‹ Choix de discours tirés des pères grecsChapitre 43 sur 77 · XI. Ταῦτα ἐφιλοσοφεῖτο Καισαρίῳ καὶ ἐν τὴ χλανίδι · texte numérisé non relu

XI. Ταῦτα ἐφιλοσοφεῖτο Καισαρίῳ καὶ ἐν τὴ χλανίδι

ni par la gloire, ni par les délices

au milieu desquelles il vivait ; mais de nombreux et grands orneappartenant à lui, [ments le premier en-vue-de la dignité était et d'être réellement

et d'etre nommé chrétien,

et tous les autres ensemble

élaient pour lul un enfantillage

et une niaiserie (bagatelle),

étant jugés

relativement-à celui-là seul :

car il pensait les autres choses ‘en-quelque-sorte être jouées

sur un théâtre et pour d'autres, sur un thédtre et qui se dresse etqui se renverse très-promptement, et peut-être se détruisant

plus facilement que s’organisant, comme étre {il est) possible de voir d'après les nombreux changements de la vie,

et d'après la prospérité [en bas ; tombant-successivement en haut et mais un seul bien être en-propre

[Césaire étalent méditées-chrétiennement par même dans (sous) la chlanide ;

et il vécutet ii s'en alla (mourut) avec ces pensées, falsant-connaitre et présentant à Dieu jplus grande que la piété

montrée en public par fui

celle dans l'homme caché.

Et s'il faut moi,

ayant omis toutes choses,

la protection de ceux de sa faunille

proches tombés dans le malheur, son mépris du faste, son égalité avec ses amis, sa franchise avec les grands, ses luttes et ses discours pour la vérité, qu’il défendit tant de fois et contre tant d’adversaires, non-seulement avec les armes de la raison, mais avec celles d’une ardente piété, je me contenterai d’un seul trait qui tiendra lieu de tous ; c'est l’endroit le plus célèbre de sa vie. Ce prince, dont le nom est si odieux, déchaïnait sa rage contre nous; sa fureur s'était d'abord portée sur lui-même, et sa renonciation au Christ l’avait rendu exécrable à tous. 1 n'affichait pas l’impiété avec la même franchise d’ame que les autres ennemis du Christ, mais il cachait la persécition sous une apparence de douceur ; semblable à l’astucieux serpent qui possédait son âme, il avait recours à toutes les manœuvres pour entrainer les malheureux dans son abime. Son premier artifice fut

vai, μανεὶς πρῶτον

ααὶ τοῖς ἄλλοις, ἐκτῆςἀβετήσεως ele Χριστὸν, οὐδὲ ἀπογραφόμενος

qui ontété-malheureux,

le mépris du faste, l'égalité-de-considération

envers ses amis,

la franchise

envers les magistrats,

les combats et les discours

pour la vérité,

lesquels il éleva fréquents fréquemment

οἱ contre denombreux adversaires, non-seulement avec-la-raison,

mais même fort et pieusement

et chaleureusement ,

s’il faut moi dire au lieu de tous un-seul des actes de lui,

le plus conou :

un roi, celui au-nom-odieux,

était enragé contre nous,

et, ayant été-furieux d'abord contre lui-même,

était déjà insupportable

même aux autres [Christ, par-suite-de sa renonciation au et ne s'inscrivant pas

parmi l'impiété (les imples) avec-grandeur-d'âme

dans un point égal [Christ, aux autres combattants -contre-lemais dérobant (cachant) la persécusous une fausse-apparence [tion de douceur; L(astucieux), et 'imitation-du serpent oblique qui occupa l'âme de lui,

attirant

par desmachinations de-toute-sorte les malheureux

dans l'abime de lui-même.

Et le premier et artifice

et expédient de lui était,

44 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.

Χριστιανοὺς, ὡς χαχούργους χολάζεσθαι, ἵνα μηδὲ τῆς ἐπὶ τοῖς ἆθλοις τιμῆς τυγχάνοιµεν ἐφθόνει γὰρ καὶ ταύτης Ἀριστιανοῖς 6 γεννάδας * τὸ δὲ δεύτερον, πὲιθοῦς ὄνομα προσεῖναι τῷ yo µένῳ, μὴ τυραννίδος, ὥς ἂν μεῖζον ᾖ τοῦ κινδύνου τὸ τῆς αἰσχύνης αὐθαιρέτως χωροῦσι πρὸς τὴν ἀσέθειαν ΄ καὶ τοὺς μὲν χρήμασι, τοὺς δὲ ἀξιώμασι, τοὺς δὲ ὑποσχέσεσι, τοὺς δὲ παντοίαις τιμαῖς ὑφελχόμενος, dc ὀὐδὲ βασιλικῶς προσῆγεν, ἀλλὰ xal λίαν δουλοπρεπῶς, ἐν ταῖς ἁπάντων ὄψεσι, πάντας δὲ 5 γοητεία τῶν λόγων χαὶ τῷ χαθ) ἑαυτὸν ὑποδείγματι, ἐπὶ πολλοῖς πειρᾶται καὶ Καισαρίου. Φεῦ τῆς παραπληξίας χαὶ τῖς ἀνοίας, εἶ Καισάριόν τε ὄντα, χαὶ ἀδελφὸν ἐμὸν, χαὶ τῶν yoνέων τούτων, συλήσειν ἥλπισεν !

τρυφήσω τοῦ διηγήματος, ὥς of παρόντες τοῦ θαύματος, εἶσήει

de punir comme malfaiteurs ceux qui souffraient comme chrétiens, afin de nous priver de l’honneur du martyre; car ce noble prince en viait aux chrétiens jusqu’à cette gloire. Π donnait aussi à ses pratiques le nom de persuasion, au lieu de celui de tyrannie, afin qu'y edt plus de honte que de danger pour ceux qui passeraient volootairement du côté de l’impiété : il attirait les uns par de l'or, les autres par des dignités, ceux-ci par des promesses, ceux-là par des horneurs de toute sorte, qu’il ne leur offrait même pas en roi, mais en esclave et à la face du public, tous par la magie des discours et par son exemple ; enfin fl tente Césaire lui-même. 9 le plus insensé des hommes, s’il espérait trouver une proie dans un Césaire, dans που frère, dans le fils de tels parents!

XIL Mais je veux m'arrêter un moment sur ces détails, je veut Jouir de ce récit comme ceux qui étaient présents jouirent d'en si

ceux souffrant comme chrétiens être châtiés comme malfaiteurs, afin que nousn'obtinssions même pas l’honneur au-sujet-de nos combats; car cet homme-généreux enviait même celui-ci aux chrétiens ; et le second artifice était, le nom de persuasion s’attacher à ce qui se passait, et non celui de tyrannie, pour que la part de la honte fût plus grande que le danger pour des gens allant vers l’'impiété de-leur-propre-choix ; et entraïnant les uns par de l’argent, les autres par des dignités, les autres par des promesses ,, les autres par des honneurs de-toute-sorte, qu’il n’offrait même pas en-roi, mais même fort serviiement, devant les- regards de tous, et tous par le charlatanisme des discours et par l'exemple selon(de) lui-même, après beaucoup d’autres il tente aussi Césaire.

Je dis hélas pour son égarement et sa démence, s’ila espéréravir (séduire) un homme étant et Césaire, et mon frère, et Le fils de ces parents!

XIL Mais, afin que j'insiste un peu sur le discours, et que je jouisse du récit, ι

46 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ.

μὲν 6 γεννάδας ἐχεῖνος, τῷ τοῦ Χριστοῦ σηµείῳ φραξάµενος, χαὶ τὸν µέγαν Λόγον ἑαυτοῦ προθαλλόμενος, πρὸς τὸν πολὺν ἐν ὅπλοις καὶ µέγαν ἐν λόγων δεινότητι' οὐδὲν δὲ καταπλαγεῖς πρὸς τὴν ὄψιν, οὐδὲ θωπεία τι χαταθαλὼν τοῦ φρονήµατος, ἀθλητὴς ἔτοιμος ἦν χαὶ λόχῳ χαὶ ἔργῳ πρὸς τὸν ἐν ἀμφοτέροις δυνατὸν ἀγωνίζεσθαι. Τὸ μὲν οὖν στάδιον τοιοῦτον, χαὶ ὃ τῆς εὐσεθείας ἀγωνιστὴς τοσοῦτος" καὶ ἀγωνοθέτης!, ἕνθεν μὲν Χριστὸς, τοῖς ἑαυτοῦ πάθεσι τὸν ἀθλητὴν ἐξοπλίζων, ἐκεῖθεν δὲ δεινὸς τύραννος, τῇ τῶν λόγων οἰχειότητι προσσαίνων, xai τῷ τῆς ἐξουσίας ὄγχῳ δεδιττόµενος * θέατρον δὲ ἀμφοτέρωθεν, τῶν τε τῇ εὐσεθεία λειπομένων ἔτι, χαὶ τῶν ὑπ ἐχείνου

beau spectacle : ce noble lutteur descendit dans la Hce avec une

* seule arme, le signe du Christ, un seul bouclier, le Verbe divin,

pour combattre un adversaire puissant par ses armes, habile par sa rare éloquence ; mais sans s'étonner à la vue d’un tel ennemi, sans que la flatterie lui fit rien rabattre de son orguell, il était tout prét à lutter par la parole et par l’action contre un adversaire aussi fort par l'une que par l’autre. Telle était l'arène, tel le champion de la piété : l’arbitre du combat était d’une part le Christ, armant son athlète de sa propre passion, de l’autre un tyran redoutable, tantôt caressant par des paroles amies, tantôt épouvantant par l’immensité de sa puissance ; les spectateurs étaient d’un côté ceux qui demetrraient encore fidèles à la piété, de l’autre ceux que le séducteur avait entraînés, tous impatients de voir quel serait le sort de leur

οὐδὲ χαταβαλὼν θωπεία Ti τοῦ φρονήµατος,

καὶ τῶν συγηρπασµένων ὑπὸ éxeivou,

comme ceux qui étaient-présents jouirent du spectaele,

cet homme-noble

entrait en lice,

s'étant fortifié

par le signe du Christ,

et mettant-en-avant de lui-même

le grand Verbe,

contre celui abondant en armes

et grand

dans l’habileté des discours

mais n'ayant été frappé ( effrayé) en à cet aspect, [rien, et n’ayant pas rabattu par flatterie quelque chose de sa fierté,

il était athlète prêt à combattre

et par parole et par action

contre celui puissant

en toutes deux.

L’arène donc éfait telle,

et le champion de la piété

était si-grand ;

et le président-du-combat était, d'ici (d’un côté) le Christ,

armant l’athlète

des souffrances de lui-même,

et de là (de l’autre côté)

un tyran redoutable,

caressant

par l’affabilité des discours,

et effrayant

par le faste de $a puissance ; [tateurs et 17 y avaté une assemblée-de-specdes-deux-côtés, et de ceux laissés encore

à la piété,

et de ceux ravis

par lui,

regardant où pencheraient les inftéréts concernant eux-mêmes,

48 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.

XIIL Ἆρ' οὐχ ἔδεισας περὶ Καισαρίου, ur τι πάθη της προθυµίας ἀνάξιον} Ἀλλὰ θαρσεῖτε ' μετὰ Χριστοῦ γὰρ À véxr,, τοῦ τὸν κόσμον νιχήσαντος'. Τὰ μὲν οὖν καθ) ἕχαστον τῶν τότε ῥηθέντων À προτεθέντων ἐκδιηγεῖσθαι τὰ νῦν ἐχὼ μὲν, εὖ ἴστε, τοῦ παντὸς ἂν ἐτιμησάμην ' χαὶ γὰρ καὶ λογικάς τας ἔστιν ἃς ἔχει στροφὰς χαὶ χοµψείας ὁ λόγος, ἐμοὶ γοῦν oùx ἀγηδεῖς εἷς μνήμην * ἔξω 9” ἂν εἴη παντελῶς τοῦ καιροῦ χαὶ τοῦ λόγου. Ὡς δὲ πάσας αὐτοῦ τὰς ἐν τοῖς λόγοις πλοχὰς διαλύσας, χαὶ πεῖραν ἅπασαν ἀφανῆ τε χαὶ φανερὰν, ὥσπερ τινὰ παιδιὰν, παρωσάµεvos, µεγάλη καὶ λαμπρᾷ τῇ φωνῇ τὸ Χριστιανὸς εἶναί τε καὶ

parti, et plus inquiets de connaître le vainqueur que ceux même qui se donnaient en spectacle.

XIIL Ne craignez-vous pas pour Césaire? ne tremblez-vous pas qu’il ne fasse quelque chose d’indigne de son courage? Rassurez-vous : la victoire est avec le Christ, qui a vaincu le monde. Je donnerais tout, croyez-le bien, pour vous rapporter en détall tout ce qui fut dit alors ; on y trouverait des artifices de raisonnement, des subtilités de langage que je ne me rappelle pas sans plaisir : mais ce serait trop m'’éloigner et de la circonstance présente et de l’objet de ce discours. Après avoir réfuté tous les sophismes, repoussé comme en se jouant toutes les attaques ouvertes ou cachées de son adversaire, Césaire proclame hautement et d’une voix éclatante qu’il est et qu'il demeure chrétien ; mais alors même le tentateur ne peut se résoudre à le

XIIL. Ἆρα oùx ἔδεισας περὶ Καισαρίον, μὴ πάθῃ τι ἀνάξιον τῆς προθυµίας:

À προτεθέντων τότε; nai yap

or:

oùx ἀηδεῖς εἷς μνήμην ἐμοὶ yoüv*

ἂν ein δὲ παντελῶς ἕξω τοῦ καιροῦ χαὶ τοῦ λόγον.

ayant l’inquiétude plus grande

pour savoir qui vaincrait,

que ceux autour desquels

était l’assemblée-de-spectateurs.

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