SAINT JEAN CHRYSOSTOME
HOMÉLIE
SUR LE RETOUR DE L'ÉVÊQUE FLAVIEN
I. Par la parole, par laquelle toujours j'avais-coutume de faire-mon-exorde [chers frères) en parlant à votre affection (à vous, pendant le moment des dangers, je commencerai aussi aujourd’hui par cette parole même le discours que j’adresse à vous, et je dirai avec vous :
Béni soit le Dieu, celui qui a-bien-voulu nous accomplir aujourd’hui cette sainte fête avec allégresse et satisfaction grande, et qui a rendu la tête au corps, etle pasteur .aux brebis,
le maître aux disciples,
le général aux soldats, le grand-prêtre aux prêtres.
Béni soit le Dieu, celui qui fait beaucoup-plus que les choses quenous demandons ou avons-dans-l’esprit.
Car être débarrassés des maux [qu'ici placés (suspendus)-sur nos têtes jussemblait à nous suflisant,
τὴν ἵχετηρίαν : 6 δὲ φιλάνθρωπος Θεὸς, χαὶ τῇ δόσει τὰς αἰτήσεις ἡμῶν ἀεὶ νικῶν μετὰ πολλῆς τῆς ὑπερθολῆς, καὶ τὸν πατέρα ἡμῖν θᾶττον ἐλπίδος ἁπάσης ἀπέδωκε. Τίς γὰρ ἂν προσεδόχησεν ὅτι ἐν οὕτως ὀλίγαις ἡμέραις 1 καὶ ἀπελεύσεται, χαὶ διαλεξεται τῷ βασιλεῖ, καὶ λύσει τὰ δεινὰ, χαὶ πάλιν ἐπανήζει πρὸς ἡμᾶς οὕτω ταχέως, ὡς xal τὸ Πάσχα τὸ ἱερὸν δυνηθῆναι φθάσαι χαὶ μεθ) ἡμῶν ἐπιτελέσαι; Ἁλλ᾽ ἰδοὺ γέγονε τὸ ἀπροσδόχητον τοῦτο, καὶ τὸν πατέρα ἀπειλήφαμεν, καὶ μείζονα χαρπούμεβα τὴν ἡδονὴν τῷ παρ ἐλπίδα αὐτὸν ἀπολαθεῖν νῦν. Ὑ πὲρ δὴ τούτων ἁπάντων εὐχαριστῶμεν τῷ φιλανθρώπῳ Θεῷ, χαὶ θαυμάζωμεν αὐτοῦ τὴν δύναμιν, καὶ τὴν Φιλανθρωπίαν, χαὶ τὴν σοφίαν, καὶ τὴν χηδεµονίαν τὴν ὑπὲρ τῆς πόλεως γεγενηµένην. Ὁ
nos prières; mais le Dieu de bonté, qui par l’infinie grandeur de ses dons surpasse toujours nos demandes, nous rend notre père plus vite ‘ue nous n’eussions osé l’espérer. Qui aurait cru qu’en si peu de qours il s’éloignerait de nous, s’entretiendrait avec le prince, dissiperait nos dangers et reviendrait assez tôt pour devancer la saint Pâque ct la célébrer avec nous? Et pourtant ce que nous ne pouvions attendre s’est réalisé; nous avons revu notre père, et nous en éprouvons d'autant plus de joie que nous le revoyons contre notre espérance. Rendons grâce de tous ces bienfaits au Dieu de bonté, admirons sa puissance, sa clémence, sa sagesse et la protection dont
il a couvert cette ville. Le démon avait tenté de la détruire tout en-
τοῦτο τὸ ἀπροσδόχητον YÉYOVE, χαὶ ἀπειλήφαμεν τὸν πατέρα, καὶ καρπούµεθα
Xai τὴν σοφίαν,
et nous faisions toute notre supplication pour obtenir ceci ; mais le Dieu ami-des-hommes, et toujours vainquant (dépassant) par 19 don avec le (un) surcroît considérable les demandes de nous, aussi a rendu à nous notre père plus vite que toute espérance.
Car qui se serait attendu [nombreux) que dans des jours si petits (peu et il partira, et il s’entretiendra-avec le roi, et il dissipera les dangers, et de nouveau il reviendra vers nous si vite, que même avoir pu devancer la Pâque sainte et l’accomplir (la célébrer) avec nous?
Mais voici-que cette chose inattendue est arrivée, et nous avons recouvré notre père, et nous recueillons le plaisir plus grand pour le avoir recouyrélui maintenant au delà de (contre) notre espérance, Rendons-grâces donc pour toutes ces choses au Dieu ami-des-hommes, et admirons la puissance de lui, et son amitié-pour-les-hommes, et sa sagesse, et la protection celle qui a eu-lieu pour la ville, Car le diable a tenté de submerger elle tout-entière par les choses qui ont été osées;
10 ΟΜΙΛΙΑ ΕΙΣ ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ #AABIANOT.
Π. Ἡ πόλις αὲν γὰρ πηὐδοχίμησεν, ὅτι, χινδύνου τοιούτου καταλαθόντος, παραδραμοῦσα πάντας τοὺς ἓν δυναστείαες. τοὺς πλοῦτον πολὺν περιθεθληµένους, τοὺς μεγάλην παρὰ Bacs δύναμιν ἔχοντας, ἐπὶ τὴν Ἐχκλησίαν χαὶ τὸν ἱερέα τοῦ Os χατέφυγε, καὶ μετὰ πολλῆς τῆς πίστεως τῆς ἄνωθεν ξαυτὴν Ëεχρέµασεν ἐλπίδος. Πολλῶν γοῦν μετὰ τὴν ἀποδημίαν τοῦ χοινοῦ πατέρος τοὺς τὸ δεσµωτήριον oixoüvrac! θορυθοόντων, χαὶ λεγόντων ὡς οὐκ ἀφίησι τῆς ὀργῆς 6 βασιλεὺς, ἀλλὰ παροξύνεται µειζόνως, καὶ περὶ χατασκαφΏς ὁλοχλήρου τῆς πόλεως βουλεύεται, χαὶ ἕτερα πολλῷ πλείονα τούτων θρυλλούντων, of δεδεαέvor τότε οὐδέν ἐγίνοντο ἐκ τῆς φήμης ταύτης δειλότεροι: ἀλλ ἡμῶν λεγόντων ὡς ψευδῃ ταῦτα, xal διαθόλου µαγγανείας ἐστὶν
tière en lui inspirant tant d’'audace ; mais Dieu s’est servi de ο malheur pour illustrer et la ville et le prêtre et le prince, et pour rehausser encore leur éclat.
Π. La ville s’est honorée en ce que, dans un si grand et si sondan péril, dédaignant tous ceux qui exercent l’autorité, tous ceux que revêt l’opulence, tous ceux dont l'influence est grande auprès de l'empereur, elle a cherché son refuge vers l'Église, vers le.prêtre de Dieu, et qu'avec une foi sans réserve elle a fait dépendre tout sen espoir du ciel. Aussi, quand, après le départ de notre père comm. on venait de tous côtés troubler ceux que retenait la prison , quand on leur disait que la colère de l'empereur, loin de s’apaiser, ne faisait que s’aigrir davantage, qu’il méditait de détruire la cité de fond en comble, quand à tous ces bruits venaient s'en joindre bien d'aetres encore, les prisonniers ne se laissaient nullement abattre per ces propos. Nous leur disions que c'étaient là des mensonges, des arti-
HOMÉLIE SUR LE
IL. Ἡ πόλις μὲν γὰρ ηὐδοχίμησεν, ὅτι, τοιούτου χινδύνου χαταλαθόντος, παραδραμοῦσα πάντας τοὺς ἐν δυναατείαις; τοὺς περιδεθληµένους πλοῦτον πολὺν, τοὺς ἔχοντας μεγάλην δύναμιν παρὰ βασιλεῖ, πατέφνυγεν ἐπὶ τὴν Ἐκχλησίαν χαὶ τὸν Ἱερέα τοῦ θεοῦ, χαὶ μετὰ τῆς πίστεως πολλῆς ἐξεχρέβασεν ἑανυτὴν τῆς ἑλπίδος ἄνω.
Πολλῶν γοῦν, μετὰ τὴν ἀποδημίαν τοῦ πατέρος χοινοῦν θορνθούντων τοὺς οἰχοῦντας τὸ δεσµωτήριον, χαὶ λεγόνοων ὡς ὁ βασιλεὺς οὐχ ἀφίησι τῆς ὀργῆς, ἀλλὰ παροξύνεται µειζόνως, χαὶ βούλεται περὶ κατασχαφῆς ὁλοκλήρου τῆς πόλεως, καὶ θρυλλούντων ἕτερα πολλῷ πλείονα τούτων, ot δἐεδεµένοι τότε :
mais Dieu a orné et la ville et le prêtre et le roi par cette conjoncture, et les a fait-voir tous plus éclatants.
Il. Gar la ville a acquis-bonne-réputation, parce que, un tel danger l'ayant surprise, [côté) ayant couru-par-devant (laissé de tous ceux étant dans des puissances, ceux entourés d’une richesse considérable, ceux ayant un grand pouvoir auprès du roi, ele s'est réfugiée vers l’Église et le prêtre de Dieu, et avec la foi considérable
*a suspendu elle-même
à l’espérance d’en haut.
Beaucoup donc,
après le départ
du père commun,
troublant (voulant effrayer
ceux qui habitaient la prison, ‘et disant que leroi
ne relâche rien de sa colère,
mais est aigri plus grandement,
et délibère
sur upe destruction universelle
de la ville,
et répétant d’autres choses [les-ci, beaucoup plus nombreuses que celceux enchaînés {emprisonnés).alers ne devenaient en rien plus craintifs d’après cette rumeur;
mâis nous leur disant
que ces choses sont fausses,
et sont les œuvres
12 OMIAIA ΕΙΣ ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ ΦΛΑΡΙΑΝΟΥ.
ἔργα, βουλομένου καταθαλεῖν ὑμῶν τὰ φρονήματα. « Οὐδὲν δεόµεθα τῆς διὰ λόγων παρακλήσεως, πρὸς ἡμᾶς ἔλεγον ΄ ἴσμεν γὰρ οὗ τὴν ἀρχὴν κατεφύγομεν 1, καὶ ποίας ἐλπίδος ἑαυτοὺς ἐξεχρεµάσαμεν * τῆς ἱερᾶς ἀγκύρας τὴν σωτηρίαν ἡμῶν ἐξηρτήσαµεν, οὐχ ἀνθρώπῳ ταύτην ἐνεπιστεύσαμεν, ἀλλὰ τῷ παντοδυνάµῳ Θεῷ. Διὸ δὴ καὶ θαῤῥοῦμεν χρηστὸν ἔσεσθαι τὸ τέλος πάντως ' οὗ γάρ ἐστιν, οὐκ ἔστι τὴν ἐλπίδα ταύτην χαταισχυνθῆναί ποτε. » Τοῦτο ἀντὶ πόσων στεφάνων, ἀντὶ πόσων ἐγκωµίων ἀρχέσει τῇ πόλει; Πόσην ἐπισπάσεται τοῦ (Θεοῦ τὴν εὔγοιαν καὶ ἐν τοῖς λοιποῖς πράγµασιν; OÙ γάρ ἐστιν, οὖκ ἔστι τῆς τυχούσης ψυχῆς, ἓν Th τῶν πειρασμῶν ἐπαγωγη νήφειν, καὶ πρὸς τὸν θΘεὸν βλέπειν, καὶ πάντων χαταγελάσασαν τῶν ἀνθρω-
fices du diable, jaloux de détruire leur noble confiance; mais ils nous répondaient : « Nous n’avons pas besoin que la parole nous console; nous savons quel refuge nous avons choisi tout d’abord, quelle espérance nous avons embrassée ; nous avons fondé notre salut sur l'ancre sainte; nous ne l’avons pas confié à un homme, mais au Dieu tout-puissant. Aussi sommes-nous assurés que tout finira biez; car il n’est pas possible, non, il n’est pas possible qu’un pareil espoir soit jamais confondu. » Ces paroles ne sont-elles pas plus glorieuses pour la ville que mille couronnes et mille louanges? Quels trésors de bienveiliance ne lui mériteront-elles pas dans l'avenir de la part de Dieu 1 Car il n’est pas donné, non, il n’est pas àonné à une âme vulgaire d’être sage au moment des épreuves, d'élever ses regards vers Dieu et de mépriser tous les secours humains pour ne soupirer qu'après son aide. \ |
OÙX ἐνεπιστεύσαμεν ταύτην ἀνθρώπῳ,
où γάρ ἐστιν, OÙX ἔστι ταύτην τὴν ἐλπίδα καταισχυνθῆναί ποτε. »
καὶ ἐν τοῖς λοιποῖς πράγµασιν; OÙ γάρ ἐστιν,
oÙx ἐστι
de la magie du diable,
qui veut abattre
les sentiments-confiants de vous :
« Nous n’avons-besoin en rien
de la consolation par des discours,
. disajent-ils à nous :
car nous savons
où nous nous sommes réfugiés
dans le principe,
et à quelle espérance
nous avons suspendu nous-mêmes ; nous avons fait-dépendre
de la sainte ancre
le salut de nous,
nous n’avons pas confié celui-ci
à un homme,
mais au Dieu tout-puissant.
C’est pourquoi donc aussi
nous avons-confiance
la fin devoir être bonne de-toute-façon ; [possible car il n’est pas possible, il n’est pas cette espérance
être confondue jamais. » [nes, A-la-place-de combien-de couronà-Ja-place-de combien-d’éloges ceci suffira-t-il à la ville?
Combien-grande ceci attirera-t-il la bienveillance de Dieu
aussi dans le reste-des affaires?
Car ce n’est pas un privilége, ce n’est pas un privilége
de l’âme qui s’est rencontrée (la pred’avoir-son-bon-sens [mière venue), dans l'invasion des épreuves,
et de regarder vers Dieu,
et s'étant moquée
de toutesles choses humaines d’avoir-la-bouche-ouverte (aspirer) vers (à) cette alliance,
14 OMIAIA ΕΙΣ ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ ΦΛΑΒΙΑΝΟΥ.
III. Ἡ μὲν οὖν πόλις οὕτως ηὐδοχίμησεν, ὅ δὲ ἵερεὺς πάλιν οὐχ ἧττον rep À πόλις. Tv γὰρ ἑαυτοῦ ψυχἠν ὑπὲρ πάντων ἔδωχε, καὶ πολλῶν ὄντων “τῶν κωλυόντων , τοῦ χειμῶνος, τῆς ἠλικίας, τῆς ἑορτῆς, χαὶ οὐκ. ἔλαττον τῆς ἀδελφῆς πρὸς ἐσχάτας οὔσης ἀναπνοὰς, ἁπάντων ὑψηλότερος ἐγένετο τῶν κωλυμµάτω», ἡμῖν ἀδελφὴ, καὶ per” ἐμοῦ τὸν ζυγὸν ἕλκουσα τοῦ Χριστοῦ, χαὶ τοσοῦτόν got συνοικήσασα χρόνον, πρὸς ἐσχάτας ἐστὶ νῦν dv πνοάς: ἡμεῖς δὲ αὐτὴν καταλείψαντες ἀπελευσόμεθα, χαὶ οὖκ ὀψόμεθα ἐχπνέουσαν, χαὶ τὰς τελευταίας ἀφεῖσαν φωνάς; AN αὐτὴ μὲν καθ᾽ ἑκάστην ηὔχετο τὴν ἡμέραν, ἡμᾶς καὶ ὀφθαλμοὺς χαθελεῖν, καὶ στόμα συνελεῖν, χαὶ περιστεῖλαι, καὶ νὰ ἄλλε πάντα πρὸς τὸν τάφον ἐπιμελήσασθαι" νυνὶ δὲ, χαθάπερ ἔρημός
ΠΠ. La ville s’est donc honorée ainsi, et le prêtre non moins que la ville, Ἡ a offert sa vie pour .nous tous, et quoique retenu par mille empêchements, par la saison, par son âge, par cette fête, surtout par une sœur près de rendre le dernier soupir, il s’est élevé audessus de tous les obstacles, et il ne s’est point dit : « Eh! quoi, l'unique sœur qui me reste, celle qui a porté avec moi le joug & Christ, celle qui a si longtemps partagé ma demeure, va exhaler son dernier souffle; et moi, je l’abandonnerai, je m’éloignerai, je ne la verrai point expirer, je n’entendrai point ses paroles dernières? Pourtant elle faisait des vœux chaque jour pour que son frère li fermât les yeux, lui réunit les lèvres, l’ensevelit, prit soin enfin de tous ces devoirs funèbres ; et voilà que, semblable à une femme abandonnée et sans protecteur, elle n’obtiendra rien de ce frère de
HOMÉLIE SUR LE
LL, Ἡ μὲν οὖν πόλις ηὐδοχίμησεν οὕτως, ὁ δὲ ἓερεὺς πάλιν οὐχ ἧττον ἧπερ À πόλις, Ἔδωχε γὰρ τὴν Ψνχὰν ἑαντοῦ ὑπὲρ πάντων, χαὶ τῶν χωλνόντων ὄντων πολλῶν, τοῦ χεικώνος, τῆς ἡλικίας, τῆς ἑορτῆς, χαὶ οὐχ ἔλαττον τῆς ἀδελφῆς οὕσης πρὸς ἐσγάτας ἀναπνοὰς, ἐγένετο ὑψηλότερος πάντων τῶν νωλυμµάτων, χαὶ οὐχ. Eire πρὸς.ἑαυτόν * « Τί τοῦτος ἡ μόνη ἀδελοὴ περελειφθεῖσα Ἀμῖν, χαὶ ἕλχουσα μετὰ ἐμοῦ τὸν ζυγὸν τοῦ Χριστοῦ, χαὶ συνοιχήσασά µοι τοσοῦτον χρόνον, ἐἑστὶνῦν πρὸς ἑσχάτας ἀναπνοάς) ἡμεῖς δὲ ἀπελευσόμεθα χαταλείψφαντες αὐτὸν, χαὶ οὐκ ὀψόμεθα ἐκανέουσαν, χαὶ ἀφεῖσαν τὰς τελευταίας φωνάς; Ἀλλὰ αὐτὴ μὲν ηὔχετο χατὰ ἑχάστην τὴν ἡμέραν, ἡμᾶς καὶ καθελεῖν ὀφθαλμοὺς, Kai συνελεῖν στόμα»
ΠΠ. Laville donc
a acquis-bonne-réputation ainsi, ‘et le prêtre d’un-autre-côté
Hon moins que la ville,
Car il a donné 14 vie de lui-même “pour tous,
et les choses qui l’empéchaient étant nombreuses, ‘Thiver,
l’âge, la fête,
et non moinsque tout cela sa sœur
“qui étaitaux derniers soupirs, [sus)
il aété plus. élevé (ils'est mis au-desque (de) tousles empêchements,
et n'a-pas dit: à lui-même :
a Qu'est-ce que ceci?
la seuie sœur
. laissée à nous,
et qui traîne (porte) ayec moi
le joug du Christ,
‘et qui a habité-avèc moi
pendant tant-de-temps, estmaintenant aux dernierssoupirs; et nous, nous nous en irons
ayant laissé elle,
«et ne La verrons pas expirant, et émettant
les derniers sons ?
Mais elle à la vérité priait par chaque jour {tous les jours), nous et lutabaisser (fermer) tes yeux, et lui réunir la bouche,
et l’ensevelir,
et prendre-soin
de toutes les antres choses
pour la sépulture ;
οἳ maintenant,
comme une femme abandonnée
et sans-protecteur, ' :éHenw'obtendra aucune de cesehoses
16 OMYAIA ΕἰΣ ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ ΦΛΑΡΙΑΝΟΥ.
ἀδελφοῦ, rap” οὗ μάλιστα ἐπεθύμει τυχεῖν, ἀλλ’ ἀφιεῖσα τὴν ψυχὴν, οὖκ ὄψεται τὸν πάντων αὐτῇ ποθεινότερον; Καὶ πόσων oùx ἔσται θανάτων αὐτῃ τοῦτο βαρύτερον; Ei γὰρ καὶ πόῤῥωθεν ἀφειστήχειν, οὐκ ἔδει δραμεῖν, χαὶ πάντα ποιῆσαι καὶ παθεῖν, ὥστε ταύτην αὐτῃ παρασχεῖν τὴν χάρυ; Nüv δὲ πλησίον ὢν
Ἀλλ᾽ οὐδὲν τούτων οὗ µόνον οὐχ εἶπεν, ἀλλ’ οὐδὲ ἐνενόησεν, ἀλλὰ καὶ πάσης συγγενείας τὸν τοῦ Θεοῦ προτιµήσας φόθον, ἔγνω τοῦτο χαλῶς, ὅτι, χαθάπερ τὸν κυθερνήτην of γειμῶνες, καὶ τὸν στρατηγὸν of χίνδυνοι, οὕτω καὶ τὸν ἱερέα 6 πειρασμὸς ποιεῖ φαίνεσθαι. « Πάντες, φησὶ, πρὸς ἡμᾶς κεχήνασι χαὶ Ἴουδαῖοι καὶ Ἕλληνες, μὴ χαταισχύνωμεν αὐτῶν τὰς περὶ ἡμῶν
ἐλπίδας, μηδὲ τοσοῦτον περιίδωµεν vaudytov, ἀλλὰ τὰ χαθ᾽ ἡμᾶς
qui ele souhaitait si vivement tout obtenir, et elle rendra l’âme sans voir le plus cher objet de ses désirs! Ne sera-ce donc pas plus pénible pour elle que toutes les morts ensemble? Si j'étais éloigné d'elle, ne devrais-je pas accourir, tout faire, tout souffrir, pour lui rendre cet office ? Et maintenant que je suis près d’elle, je partirai, je la délaisserai? Comment supportera-t-elle les jours de mon absence ? »
Π n’a rien dit, il n’a même rien pensé de semblable ; mais estimant plus que tous les liens du sang la crainte de Dieu, il a compris «vec raison que, si les tempêtes font connaître le pilote, les périls le chef d’armée, les temps d’épreuve font aussi connaître le prêtre. « Τους 168 Juifs, s'est-il dit, tous les Gentils ont les yeux fixés sur nous; ne confondons pas les espérances qu'ils ont mises en nous, ne soyons pas indifférents à un si triste naufrage: confons à Dies
HOMÉLIE SUR LE
Καὶ πόσων θανάτων τοῦτο οὐκ ἔσται βαρύτερον ati ; El γὰρ ἀφειστήκειν πόῤῥωθεν, οὐκ ἔδει δραμεῖν, χαὶ ποιῆσαι χαὶ καθεῖν πάντα, ὥστε παρασχεῖν αὐτῃ ταύτην τὴν χάριν 5 Nüv δὲ ὢν πλησίον ἐγκαταλείψκο, χαὶ ἀφεὶς ἀπελεύσομαι ; Καὶ πῶς οἵσει τὰς ἡμέρας μετὰ ταῦτα; »
de la part-de-son-frère,
de qui elle désirait le plus
des obtenir, -
mais émettant (rendant) son âme
elle ne verra pas
celui plus désiré que tous à elle ?
Et que combien-de morts [nible)
ceci ne sera-t-il pas plus pesant (pé-
pour elle ?
Car sl j’étais-distant de loin,
ne fallait-il pas courir,
et faire et souffrir toutes choses,
de-manière-à rendre à elle
cette grâce ?
Mais maintenant étant près
je l’abandonnerai,
et l'ayant laissée je m'en irai?
Et comment supportera-t-elle
les jours [part) ? »
aprés ces choses (qui suivront ce dé- Maisnon-seulement i] n’a pas dit,
mais il n’a pas même songé
aucune de ces choses,
mais ayant estimé-plus
même que tout lien-du-sang
la crainte de Dieu,
il a compris ceci bien, que,
comme les tempêtes
font paraître le pilote,
et les périls je général,
ainsi aussi l’épreuve (la calamité)
fait le prêtre paraître.
« Tous, dit-il,
et Juifs et Gentils [fixés sur)nous ;
ont-la-bouche-ouverte vers (les yeux
pe confondons pas
les espérances d’eux sur nous,
et ne voyons-pas-avec-indifférence
un si-grand naufrage,
mais ayant confié à Dieu
18 OMIAIA ΕΙΣ ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ ΦΛΑΒΙΑΝΟΥ.
ἐπιτρέψαντες τῷ 'Θεῷ πάντα, καὶ τὴν ψυχὴν αὐτὴν ἐκδῶμεν. » Καὶ σχόπει ἱερέως µεγαλοήωχίαν, καὶ Θεοῦ φιλανθρωπίαν - ὧν ὑπερεῖδεν ἁπάντων;, τούτων ἀπέλαυσεν ἁπάντων, ἵνα καὶ τῆς προθυµίας τὸν µισθὸν λάδη» καὶ διὰ τῆς ἀπολαύσεως τῆς παρὰ προσδοχίαν μείζονος. ἐπιτύχη τῆς ἡδονῆς. Εὔλετο τὴν ἑορτὰν ἐπὶ τῆς ἀλλοτρίας χαὶ πόῤῥω τῶν οἴχείων ἐπιτελέσαι διὰ τὴν τῆς πύcms σωτηρέαν .ὁ δὲιΘεὸς πρὸ τοῦ Πάσχα ἡμῖν αὐτὸν ἀπέδωκεν, ὥστε χοινὴν μεθ) ἡμῶν τὴν ἑορτὴν ἀγαγεῖν, ἵνα. καὶ τῆς προαιῥέσεως ἔχη τὸν µισθὸν, καὶ τῆς.εὐφροσύνης ἀπολαύση µεΐζονος. Οὐκ ἔδεισε τὴν ὥραν ‘rod ἔτους, χαὶ θέρος παρὰ πάντα γέγονε τῆς ἀποδημίας τὸν χαιράν. Oùy ὑπελογίσατο τὴν ἡλεκίαν, καὶ καθάπερ νέος χαὶ σφριγῶν ", οὕτω μετ εὐχολίας διέδραµε τὴν
tout ce qui nous regarde, et offrans même notre vie.» Mais considérez la magnimité du prêtre-et'la bonté de Dieu. : il‘a joui de test ce qu’il avait sacrifié, et en même temps qu’il obtenait ainsi la récompense de son «zèle. il trouvait.un charme plus wif.dans Le plaisir qu’il n’espérait plus. 1l s'était résigné, pour sauver. la ‘ville, à-céhébrer la fête sur la terre étrangère.et loin des siens; mais Dieu nons l’a rendu avant la Pâque, afn que, célébrant cette. fête.avec nous, il reçût le prix de sa résiguation et ressentit une plus -ἄσυφο joie. Ἡ n’avait pas redouté cette saison de l’année, et un véritable été a régné pendant tout le temps de son:voyage. Il n’avait.pas tenu compte de son âge, et il a parcouru cette route si longue avec autant de faclité qu’un jeune homme plein de séve. Il n’avait pas sopgé à la fs de sa sœur, cette pense ne l'avait point :amoll; à sen retour il l'a
HOMÉLIE SUR :LE
Edero ἐπιτελέσαι τὴν ἑορτὴν ἐχὶ τῆς ἀλλοτρίας
ἵνα χαὶ Eyy τὸν μισθὸν
Oùx ἐνενόησε