L., mai 1686, art
(De la seconde moitié de 1686.)
0 Isaac V. (1618 — 89), philologue de grand renom comme son père, était chanoine de Windsor dans les dernières années de sa vie; c'est lui qui vivait quelque temps à la cour de la reine Christine de Suède. — 2) Peut-être le poète Charles C. (1630 — 87). — ?) Probablement John Chamberlayne (1666 — 1723), qui vint à Leide en 1688.
— 4) Samuel P. (1640 — 88), grand partisan de l'église épiscopale, avait été »archdeacon« à la cathédrale de Canterbury; devint évêque d'Oxford en 1686. — 5) Edward Stillingfleet (1635 — 99), évêque de Worcester, écrivain théologique, grand controversiste.
0 La guerre entre Louis XIV et Guillaume III se faisait en 1691 particulièrement en les Pays-Bas, où la forteresse de Mons fut prise alors justement par les Français. — La relation de la Gaspésie par le Père Hennepin. — 2) C'est de Jurieu qu'il s'agit ici. Dans une lettre de Longepierre à B. (25 juillet 1696, Bibl. roy.) on lit, que certaines louanges débitées à Jurieu par son collègue, quand ils étaient encore amis, n'avaient paru venir »que d'amitié ou de politique, et qu'un aussi habile critique que vous ne pouuait croire luy appartenir^ — François Térond (1639 — 1700), mort à la Haye, traducteur des pseaumes.
— 3) Le Grand (Antoine), historien français. — Gilbert Burnet (1643 — 17 15), évêque de Salisbury, bien connu par ses ouvrages d'histoire. — 4) d: l'Avis aux Réfugiés. On se souvient, que l'on a attribué à Bayle cet écrit fameux; cependant d'autres ont cru, que Larroque en était l'auteur, et il me semble, que ce passage -ci pourrait nous porter à ajouter foi à cette supposition.
(Doit être de 1691.)
0 d: Goudet, celui du Projet de la Paix qui donna occasion à la dispute entre Jurieu et B. — 2) Comp. »la Cabale chimérique«, chap. 6.
0 Pithaeus d: L. Pitseus, l'auteur des »Relationes hist. de Rébus Anglicis«, Paris 1619, dont »De illustribus Britanniae scriptoribus« font part. — 2) Balaeus d: J. Baie (1495 — 1Ç63), l'auteur de »Scriptorum illustrium majoris Britannia; catalogas«, première édition à Ipswich 1548. — 3) d: les trois soeurs Seymour, i6me siècle; comp. l'art. Seymour dans le Dict. de B.; dans la remarque F il est parlé ainsi de Larroque (à partir de la seconde édition): »Un de mes amis m'avoit déjà assuré, que ni Baleus, ni Pitseus .... ne disent rien de ces trois soeurs. « (Comp. aussi la lettre n. III de Nicaise dans ce recueil.) — 4) d: John S. (1542 — 1629), publia un atlas de la Grande Bretagne et »History of Great Britain under the conquests of the Romans, Saxons, Danes a. Normans«, 161 1. — 5) Dans le Journal des Savants, août 1694, p. 352 — 54 se trouvent des Considérations sur la différence qu'il y a entre l'Analyse ordinaire et le nouveau calcul des transcendentales; par M. Leibnits«. Le problème avait été proposé par Jean Bernoulli.
0 Comp. p. 247. — 2) Comp. p. 392, n. 3. — 3) La publication de cet ouvrage de L. n'aboutit à rien. — 4) La Vie de Mézeray (l'historien connu, 1610 — 83) ne parut qu'en 1720. L'anecdote suivante sur Mézeray est rapportée dans une lettre de F. Janiçon à B. (28 juin 1684; Bibl. roy.): »On m'a dit pour raison [d: de ce que son successeur à l'Académie ne parla presque rien de lui dans son discours de réception] une chose que je ne sauois point, c'est, qu'après la mort de Mézeray on a trouvé parmi ses meubles et ses papiers une bource dans laquelle il y avoit 1500 ÎT avec un billet contenant ces mots: C'est icy l'argent que j'ay receu du Roy pour ma pension d'une telle année; depuis cela il ne m'a plus rien donné, aussy n'en ay-je plus rien dit«. — 5) Ermolao Barbaro (1454 — 93), vénétien, diplomate et
philologue; comp. le Dict. de B. — »De re uxoria« est de Francesco Barbaro (Ebert); d'autres croient qu'il n'est pas de lui. — 6) Probablement Claude J. (1607 — 1700), théologien. — 7) Andréas B. (Patavinus); comp. sur sa lettre et en général sur les différentes personnes du nom de Barbaro le Dict. de B. s. v. François Barb., rem. A (où Larroque est aussi cité).
Voici quelques extraits de lettres touchant la prison de Larroque (Bibl. roy.): »Je ne sai si vous aurés su, Monsieur, que Mr. de La Roque qui étoit depuis près d'un an dans les prisons du petit Châtelet de cette ville, en fut transféré le 29 du mois passé et conduit à cheval à Orléans, et delà par- eau dans le Château d'Angers. Comme je savois qu'il étoit connu assés particulièrement de Mr. Petrinau, Maire d'Angers et secrétaire de l'académie françoise, je lui fis écrire par un de ses amis de ce païs-ci pour lui en donner avis et le lui recommander: Il a fait réponse, que lorsqu'il se transporta au Château le dit Sr. de la Roque y étoit arrivé deux heures auparavant sans avoir eu la liberté de le voir, le Commandant du Château ayant dit qu'il avoit receu un billet de Mr. de Pontchartrain, qui lui mandoit que ce prisonnier étoit un homme qu'il devoit tenir renfermé étroitement, parce qu'il se mêloit d'écrire des libelles difamatoires. J'ai pourtant peine à croire qu'on lui tienne longtemps cette grande rigueur, puisque pendant les sept ou huit derniers mois de sa prison en cette ville, ses amis ont eu la liberté de l'y aller voir: son Frère qui est ici en a déjà reçu une lettre depuis son arrivée, laquelle a passé par les mains du Commandant du Château«. (Janiçon à B. , le 14 nov. 1695.) — »Le vintun d'octobre on le transféra au Chasteau d'Angers, que le Roy luy a donné pour prison; il y est assez bien, Dieu mercy, du moins autant qu'on le peut estre, lorsqu'on n'a pas toute sa liberté: le R. P. de Vitry m'a chargé, Monsieur, de vous faire mille asseurances de service, il vous auroit escrit il y a longtems, sans plusieurs
raisons [c'est] qu'il attendoit tousjours à vous mander quelque
chose d'agréable touchant mon pauvre frère; s'il ne l'a pas serui comme il souhaitoit et comme plusieurs ont cru qu'il le pouuoit faire, ce n'est nullement sa faute, ueu qu'il est l'amy le plus généreux et le plus zélé du monde; la uérité est que les Pères Jésuites ne font pas tout ce qu'ils veulent«. (De Larroque, capitaine au régiment de Piémont, Paris le 14 déc. 1695). — »Je croi vous faire plaisir de vous apprendre une nouvelle, qui m'a été dite depuis peu touchant Mr. de Larroque que vous avés su être dans le Château d'Angers, c'est que Mr. l'Évêque d'Angers lui ayant fait l'honneur de l'aller voir quelque
fois et ayant été fort satisfait de son entretien, on lui a donné un autre appartement, où il est moins resserré, et même qu'on parle de lui donner la liberté d'aller quelque fois dans la ville accompagné d'un garde qui le ramène coucher au château: On espère de plus qu'il pourra y aller sans garde en baillant une caution qui en réponde. Quelques uns vont plus avant et espèrent qu'il pourra sortir dans peu de temps, ce prélat ayant écrit ici en sa faveur à Mr. Pelletier, ministre d'État, son père: Ainsi je croi que vous pourrez à présent lui écrire, cependant je pense que vous ne ferés pas mal de ne le point faire en droiture mais d'adresser votre lettre à Mr. Pinson ou à moi«. (Janiçon à B., le 9 avril 1696). — »L'illustre ami de S[aumur] a des livres autant qu'il en veut. On ne luy refusoit pas mesme à A[ngers] cette consolation, solatia luctus exigua ïngentis , et il en a fait un très bon usage. Comme on peut luy parler plus librement à présent, je tasche de ne le laisser manquer d'aucune de ces nouveautés qui paroissent à Paris et qui servent non seulement à le désennyer, mais aussi à luy attirer une espèce de Cour de ce qu'il y a de personnes lettrées dans le pays«. (Le P. Vitry à B., le 9 juillet 1696). — »L'ami malheureux se porte fort bien pour l'état où il est, et je m'estonne que sa santé résiste à l'incommodité et au chagrin qui sont inséparables de la prison. J'espère qu'il en sortira bientost, surtout si la paix dont on parle fort icy, est aussi assurée qu'on le souhaite de part et d'autre« (Le P. Vitry à B., le 20 juillet 1696). — »J'attens vos instructions et ordres pour Saumur. C'est une affaire dont on pourroit délibérer en Grec comme Cicéron faisoit avec Atticus, mais vous pouvés sans crainte me parler françois et je l'entens bien à demi mot«. (Le P. Vitry à B., le 24 août 1696).
0 d: le P. Vitry. — 2) Hor. Od. I, 13, 18.
»Johannes Clericus« (1657 — 1736), célèbre théologien (socinien) et critique, rédacteur de la Bibliothèque universelle, antagoniste de B. dans les dernières années de la vie de celui-ci.
0 »I1 Teatro Britannico ovvero Historia délia grande Bretagna« par Gregorio Leti (1630 — 1 701 ) , Amsterd., 1684; 5 vol. — Le mémoire de Le Cl. sur ce livre est imprimé sans nom d'auteur dans les Nouv. de la Rép. d. L. avril 1684, art. 4. — Il avait une raison particulière de s'intéresser à Leti, c'est que celui-ci était son beau-père. — Le »Ceremoniale historico e politico« de Leti est annoncé som-
mairement dans le journal de B., fin de l'art, cité, et récensé plus longuement au mois de mars 1685, art. 8. Il parut en six volumes à Amsterd. dans la même année. — En 1682 Leti eut l'ordre de quitter l'Angleterre à cause de quelques expressions dans les deux premiers vol. du »Teatro Brit.«; ensuite il resta à Amsterdam, où il mourut. On l'avait déjà en 1679 expulsé de Genève pour des causes analogues. Il n'a pas de bonne renommée comme historien. — 2) La paresse de L. n'a cependant pas été si grande, car il a produit énormément. Il y a des jugements intéressants exprimés de B. sur L., longtemps avant leur dispute, dans des lettres à Lenfant, 6 juillet 1685 et 9 juillet 1686, et à Minutoli, 8 juillet 1686. (Oeuvr. div.)
0 »Opuscula historico-politica«, Amsterd., Wetstein, 1684; 6 vol. (comp. Nouv. de la Rép. d. L. juin 84, L. n. no. V). — 2) 0: »Bibliotheca anatomica« par Daniel Le Clerc et Manget, Genève 1684, 2 vol. — Louis Gorin de Saint-Amour publia en 1662: Journal de ce qui s'est fait à Rome dans l'affaire des cinq propositions. Le livre fut condamné par »Arrêt du Conseik à être brûlé par le bourreau; il contient des attaques véhémentes contre la cour papale et les adversaires de Jansénius. — 3) Ad p. 10. B. y dit: Il n'y a que peu de jours que les »Acta Eruditorum« que l'on publie tous les mois à Leipsic, me sont tombés entre les mains. J'ai trouvé qu'ils surpassent la grande réputation qu'ils se sont acquise, et ils m'ont paru si judicieux, si exacts, si diversifiés, que je ne comprends pas, comment j'ose après cela me mêler d'un semblable ouvrage. Je ne l'oserais jamais, si je n'étais assuré, que le Public sera assez équitable pour n'attendre pas de moi ce qu'il reçoit de ces Messieurs, qui outre leur nombre sont soutenus par les grandes libéralités de S. A. É. de Saxe.« — Ad p. 19. C'est toute la récension dont il parle. — Ad p. 22. La réflexion morale doit être: »qu'il n'y a rien de plus propre à mortifier l'esprit de l'homme, que la Controverse qui règne aujourd'hui touchant la connaissance des bêtes. « — Ad p. 81. C'est dans une récension de VApotheosis de Cuper, que B. distingue entre la signification antique et chrétienne du mot grec. — Ad p. 86. B. cite ici la correction d'un passage de Lactance par Cuper au moyen d'un vers de Virgile. — Ad p. 98. La Vie de Mme Hélyot est mentionnée par B. dans des termes assez ironiques. — La récension de »Johannis Caramiiel, Episcopi Vigevanensis, Leptotatos etc.« est du même genre. — Ad p. 108. Voici les paroles de B. à l'occasion des lettres de Guy Patin: »et si j'avais à justifier l'Archevêque de Cantorbéri, Guillaume Laud, de l'accusation qui lui a été intentée d'avoir voulu abolir la Religion
anglicane, je ne me servirais pas des lettres qu'il écrivait aux bons Huguenots, et que l'on a publiées depuis peu dans la nouvelle Edition des Epistolœ prastantium ac eruditorum virorum. S'il avait de méchants desseins (c'est une question sur quoi je n'ai rien à dire), il savait bien à qui il en fallait faire confidence et qu'il fallait écrire aux autres selon les apparences qu'il gardait«. — Ad p. 127. Dans la récension de la Réponse de l'Auteur de la Recherche de la Vérité etc. il y a une longue énumération des malheurs d'Arnauld. »Celuy qui a fait son Esprit« 0: Jurieu. — P. 128 sqq. contiennent le compterendu sur »l'Histoire de la Ligue« de Maimbourg. — Ad p. 135. Il y est parlé des bonnes fortunes du duc de Guise auprès des dames. — Ad p. 141. Il s'agit ici également de la récension du livre de Maimbourg. — Ad p. 146. Dans cette récension B. raille aussi Maimbourg sur sa gratitude: »Monsignor Stephano Cosmi Archevêque de Spalato lui ayant envoyé de Venise, il y a plus de trois ans, la vie du cardinal Morosini, M. Maimbourg ne manque pas de nous l'apprendre afin de donner un témoignage de sa gratitude«. — Ad p. 148. Ceci se rattache aux paroles de B. sur Charles Patin, par lesquelles il finit la récension des lettres de G. Patin. — Ad p. 191. Ici commencent les »Réflexions sur les Propositions de cet Évêque«; l'évêque est celui de Tina, primat de Croatie, qui avait l'intention de réunir les pays protestants sous le pape, d'après »l'Extrait d'une lettre latine écrite de Nuremberg à M. Allix par Monsieur Wagenseil le 5 de Février i684«. — Ad p. 203. Le petit article touchant »Arlequin Procureur« a aussi déplu à d'autres, selon la correspondance de B. — Ad p. 213. Le compte -rendu de »Dogmatum Theologicorum de Deo, Deique proprietatibus Tomus I. Autore Ludov. Thomassino Presbytero Congregat. Oratorii« (Paris 1684). B. dit à la fin: »il en va des Écrits des Pères comme de certaines perspectives, qui montrent le blanc et le noir selon le point de vue qu'on leur donne«. — Le ton dur et âpre de ces remarques correspond bien avec la caractéristique que M. Sayous donne de Le Clerc. B. y répond en partie par sa lettre à L. du 18 juin 1684, laquelle est aussi une réponse à la lettre suivante. — 4) Il est parlé ici de la réimpression hollandaise du Journal des Savants de Paris.
0 Vigne est donné par Barbier comme l'auteur du livre, peut-être d'après la lettre de B. à L. du 18 juin 1684 (Oeuvr. div.). — 2) Ce livre, par Guillelmus Saldenus, est récensé dans les Nouv. du juin 1684, art. 6. — 3) Jean Henri W. (1649 — 1726) d'une famille savante et distinguée deBâle; fonda une célèbre imprimerie à Amsterd. Il était lui-même érudit.
La réponse de B. à cette lettre, du 6 sept. 1684, se trouve dans les Oeuvr. div.
0 »De l'état de l'homme après le péché et de sa prédestination au salut«, Amsterd. 1684, par Le Cène, récensé (comme un livre anonyme) dans les Nouv. du mois de juillet, L. n. no. IX. Dans cette lettre »M. A.« signifie M. Allix. — 2) Amsterd. 1684, Wetstein; voir le journal de B., sept. 1684, art. 10. — 3) Ce livre parut déjà en 1684; voir les Nouv. de la Rép. d. L., art. 9. Son auteur (1608—78) est un des principaux unitaires ou sociniens polonais. — 4) Le livre de Preussius est mentionné brièvement par B. dans les Nouv. de sept. 1684, L. n. no. I. — 5) B. lui communique quelques exemples de ce genre dans la réponse citée ci -dessus. — 6) »Le Père Ange« d: de la Brosse. Dans ces notes il a été déjà dit, que ce missionnaire ainsi que l'abbé de la Chambre avait été choqué par quelques expressions de B. (Voir p. 640 et 685). Les deux extraits qui suivent serviront à éclaircir davantage cette petite querelle. »Ie n'ose rien dire touchant les coups que uous portez à Mr. l'abbé de la Chambre en réparant les siens; je les admire comme des coups de maître, c'est trop fin, c'est trop fort pour un homme comme moy, élevé, pour ainsi dire, parmy des arabes grossiers; i'aurois bien de plaisir de uoir qu'il cédât aux traits de uotre honêteté et bien plus encore s'il n'y cède point. C'est pourquoy ie uoeux bien me procurer ce plaisir en luy enuoyant uotre lettre«. (A. de la Brosse à B., le 29 août 1684; Bibl. roy.). — »Je ne vous conseille point de uous fâcher contre Monsieur Bail, quelque chose qu'il ait pu écrire contre uous. Il faut que l'honneste home en nous l'emporte par dessus l'autheur: il ne m'a pas plus épargné que les autres, m'ayant mis en de beaux draps blancs dans sa critique; cependant je ne sçaurois m'empêcher de l'estimer et de l'aimer
beaucoup, car il m'a fait passer de bons momens Vous autres
Messieurs les grands uoyageurs rarement êtes uous de bonne amitié, et à force de voir le monde l'on s'en dégoûte et l'on ne pense plus qu'à soy. Ne soyez point de cette humeur- là, je uous en conjure, et sur tout n'allez point tenir uotre gravité avec Mr. Bail, tâchez de faire
connoissance avec luy, c'est un home d'un bon commerce S'il
continue de la sorte qu'il a commencé, c'est un homme qui ira loin et qui fera parler de luy. (La Chambre au P. de la Brosse, copie, le 3 juin 1684; également dans la Bibl. roy.).
0 0: Entretiens sur diverses matières de théologie; l'auteur de la première partie est Le Cène, et c'est L. lui-même, qui a écrit la
seconde (voir ses »Parrhasiana«). — 2) »Historia Reformationis Polonicae«, Freistadii 1684, par Stanislas Lubinetski (1623 — 75). Il vivait quelque temps en Danemark. (Comp. Nouv. de la Rép. d. L., mai 1685, L. n. no. IX). — >) o: »Bibliotheca Anti-Trinitariorum«, Freistadii 1684, par Christophe Sand, récensé dans le journal de B., juin 1684, art. 8, avec le supplément au titre: »et se trouve à Amsterdam chez Henri Wetstein«. — 4) d: «Nouvelles Lettres de l'Auteur de la Critique générale de l'Histoire du Calvinisme de Mr. Maimbourg«, Villefranche (Amst.) 1685.
Réponse à la lettre de B. à L., mai 1685 (Oeuvr. div.).
0 Comp. les notes à la lettre citée de B. — 2) Ces lettres sont: »Sentiments de quelques Théologiens de Hollande sur l'Histoire critique du Vieux Testament, composée par le P. Richard Simon de l'Oratoire«, Amst., 1685. Le livre de Simon parut en deux éditions 1685 chez Leers à Rotterdam. Du reste, il est étrange que L. se dit cartésien, car, comme le dit M. Sayous, »il a .... un des premiers ébranlé le trône de Descartes«. — Rainssant opine ainsi sur la dispute entre Simon et L.: »Je n'auray pas grande curiosité de voir la réplique de Monsieur Simon à Mr. Le Clerc! Il falloit autrefois que le Gladiateur vaincu mourût de bonne mort; il sied mal de se deffendre, quand on n'a plus d'armes à opposer à son aduersaire«. (Lettre à B., le 1 déc. 1686; Bibl. roy.).
0 La récension du livre de L. se trouve' dans le journal de B., juillet 1685, art. 7. Peut-être il s'est exprimé là-dessus déjà dans une lettre particulière à L., s'il ne lui a pas envoyé la récension avant de la publier, afin qu'il la parcourût. — 2) Par exemple dans Jérémie, Ézéchiel, Amos et Zacharie. — ?) d: les lettres nme et i2me de la seconde partie; L. prétend les avoir eues d'un ami. B. vante leur érudition en blâmant leur hardiesse.
0 Notamment dans l'art. »Episcopius«, où B. cite une lettre de L. en le nommant »l'un des plus savants hommes de ce siècle«; dans la préface il le loue aussi beaucoup. — 2) o: spontanément. — 3) d: Jurieu; nom d'un personnage dans le roman de Rabelais, signifie »bilieux«.
(1624 — 89), professeur de théologie à Leyde, après avoir été pasteur à Rouen; savant distingué.
0 Le Mercure savant, publié à Amsterd. par De Blegny et le médecin Gaultier; précurseur (bientôt éclipsé) des Nouv. de B. — 2) o: le journal des Savants (l'abbé Jean Gallois, successeur de Sallo comme rédacteur du journal). — 3) Nom d'une colline d'Ithaque (dans l'Odyssée XVI, 471); la comparaison est tirée sans doute de ce que la colline servait de point d'observation.
0 Comp. p. 76 n. 4. — 2) Stephanus, auteur byzantin, édition de Theod. Rijck, Leyde 1684. — Emery Bigot (1626—89) vivait à Rouen, a travaillé sur St. Jean Chrysostome, voyageait en Hollande. — Huet d: l'évêque d'Avranches. — 3) Par Abbadie, Rotterd. 1684.
(1661 — 1728), ministre réformé, d'abord à Heidelberg, depuis 1688 à Berlin; a écrit des ouvrages d'histoire ecclésiastique.
O o: à Brueys, dont l'»Examen des raisons qui ont donné lieu à la séparation des protestants« fut attaqué par Jurieu, D. Larroque et Lenfant (comp. les lettres imprimées de Bayle, 8 sept, et 26 nov. 1683). — 2) Par Arnauld, contre Malebranche (168?)- — Aujourd'hui on semble être d'accord pour attribuer à Jurieu »L'Esprit de M. Arnauld« ; mais en 1685, F. Janiçon dit à B. (lettre du 18 mai; Bibl. roy.): »vne chose que je crois très vraye [et qu'il avait dite à d'autres personnes], que Mr. Jurieu est trop amateur de ses ouurages pour en désavouer aucun, et que je sçay de bonne part qu'il n'est point l'auteur de celui-cy.« — J) Georgius C., théologien catholique flamand, (1513—66).
Comp. la lettre de B. de 8 mars 1684, dans ses Oeuvr. div. — Les Considérations générales o: sur le livre de Brueys, par Lenfant.
0 La Guitonnière d: le pseudonyme d'Aubert de Versé, auteur du Protestant Pacifique. — La »Suite du Préservatif contre le changement de religion«, par Jurieu contre Brueys. — »Le Prosélyte abusé«, par Larroque. — Chadirac, ministre réformé; il fut arrêté à Sedan 1685. (Lettre de B. à Lenfant, 6 juillet 1685, dans les Oeuvres).
Comp. la lettre de B. du 8 août 1684, dans les Oeuvr. div.
0 Phil. Jacques S. (1655 — 1705), le célèbre piétiste. — Jean Louis Fabricius (1632 — 97), professeur de théologie à Heidelberg. — 4) (lisez 2)) Jean François M., mort en 1691 comme professeur à Gottingue.
Comp. la lettre de B. du 5 oct. 1684, dans les Oeuvr. div. 0 d: Frédéric S. — 2) Voir p. 232, n. 4. — 3) Haag a un »Jean Retel, du Havre de Grâce, condamné par le parlement de Paris, 10 Dec. i689.«
0 0: Bibliotheca Anti - Trinitariorum; comp. p. 457, n. 3. — 2) Professeur de théologie arminien, vivait en Hollande; mort en 1659. Comp. les Nouv. de la Rép. d. L., juin 1684, art. 8. — ?) Le journalisme français en Hollande s'exerçait principalement dans les »lardons«. Ici il est parlé, sans doute, de la Gazette rédigée par Tronchin du Breuil.
Comp. la lettre de B. du 6 juillet 1685, dans les Oeuvr. div.
0 L'Électeur Palatin 0: Charles (1680 — 85). — 2) D: contre Maimbourg.
LE VASSOR,
(1648 — 1718) avait été prêtre de l'Oratoire, se fit protestant en Angleterre; il a écrit une grande histoire du règne de Louis XIII.
0 d: William Trumbull (1636 — 17 16), diplomate, plus tard secrétaire d'état (jusqu'en 1697), homme de beaucoup de mérite; il accueillit les réfugiés français avec une bienveillance extrême et il aimait les lettres. B. lui présenta un exemplaire du Dict. , et T. lui remercia par une lettre latine, où il l'appelle »bibliothecam potius quam librum« (Whitehall, 5 janv. 1697; Bibl. roy.). — Sur la dédicace du Dict. comp. la Vie de B. par Des Maizeaux. — 2) Pierre Sylvestre, médecin, publia les Oeuvres de St. Évremond (avant Des Maizeaux). — Quant Térond voir p. 438, n. 2. Dans une lettre conservée à la Bibl. roy., Sylvestre exhorte aussi B. à dédier son livre à Trumbull: il est rare de trouver un tel Mécène. ^N'allez point faire le philosophe hors de saison«, dit-il.
0 Robert Spencer, comte de S. (1641 — 1702), ministre de Jacques II; son caractère n'a pas été jugé favorablement. — Marc-Ant., Sr de Bellemare (1659 — 1732), frère de Jacques et Henri Basnage. — Sir Henry Capel, »lord-lieutenant of Ireland«, mort en 1696. — 2) d: Calloué (Cailloué, voir une lettre de B. à cet homme, 8 oct. 1697, dans les Oeuvr. div.). Cette famille de libraires était de Rouen; celui-ci s'appelait Jean et était établi dans le Strand 1686 — 1701.
0 Je ne sais pas, à quoi ceci se rapporte. — 2) Elles furent publiées par Le Vassor, Amsterd. 1700.
0 Hieronymus Seripandus (1493 — 1563), légat du pape au concile tridentin, auteur théologique. — 2) Jean de W. (1662 — 1701), fils du grand -pensionnaire, savant assez distingué.
0 Le mot grec signifie dans la philosophie sceptique ce que dit Le Vassor. — Charles Bertheau (1660 — 173 1) avait été pasteur à Charenton, passa en Angleterre, où il fut ministre à Londres. — Marc- Antoine de La Bastide (1624— 1704), diplomate, réfugié en Angleterre, auteur théologique.
Quant à la grande polémique entre Arnauld et M. il faut consulter notamment Ste.-Beuve, Port Royal, 3me édit., V, p. 348—442, et aussi Blampignon, Étude sur M., Paris 1862, qui regarde la chose d'un point de vue différent. Tandis que Ste.-B. prend le parti du puissant vieux janséniste, du moins dans les questions essentielles, la sympathie de Bl. tourne du côté de Malebranche. Bayle est caractérisé par Ste.-B. comme spectateur sceptique du combat et il ne sait rien sur des relations personnelles intimes entre le philosophe de Paris et celui de Rotterdam, mais il dit, que B. épargnait M. avec intention, parce que cela lui convenait. Il semble, que ces lettres-ci confirment un peu l'assertion de Ste.-B., que la rancune du doux M. était vivace et amère, et les paroles de Blampignon, p. 95: »Chose étrange! Un homme si recueilli, si vraiment pieux, si pleinement perdu dans les méditations, ne savait pas supporter la critique et l'opposition«.
Une partie de cette lettre est imprimée sans le nom de M. dans les Nouv. de la Rép. d. L., août 1684, art. 1.
•—2) La récension du traité de M. se trouve dans les Nouv., avril 1684. — ?) »Historia ecclesiae Parisiensis« par Gérard Dubois parut en deux vol. à Paris 1690 — 17 10. — L'autre Dubois est sans doute Philippe D., né vers 1636, mort 1703, bibliothécaire de Ch. M. Letellier, archevêque de Rheims. — Simon d: le prêtre Richard S., non pas le célèbre critique; il publia son »Dictionnaire de la Bible« à Lyon 1703.
0 Voir p. 395, n. 2. — 2) Barbier dit touchant ce livre: »Mal à propos attribué à P. Nicole par Bayle dans les »Nouvelles de la république des lettres«, janvier 1685, p. iii«.
0 Sans doute Jean de C, mort 1725 comme évêque de Valence, auteur de traités de physique. — 2) »Dissertation de M. Arnaud Docteur de Sorbonne sur la manière dont Dieu a fait les fréquens miracles de l'ancienne loi par le Ministère des Anges. Pour de réponse aux nouvelles pensées de l'Auteur du Traité de la Nature et de la Grâce dans un éclaircissement qui a pour titre, les miracles fréquens de l'ancienne loi, ne marquent nullement que Dieu agisse souvent par des volontez particulières. A Cologne chez Nicolas Schouten, 1685, in 12. et se trouve à Roterdam chez Reinier Leers«; réc. dans le journal de B., mars 1685.
0 d: Réponse de l'Auteur de la Recherche de la Vérité, au livre de M. Arnaud, des vrayes et des fausses Idées; in 12. A Rotterdam chez Reinier Leers 1684; réc. dans les Nouv. de 1684. — La seconde réponse de M. est: »Trois Lettres de l'Auteur de la Recherche de la Vérité touchant la Défense de M. Arnaud contre la Réponse au Livre des Vrayes et Fausses Idées«, Rotterd. 1 685. (Nouv. de la Rép. d. L., mai 1685). — Une lettre de M. à L., datée du 11 juin 1685, imprimée dans l'Etude sur M. par Blampignon (p. 126 sqq.) indique, que M. avait déjà montré de l'impatience envers le libraire au sujet de l'impression des pamphlets. Sur Leers comp. De Navorscher 1882, p. 533. — 2) Réflexions philosophiques et théologiques sur le nouveau Système de la Nature et de la Grâce, du P. Malebranche; en trois livres, Cologne 1687 — 86. (Comp. la réc. du ier vol. dans les Nouv.,
août 1685). — 3) Avis à l'Auteur des Nouvelles de la République des Lettres, Delft 1685; comp. ie journal de B., déc. 1685.
0 »Neuf Lettres au P. Malebranche sur son système«, Cologne 1685 sqq.; M. y répondit par ses »Lettres du P. Malebranche touchant celle de M. Arnaud«; il y en a quatre. — 2) 0: »Réponse à une Dissertation de M. Arnaud contre un éclaircissement du Traité de la Nature et de la Grâce. Dans laquelle on établit les principes nécessaires à l'intelligence de ce même Traité«, Rotterd. 1685. (Comp. les Nouv. de juillet 1685.) — L'ouvrage, à l'impression duquel B. aidait son illustre ami, est probablement: »Lettres du Père Mallebranche à un de ses amis, dans lesquelles il répond aux réflexions Philosophiques et Théologiques de M. Arnaud sur le Traité de la Nature et de la Grâce«; Rotterd. 1686. (Comp. les Nouv. de la Rép. d. L., avril .686). — 3) »L'avis« est celui dont parle Ste.-Beuve, Port Royal, 3me édit. V, p. 442. Il parut, à ce qu'il semble, à Delft 1685. La »réponse« d: »Réponse de l'auteur du Nouv. de la Rép. d. L. à l'avis qui lui a été donné sur ce, qu'il a dit en faveur du P. Malebranche touchant le plaisir des sens«, Rotterd. 1686.
Comp. les lettres de P. Bayle dans ce recueil.
Cette lettre est de l'été de 1684.
0 Jean Michel B., italien, historiographe de l'Empereur, publia cette collection de lettres en 1561 (livre fort rare, selon Ebert: Allg. bibliogr. Lexikon.) — 2) Le prince de Saxe-Zeits d: Maurice-Guillaume • de S.-Z. (1664— 1718, succéda en 1681). — Chrétien (1615—91), prince régnant de Mersebourg dep. 1650; avait sept fils dont trois moururent enfants. — Chrétien III de Birkenfeld, né en 1674, succéda en 17 17. — Qui était le prince de Slesvic-Holstein? Il est difficile de le dire: il y en avait tant à cette époque. — 3) Dans une lettre à son père, du 8 déc. 1681, Bayle parle du baron de H., gentilhomme rouennais, et de son fils aîné (Nouv. lettr. II, 150). — 4) Sans doute il est parlé ici de Franc. T. (1633—87), prof, de théol. dep. 1653. — 5) Probablement »Origini délia lingua italiana«, Genève (Chouet) 168$. — 6) Oldoini (Agostino), jésuite italien du i7me siècle; rapporte dans son »Athenaeum romanum«, entre autres, tous les écrits de Secondo Lancilotto de Pérouse, mort en 1647; M. transcrit cette liste, et je l'ai omise. — 7) Comp. p. 248, n. 1.
Du commencement de 1685, à ce qu'il semble, car J. Spon mourut le 25 déc. 1685.
Comp. la réponse de B. dans les Oeuvr. div., 8 juillet 1686.
0 Auteur de plusieurs écrits satyriques; périt sur l'échafaud 1644 à Avignon, où l'avait attiré un traître payé. — 2) »De Oraculis veterum ethnicorum«, Amsterd. 1 685 . — 3) Comp. sur Léger et Beddevole p. 204, n. i. — 4) Après la révocation de l'édit de Nantes, un grand nombre de réfugiés français avaient eu recours aux Vaudois dans leurs vallées alpestres, mais Louis XIV qui persécutait les protestants aussi hors du royaume, força Victor Amédée II, duc de Savoie, à le seconder dans ses desseins. Le duc qui n'osa pas alors s'opposer au puissant voisin, commença la guerre contre les Vaudois et les protestants français avec une dureté pareille à celle dont ils furent traités en France. Il les expulsa de ses états et ils furent obligés à se fortifier dans les montagnes, où ils se défendirent avec une bravoure admirable jusqu'à ce que le duc eut changé de parti en leur permettant la rentrée, d'abord furtivement, plus tard ouvertement. La ville de Genève, qui avait également accueilli beaucoup de réfugiés, devint aussi l'objet de la colère du roi de France; il leur menaça de représailles par son résident, mais les bourgeois ne se laissèrent pas intimider: espérant le secours du prince d'Orange, ils fortifièrent leur ville et s'allièrent avec les cantons de Berne et de Zurich. Comp. Beauregard: Mémoires histor. sur la Maison de Savoie, Turin 1816, III, }i sq.; C. Weiss: Histoire des réfugiés protestants, II, 184 sqq., 194 sqq.
Comp. les lettr. de B. du 6 oct. 1689, 5 déc. 1690 et 22 janv. 1691 (dans les Oeuvr. div.).
0 II était né à Chambéry en 1639, où il vivait comme historiographe du duc de Savoie, et c'est là qu'il mourut en 1692; on sait peu de choses sur sa vie privée. Sa traduction de deux livres des lettres de Cicéron à Atticus parut en 1691. Voici un jugement de Rainssant sur cet auteur: »Piémontais, de la Cour de Savoye; homme fort superficiel quant à la science, mais qui ne se changeroit pas contre Cicéron, tant il est persuadé de son mérite«. — 2) Armand de Béthune, marquis, puis duc de Béthune -Charost (9 août 1690), mort en 17 17 (Moréri). — L'archevêque de Paris 0: Franc, de Harlay. — ?) Cramoisi imprima les Entretiens d'Ariste et d'Eugène. M. Doncieux: Le P. Bouhours, 1886, ne dit rien sur les relations du jésuite et de
Mme C. — 4) Voir p. 283, n. 16. — 5) Sur les difficultés que le fameux projet de paix procura à B. , voir l'introduction de ce volume. — 6) Comp. »La Cabale chimérique« de B., chap. I (Oeuvr. div. II, 638). Le prince de Brandebourg s'appelait Louis. — 7) Wolfgang, baron de Schmettau, ambassadeur de Brandebourg en Hollande, mort en 171 1; il représentait son pays à la paix de Ryswick. — 8) Victor Amédée de Savoie, impatient du traitement qu'il avait à subir de la part de Louis XIV, prit les armes contre la France le 1 3 juin 1690; il s'était allié avec les Espagnols et les Autrichiens, et les débuts furent empreints de beaucoup d'énergie, laquelle cependant ne tarda pas à s'affaiblir devant l'expérience et le courage de Catinat, chef de l'armée française. »Catinat déconcerta tous leurs plans et gagna contr'eux le 1 5 août la fameuse bataille de Stafarda qui fit tomber dans ses mains Saluces, Fossan, Savillan, et mit les Espagnols et les Savoyards dans l'impossibilité de rien entreprendre pendant le reste de la belle saison. Le duc de Savoie eut la douleur de voir son pays ravagé par les Français, pendant que ses alliés restaient dans l'inaction, retranchés à Pancalier et en méfiance les uns des autres«. (Beauregard, op. cit., p. 36 sq.). — 9) M. le prince d: Eugène de Savoie. Comp., sur le rôle joué par cet excellent général dans la campagne de Piémont, l'ouvrage de M. Arneth, intitulé: Prinz Eugen von Savoyen (Vienne 1858), I, 46 sqq. — Après la bataille de Stafarda le duc se renforça à Moncalieri, où il réunit les restes de son armée avec les régiments autrichiens, dont il n'avait pas voulu attendre l'arrivée avant le combat, malgré les conseils du prince Eugène. — i0) Les combats mentionnés Ici ne furent pas de conséquence; ce n'est que plus tard, que les Piémontais commencèrent à gagner quelque avantage sur les Français. — ") Le marquis de Saint- Ruth avait été chef des dragons en Languedoc; c'était un farouche militaire, dur et cruel. Comp. Peyrat: Histoire des Pasteurs du Désert (Paris, 1842), I, 131 sqq. — I2) Est-ce l'historien Sir Richard C. (1650 — 1733), lordchancelier de l'Irlande sous Guillaume III? — >3) »Pour diriger les détails militaires ils élurent (1689) encore un dauphinois réfugié qu'on nommait le capitaine Turrel. Au plus fort des misères de l'expédition T. abandonna ses troupes, qui le remplacèrent par un de ses compatriotes, le major P. Odin; désertion dont il fut bien cruellement puni, car étant tombé aux mains de l'ennemi on le mit à mort à Grenoble etc.« (Haag: La France protest., 2de éd., s. v. Arnauld). — •4) Dans les lettres imprimées de Bayle (Oeuvr. div.) cet homme est appelé Hulst. — '5) Les lettres sont de Tronchin du Breuil, Amsterd. 1688—90. Le Mercure historique, Paris et la Haye 1686 sqq., (jusqu'en 1782) par Sandras de Courtilz etc.
0 o: Louis XIV. — 2) Victor Maurice de B. (1639—1727),
généra! distingué français.
0 Allobroge d: savoyard (St. Real?). — 2) Il n'y a aucun événement d'importance à régistrer dans cette guerre depuis la bataille de Stafarda jusqu'à la prise de Suse par les Français (14 nov. 1690). — 3) Jean-George IV (1680—91). — 4) Henri A. (1641 — 1721), le ministre et guerrier vaudois. — 5) Comp. les lettres d'Ancillon. — é) Jean Labadie (1610 — 74), visionnaire et mystique qui a fait beaucoup de bruit pendant son vivant.
0 Ici on trouve quelques exemples de la cruauté qui régnait notamment de la part des Français. Les Vaudois étaient devenus les plus fidèles sujets du duc de Savoie et le servaient avec grande bravoure, tandis que les Espagnols se montraient fort lents et inactifs comme alliés. (Comp. Beauregard et Arneth, opp. cit.). — 2) C'était Suse que Catinat menaça réellement: il se tourna tout à coup contre cette ville ayant fait venir secrètement l'artillerie de Pignerol et de Briançon. — 3) Comp. pour l'histoire de l'église hongroise à cette époque »Geschichte der evangelischen Kirche in Ungarn. Mit einer Einleitung von Merle d'Aubigné.« Berlin 1854, p. 310 sqq. — 4) Cicéron appelle ainsi un mauvais payeur. — 5) Chanlai 0: Chamlay. — é) Comp. la note 2. — Larrai, directeur général des troupes en Italie. —
7) Bénédict P. (1655 — 1724), professeur de théologie en 1686. —
8) Chrétien-Charles, né en 1674, mort en l7°^i ^s ^u duc Auguste. —
9) Guillaume, né 1643, mort 1709, oncle du prince de Holstein. Sa soeur, Elisabeth Charlotte, fut mariée en 1666 à Auguste, duc de Holstein-Ploen (branche de Nordborg-Ploen).
(L'ordre des lettres VIII et IX a été interverti par mégarde.) 0 Pas dans le Dict. des anonymes de Barbier. — 2) Comp. »rire à la Rocolles« p. 559. Jean-Baptiste R. avait été bénédictin; en 1672 il passa à la religion réformée, mais plus tard il se refit catholique; mort en 1695, auteur de plusieurs ouvrages historiques. B. l'avait connu à Genève; il y a des lettres de lui dans la Bibl. roy. — 3) Le comte de Fuensalida, gouverneur espagnol de Milan, était un homme d'un tempérament hautain et en même temps pusillanime, qui ralentissait les démarches des alliés par son peu d'activité et son irrésolution.
Comp. Arneth, op. cit., I, 47 sq. — 4) Comp. la lettre de B. du 22 janv. 1691 et les notes dans les Oeuvr. div.
0 Après la défaite de Stafarda on avait réuni le plus de milice que l'on pouvait. Cette relation montre, que les Piémontais n'étaient pas sans espérance de battre les Français, espérance qui échoua, lorsque les ennemis prirent Suse. — 2) En 1690 Guillaume III fut contraint de lever le siège de cette ville, mais l'année suivante il la conquit. — 5) »La Morale etc.«, Cologne 1669—95; les deux premiers voll. par Du Cambont de Pont Château, le troisième sqq. par Ant. Arnauld. — Jean des Lions (161 5 — 1700), théologien français, doyen de la Sorbonne, fut destitué, parce qu'il ne voulut pas signer l'acte de proscription d'Antoine Arnauld. — 4) Pas dans le Dict. des anon. de Barbier.
0 La forteresse de Suse capitula le jour même de la date de cette relation. — 2) »La perte de Suse était pour lui (o: le duc de Savoie) d'une conséquence infinie, en ce qu'elle l'isolait de ses provinces transalpines, et devait amener, tôt ou tard, la chute de Montmeillan.« (Beauregard, op. cit. III, 38.) — î) Cette relation témoigne aussi du rôle assez important, que les Vaudois jouaient dans cette campagne, du moins dans la petite guerre. — 4) Casimir Oudin (1638 — 1717), prémontré, puis calviniste, sous-bibliothécaire de l'université de Leyde. — 5) »Our vituperative friend Antony (d: Wood) asks us also to believe that some of thèse pious wives of Puritanical principals were less remarkable for honesty in pecuniary affairs than for sanctimonious demeanour. For instance, when the Président [0: the Parlamentarian Président Dr. Wilkinson] of Magdalen Collège consented to divide with his fellows the 1400 1. of old gold, which the founder of the society had devoted for its relief under spécial emergencies, it is suggested that the faithless steward was induced to betray his trust by the importunities of his conjugal partner, who was persuaded that she was bound in prudence to provide for herself.« (J. C. Jeaffreson, Annals of Oxford, I, 299, Lond. 1871). — é) Pierre Valchenier (1638 — 17 12), ambassadeur hollandais auprès des cantons suisses, auteur historique.
0 Cette forteresse dans le grand -duché de Bade fut prise par Vauban le 29 oct. 1688. — 2) Jean de B., officier français, de la
famille de Bayle, réfugié en Angleterre. — î) Henri A. d: le ministre et colonel des Yaudois. — 4) d: Guillaume d'Orange. — 5) 0: le Paradis perdu. — b) »Les Français allaient hiverner au-delà les Alpes, les Allemands et les Espagnols dans le Milanais et le Montferrat. Mais la petite guerre continua très-avant dans l'hiver, entre les troupes légères de Mr. de Catinat et celles du duc de Savoie«. (Beauregard, op. cit., III, 38). — 7) Comp. la note antérieure. — 8) Sur les altercations du prince Eugène et du gouverneur espagnol comp. Arneth op. cit. I, 47 sq.
Etienne M. (1625— 1700), réfugié de Caen en 1685, pasteur à Amsterd. à partir de 1688, prof, de langues orientales, savant théologien. — Sur la lettre originale, dans la Bibl. roy., se trouve écrit d'une autre main que celle de B.: »lettre très belle et de bonne théologie prouvées — Comp. sur la synode et le différend de B. et Jurieu l'extrait suivant d'une lettre de Pierre Isarn à B. du 27 févr. 1694 (Bibl. roy.). »Je uiens d'aprendre un fait qui est, à mon auis, le dénouement de la pièce qu'on uous a faite en tournant malicieusement sur un, uous, par une interprétation maligne, un événement qui regarde autant uotre auersaire que uous-même. C'est que Mrs. les États de Hollande ne ueulent plus souffrir des Escholes Illustres dans leur prouince, érigées sans leur permission, com'est celé de Roterdam, Dord etc., et qu'en uertu de cete résolution on a fait défence à Mr. Til d'enseigner en public ni en particulier dans la uille de Dord. Je me persuade que uos ennemis, sentant uenir l'exécution publique de cette Résolution, ont demandé de pouuoir prendre des deuans en retaisant la cause de la supression de uotre eschole pour faire un uacarme de la déposition de uotre personne, pour donner lieu aux soupsons et aux médisences qu'on a répendues contre uous, et même pour donner quelque prétexte aux uexations qu'on s'efforça de uous faire d'abord dans le consistoire, où j'aprens qu'on renouuele les poursuites intentées, depuis que uotre aduersaire a leué en public la banière de ses fureurs qu'il déploie sans en aucune honte sur la chaire de uérité. J'espère, que je me serai pas trompé dans la découuerte, que je crois auoir faite du fondem[en]t de la conduite de uos magistrats enuers uous, ainsi je serai très aise d'estre obligé de retracter le sentiment où j'auois esté à cest égard, je croi aussi, que cela pourra peut-estre faire ouurir les yeux à ceux qui uoudront uous juger dans une autre jurisdiction pour ne s'arrêter point à un préiugé supposé et qui, quand même il seroit uéritable, ne deuroit estre d'aucun poids. — Mr. Brassard uous a apris le bruit qu'on a répandu à Montauban de uostre affaire, c'est un triumphe fort lasche,
et qui retombera à la confusion de ceux qui s'en ueulent glorifier; un des plus honestes homes de cete uille m'en écrit en ces termes: L'on parle ici diversement de Mr. Baile; les uns disent qu'il est à Paris, les autres à Rome et les autres à Roterdam, et l'on ne sçait au urai ce que c'est de son afaire et en quoi il peut auoir failli; un home de cest importance est à plaindre. Ecrivez nous ce que c'est. « On voit qu'Isarn prenait le parti de B. avec beaucoup de chaleur, et dans une lettre du 4 mai 1695 (également dans la Bibl. roy.) il lui donne encore de bons conseils: on diffère le procès, dit-il, afin de rendre B. odieux et suspect, mais il faut agir résolument, »et quoi qu'il uous soit fâcheux de uous abaisser à cette basse routine, c'est pourtant une nécessité, si uous uoulez uous défendre auec succès«.
0 Elle a aussi pour titre: »Réponse à un libelle intitulé Courte revue des maximes morales etc. de l'auteur des pensées diverses sur les comètes etc.«, Rotterd. 1694. Le livre est dirigé contre Jurieu. — 2) o: avec Jurieu, qui l'avait accusé d'impiété et avait donné occasion à ce qu'on lui ôtât le professorat de philosophie et d'histoire à Rotterdam, en oct. 1 693 . Comp. les extraits des procès -verbaux synodaux et de ceux du consistoire de Rotterdam, années de 1693 et 1694,. publiés par M. Kan dans le Bulletin de la comm. de l'hist. des EgL Wallonnes, IV, 180, 200 sq.
0 Par Crescimbeni (Giov. Maria), Rome 1698; cette lettre est ainsi presque datée. — De Livron, comp. M. de Budé, Lettr. inéd. à J.-A. Turrettini, II, 368, 374. — 2) »Au mois d'août 1698, Pourchot, qui exerçait les fonctions de syndic de l'Université avec autant de vigilance que de sévérité, fit renouveler le règlement, qui défendait à tout écolier d'un collège de plein exercice de suivre les classes d'un autre collège. Cette mesure visait certains élèves de la Compagnie de Jésus, qui fréquentaient les cours de rhétorique et de philosophie du collège du Plessis. Les Jésuites se pourvurent devant le Parlement contre une décision qu'ils qualifiaient d'entreprise. Pourchot leur répondit en termes très durs, dans un »Mémoire instructif pour l'Université de Paris«. Il y eut un moment d'émotion dans le monde des écoles et au Parlement; on crut que les lettres ardentes d'autrefois étaient à la veille de renaître. Mais cette querelle n'offrait qu'un médiocre intérêt; elle tomba d'elle-même, sans laisser la moindre trace.« (M. A. Douarche, L'Université de Paris et les Jésuites, 1 888, p. 305 sq.) — ?) Pourquoi l'ancien? Il se démit de son évêché en 1699. — 4) Henri Christian Hennin est mort en 1703 comme recteur
3 Duisbourg, philologue et médecin; il a donné les notes de l'ouvrage de Bergier sur les chemins des Romains, publ. dans le »Trésor« de Graevius.
0 »La version de Mons« 0: celle d'Antoine Arnauld; Toinard avait publié, en 1693, contre elle, un livret intitulé: Discussion des remarques du P. Bouhours sur la langue française, sous le nom d'un abbé albigeois; il fut attaqué à son tour par le P. Rivière, et Arnauld lui-même donna un écrit de défense. — 2) 0: »Dépêches du Parnasse«, par V. Minutoli, l'ami de B.; ils commencèrent dans le mois de sept, de 1693 et s'arrêtèrent bientôt. — 3) Les premiers (par Cotolendi) parurent à Paris 1694. — Voici quelques paroles curieuses de Baudelot dans une lettre à B. du 29 juillet 1686 (Bibl. roy.), où il parle de la Lettre Chrysostomique à Césarius supprimée dans la Vie de St. Chrysostome par Bigot. »J'étais témoin des allées et des venues pour cela et des considérations ridicules qu'on faisoit de la part de Mr. P'aure à d'autres docteurs, qui concluoient tous à anéantir un ouvrage qui favorisoit si peu la doctrine receue chez nous. Pour moy je suis si ennemy de ces dévots ignorants et scrupuleux, que je n'en crois point de plus dangereux dans la République des lettres. Voylà les gens, avec qui ceux qui aiment la propagation des sciences et de la vérité doivent rompre de communion. Mr. Bigot fut obligé d'en passer par là d'oster la lettre de son recueil, mais ce qu'il fit de plaisant c'est qu'il laissa le vide sans le vouloir remplir ny faire de carton. « On voit que ceci ne manque pas de vigueur; malgré cela, le médailiiste Rainssant dit de Baudelot (lettre à B., 29 mars 1686; Bibl. roy.): »Le mal est que son style n'a point de nez. Styli nasus est un mot du vieux Pline. « — 4) d: Philippe Goibaud de D. (1626 — 94), ancien maître de danse, plus tard de l'Académie française. — 5) La charge de bibliothécaire de Louvre fut donnée à Dacier en 1701 .
0 Comp. les notes de la lettre antérieure. Le P. Lamy d: le P. Bernard L., de l'Oratoire (1640 — 1715). — 2) Janséniste (1634 — 1719, auteur de la Vie d'Ant. Arnauld (1695). — î) Pierre B., mort en 1709, auteur d'une bibliographie médicale; il ne doit pas être confondu avec le favori de la reine Christine, du même nom. — 4) Voir la lettre antérieure, n. 2. — 5) Comp. p. 440, n. 3. — 6) Philibert C. (1643 — 1718;, avocat au Parlement de Bourgogne, auteur de plusieurs ouvrages de jurisprudence, histoire, théologie et botanique. — 7) Ce père de l'Oratoire (1661 — 1 72 1 ) avait publié en 1693 les »Lettres pour prouver les illusions des philosophes de la baguette. « — 8) Junius
d: Franc. Du Jon (1589 — 1677); la seconde édition de son livre parut
1694, elle était publiée par Graevius. Nicaise s'intéressait beaucoup à cette publication (voir le recueil de M. Caillemer).
0 Voir la note de la p. 110. — 2) Alexandre Lainez (1650—1710), voyageur et poëte, grand épicuréen, alla en Hollande pour connaître Bayle; il a traduit Pétrone. L'épître poétique qu'il écrivit à B., est perdue. — î) Ce n'est que de nos jours qu'on s'est occupé sérieusement de la correspondance de ce savant, grâce aux soins de M. Tamizey de Larroque. Louis de Thomassin de Mazaugues (1647 — 17 12) avait l'intention de la donner au public (voir le recueil de M. Caillemer, p. 182, n. 4). — 4) L'ouvrage de Raphaël F. (1618 — 1700) fut publié en 1699. Celui de Marquard Gude n'a vu le jour qu'en 1751. — 5) Pierre Le Nain (1640 — 17 13), frère du célèbre Sébast. Le Nain de Tillemont; l'ouvrage sur l'ordre de Citeaux est en 9 voll.
— Franc. Pierre Gillet (1648 — 1720), avocat au Parlement de Paris.
— 6) Henri, card. de N. (1631 — 1704), bibliothécaire du Vatican. Il y a trois de ses lettres dans le rec. de M. Caillemer. — 7) J.-B. L. (1619 — 95), de Dijon, savant, était l'héritier des papiers du célèbre Saumaise. Sur les vers satiriques de La Monnoye, dont Nicaise se fâcha assez, voir le rec. de M. Caillemer, p. 250, n. 1. — 8) Philibert de la Mare, conseiller au Parlement de Bourgogne, avait composé cette Vie; elle resta manuscrite, à ce qu'il semble (voir le rec. de M. Caillemer, passim, notamment p. 40, n. 1).
(Plutôt de 1697.)
0 d: Renaudot. — 2) Le chevalier de H. était ministre plénipotentiaire aux négociations de paix à Ryswick, av. MM. de Crécy et de Caillières. — 3) Voir la note de p. 267. — 4) Nicole était mort en
1695. La ire éd. de Barbier a: »Apologie de M. Nicole, écrite par lui-même, sur le refus qu'il fit en 1679 de s'unir avec M. Arnauld etc. (publiée par les soins de M. le Gras, ci-devant confrère de l'Oratoire). Amsterd. (Paris), 1 7 3 4-« — 5) Le livre de Fénelon parut en 1697 et fut condamné en 1699 par le pape. — é) o: Louis Antoine de Noailles (16151 — 1729), archevêque de Paris. — 7) St. -Luc 23, 31.
ADRIAN PAETS,
(1630—85), homme d'état hollandais, protecteur de Bayle; en 1684 il fut envoyé en Angleterre comme ambassadeur.
0 P. adressa à B., le 12 sept. 1685, une lettre latine sur la tolérance en matière de religion (imprimée à Rotterdam); elle témoigne de son esprit éclairé.
C'est le grand physicien. Son père du même nom était «conseiller du roy et receveur général des domaines du comté de Blois« (De la Sausaye, biographie de P., p. 81), et c'est là que le fils naquit en 1647. H était arrivé en Angleterre 1675, et en J68i H publia son livre sur la »marmite de Papin« inventée par lui; il est dédié à la Royal Society. La même année il alla à Venise, mais retourna bientôt en Angleterre, où il devint membre ordinaire de la Society.
0 Dans les Nouv. de la Rép. de L. B. avait donné un compterendu de la «Description of a Siphon performing the same things with the Sipho Wirtembergicus.« — 2) Voir les »Philosophical Transactions of the Royal Society of London«, 1685, p. 1093 sq. et le journal de B., août 1685, p. 895 sqq. (Traduction française).
CHARLES PERRAULT
Il est assez intéressant de comparer à ce que P. dit ici de la conformité de ses opinions et de celles de B., les termes suivants dans une lettre de Longepierre à B. (25 juillet 1696; Bibl. roy.): »Un ouurage aussi plat, et aussi opposé au bon sens que celuy là, ne sçauroit plaire à un homme comme uous, et j'ay trop bonne opinion du pays des Heinsius, des Grotius, et de tant d'autres grands hommes, pour ne pas croire que ce liure y a esté aussi méprisé qu'il l'est icy.«
0 En 1693 Boileau composa ses Réflexions critiques sur quelques passages de Longin; le grand manifeste de P., dans la «querelle des anciens et modernes«, était le «Parallèle des anc. et mod.«, I — IV, ; 688— 96. — 2) Voir p. 278, n. 4.
(1646 — 1719), mystique, ami et sectateur d'Antoinette Bourignon; il fit un séjour de quelques années en Hollande, où elle était morte en 1680.
0 Voir les Nouv. de la Rép. d. L., avril 1685, art. 9 («Mémoire communiqué par M. Poiret le 4 avril 1 685 «). Mlle. Bourignon
était née en 1616; dans ses nombreux errements de pays en pays elle toucha aussi au Slesvic, d'où elle fut bientôt expulsée.
0 C'est P. qui avait publié ces oeuvres (Amst. 1679 — 84). Il s'agit ici du »Monitum necessarium ad Acta Eruditorum Lipsiensia anni 1686 mensis Januarii spectans, in quo Compilator articuli j. Actorum de Antonia Bourignonia ejusque operibus referens plus quadragesies falsi convincitur«, Amst. 1686; comp. Nouv. de la Rép. d. L., mars [686, Livr. nouv. no. IV. — Poiret se piqua plus tard contre B., à cause de certaines expressions dans la biographie de Mlle. Bourignon dans le Dict. hist.
(1638 — 171 1). C'est lui qui a écrit des mémoires, publiés par M. Waddington. Dans les lettres imprimées de B. il y a beaucoup d'adressées à lui.
0 Sans doute les Nouv. de la Rép. d. L. — 2) Littré a seulement »sculpter«, en ajoutant: »au XVIIe siècle on prononçait sculper.« — >) L'abbé Danet (1640 — 1709), son »Dict. lat. et gallicum« (1685), et ses »Radices« (1677). — Rob. Etienne, le célèbre imprimeur et savant (Dict. latino-gallicum, 1543). — Jean Nicot (1530— 1600), qui a introduit le tabac en France; auteur du »Trésor de la langue française« (1564). — 4) André F. (1619—95), auteur d'un grand nombre d'ouvrages sur l'histoire des arts.
JEAN-BAPTISTE SANTEUIL
ou Santeul (1630—97), chanoine de St. Victor, auteur de beaucoup de poésies en langue latine, célèbre par son humeur enjouée. La Bruyère qui l'avait connu dans la maison de Condé, où il fut traité quelquefois assez dédaigneusement, a dépeint son caractère sous le nom de Théodas. — Le différend sur l'épitaphe d'Ant. Arnauld est raconté sommairement par Bayle dans son Dict. hist., art. Ant. Arnauld, rem. A, d'après »PHistoire de troubles causés par M. Arnauld après sa mort.« Arnauld étant mort en Hollande, Santeuil fit, à la demande des religieuses de Port-Royal, sur son coeur l'épitaphe qui suit:
Ad sanctas rediit sedes ejectus et exul Hoste triumphato: tôt tempestatibus actus Hoc Portu in placido, hac sacra tellure quiescit Arnaldus, veri defensor et arbiter œqui.
Illius ossa memor sibi vindicet extera tellus; Hue coelestis amor rapidis cor transtulit alis, Cor nurujium avulsum nec amatis sedibus absens.
Ces vers furent traduits par Laffémas et critiqués vivement par l'abbé Faydit dans un libelle manuscrit, comme injurieux au Roi et aux jésuites. Ceux-ci se plaignirent aussi à Santeuil, mais il faisait la sourde oreille, jusqu'à ce que le P. du Cerceau, jésuite, donna son »Santolius vindicatus«. Le poëte eut peur et déclara que l'épitaphe en question n'était pas de lui. Les jésuites cependant n'étaient pas satisfaits: ils l'accusèrent de duplicité, et de l'autre côté, les jansénistes lui reprochèrent sa lâcheté. Il résolut de se sacrifier entièrement aux jésuites, d'où il tirait sa pension, en proclamant que la traduction française qu'il attribuait à l'abbé Faydit, avait outré étrangement le sens des paroles. Faydit riposta, et de tous les côtés on accabla d'épigrammes le malheureux poëte, malgré une seconde apologie (le titre »ad Sanctum Arnaldum« n'était pas de lui; par »hoste triumphato« il entendait Jurieu et Claude; »ejectus et exul«, c'est-à-dire par le prince d'Orange). Le »Santolius vindicatus« fut suivi par le »S. poenitens«, »S. pendens« et le »Santolii Linguarium« (bâillon) du P. Commire. Ce qui brouilla encore plus l'affaire, c'est qu'un jeune jésuite écrivit à Santeuil, au nom de Marcel, curé de St. Jacques du Haut-pas et ami d'Arnauld, une lettre, où il lui reprocha d'avoir désavoué l'épitaphe d'un homme qui l'avait honoré tant pendant sa vie. Santeuil donna dans le piège et répondit, que son vrai sentiment envers Arnauld était toujours le même, et qu'il portait toujours sur lui une lettre que ce grand homme lui avait écrite. Cette réponse fut portée aux jésuites! (Comp. Vie et bon mots de Santeuil, i — 2, Cologne 1722). — C'est l'abbé Faydit, que S. désigne par »un auteur qui pour vivre déchire tous les auteurs etc.« J.-B. Dubos (lettre à B. du 10 août 1696, Bibl. roy.) dit de cet abbé: »c'est un homme qui sçait quelque chose, mais de ces gens inquiets et turbulents à charge de la société, qui vont remuer un bourbier dès qu'ils le voyent«. — Le bon Nicaise parle avec pitié des persécutions du pauvre poëte dans une lettre à Turrettini (recueil de M. de Budé, III, 369 sq.). Je ne trouve nulle part l'endroit, où Bayle l'accuse de bassesse. En 1696 B. ne publiait point de Nouvelles littéraires.
0 Sa soeur Humbeline renonça au monde en 1122, influencée par l'éloquence du frère. — 2) Je ne connais pas l'origine de ce vers. — 3) Voir plus haut dans les notes de cette lettre. — 4) Voir p. 142, n. 4.