VIII. « Maintenant
tu dis avoir été outragé,
et avoir souffert des choses telles
qu'aucun des rois précédents
n’en souffrit jamais-encore.
Mais si tu veux,
6 roi très-humain
et très-sage (chrétien)
et étant-plein d’une piété
considérable,
cet outrage placera-autour de toi
une couronne plus grande
et plus éclatante
que ce diadème.
Car ce diadème .
est à la vérité une démonstration
de ta vertu,
mais est aussi un témoignage
de la munificence
42 OMJAIA ΕΙΣ ΤΗΝ FEUANOMON #AABIANOT.
6 δὲ ἀπὸ τῆς φιλανθρωπίας σοι ταύτης πλεχόμενος στέφανος σὺν µόνον ἔσται χατόρθωµα, καὶ τᾶς Φιλοσοφίας τῆς αἲς' καὶ οὐ; οὕτω σε θαυμάσονται πάντες διὰ τοὺς λίθους τοὺς τιµίους τούτους, ὥς ἐπαμέσονται διὰ τὴν ὑπεροψίαν τὴν κατὰ τῆς ὀργῆς. Καθεῖϊλόν σου τοὺς ἀνδριάνταςᾳ Ἁλλ ἔξεστί σοι λαμακροχέρους ἀναστῆσαι ἐκείνων. Ἂν γὰρ ἀφῆς τοῖς ἠδιχηχόσι τὰ ἐγχλήματα, καὶ µηδεμίαν ἀπαιτήσῃς δίκην αὐτοὺς, οὗ χαλχοῦν αε ἐπὶ τῆς ἀγορᾶς ἀναστήσουσιν , οὐδὲ χρυσοῦν, οὐδὲ λιθοχόλλητον, ἆλλὰ τὴν πάσης ὕλης τυκιωτέραν ατήλην, Φφιλανθρωπίαν χαὶ ἕλετμοσύνην ἀναθεθλημέγον, Οὕτως ἐπὶ τῆς διανοίας͵ ἕκαστος àveστήσονσί σὲ τῆς ἑαυτῶν, χαὶ τοσούτους ἕξεις ἀνδριώντας, ὅσοι τὴν οἰκουμένην οἰκοῦσιν ἄνθρωποι, καὶ οἰχήσουσιν. Οὁ γὰρ ἡμεῖς µόνον, ἀλλὰ καὶ of μεθ’ ἡμᾶς καὶ of μετ ἐχείνους ἅπαν-
ronne que te tressera la clémence, tu ne la devras. qu’à toi-même et à ta sagesse : l'univers admirera moins ces pierres précieuses qu'il ne vantera ton empire sur ta colère. Îls ont renversé tes statues? mais tu peux t'en élever de plus éclatantes. Si tu pardonnes Jeur crime à ceux qui l'ont offensé, si tu renonces à. toute vengeance, ce n’est pas une image d’airain ou d’or ou de diamant qu'is rérigeront sur la place publique, ils te dresseront un monument plus précieux que les plus riches matières, et où tu paraltras ravétu de clémence et de honté. C’est ainsi que chaceu plasera ton imsge dans son cœur, et tu compteras autant de statues qu’il y a et qu'A y aura jamais d'hommes sur la terre. Ce n’est pas seulement nous, ce sont nos. enfants et les enfants de nos enfants qai entondrent estte histoire ; et ils t'admireront , et ils t’aimeront, comme s'ils avaient
HOMÉLIE SUR LE τοῦ δεδωκότος ' à δὲ στέφανος πλεχόμενός σοι ἀπὸ ταύτης τῆς φιλανθρωπίας ἔσται χατόρθωµα σὸν µόνον, χαὶ τῆς φιλοαοφία- τῆς σῆς' παλ πάντες οὐ θαυµμάσονταί σε οὕτω διὰ τούτους τοὺςλίθονς τοὺς, τιµίους, ὧς ἑπαινέσονται διὰ τὴν ὑπεροψίαν τὴν κατὰ τῆς ὀρτῆς.
Καθεῖλον τοὺς ἀνδριάντας σου; Aa ἔξεστί σοι ἀναστῆσαι λαμαφστέρους ἐκείνων.
Ἂν γὰρ ἀφῆς τὰ ἐγκλήματα τοῖς ἠδιχηχόσι, χαὶ ἀπαιτήσης αὐτοὺς µηδεµίαν δίχην, οὐκ ἀναστήσουσί σε χαλκοῦν ἐπὶ τῆς ἀγορᾶς, οὐδὲ χρυσοῦν, οὐδὲ λιθοχόλλητονν de τὴν συήλην τιµιωτέραν πάσης ὕλης, ἀναθεθλημένον φιλανθρωπίαν καὶ ἑλεημοσύνην.
OÙ γὰρ µόνον ἡμεῖς, ἀλλὰ χαὶ οἱ μετὰ ἡμᾶς καὶ οἳ μετὰ ἐχείνους ἅπαντες ἀχούσονται ταστα.
decelui qui tra don,
mais la couronne tressée à toi par:suite-de cette bonté
sera un mérite tien (à tai) seu),
et de (dû à) la sagesse tienne;
et tous
n’admirerent pas toi ainsi à-cause-de ces pierres
celles précieuses,
comme ils te loueront
à-cause-Qu mépris
celui dirige per foi contre. ta colère.
Ils ont renversé les statues de toi ?
Mais il est permis à toi d’en relever de plus brillantes que-celies-h.
Car si tu remets les délits
à ceux qui ont agi-injustement, et.si tu ne réclames à eux (ne tires aucune justice (vengeance), [d’eux) ils ne relèveront pas toi d’-airair
sur la place-publique, ni d’or,
. . ni incrusté-de-pierreries,
mais ils élèveront la cotonne plas précionse que toute matière, toi revêtu d'humanité
et de miséricorde.
Ainsi ils relèveront toi chacun dens la pensée d’eux-mênres,
et tu auras des staines aussi-nombreuses
que sont nombreux les hommes qui habitent et qui habiteront λέγε lmbitée.
Car non-seulement nous,
mais aussi ceux après nous
et ceux après ceux-là
tous entendront ces choses,
et comme ayant épuouvé Hion:eutdos ils admireront [mémes,
44 OMIAIA ΕΙΣ ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ ΦΛΑΒΙΑΝΟΓΥ.
La 4
Καὶ τὸ ῥῃμα τοῦτο µέχρι νῦν ἄδουσιν ἅπαντες, χαὶ τοσοῦτος eux-mêmes reçu le bienfait. Et pour te faire voir que je ne park point par flatterie, mais qu’il en sera véritablement ainsi, je te rappellerai un ancien récit qui l’apprendra que les armées, la force, la richesse, la multitude des sujets et les autres avantages de cette nature donnent ordinairement moins d’éclat aux rois que ia sagem et la douceur de i’âme.
ΙΧ. « L'image du bienheureux Constantin avait été lapidée ; de toutes parts on l’excitait à punir cet outrage, à en tirer vengeance; on lui disait que son visage était tout meurtri de coups de pierres; mais lui, passant sa main sur son front et souriant avec douceur, répondit : « Je ne vois point que j'aie reçu aucune blessure; ni ma « tête ni mon visage n’ont souffert. » On dit que cette réponse ft rougir ces conseillers, qu'elle lès couvrit de confusion, et qu'its resoncèrent à leurs méchanites insinuatlons. Cette parole, tous La cé-
HOMÉLIE SUR LE
Καὶ ὅτι λέγω ταῦτα οὗ κολαχεύων, ἀλλὰ ἔσται οὕτω πάντως, ἐρῶ σοί τινα παλαιὸν λόγου, ἵνα µάθης ὅτι στρατόπεδα, χαὶ ὅπλα, χαὶ χρήματα, χαὶ πλήθος ὑπηχόων, χαὶ τὰ ἄλλα OÙ τὰ το;αῦτα οὐχ εἶωθε ποιεῖν τοὺς βασιλεῖς λαμπροὺς οὕτως, ὡς φιλοσοφία φνχῆς καὶ ἡμερότης.
IX. «Κωνσταντῖνος ὁ µακάριος λέγεταν, τῆς εἰκόνος αὐτοῦ χαταλευσθείσης ποτὲ, πολλῶν παροξνυνόντων αὐτὸν ἐπεξελθεῖν τοῖς ὑόριγόσι, καὶ ἀπαιτῆσαι δίχην, καὶ λεγόντων ὅτι ἔτρωσαν κᾶσαν τὴν ὄψιν αὐτοῦ ἐξαχοντίζοντες τοὺς λίθους, ψηλαφήσας τῇ χειρὶ τὸ πρόσωπον χαὶ µειδιάσας ἠρέμα, εἶπεν ὅτι « Ορῶ οὐδαμοῦ « πληγην γεγενημένην « ἐπὶ τοῦ µετώπον, ε ἀλλὰ À μὲν χεφα)ἡ ὑγιὴς, « ἡ δὲ ὄψις ἅπασα LYS»
et aimeront toi. [ses Et pour montrer que je disces chonon pas flattant (pour te flatter),
mais qu’ellesserontainsi absolument,
. je dirai à toi un ancien récit,
afin que tu apprennes que des camps, et des armes, ct des richesses, et une multitude de sujets, et les autres choses donc telles n’ont-pas-coutume de faire (rendre) les rois brillants ainsi, comme sagesse d’âme et douceur.
IX. « Constantin le bienheureux est dit, l’image de lui ayant été lapidée un jour, beaucoup excitant lui à sortir (sévir)-contre ceux qui l'avaient outragé, et à réclamer justice-(vengeance, et disant qu’ils avaient blessé tout le visage de lui en lançant les pierres, ayant touché de sa main sa figure et ayant souri doucement, il dit que « Je ne vois nulle-part « un coup ayant eu-lieu « sur mon front, » mais ma tête δεί saine, « et mon visage-tout-entier esfsain:s»
et ceux-là ayant rougi
"et ayant été couverts-de-honte
s'être désistés
de ce conseil injuste.
Et tous jusqu’à présent
chantent (célèbrent) cette parole,
46 ΟΜΙΛΙΑ EIZ THN EHANOAON SAABIANOY.
χβόνος οὖχ ἐμάρανεν, obx ἔαθεσε τῆς Φιλοσοφίας ταύτης τὴν μνήμαν-
« Ελύσιον οὐχ ἂν ein τόνο εροπαίων λαμπρόχορον ; Had χαὶ πόχεις ἐχεῖνος ἀνέστησε, καὶ πολλοὺς βαρθάρους ἑνίκησεν, ἀλλ᾽ οὐδενὸς ἐχείνων µεμνήµεθα" τὸ δὲ ῥῃμα τοῦτο µέχρι τῆς σήμερον ἆδεται, καὶ οἵ μεθ ἡμᾶς αὐτὸ, καὶ αἱ met” éxeivox ἀχούσονται πάντες. Kai οὗ τοῦτο µόνον ἐστὶ τὸ θαυμαστὸν, ὅτι ἀχούσονται, ἀλλ᾽ ὅτι καὶ per’ ἐπαίνων καὶ εὐφημίας οἵ τε λέ- Ύοντες λέγουσιν, οἵ ve ἀχούοντες δέχονται * καὶ οὖκ ἔστεν αὐδεὶς ὃς ἀνέξεται σιγῆσαι τοῦτο ἀχούσας, ἀλλ ὁμοῦ τε ἀνέχραξε!, χαὶ τὸν εἱρηχότα ἐπῄνεσε, καὶ μυρέα αὐτῷ ἀπελθόντι γίνεσθαι ηύξατο ἀγαθά. Ei δὲ παρὰ ἀνθρώποις τοσαύτης ἀπέλαυσε δόξης à ἐχεῖνο τὸ ῥῆμα, πόσων ἀποαλαύσεται παρὰ τῷ φιλανθρώπω Θιῷ στεφάνων ;
lèbrent aujeurd'hui encore, et.le temps n'a ni affaibli ai effacé k souvenir de cette sagesse.
« Quels trophées jetteraient autant d'éclat que cette parole? Cesstantin a fondé bien des vilies et vaincu bien des barbares, mais tout cela est oublié pour nous, tandis que sa réponse a té eflébrée jusqu’à ce jour, et elle sera comme de nos enfants et des enfants de nos enfants. Mais ce qui est digne d’admiration, ce n'est pas que is générations futures l’apprennent, mais c’est que ceux qui la redisent et ceux qui l’écoutent l'accompagnent de louanges et de bénédictions Personne ne peut l'entendre et garder le silence, mais tonus se récrient, font l'éloge de aslui qui l'a prononcée, et lui souhaitent tentes les félicités de l'autre τὶς, Que si cette parole lui a mérilé tant ας gloire auprès des honzmes, quelles couronnes ne recueillesnt-il pes auprès du Dieu de ου μετ °
«a Mais est-H besoin de citer Constantin et d'afléguer les οποία d'autrui, quand je devrais puiser mes exhortatiuns dans toi-même,
HOMMAE ασε LE RETOUR DE FLAVIEN. 47
οὐκ δσδασε cv μνήμην
’Exeivoc
χαὶ ot μετὰ ἐχοίνους πάντες ἀχούσονται αὐτό.
ἀλλὰ ‘En ol τε λέγοντες λέγουσι καὶ μετὰ ἐπαίνων καὶ εὐφημίας,
πόσων στεφάνων ἀπολαύσεται παφὰ τῷ Oo φιλανθρώπψ;
ét on si-long temps n’a pas flétri, L’a pas éteint la mémoire de cette sagesse.
« Que combien-de-tronhées ceci ne serait-il pas plus éclatant ?
Celul-là (Constantini) et a élevé de nombreuses villes, et a vaincu de nombreux barbares, ais NOUS he NOUS SON VENDS d'aucune de ces choses-là; [brée) mais cette parole est chantée (cétéjusqu’au jour d'aujourd'hui, et ceux après nous et ceux après ceux-là tous entendront elle.
Et non pas ceci seul, qu'ils l’entendront, est la chose admirable, mais que etweux qui la disent la disent et avec louanges et avec bénédiction, et ceux qui l’entendent la reçoivent ainsi ; et it n’est personne [se taire qui supportera (puisse supporter) de ayant entendu celle-ci, maiset en-même-tempsils'est écrié, etil alouéeelui quia ditcefte parole, til a souhaité d'innombrables biens arriver à lui qui est parti (mort).
Et s'il ajoui d'une si-grande gloire auprès des hommes à-cause-de cette ρᾶγοὶε-]ὰ, de combien de couronnes joutra“t-il auprès du Bieu ami-des-hemnes? « Et que sert de dire (citer) Constanfin
ettes exemples d'-autrui,
quand-il-faudrait exhorter 10i
48 OMIAIA ΕΙΣ ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΔΟΝ $AABIANOY.
µάτων; Μέμνησαι πρὠην ὅτε, τῆς ἑορτῆς ταύτης! χαταλαθού- Ὄ σης, ἐπιστολὴν. ἔπεμψας πανταχοῦ τῆς οἰχουμένης, χελεύουσαν τοὺς τὸ δεσμωτήριον οἰχοῦντας ἀφεῖναι, καὶ συγχωρεῖν αὐτοῖς τὰ ἐγχλήματα, καὶ, ὡς οὖκ ἀρχούντων ἐχείνων δεῖξαί σου τὸν φιλανθρωπίαν, ἔλεγες διὰ τῶν γραμμάτων ὅτι « ElGe μοι ὄνναa τὸν ὧν χαὶ τοὺς ἀπελθόντας χαλέσαι καὶ ἀναστῆσαι, χαὶ πρὸ: « τὴν προτέραν ἀναγαγεῖν ζωήν! » Τούτων ἀναμνήσθητι τῶν ῥημάτων νῦν. ᾿Ιδοὺ καιρὸς τοὺς ἀπελθόντας χαλέσαι καὶ avaστῆσαι, καὶ πρὸς τὴν προτέῥαν ἐπαναγαγεῖν ζωήν. Καὶ οὗτοι γὰρ ἤδη τεθνήχασι, χαὶ πρὶν à τὴν ψηφον ἐξενεγθηναι , χαὶ παρ αὐτὰς ἡ πόλις ἐσκήνωται τὰς τοῦ dou πύλας νῦν. Ἄναστησον οὖν αὐτὴν ἐχεῖθεν χωρὶς χρημάτων, χωρὶς δαπάνης,
{opt χρόνου καὶ πόνου τινός: ἀρχεῖ γάρ σοι φθέγξασθαι µόνον,
dans tes actes de vertu? Souviens-toi que naguère, à l’époque de cette même fête, tu envoyas par toute la terre une lettre qui ordosnait de mettre en liberté les prisonniers et de leur pardonner leurs crimes; et, comme si cela ne suffisait pas encore pour témoigner de ta bonté, tu disais dans cette lettre : «Que ne puis-je aussi rappe « ler et faire sortir du tombeau ceux qui ne sont plus ! que ne puis-je « les ramener à la vie! » Souviens-toi de ces paroles aujourd'hui. Voici le moment de rappeler les morts, de les tirer du tombeau, de les rendre à l'existence. Car ces maiheureux sont déjà morts, et, avant même que ton arrêt soit rendu, la ville entière se trouve aux portes de l'enfer. Tire-la donc de son tombeau; tu le peux sans dépense, sass
délai, sans peine; tu n'as qu’un ma à dire pour faire sortir Antioche
καὶ Ex τῶν σῶν κατορθωµάτων ; Μέμνησαι ὅτε πρώην,
ὅτι « Elôe ἦν δυνατόν µοι
d’après-ta-maison (toi-même) et d’après tes belles-aotions ?
Tu te souviens lorsque avant-hier cette fête [(naguère), étant survenue,
tu envoyas une lettre dans-tous-leslieux
de la terre habitée,
lettre qui ordonnait de lâcher
ceux qui habitaient la prison,
et de pardonner à eux
les délits,
et, comme ces choses-là
ne suffisant pas
pour montrer l’humanité de toi,
tu disais par ces écrits [moi
. que «Piût-à-Dieu qu’il fût possible à
aussi d'appeler et de ressusciter ceux qui sont partis (morts),
et de les ramener
à la vie précédente! » ‘ Souviens-toi maintenant
de ces paroles-ci.
Voici l'occasion
d'appeler et de ressusciter
ceux qui sont partis (morts), et de les ramener à la vie précédente.
Et en effet ceux-ci sont morts déjà, même avant que le suffrage (arrêt) avoir (ait) été porté, et 14 ville est campée maintenant aux portes mêmes de l'enfer.
Ressuscite donc elle de là sans fonds, sans dépense, sans quelque (aucun temps et (ni) aucune peine; car il suffit à toi de rendre-un-son seulement,
50 OMIAIA EIZ ΤΗΝ EHANOAON &AABIANOY.
καὶ ἀναστῆσατ τὴν πόλιν τὴν ἐν σκότῳ χειµένην. Nüv δὸς αὐτὴν καλεῖσθαι λοιπὸν ἀπὸ τῆς σῆς φιλανθρωπίας !- οὐδὲ γὰρ τοσαντην εἴσεται χάριν τῷ παρὰ τὴν ἀρχὴν αὐτὴν οἰχίσαντι, ὅσην τη ψήφῳ τῇ σῃ᾿ xat µάλα εἰχότως. Ἐχεῖνος μὲν γὰρ ἀρχὴν er δοὺς ἀπῆλθε᾽ σὺ δὲ αὐξηθεῖσαν, καὶ γενοµένην µεγώλην, καὶ μετὰ τὴν πολλὴν ταύτην αὐημερίαν κατενεχθεῖσαν ἀναστήσεις. Οὐκ ἦν οὕτω θαυμαστὸν, εἰ, πολεµίων αὐτὴν ἕλόντων, xs βαρθάρων καταδραµόντων, ἀπήλλαξας τοῦ κινδύνου, ὧς ἔστι θαυμαστὸν τὸ φείσασθαι vor: ἐκεῖνο μὲν γὰρ πολλοὶ πολλάκις βασιλέων ἐποίησαν, τοῦτο δὲ σὺ μόνος ἐργάσῃ καὶ πρῶτος παρα προσδοχίαν ἅπασαν. Κάχεῖνο μὲν οὖν οὐδὲν θαυμαστὸν οὐδ
des ténèbres où elle est plongée. Permets qu’elle prenme en cs jour un nom qui rappelle ta clémence : car elle sera moins reconnaissæt envers son premier fondateur qu'envers l’arrêt qui ve la sauver: αἱ ce sera justice. Celui-là, après Lui avoir donné l'existence, a quitté cette terre, tandis que toi tu reléveras une grande ét pulssamte cé abattue tout à coup après de longs jours de prospérité. Si des «ænemis l'avaient prise, si des barbares l’avaient envahie, ta sersis moins grand en la sauvaat du péril qu'en l’épargnant aujourd'hui : de ces deux choses, l’une a été falte mille fois par mille prinees ἆvers; l’autre aura été accomplie par toi seul, par toi le premier. et contre toute attente. Protéger ses sujets n’a rien de sarpr-
nant ni d'extraordtnatre, c'est ce qu’on voit tous les jours; demp-
Nüv δὸς αὐτὴν
ὅσην τῇ ψήφῳ τῇ of
EL, πολεµίων ἑλόντων αὐτὴν, χαὶ βαρδάρων χαταδραµόντων,
πολλοὶ μὲν γὰρ βασιλέων πολλάχις ἐποίησαν ἐχεῖνο, eù δὲ | μόνος καὶ πρῶτος’ ἐργάση τοῦτο παρὰ ἅπασαν προσδοχίαν.
Καὶ éxeivo μὲν οὔν,
St
et. de (pour) ressusciter la ville gisant dans les ténèbres.
Maintenant donne (permets) elle être appelée à l'avenir
d’après ton humanité :
car elle ne saura pas antent-de gré à celui qui a fondé elle
dans le principe,
qu’au suffrage (arrêt) tien ;
et fort raisonnablement.
Car celui-là s’en est alfé
ayant donné un commencement äelle;
ταῖς toi tu relèveras elle
ayant été accrue,
et étant devenue grande,
et ayant été abattue
après cette prospérité
* Jongue.
Si, des ennemis ayent pris elle, et des barbares l'ayant envahie, tu l'avais délivrée
du danger,
la chose n’était pas (n'aurait pas été) admirable ainsi, comme l’épargner maintenant est admirable ;
car de nombreux des rois souvent ont fait cela,
mas toi
οευ! et premier
tu feras ceci
contre toute attente.
Et cette chose-là donc, æ"tenir-en-avant-de (protéger) ses sujets, .
n'est en rien admirable
nf contraire-à-l’attente,
mis est une
des choses qui arrivent toujoues,
$2 OMIAIA EIZ THN ΕΠΑΝΟΔΟΝ ΦΛΑΒΙΑΝΟΥ.
προΐστασθαι' ro δὲ τοσαῦτα᾽ παθόντα καὶ τὀιαῦτα ἀφεῖναι τὸν ὀργὴν, τοῦτο πᾶσαν ἀνθρωπίνην ὑπερθαίνει φύσιν.
Χ. « Ἐννόησον ὅτι νῦν où περὶ τῆς πόλεώς σοι βουλευτέον μόνον ἐστὶν ἐχείνης, ἀλλὰ χαὶ περὶ τῆς δόξης τῆς σῆς, μᾶλλον de χαὶ περὶ τοῦ Χριστιανισμοῦ παντός. Nüv καὶ Ἰουδαῖοι καὶ Ἕλληνες, χαὶ πᾶσα À οἰκουμένη, xal βάρθαροι (καὶ γὰρ κἀχεῖνοι ταῦτα ἤχουσαν) πρὸς σὲ χεχήνασιν, ἀναμένοντες ἰδεῖν οἵαν οἶσεις κατὰ τῶν γεγενηµένων τὴν ψῆφον. Käv μὲν φιλάνθρωπον ἐ-ενέγχης χαὶ ἥμερον, ἐπαινέσονται τὸ δόγµα πάντες, καὶ δοζᾱσουσι.τὸν Θεῦν, καὶ πρὸς ἀλλήλους ἐροῦσι' « Βαθαὶ, πόση τῷ « Χριστιανισμοῦ à δύναμις ! ἄνθρωπον, οὐδένα ἔχοντα ὅμότιμω « ἐπὶ τῆς γῆς, Χύριον ὄντα ἀπολέσαι πάντα χαὶ διαφθεῖραι, « χατέσχε χαὶ ἐχαλίνωσε, καὶ φιλοσοφεῖν ἐπαίδευσε φιλοσοφία».
ter sa colère après avoir essuyé de tels outrages, voilà ce qui surpasse la nature humaine.
Χ. « Songe qu’en ce jour tu n’as pas seulement à prononcer sur k sort de cette ville, mais sur ta propre gloire, ou plutôt sur le christianisme tout entier. Les Juifs, les Gentils, toute la terre, les barbares mêmes (car ils savent aussi ce qui s’est passé), ont les yeux fixés sur toi ; ils attendent l’arrêt que tu vas prononcer contre les coupables. Si tu rends une sentence de douceur et de bonté, ils te loueront toss, ils glorifieront Dieu, et se diront entre eux : « Oh! quelle est La puis « sance de la religion chrétienne! 4η homme qui n’a pas d’égal sur « la terre, qui est maître de tout renverser, de tout détruire. elle « le contient et le dompte, elle lui enseigne une modération qu’un « simple particulier même n'’eût pas montrée. Le Dieu des chrétiess
HOMËLIE SUR LE.
Καὶ ἂν μὲν ἐξενέγχης φιλάνθρωπον χαὶ ἤμερον, πάντες ἑπαινέσονται τὸ δόγµα, καὶ δοξάσουσι τὸν θεὸν, χαὶ ἑἐροῦσι πρὸς ἀλλήλονς ' « Babai,
mais ayant éprouvé de si-grands et de tels outrages renvoyer (apaiser) sa colère, ceci dépasse toute nature humaine.
X. « Songe que maintenant il est à toi à-délibérer non-seulement sur cette ville-là, mais aussi sur la gloire tienne, et plutôt aussi sur tout le christianisme.
Maintenant et les Juifs et lesGentiis, et toute la terre habitée, et les barbares, — et en effet aussi ceux-là ont entendu (appris) ces choses, —
- ont-la-bouche-ouverte vers (les yeux
attendant pour voir [fixés sur)toi, quel tu porteras (rendras)
le suffrage (l’arrêt)
contre les choses qui ont eu-lieu.
Et si tu l’as porté
humain et doux,
tous loueront la sentence,
et glorifieront Dieu,
et diront les uns aux autres :
« Ah!ah!
« combien-grande est la puissance « du christianisme !
« elle a contenu et a réfréné
« un homme
« qui n'a aucun égal-en-honneur
« sur la terre,
« qui est maître de perdre
« et de détruire toutes choses,
« et elle Jui a enseigné
« à être-sage d’une sagesse
« que pas même un homme simple- « n'aurait montrée. {particulier
4 ΟΜΙΑΙΑ EIZ ΤΗΝ ΕΠΑΝΟΛΩΔ ΦΛΑΒΙΑΝΟΥ.
« Χριστιανῶν θεὸς, ὃς ἐξ ἀνθθώπων ἀγγέλους most, χαὶ πάση: « στην quotas ἀνωτέρους καθίστησιν. »
« M γὰρ. δὲ τὸν περιττὸν ἐχεῖνον δείσῃς ra, μηδ ἀνάσχη à λεχόνεων τινῶν ὡς αἱ λοιπαϊ χείρους ἄσονται πόλεις, χαὶ καταφρονήσουαι μᾶλλον, ταύτης μὴ χολασθείσης. IE μὲν γὰρ ἀδυνάτως εἶχες ἐπεζελθεῖν, xal βίᾳ ae περιαγένονεο ταῦσε τοιήσαντες, χαὶ Ἰσοστάαιος ἦν ἡ δύναμις, εἰχότως ταῦτα ἔκοπτεύειν ἐχρῶν. Ei δὲ κατεπτήχασι παὐισοποαπόθωνον τῷ δύει, ot πρὸς τοὺς πόδας ἕδραμον τοὺς σοὺς δι’ ἐμοῦ, καὶ οὐδὲν ἔτι-
pov χαθ᾽ ἑχάστην προσδοχῶσι τὴν ἡμέραν À τὸ βάραθρον, χαὶ λιτὰς ποιοῦνται χοινὰς, εἷς τὸν οὗ ρανὸν βλέποντες, χαὶ τὸν One παρακαλοῦντες ἀλθεῖν. καὶ σννεφάψασθαι τῆς αὐτῆς ἡμῖν πρισθείας, καὶ, καθάπερ of πρὸς τὰς ἐσχάτας ὄντες ἀναπνοὰς, περὶ τῶν οἰχείων ἕκαστος ἐπέσχηψε τῶν ἑαυτοῦ, πῶς οὐ περιττὸν
“est véritablement grand, lui qui change les hommes en .seges « « les élève au-dessus de tous les-sentinrents de larrature. »
XI. « Ne conçois pas une craïnte vaine; n’écoute pas ces hommes qui te disent que les autres cités seront moins soumises, qu'elles mépriseront ton autorité, .si Antioche n’est point châtiée. Al ? si su étais hors d’état de punir, si les coupables avaient triomphé de toi par là force, si leur puissance était égale à la tienne, ces appréhensions seraient fondées peut-être; mais s'ils sont frappés de tesreur et &i morts d’épouvante, s’ils sont prosternés à tes pieds dans me personne, si chaque jour‘lls s’attenüent à tomber dans l’abime; si, les yeux élevés au ciel, ils adressent à Dieu de eommunes prières, le suppliant de se joindre.à moi, de m'assister dans cette mission; si, semblables à.des hommes:qui vent rendse le dernier soupir, fls songeat chacun à ce qui les touche de près, comment une pareïile crainie