Tout, singulier neutre (voy
Gramm., 208. 10. IV).
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille*
Pour égaler l'animal en grosseur ;
Disant : Regardez bien, ma sœur 2, Est-ce assez? dites-moi ; n'y suis-je point encore '?
— Nenni. — M'y voici donc? — Point du tout. — M'y voili'?
— Vous n'en approchez point. La chétive pécore^
S'enfla si bien qu'elle creva*.
Le monde est plein de gens qui ne sont oas plus sagc«î^. Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs"',
Tout petit prince a des ambassadeurs',
Tout marquis veut avoir des pages*".
Questions da Grammaire
Quels sont les composés de voir? — Comment se conjuguent-ils? (Gram.
§ ns.) Citez quelques noms dont le féminin diffère complètement du masculin?
(Bœuf.) (Gramm , § 34, 8.) Quels mots français sont venus de simulare? — Leur sens? (Fable II.) Tout s'emploie-t-il d'une manière absolue? {G^-amm., § 203, 10, R. IV.) Qu'appfille-t-on verbes réfléchis? Exemple. (Qramm., § 76.) (juels sont les composés du verbe diref — En quoi ces composés diffèrent-ils du simple dans la conjugaison? (Gi-amm., § 136 et 136 bis.) D'où viennent les mots ouf et nenni? (Notes.)
1. Envieuse, invidiosa, suppres- Bion du d, consonne médiane. — S'étend, même sens que se distend.
— Se travaille, se fatigue, se tourmente.
2. — Ici commence un dialogue qui ne se trouve point dans Phèdre.
C'est par le dialogue que La Fontaine anime ses fables ; — Ma sœur, expression prétentieuse.
3. On dit: vous d; /-?<!. vous redites, mais vous contredisez, vous ititerdises, etc., voy. Gramm., § 136 bis.
^ y, neut.-e, îu point voulu, voy.