HENRI BASNAGE DE BEAUVAL
Samedi i. de Dec. (1696).
J'ay trouvé icy votre présent1), à mon retour d'Amsterdam. Je vous en rends mille grâces, mon cher monsieur. C'est un trésor de science et de littérature, mise en œuvre fort agréablement. J'avoue pourtant qu'il m'auroit fait moins de plaisir, si je le tenois d'une autre main que la vôtre. Il m'est d'autant plus cher, qu'il m'assure de votre amitié. Ainsi, à tous égards, vous ne pouviez m'obliger davantage. Votre livre2) est attendu et souhaité avec tant d'impatience que ie ne sçay si m. Leers poura venir à bout de contenter les Curieux. Vous ferez bien de le hâter un peu, car il s'élève bien des plaintes contre sa négligence. Je ne dis pas seulement là dessus. En particulier m. du Fay*) me le fait bien comprendre par sa dernière lettre, qu'il en est mal content; car en me parlant de quelques livres qu'il veut faire venir de