils que notre divin père, saint Basile, a st éloquemment exposés dans cet écrit où il s'adresse plus encore à l’'emprun-
teur téméraire qu’à l’usurier cupide.
ἛἨ γὰρ où δώσω, φησὶν, À δανείζων
X. ‘O λόγος μὲν οὖν ὀτηγωνίσατο {xav@s αρὸς τοὺς τοχογλύφους, χαὶ τὰ τῆς κατηγορίας δείκνυταί µοι οὐτάρχως, ὡς ἐν δικαστηρίῳ ᾿ ταὶ ὁ θεὸς δοίη αὐτοῖς βεταμέλειαν τοῦ χακοῦ * ποιήσοµαι δὲ οὐδένα λόγον κρὸς τοὺς δανειζοµένους προχείρως, tai περικείροντας ἕαντοὺς ῥιψοχινδύνως τοῖς ἀγχέστροις τῶν τόκων, χρίγνας ἀρχεῖν αὐτοῖς
Av ὁ θεσπέσιος πατὴρ ἡμῶν Βασίλειο:
vers l'excès contraire,
annonçant devoir suspendre le don
jasqu’aa point absolu.
Orceciestune résistance impudente,
une Jutte qui-tient-de-la-folie
contre ce qui est juste,
une querelle et une guerre
contre Dieu.
Car ou je ne donnerai pas, dit-il,
ou prêtant
j'établirai le contrat portant-intérêt.