‹ Choix de discours tirés des pères grecsChapitre 42 sur 77 · IX. Φίέρε · texte numérisé non relu

IX. Φίέρε

χαὶ ἔφασκεν ἂν µεθήσειν οὐδὲ el τι γένοιτο'

choses telles que la spontanéité {le en apporte de nombreuses [hasard) dans les événements nôtres:

mais pour ceux aimant-Dieu il était même fort évident, ce qui était arrivé ne pas être quelque autre chose que l’œuvre de parents aimant-Dieu, réunissant leurs enfants de laterre et de la mer [hait.

pour un seul accomplissement de sou-

ΙΧ. Allons ne passons pas non plus celle-ci des belles actions de Césaire, qui pour les autres peut-être est petite et pas même digne de mémoire, mais qui a paru très-grande à moi et alors et malntenant, si-toutefois l’amour-fraternel estunedes choses dignes-de-louange, et que je ne cesserai pas [res, plaçant (de placer) parmi les premiètoutes-les-fois que je raconterai les actions de lui, La ville à la vérité retenait lui par les honneurs que j'ai dits, et répétait ne devoir le lâcher pas même si quelque chose arrivait ; mais moi tirant-en-sens-contraire, moi considérable et honoré pour Césaire en toutes choses, Je fus-assezx-fort pour que lui remplir et aux parents le souhait, et à la patrie la dette, et à moi-même le désir; l'ayant pris pour associé à ma route et compagnon-de-voyÿage, et ayant été préféré

34 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ ΕΙΣ KAIZAPION.

θεις οὗ πόλεων χαὶ δήµων µόνον, οὐδὲ τιμῶν καὶ πόρων, οἳ πολλοὶ χαὶ πολλαχόθεν, of μὲν συνέῤῥεον ἐχείνῳ, of δὲ ἡλπί-ζοντο, ἀλλὰ χαὶ αὐτοῦ βασιλέως σχεδὸν, καὶ τῶν ἐχεῖθεν ἐπιταγμάτων. Ἐντεῦθεν ἐγὼ μὲν φιλοσοφεῖνῖ διέγνων, καὶ πρὸς τὸν ἄνω βίον μεθαρμὀσθῆναι, ὥσπερ τινὰ βαρὺν. δεσπότην xai ἀῤῥώστημα χαλεπὸν πᾶσαν φιλοτιμίαν ἀποσεισάμενος ' μᾶλλον δὲ ὃ μὲν πόθος πρεσθύτερος, 6 δὲ βίος ὕστερος. Τὸν δὲ, τὰ πρῶτα τῆς παιδεύσεως ἀναθέντα τῇ ἑαυτοῦ πατρίδι, καὶ θαυµασθέντα τῶν πόνων ἀξίως, μετὰ τοῦτο δόξης ἐπιθυμία, χαὶ τοῦ προστατεύειν τῆς πόλεως, ὡς ἐμέ γε συνέπειθε, τοῖς βασιλείοις δίδωσιν, οὐ πάνυ μὲν ἡμῖν φίλα ποιοῦντα χαὶ χατὰ γνώμην (καὶ γὰρ ἀπολογήσομαι πρὸς ὑμᾶς ὅτι πολλοστὸν τετάχθαι παρὰ

πρῶτα φέρεσθαι), οὗ μὴν ἄξιός γε µέμψεως. Φιλοσοφεῖν μὲν peuples, ni à ces honneurs et à ces richesses qui déjà affluaient vers lui de toutes parts, et lui permettaient d’espérer plus encore, mais presque à l’empereur lüi-même et à ses ordres souverains. Bieatôt je résolus de me vouer à la méditation chrétienne et de me reporter vers la vie céleste, secouant toute ambition comme un joug pesant où une funeste maladie; mais plutôt j'avais depuis longtemps formé ce vœu que j'allais enfin réaliser. Pour lui, après qu’il eut consacré à sa patrie les prémices de sa science et excité une admiration digne de ses travaux, le désir d’acquérir de la gloire et, comme il me le persuadait, d’être le protecteur de sa ville natale, le conduisit au palais des empereurs. Je n‘approuvais guère cette résolution, car (et c’est là mon excuse auprès de vous) la dernière place auprès de Dieu est plus considérable et plus haute que le premier rang auprès des rois de la terre. Césaire cependant ne méritait pas de blâme Eneñfet,

ἀλλὰ καὶ σχεδὸν βασιλέως αὐτοῦ, val τῶν ἐπιταγμάτων ἐκεῖθεν.

OÙ ποιοῦντα μὲν

- était plus antien,

non-seulement

à des villes et à des peuples,

ni à des honneurs et à des revenus, qui nombreux οἱ de-nombreux-côles uns affluaient à lui,

les autres étaient espérés, mais même presque au roi lui-même, et aux ordresvenant de là (du roi).

Dès lors moi à la vérité [ascétique), jerésolus de méditer (embrasser la vie et de m’accommoder (m'’appliquer) à l'étude de la vie d’en haut,

ayant secoué toute ambition

comme un certain maître pesant etuneinfirmité fâcheuse ;

mais plutôt le désir à la vérité [rieure.

et la vieque je souhaitais fut posté- Mais lui (Césaire),

ayant consacré à la patrie de lui-même les premiers fruits de soninstruction, et ayant été admiré dignement pour ses {ravaux,

après cela un désir de gloire

et d’être-le-protecteur de sa ville, comme il persuadait à moi du moins, le donne aux palais-des-rois ,

ne faisant pas à la vérité

des choses tout à fait agréables à nous et selon notre gré,

—eteneffet

je dirai pour excuse à vous

que être rangé [conque) entre-plusieurs (dans un rang quelauprès de Dieu

est meilleur et plus haut |

que d'emporter le premier rang auprès du roi d’en bas (de la terre) n'étant pas toutefois

digue du moins de blâme,

[tés ;

36 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ KAIZAPION.

γὰρ ὅσῳ µέγιστον, τοσούτῳ χαὶ χαλεπώτατον, χαὶ où πολλῶν τὸ ἐγχείρημα, οὐδ) ἄλλων À τῶν ὑπὸ τῆς θείας προχεχκλημένων µεγαλονοίας, À τοῖς προηρηµένοις καλῶς χεῖρα δίδωσιν où µxpov δὲ el τις, τὸν δεύτερον προστησάµενος βίον, καλοχἀγαθίας µεταποιοῖτο, χαὶ πλείω λόγον ἔχοι Θεοῦ χαὶ τῆς ἑαυτοῦ σωτηκόσμου τούτου δρᾶμα ὑποχρινόμενος, αὐτὸς δὲ ζώοι Θεῷ, μετὰ τῆς εἰχόνος ἣν οἶδε map” ἐχείνου λαθὼν xal ὀφείλων τῷ δεξωχότι" ὅπερ ἀμέλει καὶ Καισάριον διανοηθέντα γινώσχομεν.

s'il est très-glorieux d’embrasser la vie contemplative, c'est aussi une entreprise bien difficile, et qui n’est pas permise à tous; la grandeur divine y appelle seulement quelques élus, que sa main soutient dans la noble route qu’ils ont choisie. Mais ce n’est pas avoir peu de mérite, lorsqu'on s’est engagé dans la vie mondaine, que de parti ciper à la vertu, de faire plus d’estime de Dieu et de son salut que de l'éclat d’ici-bas ; d’être comme sur un théâtre, et de porter ce masque vulgaire des gens du siècle, sous lequel on joue la comédie de ce monde, tandis qu’on vit pour Dieu sans altérer l'image qu'on sait avoir reçue de lui et dont on lui est redevable. Tel était aussi, n'en doutons pas, le plan de conduite de Césaire,

X. Pour obtenir le premier rang parmi] les médecins, il n'eut pat besoin de beaucoup d'effort ; il lui suffit de montrer son savoir, ou plutôt d’en donner comme un léger échantillon, et aussitôt admis a

Ὅσῳ μὲν γὰρ Car d'autant plus

φλοσοφεῖν méditer (embrasser la vie ascétique) μέγιστον, est très-grand, ᾗ τοσούτῳ καὶ χαλεπώτατον, d'autant plus et cela esé très-difficile, χαὶ τὸ ἐγχείρημα. et l'entreprise [breux, οὐ πολλῶν, n'est pas le fait d'hommes nomοὐδὲ ἄλλων ni d'autres

τῶν προχεκληµένων que de ceux qui ont été appelés

ὑπὸ τῆς µεγαλονοίαςθείας, par la grandeur-d’esprit divine, Ἀδίδωσι χεῖρα. qui donne la main [ment τοῖς προφρηµένοις xahde Άσευς qui ont fait-choix honorableοὐ μικρὸν δὲ, et ce n'est pas chose petite,

εἶτις, προστησάµενος sl quelque homme , ayant entrepris τὸν δεύτερον βίον, la seconde vie,

Μπαποιοῖτο χαλοχαγαβίας, participe la vertu, αὶ ἔχοι πλείω λόγον Θεοῦ οἱ3 (lent) plus grand compte de Dieu

καὶ τῆς σωτηρίας ἑαντοῦ et du salut de lui-même Ἀτῆς λαµπρότητος κάτως, que de l’éclat d'en bas (de cette terre), χαὶ προδάλλοιτο τὴν μὲν el porte-devant-ui cet éclat ὡς σχηνὴν, comme un théâtre , À τιπροσωπεῖον. ou comme quelque masque τῶν πολλῶν καὶ προσκαΐρων, des choses nombreuses et emporelὑποκρινόμενος τὸ δρᾶμα Jouant le drame les, τούτου τοῦ κόσμου, de ce monde , αὐτὸς δὲ ζώοι Θεῷ, mais lui-même vit pour Dieu, μιτὰ τῆς εἰχόνος. avec l'image Folle λαθὼν παρὰ éxelvou qu'il sait ayant (avoir) reçue de lui αὶ ὀφείλων et devant (devoir) τῷδεδωχότι" à celui qui la lui a donnée ; ὅπερ γινώσκοµεν chose que nous connaissons ἄμθε certainement 2 Καισάριον διανοηθέντα. aussi Césaire ayanteu-en-vue, Χ. Τάττεται μὲν γὰρ X. Car il est rangé τὴν πρώτην τάξιν ἐν ἰατροῖς, au premier rang parmi les médecins, οὐδὲ προσδεηθεῖς, n'ayant même pas eu-besoin όνον πολλοῦ,, d’une peine considérable, ἀλλὰ ἐπιδείξας µόνον. mais ayant montré seulement τν παΐδενσιν, ου savoir, μᾶλλον δὲ et (ου) plutôt [tillon) court

οἷόν τινα πρόλογον βραχὺν comme un certaln prologue (échan-

38 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ,

φίλοις τοῦ βασιλέως εὖθὺς ἀριθμούμενος, τὰς µεγίστας χαρποῦται τιµάς. Ἄμισθον δὲ τὴν τῆς τέχνης φιλανθρωπίαν τοῖς ἓν τέλει προι ὔχσιν, εἰδὼς οὐδὲν οὕτως ὡς ἀρετὴν καὶ τὸ ἐπὶ τοῖς καλλίστοις γινώσκεσθαι προάγειν εἰς τὸ ἔμπροσθεν ᾿ καὶ ὧν τῇ τάξει δεύτερος ἦν, τούτων κατὰ πολὺ περιῆν τῇ δόξη, πᾶσι μὲν ὢν διὰ σωφροσύνην ἐπέραστος, χαὶ διὰ τοῦτο τὰ τίμια πιστευόµενος, χαὶ μηδὲν Ἱπποκράτους δρχιστοῦ! προσδεόµενος, ὡς µηδὲν εἶναι χαὶ τὴν Kpdrnroc? ἁπλότήτα, πρὸς τὴν ἐκείνου θεωρουµένην * πᾶσι δὲ πλέον À κατὰ τὴν ἀξίαν αἰδέσιμος, μεγάλων μὲν ἀεὶ τῶν παρόντων ἀξιούμενος, µειζόνων δὲ ἄξιος εἶναι τῶν ἐλπιζομένων χρινόµενος, τοῖς τε βασιλεῦσιν αὐτοῖς, χαὶ ὅσοι τὰ πρῶτα μετ’ ἐχείνους ἔχουσιν. Τὸ δὲ µέγιστον, ὅτι µήτε ὑπὸ τῆς

nombre des amis de l’empereur, il recueille les honneurs les plus considérables. Il offre aux magistrais de donner gratuitement les secours de son art, sachant bien que la vertu et les belles actions contribuent plus que tout à élever un homme ; il l'emporte de beaucoup par la réputation sur ceux dont le rang est supérieur au sien ; aimé de tous pour sa modestie, il se voit confier les objets les plus précieux ; il n’a pas besoin de faire le serment d’un Hippocrate, et lasimplicité même d’un Cratès n’est rien si on la compare à la sienne ; tous le respectent plus qu’on ne fait un homme de son rang; les empereurs eux-mêmes, et ceux qui tiennent la première place après eux, l'estiment toujours digne de sa grande fortune présente, digne de la fortune plus grande encore qu’on espère pour lui. Mais ce qui est au-dessus de tout, c’est que ni la gloire, ni les plaisirs au milieu desquels il vivait, ne corrompirent la noblesse de son âme : de tant de

dv μὲν ἑπέραστος πᾶσι

ἀξιούμενος μὲν del

de son savoir,

et compté aussitôt

parmi les amis du roi,

Il recueille les plus grands honneurs, Et il propose à ceux en charge l'humanité de son art saus-salaire (gratuite),

sachant rien ne faire-avancer ainsi vers le rang en avant

comme la vertu

etle être connu

pour les actes les plus honorables ; etil l'emportait de beaucoup

par la réputation

sur ceux auxquels il était inférieur par le rang,

étant à la vérité aimé de tous

pour sa réserve,

et à-cause-de cela ses, se-voyant-confier les choses précieuet n'ayant-besoin en rien

d’un Hippocrate prétant-serment, de-sorte-que même la simplicité

de Cratès

n'être rien

étant considérée près de celle de lui; et respecté de tous

plus queen-proportion-de son rang, étant-jugé-digne à la vérité toujours des avantages présents

qui étaient grands,

mals étant jugé être digne

de ceux espérés

qui étaient plus grands encore,

et par les rois eux-mêmes,

etpar tous ceuz qui ont

le premier rang après ceux-là

Mais la chose la plus grande est qu’il ne fut corrompu

dans la noblesse de son âme

40 ΕΠΙΤΑΦΙΟΣ EIZ ΚΑΙΣΑΡΙΟΝ.

διεφθάρη * ἀλλὰ πολλῶν καὶ μεγάλων ὑπαρχόντων αὐτῷ, πρῦτον ἦν εἰς ἀξίωμα Χριστιανὸν χαὶ εἶναι καὶ ὀνομάζεσθαι, xat πάντα ὁμοῦ παιδιά τις ἐχείνῳ χαὶ λῆρος πρὸς ἓν τοῦτο κρινόµενα ' τὰ μὲν γὰρ ἄλλα ὡς ἐπὶ σχηνῆς χαὶ ἄλλοις παίζεσθαι, τάχιστα πηγνυμένης τε χαὶ καταλυοµένης, τάχα δὲ φθειροµένης ῥᾷον À συνισταµένης, ὣς εἶναι ἰδεῖν ἐκ τῶν πολλῶν τοῦ βίου μεταθολῶν, χαὶ τῆς ἄνω χαὶ χάτω μεταπιπτούσης εὐετηρίας᾽ µόνον δὲ ἴδιον ἀγαθὸν εἶναι καὶ παραµένον ἀσφαλῶς, τὴν εὖσεθειαν.

ΧΙ. Ταῦτα Καισαρίῳ ἐφιλοσοφεῖτο κἀν τῇ χλανίδιΣ: ταύταις χαὶ συνέζησε ταῖς ἐννοίαις, καὶ συναπῆλθε, µείζω τῆς φαινομένης εἷς τὸ χοινὸν εὐσεξείας Θεῷ Ὑνωρίζων καὶ παριστὰς τὴν χατὰ τὸν χρυπτὸν ἄνθρωπον 3, Καὶ ef µε δεῖ, πάντα παρέντα, τὴν

titres honorables qui lui appartenaient, celui qui avait le plus de prix à ses yeux c'était d’être chrétien, de porter le nom de chrétien ; auprès de celui-là, tout le reste ne lui semblait qu’un jeu et un enfantillage : il tenait que tous les autres avantages ne sont que les oripeaux de ce théâtre qui se dresse et disparaît si vite,et qui peut-être même disparaît plus vite encore qu’il ne se dresse, comme le prouvent les innombrables vicissitudes de la vie, et le flux et le reflux incessant de la prospérité; qu'il n’y a qu’un bien qu’on possède en propre et qui reste sûrement, la piété.

ΧΙ. Tels étaient, même sous le manteau de cour, les sentiments chrétiens de Césaire ; c’est dans ces pensées qu’il vécut et qu'il mourut, uranifestant aux regards de Dieu une piété plus grande que celle qu’il laissait voir en public, la piété de l’homme caché, Et s’il faut que je mette de côté tout le reste, la protection qu’il accordait à ses

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