‹ Choix de fables et historiettesChapitre 14 sur 58 · LE MARCHAND ET LES V0LB · texte numérisé non relu

LE MARCHAND ET LES V0LB

— « .In n'ai que faire de médecin, repartit celui-ci; mais asseyez-vous et mangez un morceau, si vous voulez, d

Le voleur ne se lit pas prier davantage.

Or le marchand était grand mangeur.

« Voilà une belle occasion! » pensa en luimême le voleur; puis il dit au marchand : « Je suis nécessairement votre obligé, puisque nous avons goûté le sel ensemble, et je ne dois pas différer plus longtemps de vous l'aire connaître une recette qui m'est particulière. Je vois en vous un bomme de grand appétit, cela ne peut que nuire à votre estomac, et, si vous ne vous ménagez pas, vous périrez bientôt. »

— « Comment se peut-il qu'une forte nourriture nuise à mon estomac? répondit le marchand. Je digère bien mes aliments, je ne vois pas que mon ventre en soit plus gros, et, Dieu merci ! cela me profite. »

Le voleur lui dit : « Avant que le mal ne se déclare, il faut vous purger. >

— «Et qui me purgera ? »

— « Moi-même, je vous l'assure. »

— « Eh bien, soit, » dit le marchand. Aussitôt le faux docteur lui remit une mé-

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