‹ Choix de discours tirés des pères grecsChapitre 32 sur 77 · ÉLOGE FUNÈBRE · texte numérisé non relu

ÉLOGE FUNÈBRE

DE SAINT MÉLÈCE.

où ἀθληταὶ τὸν ἀθλητὴν, οἱ στεφανῖται :

οἱ καθαροὶ τῇ καρδία τὸν ἁγνὸν τῇ buy,

L Le nouvel apôtre, celui compté avec les apôtres, a augmenté à nous le nombre des apôtres; car les saints ont attiré vers eux-mêmes celui semblable-par-les-mœurs, les athlètes ont attiré l’athlète, les combattants couronnés ont attiré le combattant couronné, ceux purs par le cœur ont attiré celui pur par l'âme, les serviteurs du verbe ont attiré le héraut du verbe.

Mais le père de nous est digne-—d’être-estimé-heureux et pour son habitation-en-commun apostolique (avec les apôtres) et pour son départ

vers le Christ; [pitié :

. maïs nous nous sommes dignes-de-

car l’inopportunité

de notre état-d’orphelins ne permet pas

nous estimer-heureux

le bon-lot de notre père.

Être avec le Christ au-moyen du départ

6 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ TON METAN MEAETION.

διὰ “τής «ἀναλύσεωας᾽ + dAN da /ρλεπον τὸ «διαζευχθῆναι τῆς πατρικῖς προστασίας 1, ᾿Ιδοὺ γὰρ βουλῆς χαιρὸς, χαὶ ὁ συμθουλεύων σιγᾶ. Έδόλενας ‘Aus «περεεστοίχισται, πόλεμος" αἱρετιχὸς, χαὶ ὅ στρατηγῶν οὐκ ἔστι. Κάμνει ταῖς ἀῤῥωστίαις Ὁρᾶτε ἐν ποταποῖς τὰ ἡμέτερα. Ἐθουλόμην, εἴ πως οἷόν τε ἦν, τονώσας ἐμαυτοῦ τὴν ἀαθένειαν, συναναθῆναι τῷ ὄγχω τῆς συμφορᾶς, καί τινα frites «φωνὴν κατ) ἀξίαν τοῦ «πάθους, καθάπερ οἳ γενναῖοι πεποιήχασιν οὗτοι», μεγἀλοφώνως τὴν ἐπὶ τῷ πατρὶ συμφορὰν «ὀδυρόμενοι. Ἀλλὰ "τί 'πάλω; πῶς βιάσοµαι γλῶσσαν sic ὑπηρεσίαν τοῦ λόγου, καθάπερ «τινὶ πέδῃ βαρείᾳ τῃ συμφορᾶ πεδἠθεῖσαν, πῶς ἀνοίξω στόμα TT) ἀφασία

parade πῶς πρόωµαι φωνὴν, εἰς πάθη χαὶ θρήνους ἐχ

quitter le monde et demeurer avec le Christ ; il est eruel pour nous d’être privés du père qui nous guidait. Voici lemoment de délbérer, et celui qui nous conseillait garde. le silence. Une guerre nous enveloppe , guerre soulevée par l’hérésie / et nous n'avons phes de chef. Le grand corps de YÉglise est abattu par la maladie, et nous ne trouvous pas de médecin. Vous voyez où nous en sommes. .Je voulais essayer de donner quelque vigaeur à ma faible ραγοῖς peer-attemüre à la grandeur de notre infortune et faire entendre des accents dignes d’une telle affliction , comme .ces nobles évêques qui ont: gémi avec tant d’éloquence sur le malheur qai nous ravit notre père. Mats que puis-je ? Comment contraindre au ministère de la parole cette langue qu’enchaïnent les lourdes entraves de la douleur ?.Cemment ouvrir cette bouche impuissante à trouver des sons? Comment faire retentir

χαὶ ῥῆξαί τινα φωνἩν χατὰ ἀξίαν τοῦ πάθους, ααθάπερ αὗτοι oi γενναῖοι πεποιήκασινι

AM

ti πάθω»

πώς Biécenat

εἰς ὑπορεσίαν ταῦ A0yau γλῶσσαν

τῇ pari;

était meilleur pour celui-là ;

mais être séparés (privés)

-de Ία présidence du-père

est fâcheux pour nous.

Car voici le moment de:la décision, et celui conseillant garde-le-silence.

Une guerre.

est organisée-autour de nous,

une guerre d’-hérétiques,

et celui commandantnofre-armeée n’est pas.

Le corps commun de l’Église

.souffre par les infirinités (maladies),

et nous ne trouvons pas le médecin.

Vous voyez

dans quelles circonstances

‘sont es affaires nôtres.

Jevoulais, [con, si cela était possible en-quelque- faayant donné-de-la-vigueur

à la faiblesse de moi-même, m’élever-avec l’enflure (l’excès)

du æalheur, .

et faire-éclater uue voix [cident, en-proportion-avec la valeur de l'ac-

.comme. ges nobles évéquas

ont fait, déplorant d’une-grande-voix

16 malheur au-sujet-de Rotre:père.

Mais

qu’éprouverais-je (comment faire)?

comment forcerai-je ,

au ministère de la parole

ma langue

entravée par le malheur

Comme par une.satrave lourde ?

comment ouvrirai-je ma bouche

domptée

‘par. l’impossibilté-de-parier ?

comment émettrais-je ma voix,

9 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ ΤΟΝ METAN ΜΕΛΕΤΙΟΝ.

συνηθείας χατολισθαίνουσαν; πῶς ἀναθλέψω τοῖς τῆς ψυγΏς ὀφθαλμοῖς, τῷ τῆς συμφορᾶς Ἱνόφῳ κχεχαλυμµένος; Τίς po: διασχὼν τὴν βαθεῖαν ταύτην καὶ σχητεινὴν τῆς λύπης νεφέλην, πάλιν ἐξ αἱθρίας λαμπρὰν ἀναδείει τὴν τῆς εἰρήνης ἀκτῖνα; πόθεν δὲ καὶ ἀναλάμψει À ἀχτὶς, τοῦ φωστῆρος ἡμῖν χαταδύναντος: Ὢ καχῆς σκοτοµήνης 3, ἀνατολὴν φωστῆρος οὐκ ἐλπιζούσης, ὡς ἀπεναντίον ἡμῖν ἐν τῷ παρόντι τόπῳ νῦν τε καὶ πρώην of λόγοι γίνονται: Ἐότε γαμιχῶς ἐγορεύομεν , νῦν ἐλεεινῶς ἐπὶ τῷ πάθει στενάζοµεν. τότε ἐπιθαλάμιον, νῦν ἐπιτάφιον ὥδομεν ' µέμνησθε γὰρ ὅτε τὸν πνευµατικον ὑμᾶς γάµον εἴστιάσαμεν, τῷ χαλῷ νυμφίῳ εἰσοικίζοντες τὴν παρ-

θένον 3, xat τὰ τῶν λόγων ἕδνα κατὰ δύναμιν ἡμῶν εἶσηνεγ-

cette voix qu’étouffent des plaintes et des gémissements arrachés par les souvenirs de l’amitié 2 Comment élever les regards de cette âme voilée des ténèbres du malheur? Qui, perçant pour moi cet épais et sombre nuage de la douleur, me montrera encore, brillant dans un ciel serein, le rayon de la paix? Où luira pour nous la lumière, maintenant que le flambeau s'est éclipsé? Oh! nuit funeste, qui n’espère plus d’aurore, combien sont différents les discours que nous tenions hier dans ce même lieu et ceux que nous y tenons aujourd'hui ! Nous faisions entendre des chants d’hyménée, et nous gémissons sur un coûp terrible ; nous chantions un épithalame, aujourd'hui c'est un hymne funèbre; car vous vous rappeles comment nous avons célébré au milieu de vous cet hymen spirituel, amenant la vierge au beau fiancé, et apportant à tous deux, selon notre pouvoir, l’offrande

eic πάθη

ἐκ auvrôelac ;

τοῖς ὀφθαλμοῖς τῆς VU, χεχαλυμμένος

vÜv τε καὶ πρώην |

ὅτε εἱστιάσαμεν ὑμᾶς τὸν γάµον πνευματιχὸν, εἰσοικίζοντες Tv παρθένον τῷ χαλῷ νυµφίῳ,

Lara δύναμιν ἡμῶν

glissant (tombant)

dans les attendrissements

et les gémissements [lèce»

par-suite-de ma familiarité avec Me.

comment regarderais-je-en-haut avec les yeux de l'âme,

étant voilé

par les ténèbres du malheur ?

Qui ayant écarté à moi

ce nuage profond

et sombre

de la douleur,

me montrera de nouveau brillant du-sein-de la sérénité

le rayon de la paix?

et d’où aussi brillera le rayon, J'astre

s’étant couché pour nous”

Oh! funeste nuit-obscure, n’espérant pas

le lever de l’astre,

comme les discours

sont à nous en-sens-contraire

dans le lieu présent [re)!

et maintenant et avant-hier (naguè- Alors nous chantions-en-chœur ΄ à-la-manière-des-hymens , maintenant nous gémissons pitoyablement

au-sujet-de l’infortune ;

alors nous chantions un épithalame, maintenant

“peus chantons un chant-funèbre :

car vous vous souvenez [vous lorsque nous donnämes-eu-régai à le mariage spirituel, faisant-habiter la vierge

avec le beau fiancé,

et que nous apportâämes

selon ies moyens de nous | |.

10 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EL TON MBEFAN ΜΕΛΕΤΙΟΝ.

χάµεθα, εὐφραίνοντες ὃν τῷ µέρει χαὶ εὐφραινόμεναι. “AE νῦν εἷς θρῆνον ἡμῖν À χαρὰ µεθηρµόσθη, xat À τῆς εὐφροσύνης περιθολὴ σάκχος ἐγένετο. Ἡ -τάχα σιωπᾶν ἔδει τὸ «πάθος, καὶ ἔνδον ἀποχλείεν +7 σιωπῃ τὴν ἀλγηδόνα, ὡς ἂν μὲ διοχλοίηµεν τοὺς υἱοὺς 'νοῦ νυμφῶνος, οὐχ ἔχοντες τὸ φαιδρὸν τοῦ γάμου ἔνδυμα 1, ἀλλὰ μελανειμονοῦντες τῷ λόγῳ; Ἐπειδὴ γὰρ ἀπήρθη ap ἡμῶν .ὁ ααλὰς vuugios, ἀθρόως τῷ πένθει χατεμελάνθηµεν, χαὶ οὐκ στι συνήθως καταφαιδρῦναι τὸν λόγον, τὴν κασμοῦσαν .ἡμᾶς .στολὴν τοῦ .φθόνου Ἱ ἀποσνλήσαντος. Πλύρεις ἀγαθῶν πρὸς ὑμᾶς ἀπηντήχαμεν yumvot -χαὶ πένητες ἀφ᾿ ὑμῶν ὑποστρέφομεν * ὀρθὴν ἐἴχομεν ὑπὲρ χεφαλΏς τὴν λαμπάδα, πλουσίῳ τῷ φωτὶ χαταλάµπουσαν"' "ναύτην ἐσθεσμένην ἀνακομίζρμεν, εἰς Χαπνὸν χαὶ χόνιν διἀλυθέντος

de notre parole, charmant les autres et nous laissant tharmer: par eux à notre tour. Mais maintenant notre allégresse s’est changée en Jeuii, et nos habits de fête en cilice. Fallait-il peut-être imposer silence à notre douleur et tenir renfermé dans nos cœurs un désespoir muet, afin de ne pas troubler les enfants de la chambre noptiaie, nous qui .n’avons pas Ja belle robe de l'hymen, et dont la parole est pouverte d’un vêtement de deuil ? Car, dès que le beau fiancé s'est éloigné de nous, une sombre affliction a fondu sur nous soudain, et nous ne pouvons plus orner notre discours, comme jadis, de conieurs riantes, puisque le démon nous a dépouillés de notre parure. Nous sommes venus vers vous chargés de biens ; nous nous éloignons. pauvres el aus : le flambeau était droit au-dessus de nos têtes et.brillait d'un riche éclat; nous ie remportons éteint, et sa lumière s’est dissipée -en fumée et en cendre. Nous portions le précieux trésor dans un

RLOGE FUNÈBRE .DE SAINT MRLÈCE.

ab εὐφραινόµενοι.

AG νῦν À χαρὰ µεθηρμόσθη ἡμῖν εἰς θρῶνον, χαὶ ἡ σπεριθαλὴ τῆς εὐφροσύνης ÉYEVETO σάκχος.

"HA τάχα ἔδει «σιακᾷν τὸ πάθος,

Ten. ἐφθεσφμόνην,

“remplis de biens;

‘Ai 199 dots des discours,

réjouissant à notre tour

et étant réjouis.

Mais maintenant l’allégresse

a été changée à nous en lamentation, et le vêtement de la réjouissance est devenu.un cilice.

Ou peut-être fallait-il

taire l’accident,

et enfermer au-dedans de nous

par le silence

Ja douleur,

‘afin que nous ne troublassions pas

.les fils de la <bambre-nuptiac,

n'ayant pas l’habit brillant de la noce A maisétant vêtus-de-noir par la parole?

Car après que le beau fiancé a été séparé de nous, | soudain nous avons été assombris par l’afliction, et.il n'est, pas possible de faire-briller la parole selon-l’habitude, envie (le démon }.ayantirasi Ja rohe qui .ornait nous.

Nous sommes venus vers vous - [vous NOUS ROUS CR FÉTOUTHORS dlauprès de jus (dépouillés) et pauvres ; nous avions le flambeau

- droit au-dessus de-notre tête,

brillant

de la (d’une) lumière riche ;, nous remportons

‘ce flambeau éteint.

la lumitre.s'étant dissipée en fumée et poussière.

“Nous avons-eu

IT. Ἆρα μικρὰ τὰ συµθάντα, καὶ µάτην παθαίνοµαι; À

vase de terre; mais le trésor n’est plus, et le vase est conservé, vide de sa richesse, à ceux qui l’avaient donné. Que dirons-nous , nous qui l'avons envoyé? Que répondront ceux à qui on le réclame ? 0 fatal naufrage ! Comment notre vaisseau s'est-il brisé au milieu du port de notre espérance ? Comment ce puissant navire, englouti avec les-trésors qu’il portait, nous a-t-il laissés dépouillés de tout, nous jadis si riches ? Où est cette voile éclatante de blancheur que conduisit toujours le souffle du Saint-Esprit? Où est ce fidèle gouvernail de nos âmes , qui nous faisait passer sains et saufs au milieu des tempétes de l’hérésie ? Où est l’ancre inébranlable de cette sagesse, sur laquelle nous nous reposions en tonte sécurité dans nos tourmente ? Où est l’habile pilote qui dirigeait le navire vers le but céleste ?

IL. Est-ce donc un accident ordinaire qui nous surprend , et m'at-

ποῦ τὸ πηδάλιον ἀσφαλὲς τῶν ψυχῶν ἡμῶν, διὰ οὗ παρεπλέοµεν ἀπαθῶς τὰς τριχυµίας αἱρετικάς; ποῦ À ἄγχυρα ἀμετάθετος τῆς γνώμης, T πεπονηκότες ἀνεπαυόμ.εθα μετὰ πάσης ἀσφαλείας ; ποῦ ὅ καλὸς χυθερνήτης, ὁ διευθύνων τὸ σχάφος πρὸς τὸν σχοπὸν ἄνω; IL. Ἆρα.

Ta συμθάντα μικρὰ, χαὶ παθαίνοµαι µάτην:

le trésor grand

dans un vase d’-argile ;

mais le trésor est disparu,

et le vase d’-argile

est conservé-et-ramené

vide de la richesse

à ceux qui l'ont donné.

Que dirons-nous

nous qui l'avons envoyé? |

que répondront [clame) ?

ceux qui sont réclamés (à qui on le ré- Oh! fatal naufrage!

Comment avons-nous fait-naufrage au milieu-du port

de l’espérance de nous?

comment le navire portant-dix-mille-amphores (grand) s'étant submergé

avec la cargaison elle-même :

a-t-il laissé nus

nous qui étions-riches jadis?

Où est cette voile éclatante,

celle dirigée pendant tout le {emps par l'Esprit saint ?

où est le gouvernail sûr

des âmes de nous, [dent par lequel nous traversions sans-acciles tempêtes de-l’hérésie 2

‘Où est l’ancre immobilie .

de la sagesse ; [gues sur laquelle ayant éprouvé-des-fatinous nous reposions

avec toute sécurité?

où est le bon pilote,

celui dirigeant l'esquif

vers le but qui est en haut?

IL. Est-ce que [tites, les choses qui sont arrivées sont peet fais-je-du-pathétique en vain? :

ou plutôt

| 14 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ'TON MEMAN ΜΕΙΛΕΛΟΝ.

μᾶλλον οὐκ ἐφιχνοῦμαι τὀῦ πάθους, κἀν ὑπερφωνήσω TE λογω; Χρήσατε ἡμῖν ,.ἀδελφοὶ, χρήσατε τὸ .ἐκ.αυµπαθείας δάχρνον. Καὶ γὰρ, ὅτε ὑμεῖς ἐὐφραίνεσθε, ἡμεῖς τῆς εὐφροσύνης ὑμῶν ἐκοινωνήσαμεν '.οὐχοῦν ἀπόδοτε ἡμῖν τὸ πονηβὸν τοῦτο ἀντάλλαγμα. Χαΐρειν μετὰ Ἰαιρόντων, τοῦτο ἡμεῖς ἐποιήσαμον : χλαίειν μετὰ χλαιόντων 1, τοῦτο ὑμεῖς ἀνταπόδατε. 'Εδάκρυσέ ποτε * ξένος λαὰς ἐπὶ τοῦ «πατοιάρχου Ἰαχὼθ, «καὶ cer ἆλλοτρίαν συμφορὰν ᾠχειώσατα, ὅτε τὸν πατέρα ἐξ Αἰγύπτου οἱ an’ ἐχείνου αετακοµέσαντες ππανδημεὶ τὴν ἐπ)ιαὐτῷ αιμμφορὰν ἐπὶ τῆς ἀλλοτρίας ὃ χατωλοφύραντο, Ἠμέραις τριάχοντα” χαὶ τοσαύταις νυξὶ "τὸν En” κὀτῷ ,ἠρῆνον συμπαρατείνοντες. Μιμή

σασθε τοὺς ἀλλοφύλους, of ἀδελφοὶ καὶ ὁμόφυλοι. Korvov ἦν

D # Led 3 / \ N / 4 ή τότε τῶν :ζένων καὶ τῶν :ἐγχωρίων τὸ δάχρωον "«καινὸν :ἔστω καὶ νῦν, émet καὶ τὸ πάθος κοινόν. Ὅρᾶτε τὸὺς πατριάρχας

tendrirais-je. sans motif? Ou plutôt n'est-il pas vrai que je ne puis, méme en enflant-ma voix. déplorer dignement un tel malheur ? Ρτέtez-nous, mes frères; prétez-nous les larmes de la compassien. Quand vous étiez dans la joie, nous avons pris part à votre‘bonheur ; payez pous aujourd’hui de ce:triste retour. Se réjouir avec ceux -qui se réjouissent, c'est ee que naus avons faits pleurer.avec ceux qui pleurent, c'est ce que vous nous devez en échange. Jadis un peuple étranger pleura Jacob, et se trut atteint par le coup qui frappeit autrui,

quand les fils du patriarche , transportant hors d'Égypte, avec toule une nation, le.corps de leur père, déploraient cette perte ruelle sur la terre ‘étrangère, et prolongeaient leurs gémissements : durant trente jours et trente nuits. Imitez ces enfants d'une auire race. vous qui êtes frères et ne faites qu’une famille. Alors les étrangers et.les indigènes mélaient leurs larmes; qu'il en. soit de méme aujourd’hui dans en.salheur commun. Vous voyez.ees ,pa-

ÉLOGS FUNÈBRE .DE SAINT "MÉLÈGE.

Λαὸς ξένος ἐδάχρυσέ ποτε ἐτὶ τοῦ πατριάρχον ᾿Ἰαχῶδ, Lai. ᾠκειώσατο

'ἔστω χοινὸν καὶ Yüv, ἐκευχαὶ. τὸ πάθος .

est-ce .que je n’atteins (ne m’élève) à (jusqu’à) l'accident, [pas même si je ferce ma-voix :

par le discours?

Prétez-nous, frères, prétez-naus:la larme provenant dela sympatie.

Et en effet, .lorsque-vous vous réjomissiez, nous avons pris-part ‘à: la: joie de vous.

. Donc-rendez-nous ce triste retour. (sent, Se réjouir avec ceux'qui se réjouisnous avons fait cela; pleurer avec ceux qui pleurent, ‘“vous,. donnesen-échange cela.

Uo peuple étranger a pleuré jadis ‘sur le patriarche Jacob, [sien) ret:s’est attribué (4 regardé comme le malheur d'-autrui, lorsque ceux nés de lui, ayant transporté hors d'Égypte avec-tout-le-nenple (en. fonde) leur père, gémirent-sur le malheur au-suÿét-de lui -sur la terre étrangère, prolongeant-ensemble

” Ja lamentation au-sujet-de lui

trente jours |

etsutant-demits, - Imitez ceux d'-autre-race,

vous étant frères et de-même-race.

La larme fut commune alors

Aux étrangers

et aux habitants-du-pays; [nani, qu’elle soit commune aussi mainte-

‘ ‘puisque aussi accident .

.6st common. .

τούτους 1 "πάντες οὗτοι τέχνα τοῦ ἡμετέρου εἰσιν Ἰακώθ. ἘἜξ ἐλευθέρας οἱ . πάντες. Οὗδεὶς νόθος, οὐδὲ ὑπόθλητος. Οὐδε γὰρ ἦν θέμις ἐχείνῳ δουλικὴν συγγένειαν ἐπεισάγειν TA εὖγεvela τῆς πίστεως. Οὐχοῦν καὶ ἡμέτερος ἐχεῖνος πατὴρ; διότι τοῦ πατρὺς ἦν τοῦ ἡμετέρου» πατήρ. ᾿Ηχούσατε ἀρτίως το Ἐοραϊμ καὶ τοῦ Mavacoñ*, οἷα καὶ ὅσα περὶ τοῦ πατρὸς διηγήσαντο, ὡς ὑπερθαίνειν λόγον τὰ θαύματα. Δότε κἀμοὶ περὶ τούτων εἰπεῖν. Καὶ γὰρ ἀχίνδυνον τὸ µακχαρίζειν λοιπόν : οὔτε φοθοῦμαι τὸν φθόνον ΄ τί γάρ µε χεῖρον ἐργάσεται 5

ΠΠ. Οὐκοῦν γνῶτε τίς 6 ἀνήρ. Εὐγενὴς τῶν ἀφ᾿ ἡλίου dvaτολῶν, ἅμεμπτος , δίκαιος » ἀληθινὸς, θεοσεθἠς, ἀπεχόμενος ἀπὸ παντὸς πονηροῦ πράγματος. Où γὰρ δὴ ζηλοτυπήσει 6 μέγας "106%, εἰ ταῖς περὶ αὐτοῦ µαρτυρίαις χαὶ ὁ μιμητὴς ἐχείνου

triarches ; ils sont tous enfants de notre Jacob. Tous sont nés de la femme libre ; nul n’est bâtard ni supposé : car celui que nous pleurons ne pouvait pas introduire des rejetons d’esclaves parmi les nobles enfants de la foi. Il était donc aussi notre père, puisqu'il était le pére de notre père. Vous venez d'entendre Éphraïm et Manassès vous raconter les merveilles de sa vié, dont le nombre et la grandeur sont au-dessus de tous les récits. Souffrez que je vous en entretienne à mou tour. Nous pouvons désormais célébrer sans danger son bonheur; je ne redoute plus l’envie du démon : quel mal pourrait-elle me faire encore ?

lIL Apprenez donc quel était celui que nous regrettons. Noble entre les plus nobles de l'Orient, sans reproche, juste, sincère, pieux, fuyant toute action mauvaise; car le bienheureux Job ne sera pas jaloux si son émule s’honore des mêmes témoignages qui lui fu-

OÙ πάντες ἐξ ἐλευθέρας.

Οὐχοῦν xai ἐχεῖνος ἡμέτερος πατὴρ, διότι ἦν πατὴρ τοῦ πατρὸς τοῦ ἡμετέρου.

᾿Πχούσατε ἁρτίως τοῦ Ἐφραϊμ καὶ τοῦ Mavacoñ, οἷα xai ὅσα διηγήσαντο περὶ τοῦ πατρὺςν ὡς τὰ θαύματα ὑπερθαίνειν λόγον. ᾿ Δότε χαὶ ἐμοὶ εἰπεῖν περὶ τούτων.

Vous voyez ces patriarches-ci ; tous ceux-ci sont des enfants de notre Jacob. , Tous sont nés de femme libre.

Aucun n’est illégitime , ni supposé.

Car ce n’était pas non plus chose-licite à celui-là d'introduire une parenté d'-esclaves dans la noble-famille de la foi.

Donc aussi celui-là était notre père, parce qu’il était père du père nôtre.

Vous avez entendu récemment Éphraïm et Manassès, quelles choses et queilles-grandes choses ils ont racontées sur le père, :

de sorte que les merveilles de sa vie surpasser la parole.

Donnez (permettez) aussi à moi de parler sur ces choses.

Et en effet vanter-son-bonheur est sans-danger déscrmais ; εί je ne redoute pas l'envie (le démon) :

car quoi de pire fera-t-elle (fera-t-il) à moi?

IIT. Donc sachez quel était l’homme.

De-bonne-naissance [ieil, parmi ceux du-côté-du-lever du sosans-reproche, juste, :

véridique, craignant-Dieu, s’abstenant

de toute action mauvaise.

Car le grand Job

ne sera-pas-jaloux assurément, si aussi l’émule de lui

18 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ TON ΜΕΓΑΝ MEAETION.

ἐγκαλλωπίζοιτο. Ἁλλ᾽ ὁ τὰ χαλὰ πάντα βλέπων Φθόνος ! Elie, καὶ τὸ ἡμέτερον ἀγαθὸν πιχρῷ τῷ ὀφθαλμῷ, καὶ 6 ἆμπερπατῶν τῇ οἰχουμένη καὶ δὺ ἡμῶν περιεπάτησεν, πλατὺ το ἴχνος τῆς θλίψεως ταῖς εὐπραγίαις ἡμῶν ἐναπερείσας ”.οὐ :βοῦν χαὶ προβάτων ἀγέλας διελυµήνατο, πλὴν ei μὲ ἄρα τις χατὰ τὸ μυστιχὸν εἷς τὴν. Εκχκλησίαν µεταλάθοι τὸ ποίµνιον. [av οὐχ ἐν τούτοις ἡμῖν παρὰ τοῦ φθόνου ἡ βλάθη, οὐδὲ ἐν ὄνοις χαὶ χαµήλοις τὴν ᾿ζημίαν εἰργάσατο, οὐδὲ τραύµασι σαρχὰς τὰς αἰσθήσεις ἑδρίμυξεν, ἆλλ᾽ αὐτῆς ἡμᾶς τῆς κεφαλῆς ἀπεσύλτσε. Τη δὲ χεφαλΠ αυναπΆλθε τὰ τίµι« ἡμῶν αἰσθητήρια. Οὐκέτι ἔστιν 6 ὀφθαλμὸς ὁ τὰ οὐράνια βλέπων, οὐδὲ À ἀχοὴ À τῆς θείας φωνῆς ἐπαΐουσα, οὐδὲ ἡ γλῶσσα ἐχείνη, τὸ ἁγνὸν ἀνάθημα τῆς ἀληθείας. Ποῦ À γλυχεῖα τῶν ὀμμάτων γαλήνη» ποῦ τὸ φαιδβὸν ἐπὶ τοῦ χείλους µειδίαµα; ποῦ ἡ.εὐπροσήγορος ἀεξιὰ,

rent rendus. Mais celui qui voit d’un œil d'envie tout ce qui est beau a jeté aussi d'amers regards sur notre trésor; celui qui parcourt k terre entière a passé.aussi parmi nous, et a imprimé au milieu ds notre bonheur une large trace d'aflliction ; et ce ne sont pes des troupeaux de bœufs ‘et de brebis qu’il a détruits, à moins que l'es n’attache à ce nom de troupeau un sens mystique pour désigner l'Église. Non, ce n’est pas dans des biens de cette nature que k démon nous a frappés; .ce ne sont pas des ânes ou des chameaut qu'il nous à fait perdre,.ce n’est pas en biessant notre chair qu'il à afigé nos sens : c’est notre tête même qu’il nous a enlevée, et av elle ont disparu les plus nobles de nos organes. Ἡ n’est plus, cet œil qui contemplait les choses célestes, ni cette oreille qui écoutait ls voix divine, ni cette langue si pure consacrée à la vérité. Qu'est devenue la. douce sérénité de ces:regards? et le sourire qui ragonnait sur ces lèvres? et cette main:@file dont les-mouvements aceomp2-

Ἁλλὰ ὁ φθόνος βλέπων πάντα τὰ καλὰ εεἶδε καὶ τὸ ἀγαθὸν ἡμέτερον τῷ ὀφθαλμῷ πικρῷ, καὶ ὁ ἐμπεριπατῶν τῇ οἰκθυμένη περιεπάτησε χαὶ διὰ ἡμῶν, ἐναπερείσας πλατὺ ταῖς εὐπραγίαις ἁμῶν τὸ ἴχνος τῆς θλίψεως᾽ où διελυμήνατο ἀγέλας βοῶν καὶ προὔδάτων, πλὴν el pri τις ἄρα µεταλάδθσι τὸ ποίμνιον εἷς τὴν Ἐχκλησίαν χατὰ τὸ μυστικὀν.

iv ἡ βλάθη παρὰ τοῦ φθόνον οὖκ ἐν τούτοις ἡμῖν οὐδὲ εἰργάσατο τὴν ζημίαν ἐν ὄνοις χαὶ χαμήλοις, οὐδὲ ἐδρίμνξε τὰς αἰσθήσεις τραύµασι σαρχὸς, ἀλλά ἀπεαύλησεν ἡμᾶς τῆς χεφαλῃς αὐτῆς.

Ὁ ἀφθαλμος αὐχέτι ἐστὶν ὁ βλέπων τὰ οὐράνια, οὐδὲ À, ἀκοῦ ἡ ἐκαίονσα τῆς pe rie θείας, οὐδὲ ἐχείνχ, ὦ γλῶσσα,

Ποῦ ὁ γλσχεῖα Ἱαλήνη τῶν animer:

ποὺ ἡ Sete εὐπργήγορος,

«ο glorifiait (se pare)

des témoignages rendus sur lui (Job\.

Mais envie

qui aperçoit toutes les belles choses a vu aussi le'bien (trésor) nôtre

«de son.œil amer,

et celui qui foule-de-tous-côtés

Ja Τσγτο ‘habitée

aimarché aussi sur nous,

ayant appuyé large

‘sur les prospéfités.de nous

la.trace de l’afiliction ;

il n’a pas malträité

des troupeaux de bœufset de hrébis, excepté à moins que quelqu’un donc transporte l’expression de tronpeau à l'Église -

selon le sens mystique.

-Hormis-que le dommage

venant de l'envie (du -démon; n’est pas en ces objets pour nous, et il n’a pas accompli la perte

en des. ânes et des chameaux,

et il n’a pas piqué nos 5ens

* par des ‘blessures de la chair,

mais il.a,privé nous

de la tête même.

Et les organes précieux de nous s’en'sont allés-avec la tête.

L'œil n’est plus

celui regardant les choses célestes, ni l’oule

celle entenilant la voix divine, ni.cette langue-là,

le pur objet-consacré à la vérité.

Où est la douce sérénité des/regards?

où est le.brillant sourire

sur la lèvre?

où est la droite äffable,

20 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ TON METAN MEAETION. rh τοῦ στόματος εὔλογίᾳ τοὺς δαχτύλους συνεπισείουσα; Ἡρυάγοµαι δὲ ὡς ἐπὶ σκηνῆς ἀναθοῆσαι τὴν σνμφοράν. |

IV. Ἐλεῶ σὲ, ὦ ἐκκλησία * πρὸς σὲ λέγω, τὴν Ἀντιόχου πόλιν. Ἐλεῶ σὲ τῆς ἀθρόας ταύτης μεταθολΏς '. Εῶς άπεχοσµήθη τὸ χάλλος; πῶς ἀπεσυλήθη ὃ χόσµος; πῶς ἐξαίφνης ἀπεῤῥύη * τὸ ἄνθος; Όντως Ἐξηράνθη 6 χόρτος, χαὶ τὸ άνθος ἐξέπεσεν ὃ. Τίς ὀφθαλμὸς πονηρὸς!, τίς βασχανία χακὴ κατὰ τῆς ἐχχλησίας ἐκείνης ἐκώμασεν 8; οἷα ἆνθ᾽ οἵων ἠλλάξατο; ᾿Εζέλιπεν ἡ πηγή. Ἐξηράνθη ὃ ποταμός. Πάλιν εἲς αἷμα per ποιήθη τὸ ὕδωρ δ. *Q δυστυχοῦς ἀγγελίας ἐχείνης, τῆς διαγ-

gnaient une parole bienveillante P Mais je me laisse aller à déplorer notre infortune comme sur un théâtre.

IV. Je gémis sur toi, ὁ Église ; c’est à toi que jé m'adresse, πε d’Antiochus. Je gémis sur ta catastrophe soudaine. Comment à été ravie cette beauté ? Comment a été arraché cet ornement? Comment s’est détachée tout à coup cette fleur ? Oui, l'herbe s’est séchée et la fleur est tombée. Quel œil jaloux, quelle funeste envie set déchatnée contre cette Église ? Quel changement dans sa fortune ! La source est tarie. Le fleuve est mis à sec. L’eau est une seconde fois changée en sang. OU! le triste message que celui qui va porter à Antioche la nouvelle de son malheur ! Qui apprendra aux enfants qu’ils sont orphelins? Qui annoncera à l'épouse qu'elle est veure‘ Fatale destinée! Qu’ont-ils envoyé ? et que vont-ils recevoir? lis ont

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