XI. Τοῦτο ἀσφαλέστερον
Ainsi la mère
jouit de sa fécondité;
ainsiet elle se glortfia d'eux vivants,
et elle sereposa-avec eux partis,
ayant présenté (offert) à Dieu
ceux qu’elle avaitenfantésau monde,
et ayant compté par les luttes :
les douleurs-d’enfantement d'elle-
etayant connu parles morts [ même,
la suite (l’ordre ) de l'enfantement.
Car les œuvres de la lutte
s’étendirent depuis le premier des
jusqu’aa dernier, 1 enfants
et comme dans des soulèvements
de flots,
un autre faisait-voir sa vertu
après un autre,
et était plus ardent
pour souffrir,
fortifié par ies périls
de celui qui avait précédé,
de-sorte-que le tyran être-satisfait
de ce qu'elle n’était pas devenue
d'enfants plus nombreux: [mère
car Ἡ s’en serait aîlé
plus couvert-de-honte
et plus complétement vaincu 5
et alors pour la première fois
il reconnut
n’étant (qu’H n’Etait)-pas-fort en tout
par les armes,
lorsqu'il attaqua
des enfants sans-armes,
armés d’une chose unique seule,
la piété,
et plus ardents
à souffrir tout [tout.
que cœlui-là n'était préparé à faire XI. Ceci est plus sùr
et plus magnifique
52 OMIAIA ΕΙΣ ΤΟΥΣ ΜΑΚΚΛΒΛΙΟΥΣ.
πρεπέστερον’ οὐ γὰρ ἀναγχαίαν ἐποίει τὴν ἐπίδοσιν, ὥσπερ ἐχεῖ, ἐπαγγελίας θερµότης χαὶ νίκης ἔρως ἀπεγνωσμένης, ἀλλ) ἔχούσιος ἱερουργίαρ χαὶ μισθὸν ἔχουσα µόνα τὰ ἐλπιζόμενα. Τοῦτο τῶν Δανιλλ ἄθλων : οὖκ ἀτιμότερον, παραδοθέντος sis βορὰν λέουσι, καὶ τῇ τῶν χειρῶν ἐχτάσει τοὺς θΏρας νικήσαντος. ὰ οὔτο τῶν ἐν Ἄσσυρία veav{oxwv? οὐ δεύτερον, οὓς ἄγγελος ἀνέψυξεν ἐν πυρὶ, τὸν πατρῷον νόµον μὴ χαταλύσαντας, μηδὲ τροφὶν προσιεµένους βέδηλον χαὶ ἀνίερον. Τοῦτο τῶν ὕστερον ὑπὲρ Χριστοῦ θυμάτων εἷς Φφιλοτιµίαν οὖκ ἔλαττον. Οἱ μὲν γὰρ, 8 χαὶ ἀρχόμενος εἶπον τοῦ λόγου, τῷ Χριστοῦ χατηχολούθησαν αἵματι, καὶ Θεὸς ἦν ὁδηγὸς τῶν τοιούτων ἄθλων, τοσαύτην ὑπὲρ ἡμῶν εἰσενεγχὼν εἰσφορὰν χαὶ οὕτω παράδοξον ᾿ τοῖς δὲ où πολλὰ οὖδὲ τοιαῦτα τὰ τῆς ἀρετῆς ὑποδείγματα.
Τούτων τὴν χαρτερίαν ἐθαύμασε: μὲν à Ἰουδαία πᾶσα, xai
de Jephté : ce ne fut point, comme chez Jephté, l'élan d’une promesse et le désir d’une victoire désespérée qui rendit l’offrande nécessaire ; le don fut volontaire et n’eut d'autre récompense que l'espoir. Ce sacrifice n'est pas moins glorieux que les combats de Daniel, livré en pâture à des lions, et n’ayant besoin que d’étendre les mains pour vaincre ces bêtes féroces. Ce sacrifice ne le cède pas aux épreuves des jeunes captifs d’Assyrie, qu’un ange rafraichit dans la fournaise, parce qu’ils n’avaient point voulu transgresser la 1οἱ de leurs pères et se nourrir de mets profanes et impurs. Ce sacrifice n’est pas moins glorieux que celui des victimes immolées plus tard pour le Christ. Celles-ci en effet, comme j’ai dit en commençant ce discours, suivaient la trace du sang de Jésus-Christ, elles -ayalent pour les guider au combat le Dieu qui a offert pour nous un sacrifice si grand et si incroyable ; les autres n’avaient sous les yeux ni tant ni de si nobles exemples de vertu.
La Judée entière admira leur constance; elle s’enorgueillit et se
oùx ἐποίει,
βέδηλον xai ἀνίερον.
. Que le sacrifice de Jephté:
car la chaleur de la promesse
et le désir d’une victoire désespérée ne faisait pas,
comme là (chez Jephté),
l’offrande nécessaire,
mais le sacrifice est volontaire,
et ayant pour récompense
les choses espérées seules.
Ceci n’est pas moins-honorable que les luttes de Daniel,
qui fut livré en pâture à des lions, et qui vainquit les bêtes-féroces par l'élévation des mains. [rieur) Ceci n’est pas en-seconde-ligne (inféaux jeunes-gens dans l’Assyrie, qu’un ange rafraîchit dans le feu, n'ayant pas renversé (enfreint)
la loi paternelle, et n’acceptant pas une nourriture profane et immonde.
Ceci n’est pas moindre
en honneur
que les victimes offertes plus tard pour le Christ.
Car les uns, ce que j'ai dit
aussi en commençant le discours, suivirent
le sang du Christ,
et un Dieu était montrant-la-route
des luttes telles,
un Dieu ayant offert pour nous
une offrande si-grande
et si incroyable;
mais pour les autres
les exemples de la vertu
n’étatent pas nombreux ni tels.
Toute la Judée
admira la patience de ceux-ci,
et fut-fière et se releva (ranima)
54 OMIAIA EIZ ΤΟΥΣ MAKKABAIONS. ὡς αὐτὴ στεφανωθεῖσα ἠγάλλετο χαὶ διανίστατο. Καὶ γὰρ ἦν ἀγὼν οὗτος καὶ ἀγώνων µέγιστας τῶν πώποτε περισχάντων τὴν πόλιν, À χαταλυθῆναι τὸν νόµον χατὰ τὴν ἡμέραν ἐκείνην, ἃ δοξασθῆναι’ καὶ ὡς ἐπὶ ξυροῦ τὰ πράγματα εἰστήχει! τότε παντὶ τῷ τῶν Ἑδραίων γένει τὰ τῆς ἐχείνων ἀθλήσεως. Ἡγάσθη δὲ χαὶ Αντίοχος, οὕτω μεταθαλὼν εἷς θαῦμα τὴν ἀπειλήν. Ἴσασι γὰρ θαυμάζειν ἀνδρῶν ἀρετὴν χαὶ πολέμιοι, ὅταν, τοῦ θωμοῦ λήξαντος, ñ πρᾶξις ἐφ᾽ ἑαυτῆς δοχιµάζηται. "More χαὶ ἆππιλθεν ἄπραχτος, παλλὰ μὲν τὸν πατέρα Σέλευχον ἐπαινέσας τῆς εἷς τὸ ἕδνος τιμῆς χαὶ τῆς εἷς τὸ ἵερὸν µεγαλοψυχίας, πολλὰ δὲ Σίμωνα» τὸν ἐπαγαγόντα µεμψάμενος , ὥς χαὶ τῆς ἀπανθρωπίας αἴτιον χαὶ τῆς ἀδοξίας. |
ΧΠ. Τούτους μιμώμεβς, χαὶ ἱερεῖς, καὶ μητέρες, καὶ παῖ-δες * οἳ μὲν, εἷς τὴν Ἐλεαζάρου τιμὴν τοῦ πνευματεκοῦ κατρὸς, καὶ λόγῳ xal ἔργῳ τὸ βέλτιστον παραδείξαντος ai δὲ, τῆς γεν-
glorifia comme si elle-même avait reçu la couronne. C'est σα Ἡ s’agissait dans cette lutte, la plus importante de toutes celles qu'eut jamais à soutenir Jérusalem, de voir en ce jour même la loi renversés ou glorifiée ; et ce combat était pour toute la race des Hébreux un mement de crise. Antiochus Jui-même fut pénétré de respect, et Ls me- Όλες fit place à l'admiration. Car les ennemis même savent admirer ja vertu, quand la colère est apaisée et que l’on estfme les choses en elles-mêmes. Il abandonna son entreprise, louant son père Sélencus des distinctions qu’il avait accordées à ce peuple et de ses libéralités envers le temple, et aceablant de reproches celui qui Favait appelé, Simon, qu’il regardait comme l'auteur de ses erueutés et de sa honte.
ΧΙ, Prêtres, mères, enfants, imitons ce grand exemple : prêtres, boneres ÉkKezar, notre pète spirituel, qui nous à mentsé Άν mei-
ROMÉLLE 4688 LES MACHABEES. 55
comme elle-même ayant été couron- Et en effet c'était une lutte [née.
et la plusgrande des luttes ° de celles ayant entouré jamais la ville, savoir la loi ou être dissoute ou être glorifiée en ce jour-R ; et les affaires alors celles de la lutte de ceux-là se tenaient comme sur Le tranchant d’un rasoir poar toute !x rate des Hébreux.
Et Antiochus aussi admira, ayant changé ainsi la menace en adnsisations.
En effet même les ennemis savent admirer la vertu des hommes, lorsque, la colère ayant cessé, l’action est estimée en elle-même, De-sorte-que aussi il s’en alla n’-ayant-rien-exécuté, ayant loué à Ka vérité beaucoup son père Séleucus pour l'honneur qu’il rendait à la nation et pour sa grandeur-d’âme {munif enversie temple, [eœænce) et ayant blämé beaucoup Simon celui qui l'avait fait-venir, comme étant cause et de son inhummanité et de son déshonneur.
XII. Imitons ceux-ci, et prêtres, et mères, et enfants : [norer) Éléasar les uns, pour l’honneur de (pour hole père spirituel, qui nous a montré ca. qui est le meilleur
56 OMIAIA EIZ ΤΟΥΣ ΜΑΚΚΑΒΑΙΟΥΣ.
ναίας μητρὸς, ἀληθῶς φιλότεχνοι φανεῖσαι, χαὶ Ἀριστῷ τοὺς ἐξ αὐτῶν παραστήσασαι, ἵνα χαὶ γάμος ἁγιασθϊ διὰ τῆς τοιχύτης θυσίας: οἱ δὲ, τοὺς ἱεροὺς αἰδούμενοι παῖδας, καὶ τὴν νεότητα δαπανῶντες οὐχ. ἐν τοῖς αἰσχροῖς πάθεσιν, ἀλλ᾽ ἐν τοῖς κατὰ τῶν παθῶν ἀγωνίσμασι, χαὶ πρὸς τὸν καθ) ἡμέραν Ἀντίοχονἳ yevναίως ἀνδριζόμενοι, πᾶσι µέλεσι πολεμοῦντα χαὶ διαφόρως διώχοντα. Ποθῷ γὰρ ἀθλητὰς ἔχειν, κατὰ πάντα χαιρὸν χαὶ τρόπον, καὶ γένος ἅπαν καὶ Alixiav ἅπασαν, καὶ φανερῶς πολεμουμένην καὶ ἀφανῶς ἐπιθουλευομένην ' καὶ βοηθεῖσθαι μὲν τοῖς παλαιοῖς διηγήµασι, βοηθεῖσθαι δὲ χαὶ τοῖς νέοις, καὶ πανταχόθεν, ὥσπερ αἱ µέλισσαι, συλλέγειν τὰ χρησιμώτατα εἰς ἑνὸς κηρίου
φιλοτεγνίαν καὶ ψλυχασμὸν, ἵνα xat διὰ Παλαιᾶς χαὶ Νέας εὖ-
leure route et par ses paroles et par ses œuvres; mères, honorez cette mère généreuse en montrant une véritable affection pour vos enfants, offrez au Christ ceux que vous avez mis au jour, afin que ce sacrifice sanctifie le mariage ; enfants, révérez ces jeunes saints, consacrez votre jeunesse, non à satisfaire de honteux désirs, mais à lutter contre vos passions ; combattez vaillamment contre l’Antiochus de tous les jours, qui fait la guerre à tous vos membres et vous persécute de mille sortes. Je souhaiterais qu’en toute circonstance ει pour toute espèce de combats tous les rangs et tous les âges eussent des athlètes à imiter pour repousser les attaques ouvertes et les em- ‘bûches secrètes, qu’on cherchât du secours dans les anciens et dans les nouveaux récits, de tous côtés enfin, comme l’abeille rassemble les sucs les plus utiles dont elle forme avec tant d'industrie un rayon de doux miel, afu que, par l'Ancien et par le Nouveau Testament,
διὰ τῆς θυσίας τοιαύτης * ‘ol δὲ,
et par la parole et par l’action;
. celles-là,
pour honorer la noble mère, s'étant montrées véritablement
.amies-de-leurs-enfants,
et ayant présenté (offert) au Christ ceux nés d’elles-mêmes,
afin que aussi l’hymen soit sanctifé par le sacrifice tel;
ceux-là,
vénérant les saints enfants, et dépensant leur jeunesse non dans les passions honteuses,
Ho γὰρ καὶ ἅπαν γένος, χαὶ ἅπασαν ἡλιχίαν,
ἑνὸς xnpiov,
mais dans les luttes
contre les passions,
et se-conduisant-en-hommes noblement [tous les jours), contre l’Antiochus jour par jour (de qui fait-la-guerre
à tous leurs membres et les persécute diversement.
Car je désire et toute race, et tout âge,
et attaqué ouvertement,
et entouré-d’embûches non-ouvertement,
avoir des athlètes
en toute occasion
et de toute manière;
et être secouru
par les anciens récits,
et être secouru aussi
par les nouveaux,
et rassembler-de-tous-côtés, comme les abeilles,
les choses les plus utiles
pour la fabrication-industrieuse
et la formation-douce
d’un seul rayon, [nous afin que Dieu soit-en-honneur parmi
58 OMIAIA EIZ ΤΟΥΣ MAKKABATONZ.
δοχέµη Θεὸς ἐν ἡμῖν, 6 ἐν Vi χαὶ Πνεύματι δοξαζόµενος, καὶ
Dieu soit honoré ραπ! nous, lui qui se glorifie dans le Fils et dans Je Saint-Esprit, qui connaît les siens et qui est connu d’euxs, 4 confesse ceux qui le confessent, qui rend gloire à ceux qui lui sendent gloire, par le même Jésus-Christ, à qui appartient In globe dans tous les siècles des siècies. Ainsi soit-il
sis τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων.
et par l'Ancien
et par le Nouveau Testament, Dieu qui est glorifié
dans le Fils et le saint Esprit, et qui connaît les siens
et qui est connu par les siens, et qui est confessé et qui confesse, et qui est glorifié et qui glorifie, en Jésus-Christ lui-même,
à qui appartienf ha gloire
dens les siècles des siècles.
Ainsi-ssis-i.
NOTES
Page 4 : 1. Τί δὲ οἱ Μαχχαθαῖοι. Cet exorde est ce qu’on appelle eu rhétorique un exorde'’ex abrupto, c'est-à-dire que l’orateur entre sur-le-champ, sans préparation, et en quelque sorte d’une manière brusque, dans la question qu’il doit traiter. M. Maunoury fait à ce sujet les réflexions suivantes : « Cet exorde ex abrup‘o étonne les critiques. On s’en rend compte en supposant que ce panégyrique a été pronoucé au milieu du saint office, après la lecture de l'Épitre. Et si cette lecture était le passage de l’Épitre aux Hébreux (chap. χι) où saint Paul, faisant l’éloge de la foi, rappelle les actions héroïques qu’elie a inspirées aux patriarches, après cette magnifique énumération, qu’aurait de singulier un tel début : Que dirons-nous des Machabées? »
Page 8 : 1. Ἡ περὶ αὐτῶν βίθλος. Le traité de Josèphe dont nous avons parlé dans l'argument.
— 2. Στέφανος, Saint Étienne, accusé par les Juifs d’avoir blasphémé, leur reprocha la mort de Jésus-Christ : il fut lapidé par eux.
Page 10 : 1. Τοὺς ἑπτὰ.... ἀποτελέσματα, les sept fils que lui-même avait formés. M. Maunoury : « Nulle part la sainte Écriture ne dit qu'Éléazar fût le père des Machabées. Josèphe ne l’insinue pas davaotage. Si l’on examine avec attention les divers passages où saint Grégoire semble le supposer, on découvre aisément qu'il n’entend parier que d’une paternité spirituelle. »
— 2. Θνσίαν.ι. τῷ Θεῷ. Ces mots sont tirés de l’Epitre de saint Paul aux Romains, chap. ΧΙΙ, v. 1 : « Je vous conjure par la miséricorde de Dieu de lui offrir vos corps comme une hostic vivante, sainte et agréable à ses yeux. »
— 3 Ὢ τοῦ θαύματος. « Le génitif, dit Matthiæ, exprime l'objet et en même temps l’origine d’une sensation, cas où il peut se résoudre par d cause de; ce qui fait que ἕνεχα et ὑπέρ gouvernent
le génitif. De là le simple génitif dans les exclamations, avec ou sans un mot qui exprime l'étonnement, l'indignation, la pitié, etc. »
Page 12 : 1. Τῶν µεταστάντων. Le verbe µεθίσταµαι se dit souvent d’un changement de séjour, d’une migration ; on arrive aisément de là à l'idée du passage de cette vie dans l’autre. Ἐῶν µεταστάντων a donc le même sens que τοὺς ἀπελθόντας, qui est deux lignes plus baut, Euripide dit aussi μεταστῆναι βίον.
Page 14 : 1. Τὸν ἐχ τῆς ἐπαγγελίας. Dieu avait promis ce fils à Abrabam et à Sara, alors que tous deux, déjà fort avancés en âge, ne pouvaient plus espérer de postérité,
— 2. El ὃν ἡ ἑπαγγελία. En effet, selon la promesse de Dieu, le sauveur des hommes devait descendre d'Abraham par son fils Isaac.
Page 16 : 1. Τροχαντῆρες. Le trochantère était une espèce de roue qui servait d’instrument de torture. — Καταπέλται. La catapulte était un instrument de torture qui se composait de deux longues planches entre lesquelles on serrait le patient jusqu’à ce qu’il expirät, .
— 2. Δῆμος. On propose de lire δήµιος, bourreau. Mais on sait quelle est la cruauté de la foule et son avidité pour tous les spectacles sanglants.
— 3 Τί γὰρ οὗ κινοῦντος équivaut à πᾶν χινοῦντος. Démosthène dit de même, dans son Discours sur la couronne(chap. xv de notre édition) : Ἐλαννομένων καὶ ὑδριζομένων xa τί χαχὸν οὐχὶ πασχόντων πᾶςσα h οἰκουμένη μεστὴ γέγονε προδοτῶν. On lit aussi, dans l’homélie de saint Basile contre les emprunteurs, chap. 1 : Ορῶν ἆνὅρα πρὸ τῶν γονάτων ἰκετεύοντα, τί οὗ ποιοῦντα ταπεινόν.
Page 18 : 1. Ἐπαπελθοῦσα τοῖς προαπελθδοῦσι. Le supplice de la mère suivit en effet celui de ses sept fils.
Page 20 : 1. Παρετάξαντο, ἔδαλον. Métaphores tirées des soldats qui se rangent en bataille et des archers qui lancent des traits. Les Pères de l'Église, lorsqu'ils racontent les luttes des martyrs, se servent toujours des mêmes termes que pour la guerre ou les jeux du cirque.
— 2. OÙ μὰ τούς, etc. C'est la formule du célèbre serment de Démosthène dans son Discours sur la couronne, lorsqu'il jure par les mânes des héros morts à Marathon que sa politique a toujours été digne de la grandeur d’Athènes.
Page 22 : t. Ὁ ναὸς οὗτος, Le temple de Jérusalem.
Page 24 : 1. Tiunoéueba. Futur moyen employé avecune significa-
62 | NOTES tion passire, ce qui est assez fréquent chez les écrivains attiques, et principalement chez Xénophon,
Page 25 : 1. Στῦλος.... ὠδύπει. Lacelonne qui condnisit les Hébreur à travers le désert. Voy. Ezode, chap. χεις, v. 21.— Oédasua êéovre. Voyez Ezode, chap. x1v, v. 21.
— 2. Πσκαρός ἵστατο. Le Jourdain. Voy. Josué, chap. an, v. 16.
— 3. Ἠλιος ἀνεχόπτετο,. Voy. Joué, chap. x, +. 18
— 4. “Aproc ὕετο. Sur ta manne qui tomba du ciel pendant k séjour des Hébreux dans le désert, voy. Ezode, chap. zxni, τ. {ή et 15.
— 5. Xepüv ἕκτασι,, etc. Voy. Ezxode, chap. niv, τ. Zu sui. 7
— 6. "Ov θῆρες, etc. Voy. Daniel, chap. x1v, v. 30; chap. 11, Τ. {ν et suir.
Page 30 : 1. OÙ µιαροφαγήσοµεν. Le vieil Éléazar venait d'être livré au supplice pour avoir refusé de manger de l’un des mets interdit par la loi de Moïse.
Page 32 : 1. Zéet, est transporté de colère. Zéw se dit proprement de l’eau qui bout. Nous avons aussi des expressions équivalentes : Ἡ bouillaït de colère ; le sang me bout, etc.
— 2. Kalôv.…. ἀδελφοί. Psaume cxxxu, τ. 1 : Τί χαλὸν À τί ter πνὸν, ἀλλ᾽ À τὸ κατοιχεῖν ἀδελφοὺς ἐπὶ τὸ αὐτό; « Ah! que c'est us chose bonne et agréable, que les frères soient unis ensemble! »
Page 36 : 1. Πολνάνδριον. Ce mot désigne le lieu public οὐ [ου enterrait les pauvres, le cimetière commun. Les chrétiens se servaient déjà du mot xauntñptov (champ de sommeil ou de repos) lersqu'is parlaient de leurs sépultures ; mais il ne faut pas oublier que les M: chabées étaient juifs.
Page 38 : 1. Ti οὐ λέγουσα τῶν πρὸς vixnv ἀπαλειφόντων; Sur cœtie tournure interrogative, voy. la note 3 de la page 16. — Ἔκαλεφόντων. Ό0 arrosait d'huile le corps de l’athlète, au moment où Î allait entrer dans la lice, afin que son adversaire eût moins de pris sur lui.
Page 40 : 5. Ολυμπιονίκης, Les jeux olympiques se célébraienten Étide tous les cinq ans.
Page 42 : 1. OÙ διαῤῥήξω χιτῶνα, Chez les δε, et en général chez tous les peuples orfentaux, on déchirait ses habits dans les grandes affictions.
— 2. Tix συυθρηνούσας. Les parents οί des anis du mart se réumissaient pendant pilusicurs jours avant les funérailles pour pleurer ensemble. Ἡ u'est donc pas question {οἱ de pieureuses à gages.
— 3. Ἄρτον πένθιµον. C'est le pain azyme, ou pain sans levain, que les Juifs mangent encore pendant les temps de jehne.
Page 44 : 1. Παρανάλωσεν. AUique, pour παρηνάλωσεν Qu παρανζλωσεν.
— 2. Phinéès, fils du grand prêtre Éléazar, petit-fils du grand prêtre Aaron. Il se rendit agréable à Dieu en punissant une profanation, et Dieu lui promit qu’il succéderait à son père dans la charge de grand prêtre, Voy. Le livre des Nombres, chap. xxv, v. 6 et suis, ,
— 3. Anne, femme juive, après avoir été longtemps stérile, devintmère de Samuel et le consacra au Seigneur ; Samuel fut le dernier juge des Hébreux. |
Page 46 :1. Ὑπὲρ χιόνα, etc. Jérémie, Lamentatiôns, chap. iv, v. 7: « Les Nazaréens étaient plus blancs que la neige, plus purs que le lait, plus rouges que l’ancien ivoire, et plus beaux que le saphir. »
Page 48 :1. Ὡς ἐπὶ νυμφῶνα. Ces détails sont tirés par saint Grégoire.du livre de Josèphe que nous avons indiqué. On ylit, chap. xvn: Ἔλεγον δὲ καὶ τῶν δορυφόρων τινὲς 13, ὅτε ἔμελλεν χαὶ αὐτὴ σνλλαμθάνεσθαι πρὸς θάνατον, ἵνα μὴ ψαύσειέν τις τοῦ σώματος ἑαντῆς, ἑαυτὴν ἔῤῥιψεν κατὰ τῆς πυρᾶς.
— 2. Καὶ.... µυστήριον, et faisant de sa mort une dernière expiation, Μνυστήριον désigne proprement les cérémonies de l'initiation dans lesquelles on purifiait les néophytes.
Page 50 : 1. Ἰεφθάε, Jephté, juge d'Israël, fit vœu à Dieu, s'il remportait la victoire sur les Ammonites, de iui offrir en holocauste la première personne qui se présenterait à lui à son retour. Ce fut sa fille qui vint au-devant de lui la première. Voy. Juges, chap. χι, v. 30 et suiv.
Page 52 : 1. Τῶν Δανιλλ ἆθλων. Daniel ayant refusé de sacrifier aux faux dieux fut jeté dans la fosse aux lions, d’où il sortit vivant. Voy. Daniel, chap. vi, v. 16 et suiv.
— 2. Τῶν ἓν Ἀσσυρίᾳ νεανίσχων. Il s'agit des jeunes Israélites que le roi élevait pour le service de sa table, et qu ‘il fit jeter dans une fournaise ardente. Voy. Daniel, chap. 11, v. 12 6ὲ 5υἱν.
Page 4 : 1. Ὡς ἐπὶ Evpou εἰστήκει, Expression proverbiale ; on dit
ἐπὶ ξνροῦ ἀκμῆς ἵστασθαι, ἐπὶ ξυροῦ εἵναι ou ἔχεσδαι, être sur le tranchant du rasoir, c’est-à-dire être dans un moment critique. Heyne : Ductum est a momento quo culler tonsorius iam admotus est cuti. Homère, Iliade, X, 173:
Νῦν γὰρ δὴ πάντεσσιν ἐπὶ ξνροῦ ἵσταται ἀχμῆς Ἡ µάλα λυγρὸς ὄλεθρος Ἀχαιοῖς, DE βιῶναι.
— 2. Σέλενκον. Séleucus 1V, surnonrmé Philopator, admirant les vertus du grand prêtre Onias, fournissait à l'entretien du * temple; c'était le frère aîné, et non pas le père d'Antiochus Épiphane.
— 3 Σίμωνα. C’est Séleucus Philopator, et non pas Antio- * chus Épiphane, qui fut appelé en Judée par Simon, trésorier du temple de la tribu de Benjamin; Antiochus fut introduit dans Jérusalem par Ménélas, fils de Simon, et meurtrier d'Onias.
Page 56 : 1. Τὸν χαθ) ἡμέραν Ἀντίοχον, l’Antiochus de tous les jours. Saint Grégoire désigne par ces mots le diable, qui excite sans cesse en nous les mauvaises passions.
Page 58: 1. Γινώσκων... τῶν ἰδίων. Évangile selon saint Jean, ch. x, γ. 14: Εγώ εἶμι 6 ποιμὴν ὁ χαλὸς, χαὶ γινώσχω τὰ ἐμὰ καὶ γινώσχουσίν µε τὰ ἐμά. « Pour moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent. » Ù
— 3. Ὁμολογούμενός τε χαὶ ὁμολογῶν, Évangile selon saint Matthieu, chap. x, v.32: « Quiconque me confessera et me reconnattra devant les hommes, je le reconnaitrai et le confesserai aussi moimême devant mon Père qui est dans les cleux. »
— À. Δοξαζόμενός τε καὶ δοξάζων. Les Rois, livre 1, chap. n, v. 80 : Τοὺς δοξάζοντάς µε δοξάσω. « Je glorifierai quiconque m'’aura rendu gloire. »
NOTICE