‹ Choix de la correspondance inédite de Pierre Baye, 1670-1706Chapitre 56 sur 77 · JEAN ANISSON · texte numérisé non relu

JEAN ANISSON

Jean A., libraire-imprimeur, mort en 1721; il était directeur de l'imprimerie royale de 1691 à 1705 et donna en 1688 une édition du Glossaire grec de Ducange.

0 Comp. l'introduction de ce volume, Des Maizeaux dans la Vie de B. (année de 1697), et quelques lettres dans les Oeuvr. div., c'està-dire B. à Janiçon 11 févr. 1697 et à un anonyme 13 mai et 24 juin 1697. — 2) D: Louis Boucherat, 16 16 — 99, successeur de Letellier en 1685. — 3) d: l'abbé Eusèbe Renaudot, 1646 — 1720, membre de l'Académie française, rédacteur de la Gazette de France après son père et grand-père. Comp. l'introduction de ce volume. — 4) d: François J., l'avocat. — 5) Sans doute François de Harlay, mort en 1695. — 6) Richard S., 1638 — 1712, grand théologien rationaliste; son »Histoire critique du Vieux Testament« contenant des attaques au Pentateuque, fut défendue en France à l'instigation de Bossuet. Il en existe des éditions hollandaises de 1680, 81 et notamment de 1685 (chez Leers). — 7) Dans l'article François I. rem. C (ire édit.) où il avance que le fils de Jacques II. était un enfant supposé. — 8) Théophile R., jésuite, 1583 — 1663; c'est le 20me tome de ses oeuvres, dont il est parlé ici (à Cracovie o: Lyon 1669). — 9) Louis Phélippeaux de Pontchartrain, 1643 — 1 727, chancelier depuis 1699. — I0) Il y a plusieurs éditions in-40 de l'Heptaméron, également de Marot (ni en lettre gothique ni cursive). La traduction de Plutarque par Amyot fut publiée par Vascosan

Sur ce frère de P. Bayle voir l'Introduction.

') Isaac Brassard, 1620 — 1702, beau-père de Jacob Bayle; il avait été ministre à Montauban, se réfugia en Hollande après la Révocation, fut emmené prisonnier par des pirates à Alger lorsqu'il voulut passer en Angleterre, et mourut à Amsterdam. Voir Haag, la France protest, et Bulletin des Églises wallonnes III, 68. — 2) Louise Antoinette, comtesse de Dohna, 1660 — 17 16, deuxième fille du comte Frédéric de D., mariée au comte Frédéric Christophe de D. à Carwinden, 1667 — 1727. — 3) Comp. les Nouv. Lettr. de Bayle, II, 49 sq., 89. La grand'mère de B. était née Bardon. — 4) Pierre du R., marchand à Montauban, épousa Jeanne Rigaud en 1679 (Haag). — 5) Le journal des Savants de 1680 est accompagné d'un supplément: »Catalogue des livres dont parlent les journaux de l'année i68o«; mais je ne sais dire si c'est la liste, dont parle l'auteur de la lettre. — é) Famille principale du Mas d'Azil. Charles B. y était ministre de 1683. à 1685 après son père André B. Comp. la lettre de Jac. B. no. IV, et Nouv. Lettr. I, 113 — 115, 118 sq. — 7) Son nom est presque illisible; peut-être le »S.r Mag.« (Magendie? il y avait un pasteur à Orthez appelé ainsi. Comp. Bull. d. Égl. wall. I, 114). — 8) Sans doute la belle-soeur de Jac. B. — 9) Joseph B. était le gouverneur des fils du marquis de Bonac (de la famille de D'Usson). * — I0) Dans Haag il est seulement fait mention d'une femme de cette famille, enfermée dans un couvent en 1715. — ") d: Rotterdam, c'est-à-dire Pierre B. — 12) Comp. Nouv. Lettr. II, 199. — n) Cette description ne semble pas avoir été imprimée. — >4) Un La Rivière était ministre à Toulouse; comp. Nouv. Lettr. I, 282, 313 et plusieurs endroits. Un autre était en 1699 pa-

François D'Usson,

(il était réformé, mais les fils devinrent catholiques)

Salomon, François, Tristan, Jean,

marquis de Bo- Sgr. de Bonrepaux, Sgr.de la Quère, marquis de

nac, marié, père ambassadeur en Dane- mort comme Bezac

de plusieurs en- mark et autres pays; religieux, fants. mort en 17 17, non marié.

steur de l'église de Veere en Zélande (Bull. d. Égl. wall. II, 96). — J5) Sans doute Michel C, né en 1628, fils du ministre Pierre C. à Montauban, ministre lui-même à Châtellerault, bon prédicateur; il était émigré en Allemagne déjà en 1683. Son cousin Paul C, né vers 1650, ministre à Mauvezin, émigra en Angleterre vers 1685. — l6) Les Dialogues des Morts sont de Fontenelle. La première édition des Oeuvres de Boileau parut à Paris 1674, plus tard 1675, à Amsterdam 1677, 1680 et 168$; à Paris 1683 etc. Avant 1674 on n'avait publié que la collection des Satires ^Brunet). — '7) P. de Larbons, parent de la famille de B. ; il était présent, lorsque Pierre B. rentra dans le calvinisme. B. le nomme souvent dans ses lettres, en l'appelant »notre illustre parent«. (Nouv. lettr. II, 362). — l8) Henri d'Aguesseau, intendant du Limousin, père du célèbre procureur général et chancelier; sur les mérites de cet excellent homme comme magistrat dans le Languedoc voir Peyrat, Les pasteurs du Désert, I, n6sqq. — '9) Sans doute le célèbre Pierre D. — Morismes semble une allusion à Alexander Morus. — 20) Benjamin de J., ministre à Lyon, était déjà dans un âge avancé, quand il se réfugia en Angleterre. — 2I) Nicolas B., mort en 1697, auteur d'ouvrages d'héraldique, publiait de 1661 à 1678 le »Parfait Etat de France«. A partir de 1690 l'éditeur en était Louis Trabouillet. — 22) Passet, comp. les Nouv. Lettr. de B. II, 144, 250. — 2$) 0: Rotterdam. — 24) Village assez grand dans le dépt. de Tarn. — 25) »Considérations générales sur le livre de M. Brueys etc.« Rotterdam 1684, voir Des Maizeaux: Vie de P. Bayle, année de 1683. L'autre écrit, dont il est fait mention ici, est peut-être celui d'Aubert de Versé (comp. Nouv. Lettr. II, 216) — 2é) 0: les deux jeunes D'Usson. — 27) d: pour l'église protestante. — 28) Isaac du B., ministre à Montpellier de 1650 à 1682, fut obligé de quitter la France à l'occasion du procès dTsabeau Paulet; mort à Londres 1699 dans un âge fort avancé. Le fils Jean du B. était aussi pasteur à Montpellier à partir de 1677; il sortit de la France en 1685, devint chapelain des comtes de Schomberg, et mourut à Londres 1720, âgé de 78 ans.

0 Louis de Frégeville, né en 162c, avocat au parlement, marié à Marguerite D'Usson. — 2) Jean M., l'un des ministres de Charenton (avecAllix) 1670 — 85, ensuite à la Haye depuis 1686 comme chapelain du prince d'Orange, qu'il suivit en Angleterre. Un frère, nommé Philippe, était pasteur à Copenhague pendant quelques années. —

3) d: Samuel Brassard, mort en 1679, fils aîné d' Isaac de Br. —

4) Réimpression de celui de Paris, commença à être publié à Amsterdam 1684. — î) Comp. Nouv. Lettr. I, 119, 183, 194; II, 246 et plusieurs

autres endroits. — 6) C'est »rhonnête veuve«, chez qui Joseph B. avait demeuré; il mourut le 9 mai. — 7) Ovide: Métam. XIII, ?i. — 8) Bonac appartenait à la famille de D'Usson. — 9) Cet écrit de Henri Estienne contenait des invectives contre le pape et l'église catholique;, pour cela on en donnait de bonne heure des éditions expurgées.

') »Des assemblées devant lesquelles l'usage s'était introduit, de porter les affaires qui n'avaient pu être jugées par les consistoires, de sorte qu'elles étaient devenues un degré de juridiction entre les consistoires et les synodes provinciaux« (Puanx, Hist. de la Réformation franc., VI, 76). — 2) Mazère, ville de 3600 habitants, dans le dépt. de PAriège. — 3) François Monginot le jeune, médecin, né en 1625, fut jeté en prison comme huguenot et plus tard exilé (en 1688). 4) Guy Mesmin, médecin, né en 1649, partit pour la Hollande lors de la Révocation. — 5) d: Joseph B., appelé ainsi d'après une propriété qui appartenait à la famille; le Peyrat est un village dans le dépt. de l'Ariège, arr. de Pamiers. — 6) Méthode pour commencer les humanités grecques et latines, dans les »Mémoires de littérature« de Sallengrer II, 2, p. 62; réimprimée par Gaullyer, à Paris 175 1. (Michaud: Biogr. gén.). — 7) Adrien D., comp. la note de la page 130. — 8) Il s'agit ici d'une ordonnance touchant les malades de la religion protestante > voir »Les anciennes lois de la France« XIX, et Revue hist. 1885.

0 Hauts Murats, prison à Toulouse. — 2) Guillaume B., ministre à Mauzac, marié à Isabeau de Brassard. — 3) Élie R., ministre à Puylaurens, plus tard à Amsterdam, mort à 1692. — 4) André M., ministre et professeur de théologie à Montauban, né en 1618, émigra en Suisse après la Révocation, personnage assez distingué. — 5) Antoine P., professeur de théologie à Montauban, plus tard à Puylaurens, mourut à Londres 1686. — 6) Théophile A. (1614 — 93), ami de Pierre B., ministre et professeur à Puylaurens, ensuite à la Haye; il avait un frère Joseph À. (1624 — 94), également pasteur, qui ne valait pas grand'chose; celui-ci avait épousé en premières noces une dame de la famille Bardon. Les deux fils de Théophile A. s'appelaient Théophile et Antoine. — 7) Isaac de La Vergne, ministre à Revel (comme Quinquiri); arrêt prononcé sur son église le 24 sept. 1685, dans Haag. Plus tard ministre à Deventer?, voir Bull. d. Égl. wall. I, 146; comp. cependant III, 222.

— 8) Voir Haag s. v. La Vergne. — 9) Selon Haag, Pierre C. n'était pasteur à Sorèze que jusqu'en 1682, ensuite à S. Antonin u 683—81).

— I0J Petite ville près de Mas d'Azil, dépt. de l'Ariège, arr. de

Pamiers. — ") Bourg de 800 habitants dans le même arrondissement que les Bordes et les deux suivants. — I2) Village de plus de 11 00 habitants. — '3) Village près de Mas d'Azil. — '4) Mas d'Azil, dans l'ancien comté de Foix, 2500 habitants. — '5) Parmi les »Forçats et Galériens« dans Haag il y a un Bertrand M. de Mazères, jugé en août 1688. — '6)St.-MatthieuXXVI, 29; comp. St.-Marc XIV, 25 — '7) St.- Matthieu XXVI, 31; comp. Zacharie XIII, 7. — '8) L'auteur de la lettre devrait dire Zacharie (XII, 2). — L*a vailée de Bâcha; »Bacha« est un arbrisseau arabe, et on explique quelquefois le passage biblique (ps. 84 v. 7) par »vallée déserte«, parce que la plante y croît ordinairement, par exemple aux alentours de la Mecque, mais Luther le traduit comme un nom appellatif: vallée des pleurs. — '9) »Combien sont aimables tes tabernacles«. — 20) V. 28. — 21) Allusion à l'Apocalypse, I, 20, III, 22. — 22) Voir Ézéchiel XI, 23. — Mon cousin de Naud. 0: Naudis. — 23) Castanet, 1300 habitants, 12 kil. au s. e. de Toulouse vHaut-Garonne). — 24) 3; Pévêque de Rieux, mort en 1705. — 25) Allusion à St.-Marc 1,29 et St.-Luc, IV, 38. — 26) Probablement Mme du Plessis R., »enfermée au couvent, 1686; expulsée du royaume, i688« ■ Haag, 2e éd., V, col. 879). — 27) Hor. Epist. I, 1, 61. — 28) Prévôt de l'Eglise cathédrale de Montauban; voir le journal de B. avril 1684, Livr.nouv. no. XIV. (Comp. Nouv.Lettr. 1,408 (avec la note), 11,6,68,264).

— 29) Examen de l'eucharistie de l'église romaine, Rotterd. 1682, 2e éd. 1683.

— 50) Comp. les Nouv. Lettr. II, 258; un Abraham Lafage se trouve dans le Bull, des Égl. wall. II, "59. — 3>) C'est-à-dire le livre de Pierre B. contre l'ouvrage de Maimbourg; la première partie fut publiée 1682, la continuation en 1685. — 32) Christophe Cotterus se mêlait de prophétiser; voir le Dict. de B. s. v. Kotterus. — 33) Christine Poniatovia causa beaucoup de bruit par ses prophéties et révélations feintes; comp. le Dict. de B. — 34) Nicolas D., célèbre enthousiaste et prophète polonais, né en 1587, finit par être brûlé; voir le Dict. de B.

— 3 5) Henri J., le savant connu. — 36) Jean Amos C, 1592 — 1671, linguiste et pédagogue; en 1657 il publia les révélations des trois prophètes sous le titre de »Lux in tenebris«. — 37) Comp. Nouv. Lettr. II, 316, 324, 330 et plusieurs autres endroits. — 38) Louis-François de B., maréchal de France, 1644 — 17 11. — 39) C'était un tailleur à Paris, chez qui Pierre B. logeait; comp. les Oeuvres div. IV, 553,561 et Nouv. Lettr. passim. — 40) De la famille de D'Usson; voir la généalogie p. 646.

ISAA-C BEAUSOBRE.

Isaac de B. (1659 — 1738 ), théologien calviniste éminent, ministre à Berlin à partir de 1694, après l'avoir été d'abord chez le prince

d'Anhalt Dessau; son premier lieu de refuge, après sa sortie de la France, était la Hollande.

0 Daniel de S. (1657 — 1726), vivait à Rotterdam, l'un des plus grands prédicateurs de l'église réformée. — 2) d: Jean-George II, 1627 — 1693. — ?) Conrad van Beuningen, 1623—93, le diplomate et bourgmestre hollandais connu, commença en 1686 à perdre la raison: il prophétisait, avait des visions, méditait sur l'Apocalypse et le millénium etc.

— 4) Cette thèse est mentionnée brièvement dans le journal de Bayle, avril 1686, art. 8, et juin, art. 1, comme ridiculement flatteuse au Roi. »Pourquoi ne l'a-t-on pas mise dans l'Index ?« demande B. — René Rapin, jésuite, 1621 — 87, auteur d'un écrit »Du grand et du sublime dans les moeurs«, publié sans nom d'auteur 1686, qui renferme de grandes flatteries vers Condé, Louis XIV etc. Comp. le journal de B. févr. 1686, Livr. nouv., no. XII, et mars 1686, Livr. nouv., no. VIII.

— 5) Aristote: Ethica Nicom. I, 12, 1101 b. 19.

François B. , né vers 1625, mort 1688, voyageur et philosophe, personalité joviale; il avait été le médecin du Grand-Mogol, et on lui donnait plus tard aussi le sobriquet de »Mogol«; St-Evremond l'appelait »le joli philosopher »J'ay fait tenir vostre lettre à Nostre Philosophe aussi tost que je l'ay reçeu et je l'ay addressée à Mons. Turet qui loge à présent aux Galleries du Louvre. Il me dit dernièrement que Monsieur Bernier logeoit encore dans son appartement de la Place Dauphine, mais qu'il y auoit partie faite auec Monsieur Théuenot de le mener à la Campagne et que pendant ce temps là on feroit transporter les meubles de sa chambre dans une chambre voisine de chez Mons. Turet, où on le meneroit coucher après luy auoir donné à souper au retour de ce voyage. Ce bonhomme Bernier est un homme d'habitude, il ne sçauroit quitter la Place Dauphine, ni viure sans Monsieur Turet« (Rainssant à Bayle, 14 août 1686, Bibl. roy.). Dans une autre lettre (20 août 1685) à Bayle, également dans la Bibl. roy., le P. Ange de la Brosse raconte d'une visite que Bernier lui avait rendue et qu'ils avaient mangé du pillau ensemble en bons orientalistes.

') Femme aimable et spirituelle, morte en 1693, protectrice de La Fontaine, qui vivait pendant vingt ans jusqu'à sa mort dans la maison de cette dame; dans ses dernières années elle se fit dévote. Comp. les Fables de La Fontaine, livr. X, no. 1. — 2) Sur la mission du marquis

de Bonrepaux, voir Weiss, Histoire des Réfugiés protestants, Paris 1853, 1 p. 289 sqq. — 3) Dans les Nouv. de la Rép. des Lettr., déc. 1685 se trouve une critique du livre de Bernier: »Traité du libre et du volontaires — 4) Je n'ai rien trouvé sur cette circonstance de la vie de Jurieu.

0 o: René Rapin, qui accompagne cette lettre d'une longue épître et de deux billets. Dans les recensions du traité de Rapin, contenues dans le journal de Bayle févr. 1686, Livr. nouv. no. XII, et mars, L. n. no. VIII, il y a, après quelques louanges: »Cependant on a fort médit de cet ouvrage dans Paris, et l'on y a débité que cette Altesse n'en étoit pas contente«. — 2) On a raconté, que Platon avait une prédilection particulière pour les figues; voir Zedler: Grosses Universal- Lexikon s. v. Feigenbaum.

') 0: Mme de Sablière. — Quant à Jurieu et Condé, voir les Oeuvr. div. de Bayle, II, 698; c'est sans doute dans le livre de Jurieu contre Maimbourg qu'il en parle. — 2) Allusion au différend entre Arnault et Malebranche; comp. la lettre de Bernier du 15 mai, et les notes des lettres de Malebranche dans ce recueil. — 3) Philippe C, jésuite néerlandais, missionnaire dans la Chine, publia en 1686 à Paris

»Catalogus Patrum Societatis Jesu qui in imperio Sinarum Jesu

Christi fidem propagarunt«. — 4) L'édition de Genève, 1620, en 4 voll.

') Probablement «Réponse de l'auteur des Nouv. de la Rép. des Lettr. à l'avis qui lui à été donné sur ce qu'il avait dit en faveur du P. Malebranche touchant le plaisir des sens etc.« Dans l'introduction du livre, Bayle reconnaît lui-même sa trop grande étendue. — 2) Jean Donneau de V., 1640 — 17 10, fonda en 1672 son journal »le Mercure galant«, appelé le »Mercure de France« à partir de 1677. — 3) Un nommé Le Gendre était ministre à Rouen jusqu'à la Révocation. — 4) Bernier lui-même.

0 d: »Traité du libre et du volontaire« par Bernier, Amsterdam (Desbordes^) 1685; il est dédié à Mme. de Sablière. — 2) »L'Accomplissement des prophéties», Rotterd. 1686, qui causa tant d'excitation, ou peut-être »Le vrai Système de PÉglise«, Dordrecht 1686. — 3) Furetière, célèbre par son exclusion de l'Académie, mourut en 1688;

le spécimen de son Dictionnaire vit le jour 1684, le tout seulement en 1690. Comp. le journal de Bayle, juin 1686. — 4) Martin Martinius: Sinicae histori.ae decas prima, parut pour la première fois à Munich 1658. Nouveaux Intérêts etc. par Sandras de Courtilz, Cologne 1685 et 1686 (Nouv. de la Rép. des L., nov. 1685, L. n. no. XI, et juillet 1686, L. n. no. II). Vie de Turenne, également par Sandras de Courtilz, fut publiée en 1685 (journal de B. juillet 1685, L. n. no. I). Le Clerc contre Sirmond (p: Simon) c'est-à-dire: »Défense des Sentiments de quelques Théologiens de Hollande contre la Réponse du Prieur de BolleviHe«, Amsterd. 1686.

0 II y a »du« [sic] dans l'original. Le livre m'est inconnu. — 2) Les lettres de Hugues Grotius virent le jour à Amsterdam 1687. — 0 Alexandre Limojon de St. D. (vers 1630 — 1689), diplomate et littérateur.

SAMUEL CHAPPUZEAU

Samuel C, 1625 — 1701 , était précepteur du jeune prince d'Orange (le roi Guillaume III); après avoir vécu quelque temps à Paris et à Lyon, il se rendit à Genève, où il vivait dans des circonstances assez pauvres comme écrivain et maitre de langues, d'histoire et de géographie. Enfin, depuis 1672, en Allemagne. Il a écrit des ouvrages d'histoire et de critique littéraire, des drames etc. Comp. Zeitschrift des hist. Vereins fur Niedersachsen, 1880, p. 261 sqq.

0 Bayle cite le Plan du Dict. de Ch., publié en 1694, en disant qu'il l'a empêché de traiter grand nombre de sujets. — 2) Ézéchiel S., 1629 — 1710, savant distingué, diplomate au service de l'électeur de Brandebourg. — 3) Doit être celle de Le Clerc, qui parut en même temps que la première édition du Dict. de Bayle.

J. R. Ch., 1642 — 173 1, professeur en philosophie à l'université de Genève en 1669, conseiller de la république en 1686.

0 d: Joseph Bayle. — 2) Dans une lettre à Constant, 1 8 févr. 1692 (Oeuvr. div.), B. parle de la mort de cette dame. Il y a une lettre d'elle adressée à B. dans la Bibl. roy. — 3) Louis T., 1629 — 1705, professeur de théologie à Genève. — 4) ParJurieu, publié en 1684. —

«Préjugés légitimes contre le Papisme«, aussi parJurieu, Amsterd. 1685. — fa) Ce livre fut publié sous le nom de Léon de la Guittonière, Amsterd. 1684; son auteur est Noël Aubert de Versé (mort en 17 14), qui changea de religion plusieurs fois; sa vie était assez déréglée.

0 Jean-Dominique C, 1625 — 1712, vivait en France depuis 1669, grand astronome. — 2) L'abbé de la Roque, rédacteur du »Journal des Savants«. — Nicolas Fatio de Duiller, 1664 — 1753, astronome et mathématicien, vécut en Angleterre, personnage assez extravagant, visionnaire etc. — 3) Médecin genevois, mort en 1692 (Bayle à Minutoli 6 oct. 1692 dans les Oeuvr. div.). Le livre dont il est parlé ici, fut donné au public à Leide 1686, sans nom d'auteur. — 4) Comp. les Nouv. de la Rép. des Lettr., nov. 1684, art. 1. — ï) Arnauld avait écrit son traité »des vraies et des fausses idées« contre un chapitre de »la Recherche de la Vérité«, M. y répondit et A. riposta (voir les Nouv. de la Rép. des Lettr., 1684, avril, art. 2, mai, art. 4 et sept. art. 2. —

6) En sept. 1685, les habitants réformés de Gex et de la Bresse se réfugièrent à Genève, persécutés par les dragons, et suivis bientôt de beaucoup d'autres protestants fugitifs (Weiss, op. cit. II, 184 sqq.). —

7) Comp. p. 153.

0 Antoine L., 1652 — 1 7 1 9 ; c'est lui qui l'emporta en 1686; 171 5 il devint professeur de théologie. — 2) Comp. p. 190. — 3) Comp. p. 428, note 11. — 4) Le fameux évêque de Salisbury.

0 Henri Philiponeau de H., 1646 — 17 15, professeur de théologie à Franeker, l'avait été à Saumur.

0 Le 30 oct. 1693 il fut destitué de sa charge de professeur; selon Des Maizeaux, le »projet de paix générale« (par Goudet) en était la cause. — 2) Ecrit publié en 1690; il a fait beaucoup de bruit et on l'a attribué à B. ; peut-être il en est le véritable auteur (comp. les lettres de Minutoli dans ce recueil).

Isaac C, 1653 — 1695, vivait à la Haye depuis 1682; il y fut appelé comme pasteur en 1685. — Cette lettre nous montre Bayle comme instituteur.

0 Quant aux sentiments de C. touchant B. comp. cet extrait d'une lettre à son fils (contenu dans une de celui-ci à B., 9 juillet 1684, Bibl. roy.): »J'ay reçu les liures que vous m'auez enuoyé où sont les deux premiers Journaux de Mr. Bayle; faites luy, s'il vous plaist, sçauoir que j'en ay été enchanté. ïls sont en effet très-beaux; la science, l'esprit, et le bon sens y paroissent par tout, et d'ailleurs ils sont fort bien écrits. On y a seulement remarqué qu'il a mis en rang d'oignon quelque méchante petite pièce de Théâtre qui n'est pas de la grauité et de la sériosité de son Journal. Je crois que désormais il fera bien de n'y rapporter que des liures dignes de la connoissance des gens de lettres. Il faut laisser le reste pour le Mercure Galant«.

0 Jean Henri Wetstein, 1649 — 1726, imprimeur de grand renom à Amsterdam; le frère, Jean-Rodolphe (fils), 1647 — 1711, philologue, était professeur à Bâle. — 2) Curric est cité (avec Constant) dans la Continuation des Pensées diverses de Bayle. (Oeuvr. div. III, 302). — 3) Janua coelorum reserata cunctis religionibus a D. Petro Jurieu, par Bayle (»Carus Larebonius«), Amsterd. 1692. — La citation latine, Sénèque: Hippol. 994. — 4) d: Jurieu qui avait publié, contre H.Basnage, une »Apologie pour les synodes, et pour plusieurs honnêtes gens, déchirés dans la dernière satyre du Sr. de Bauval, intitulée Considérations sur deux sermons«. — 5) Ce Psaphon avait appris à quelques oiseaux de répéter partout son nom; voir Zedler: Grosses Universal-Lexikon s. v. Psapho. — 6) Samuel Basnage de F., cousin de Jacques et Henri, 1638 — 1721, pasteur à Zutphen après l'avoir été à Bayeux. — 7) Leurs Hautes Puissances, titres des États de Hollande; sur la guerre en Piémont comp. les lettres de V. Minutoli dans ce recueil.

HENRI DESMARETS

Henri D. , fils aîné de Samuel D., pasteur à Delft à partir de 1662, émérite en 1695, mort en 1725 (comp. le Dict. de B. s. v. Marets, rem. F.)

0 Samuel D., 1599 — 1673, professeur de théologie à Groningue. Outre le fils Henri, il avait un autre, appelé Daniel, 1635 — 1 7 1 4, ministre à la Haye depuis 1662, fort apprécié du prince d'Orange, émérite en 1689. — 2) Ovide, ex Ponto II, 9, 47 sq.

0 d: Jurieu, qui publia en 1697 »Jugement du public et particulièrement de M. l'abbé Renaudot sur le Dictionnaire critique du Sr. Bayle«.

L'ABBÉ DE VILLE

Dans l'art. VIII de son journal, juillet 1686, B. appelle le prétendu auteur des «Préjugés contre le Jansénisme« , »un jeune homme de Chambéri qui n'a guère plus de vingt-six à vingt-sept ans« , en disant que les sermons qu'il a prononcés à Paris n'ont pas eu trop de succès et qu'il ne saurait manquer de réussir dans son prieuré de Villevoix, »situé entre des rochers« et dont les religieux »ne passent pas pour grands hommes«. Au mois de janv. de 1687, art. VI, B. dit encore, à l'occasion du livre intitulé »Phantôme du Jansénisme« : »Celui qui nous écrivit que l'auteur des Préjugés est M. l'abbé de Ville, ne s'est pas trompé en cela«. — 0 Le poëte danois Wessel (i8me siècle) a exprimé la même pensée par le vers: »Hade Feil, men ei Personer«.

D'HARMONVILLE.

Il est fait mention de cet homme, en passant, dans une lettre de Claude fils à B. du 9 juillet 1684 (Bibl. roy.).

0 Sans doute Daniel D. (voir ci-dessus). — 2) Ici l'on apprend, que Bayle tâchait alors d'être nommé historiographe de la Hollande et que c'est dans cette intention qu'il composa le fragment de l'histoire de Gustave-Adolphe, imprimé dans le 4e vol. de ses Oeuvr. div. Ainsi, M. Sayous sembie avoir tort lorsqu'il dit (La littérature française à l'étranger depuis le commencement du i7me siècle, Paris 1853, I, p. 363): »Cet essai de composition historique, et que Bayle n'a pas achevé, est de ses premiers temps; peut-être l'avait-il commencé à Coppet, sinon à Genève; cela se voit au style, qui est assez fortement provincial. Du reste, on y reconnaît déjà son tour d'esprit subtil«. — 3) Il n'est pas clair, s'il est parlé ici du père ou du fils. — 4) Ça doit être le tome XVIII, Paris 1633. — 5) Tronchin du B. rédigeait les Lettres sur les matières du temps et plus tard la Gazette d'Amsterdam en français.

0 »On lit dans le journal manuscrit du marquis d'Ansson (Archives de la Haye): »Mr. d'Allone est fils du prince d'Orange, père du feu

roi Guillaume, et d'une mademoiselle Brunier, que M. van Beuninghe a longtemps entretenue, et, en étant las, elle revint à un M. d'Allone, officier français, frère de M. Tassin, à Paris, bourgeois de la ville d'Orléans. Van Beuninghe a voulu obliger ce d'Allone de le reconnaître pour neveu, à quoi il ne voulut point consentir. Mais après sa mort, son frère Tassin a eu cette complaisance de le reconnaître pour neveu, à condition pourtant que cela ne tirât pas à conséquence pour l'héritage, etc.« Nous laissons au marquis d'Ansson la responsabilité de ses assertions !« Note de l'éditeur des Mémoires de Jean Rou, Paris 1857, h P- 32^- — 2) F rémont d'A. a écrit »Dialogue des lettres de l'Alphabet« (supplément à la traduction de Lucien, faite par l'oncle) et »Dialogue de la Santé« (1684); la traduction des livres de Salomon 0: les Proverbes, le Cantique et l'Ecclésiastique. C'est lui qui devint l'historiographe du prince d'Orange. — 3) Géraud de Cordemoy, de l'Académie, mort 1684; sur son Histoire de France comp. N. de la Rép. d. L. oct. 1685, art. 7 et janv. 1685, art. 3. — 4) d: André du Chesne (l'aîné), 1584 — 1640. — 5) François C, 1620 — 1702, académicien. — é) d: »Réponse de l'Auteur de la Recherche de la Vérité au livre de M. Arnaud des vraies et des fausses idées«, Rotterd. 1684.

La date de cette lettre est plutôt 1685. — L'on y voit qued'H. est l'auteur de l'introduction anonyme de l'édition des Contes de Lafontaine, publiée à Amsterdam 1685 (Desbordes) avec les gravures de R. de Hooghe. Comp. sur cette édition la biographie de Lafontaine par Walckenaer et les Nouv. de la Rép. d. L. avril 1685, Livr. nouv. V. — 0 Voir la préface de Lafontaine dans la 2me édition des Contes, livre I (1665). — 2) Une des premières productions de L. Vaux est le nom d'un château, qui appartenait au surintendant Fouquet. — 3) Ceci a rapport au conte no. X du livre III. — 4) d: contre Maimbourg, données au commencement de l'année. — 5) Peut-être Le Noir de Hinlee, capitaine au régiment de Navarre; il y a une lettre de cet officier dans la correspondance de B. à la Bibl. roy. — 6) Comp. ses lettres dans ce recueil. — 7) d: Antoine Teissier; voir la note 4 de la p. 100. — 8) Sans doute Pierre Petit, auteur du livre sur les Amazones, récensé dans le journal de B., août 1685, no. 1.

JEAN D'OULÈS.

Jean D'Oulès ou Douiez, ministre réfugié français, d'abord à Utrecht, plus tard à la Haye; avant la Révocation il avait été pasteur à Saverdun, mort en 1708 (Bull, des Égl. wall., I).

0 Ce passage est tiré de la Conversation du Père Canaye. Les Oeuvres mêlées de St-Évremond furent publiées pendant son vivant, p. ex. en 5 tomes, Paris 1697, mais la collection complète de ses ouvrages ne parut qu'après sa mort (par les soins de Des Maizeaux).

0 En 1694, D. Constant de Rébecque avait l'intention de se fixer en Hollande (B., lettre à Constant, 24 mai 1694), mais je n'ai rien trouvé sur ce voyage. — 2) Probablement Pierre Boyer, ci-devant pasteur à Canaules dans les Cévennes; son premier ministère fut à la Haye, le second à Amsterdam; mort en 1709 (Bull, des Égl. wall. I). — î) d: »Commentaire philosophique sur ces paroles de J.-C. : Contrainsles d'entrer«, de Bayle (1686); il n'a jamais reconnu publiquement d'en être l'auteur. Jurieu y répondit par son traité »Des droits des deux

souverains contre un livre intitulé Commentaire philos. etc.« —

4) Claude P., théologien réformé, mort en 1685, avait sur la grâce des opinions particulières, dénoncées par Jurieu. — »Pajon, pasteur d'Orléans, et ses disciples avaient soulevé une discussion ardente qui divisa d'abord les églises de la Loire, mais envahit peu après les synodes du Nord. Dans les conférences de Paris (juillet 1676), Claude tenta, mais en vain, de réconcilier les adversaires, en leur montrant les dangers de ces luttes intérieures. Malheureusement ses sages conseils ne furent pas suivis, et au synode provincial de Clermont (26 août 1^77) le pajonisme fut condamné avec sévérité. Lenfant, le plus fidèle disciple de Pajon, rendit Claude responsable de ces mesures et l'attaqua avec tant de violence que le consistoire dut intervenir. Ces tristes débats se poursuivirent jusqu'aux jours de la Révocation, continués par Lecène, esprit brillant et hardi, dont les menées furent sévèrement jugées. Claude souffrait profondement de ces misérables querelles«. (Haag, La France protestante, 2me édit., s. v. Claude). — 5) Paul P., 1624 — 95, fameux comme auteur et comme convertisseur (après s'être fait catholique). Sans doute il est parlé ici de ses »Réflexions sur les différends de la Religion. « — 6) Élie S., 1639 — 1703, ministre à Utrecht; Bayle traite longuement de son démêlé avec Jurieu (Dict. hist. IX, art. Zuerius, rem. P). Comp. aussi la lettre de B. à Dubos, 21 oct. 1696 dans les Oeuvres div.

CHARLES DRELINCOURT.

Charles D. le jeune, 1633—97, fils du ministre Charles D. Il était lui-même médecin, théologien, philologue et bel-esprit; Bayle et Jacques Du Rondel avaient de grande amitié pour cet homme et le

célèbre critique parle de ses mérites et de son caractère en beaucoup d'endroits avec bien des louanges; un article entier lui est consacré dans le Dict. hist.

0 Que B. et Du Rondel avaient d'abord de l'aversion l'un contre l'autre, cela se voit dans la Vie de B. par Des Maizeaux (année de 16715), mais on y lit aussi qu'ils devinrent à Sedan des amis intimes. B. parle de Du R. dans les N. de la R. d. L. sept., oct. et déc. 1684 et janv. 1685, où il y a aussi des lettres insérées du professeur de Maestricht. — 2) Le traité de Dr. »De feminarum ovis«, Leyde 1684, est critiqué dans le journal de B., déc. 1684. — 3) Moïse C, pharmacien célèbre, 16 18 — 98; comp. la récension citée ci-dessus.

0 Semble avoir rapport à une lettre de B. à Dr., car celui-ci n'avait pas pu voir encore le numéro de janvier des Nouvelles. — 2) Comp. N. de la R. d. L., janv. 1685, Livres nouv. no. I. — î)d: 1683.

0 d: De humani foetus membranis hypomnemata, Leyde 1685, réc. dans les Nouvelles, juin 1685; on trouve déjà des écrits de Dr. récensés dans le journal de déc. 1684 et mai 1685. — 2) Gabriele Fallopio, vers IÇ2} — 62, médecin italien fameux, particulièrement anatome. — ?) Comp. la note 2 de la lettre no. I.

0 d: Pembroke. — 2) d: le roi Guillaume III; Dr. était médecin de cour de ce monarque et de la reine Marie. Quant au placet, il s'agit ici apparemment d'exercer de l'influence à la cour au sujet de B., destitué alors de son professorat.

0 Jacques Basnage était pasteur extraordinaire à Rotterdam dès janv. 1686; il y fut élu pasteur ordinaire 1691, et il y resta jusqu'en 1709, quand il fut appelé à la Haye (Bull, des Égl. wall. III, ni). — 2) d: du Dictionnaire. B. traite de la famille de Dr. dans l'article Charles Dr. (père) de cet ouvrage (et dans l'introduction d'»Achille«).

SurJean-B. D. comp. la note préliminaire du no. XVIII des lettres de P. Bayle dans ce recueil.

0 d: »Histoire des quatre Gordiens, prouvée et illustrée par les médailles«, Paris 1695. — 2) Roman allégorique en latin, mêlé de traits satiriques, par l'auteur de l'Argénis (1582 — 1621). — 3) Séb. Lenain de T., historien janséniste (1637 — 9&); son »Histoire des Empereurs« parut en six tomes 1692 — 1738. — 4) Charlotte-Rose de Caumont de la Force (Mme de Briou), 1650 — 1724, auteur de plusieurs romans historiques. — Marie Jeanne L'héritier de Villandon, 1664 — 1734, a écrit des romans et des poésies. — Elisabeth Chéron, artiste peintre, 1648 — 17 n, mariée à l'ingénieur Le Hay; sa traduction des psaumes fut publiée avec des gravures. — Bourdelot doit être le frère de l'abbé B. — Mme Hélyot, fameuse dévote, morte en 1682 à l'âge de trente-sept ans. — »Système de Louis de Léon touchant la dernière pâque de J.-C.« par le P. Gabr. Daniel (l'historien connu). — Charles Hure, théologien (1639 — 17 17). - 5) Le Quiétisme (comp. Dubos no. VII) avait paru en Espagne vers 1675 (Michel Molinos, 1627 — 96); parmi ses partisans en France, Mme Guyon est une des plus célèbres. La secte fut fort persécutée par les papes et les gouvernements catholiques. — 6) Longepierre, 16159 — 1721, le traducteur connu, dont les ouvrages n'ont pas beaucoup de valeur. — Il dit lui-même à B. (25 juillet 1696; Bibl. roy.): »Le Public me fait aussi trop d'honneur de me donner des ouvrages que je n'auoi'ie point, comme Medée et Sésostris; plus j'auance en âge et plus je me deffie de moy-même, ainsi je me contente de trauailler pour moy seul dans le secret de mon Cabinet, et je ne songe en aucune sorte à faire part aux autres de ce qui s'y passe«. Comp. cependant Dubos (10 août 1696; également dans la Bibl. roy.): »Le succez de Sésostris l'a dégoûté de rien faire paroistre dauantage sur le théâtre, et je ne sçais, si son assiduité à faire sa cour aux petits princes lui laisse le loisir de trauailler«. — Louise Geneviève Gillot, Mme de Xaintonge, 1650—1718, fille de Mme Gomez de Vasconcelle, a traduit la Diane de Montemayor. — Rousseau 0: Jean-Baptiste R. — Duché de Vancy, 1668 — 1704, poëte protégé par Mme de Maintenon. —

7) G. devint professeur d'arabe en 1709. — Barthélémy d'Herbelot, 1625 — 95; sa Bibliothèque orientale a été publiée par Galland. —

8) Le iome vol. des Essais de morale fut imprimé en 1700; le Traité de la Grâce en 1699 (Bayle, Dict. art. Nicolle, rem. F). N. mourut le 16 nov. — 9) Le 4me vol. est le dernier du Parallèle des anciens et modernes; il parut en 1698. Bégon était intendant de Justice et de Marine; il fit graver les portraits des hommes illustres du XVIIme siècle, et P. les accompagna de biographies (1696 — 1700). — I0) Pierre Perrin (1630 — 80), auteur d'opéras. — Jacques Coras (1630—77), poëte

épique et tragique, médiocre. — Regnard, l'excellent auteur du »Joueur« et du «Légataire universek. C'est l'épître X de Boileau dont il est parlé ici; dans les éditions ordinaires il y a: »A Pinchêne, à Linière, à Perrin comparé«. — ") L'abbé Jules de C.; mort en 1714, académicien. »I1 ne fut célèbre que par sa laideur« (Nouv. Biogr. gén.) — 12) Selon Barbier on a attribué ce livre à Furetière, à Richelet, et à Chastein. — »3) Pendant le vivant de St.-É. on attribuait à ce littérateur beaucoup de livres, dont il n'était pas responsable. — '4) D. Juan Tomâs de R. de Perelada, grand-Inquisiteur de l'Espagne, mort en 1699, auteur de la Bibliotheca pontificia maxima, qui fut défendue en France. — '5) Giovanni Pietro Bellori (161 5 — 96), antiquaire de beaucoup de mérite. — Pietro Santi Bartoli (1635 — 1700), graveur qui travaillait pour Bellori. — l6) Il y a quatre traductions françaises du roman de Mateo Aleman; la troisième est celle de Brémont (1696), enrichie (?) de bien des additions (comp. Ticknor: Histoire de la littérature espagnole). — '7) Quérard dit dans La France littéraire: »La 2me édition, publiée (de 1693 — 95) du vivant du traducteur (d: Filleau de St. Martin), fut augmentée d'un cinquième vol. traduit par lui; mais le sixième l'a été par Challes, auteur des Illustres Françaises. Ce dernier volume fut d'abord publié à Lyon, chez Th. Amaulry, réimprimé ensuite à Amsterdam en 1716, par les frères Wetstein, pour compléter une édition des cinq premiers volumes, donnée dans leur ville en 1696, et en dernier lieu à Paris en 1722, pour compléter l'édition de 171 }«.

') Pieter Fransz (1645 — 1704), hollandais, poète latin, prof, à Amsterdam. — Jacques Perizonius, philologue holl. (1651 — 17 15), prof, à Leyde. Leur querelle roulait sur des questions personnelles, à ce qu'il semble, et fut assez vive. — 2) Cette lettre n'est pas imprimée dans les Oeuvres de B. — ?) d: François Harlay, archevêque de Paris.

— 4) Fléchier de N., le grand orateur, évêque de N. depuis 1687. Mme de Sévigné rapporte également ce mot. — 5) Denis T., [628 — 98, président à mortier. — 6) Voir la note 6 de la lettre précédente.

— 7) 0: «Entretiens de Cléandre et d'Eudoxe sur les Lettres au Provincial, Cologne (d: Rouen) 1694, par le P. Gabr. Daniel; le livre fut supprimé par l'archevêque de Paris, parce qu'on craignit qu'il ne rallumât la guerre des Jésuites et Jansénistes (Barbier, Dict. des anonymes). — 8) Hist. secr. du Conn. de Bourbon, par Baudot de Joilly.

— Ce qu'avait dit B. au sujet de Cara Mustapha se trouve dans les Nouv. de la Rép. des Lettr., oct. 1684, livr. nouv. no. VIII. — 9) Isbrand van Diemerbroeck, .609 — 74, professeur d'anatomie à Utrecht. —

NOTES 66l

•°) Sur Mlle L'héritier voir la note 4 de la lettr. précéd. — Philis de La Charce, fille de Pierre de La Tour du Pin, marquis de La Charce, connue par ses exploits guerriers en 1692 et par quelques vers; il fut composé un roman sur ses aventures. — ") Les Furetierana, mis au jour par Guy-Marais, traitent pourtant de l'abbé Furetière. — l2) Jacques Boileau, frère du poète, 1635 — 1716. — '*) »On sait seulement que Pierre Cailly était professeur d'éloquence et de philosophie à Caen. On a de lui: »Durand commenté, ou l'Accord de la philosophie avec la théologie, touchant la transsubstantiation« (condamné par Tévêque de Bayeux), »Differents écrits contre les jésuites«. Ces deux écrits sont sans date ni lieu«. (Nouv. Biogr. gén., d'après l'Hist. de la ville de Rouen, II, 251). — '4) Je n'ai rien pu trouver sur le titre complet et l'auteur de ce livre. — »s) Louis Ellies D., 1657 — 1719, professeur de philosophie au Collège de France; son grand ouvrage forme un total de 61 volumes, il commença à paraître en 1686.

— lé) Nicolas Bergier, 1567 — 1623; »l'Histoire des grands chemins de l'Empire romain« fut publiée en 1622. — '7) o: Spécimen universae rei nummariae antiquae, 1683, par André Morell (1646 — 1703). — l8) Par Le Pesant de Bois-Guilbert. — '9) Sur Marco[s] Dias voir les Mém. de la cour d'Esp. par Mme d'Aulnoy, édit. de Paris 1690, p. 368 sqq.

— 20) par Courtilz de Sandras, 1695. — 21) Genève 1696; Daniel Le C. (1652 — 1728), frère de Jean L.

0 François Louis, prince de Conti, 1664 — 1709, neveu du grand Condé, se distingua dans plusieurs batailles. — 2) Dacier était né en 165 1, le 6 avril. — ?) Voir l'article sur ce poète dans le Dict. de B., où il est donné un extrait de cette lettre avec des remarques et des corrections. — 4) L'oraison funèbre d'Abbadie sur la reine Marie d'Angleterre, morte en 1695. — Robert Arnauld d'Andilly (1589 — 1674), frère du grand Arnauld, et auteur d'une traduction de Josèphe.

— s) Guy Guillet de la Guilletière de St. George (mort en 1705) a écrit beaucoup sur la Grèce ancienne et moderne. — 6) Voir p. 269.

— 7) Lavardin; voir Moréri s. v. Beaumanoir. — Jacques Aymar, paysan dauphinois, dont le prince Henri de Condé fit découvrir les tromperies. — Vallemont, docteur en théologie, publia en 1693 »La physique occulte ou traité de la baguette divinatoire«. — Antoine van Dale (1638 — 1708), auteur de plusieurs ouvrages contre les superstitions. —

— 8) Charles d'Albert d'Ailly, duc de Chaulnes, 1625—98, était gouverneur de Guienne lorsqu'il mourut. — Le comte de Toulouse était fils de Louis XIV et Mme de Montespan, 1678—1737. — 9) Je n'ai rien pu trouver sur le confesseur de ce diplomate. — 10) Gabriel D.,

jésuite, 1649 — 1728; son Histoire de France parut en trois vol., fol. — ") Adrien Jourdan, Histoire de France, 1679; 'ivre médiocre, d'après le Supplément de Brunet. — Vallois est l'historien André de V. — |2) o: Les lettres de Guy Patin, le médecin connu, mort en 1672. — >3) Paul Pezron, 1639 — 1706, cistercien, auteur de plusieurs ouvrages d'histoire sainte. — '4) Edmond P., 165 1 — 1734, professeur de philosophie à l'université de Paris. — '5) Philosophe de l'école platonique (3me siècle après J.-C). — l6) Son livre contre Galland m'est inconnu.

— '7) J'ai cherché en vain une notice' sur cet auteur dramatique. — ,8) Sur Santeuil voir les notes de sa lettre à B. dans ce recueil. — Charles Rollin, 1661 — 1 741, le célèbre historien. — Simon Arnauld, marquis de Pomponne, 161 8 — 99, ministre des affaires étrangères. — '9) Charles François Frédéric de Montmorency, duc de Luxembourg, 1661 — 1726.

— 20) Le comte de Châteauregnaud [-renault], amiral, 1637 — 1 7 1 6, remporta plusieurs victoires dans les guerres de Louis XIV. — George Rooke, amiral anglais (1650 — 1708).

0 L'abbé Genest, 1639 — '7'9> de l'Académie française. — Charles de Court, dont il donna la vie, 1654 — 94- — 2^ M m'est inconnu. — 3) Virg. Enéide X, 108. — 4) Antoine de V., l'historien connu, mort le 9 juin 1696, âgé de 72 ans, était aveugle dans ses dernières années. »Je me retracte de ce que je vous ay mandé touchant Mr. de Varillas, qu'il estoit mort nécesiteux, tout le monde l'a cru corne moy, mais tout le monde s'est trompé, il laisse du bien et même considérablement« (Dubos à B., le 10 août 1696. Bibl. roy.). — 5) L'abbé Claude F., 1640 — 1723, sous-précepteur du duc de Bourgogne en 1689, confesseur du Roi en 1717, historien ecclésiastique; il succéda véritablement à La Bruyère comme académicien. — 6) Comp. la lettre antérieure. — 7) L'abbé Louis de Dangeau, 1643 — 1723, grammairien. — 8) Marc Antoine de Dominis, 1543 — 1624, archevêque de Spalatro, embrassa le protestantisme, mourut dans les prisons de l'Inquisition. — 9) DomJean M., le savant bénédictin (1632 — 1707). — I0) Voir l'introduction de ce volume. — ") Probablement «Nouvelles Observations sur le Texte et les Versions du N. Test.«, Paris 1695, par Richard Simon. — 12) Ce n'est pas dans les Maximes, mais sans doute dans les Mémoires. — •3) Hor. Ep. I, 2, 16. — >4) Le Comte, missionnaire jésuite (16515 — 1729); ses Mémoires sur l'état présent de la Chine furent publiés en 1696. — Louis Géraud de Cordemoy, 1651 — 1722, abbé de Fénières, fils de l'historien et continuateur de son Hist. de France. — Mallement de Messange, comp. le registre des Oeuvres de Bayle; il y a une lettre de lui, adressée à B., dans la Bibl. roy. — François Ménestrier,

jésuite, 1639 — 1705, auteur de l'Histoire du règne de Louis le Grand par les médailles etc., 1 693. — Antonio Malagonelli, secrétaire papal (^Flores oratoriae, Rome 1 695).

Comp. la réponse de Bayle du 21 oct., dans ses Oeuvres. — Sur le médecin de Frise, mentionné dans cette lettre, voir Bayle à un anonyme, 7 mars 1697 (Oeuvr. div.).

0 Ne se trouve pas dans le Dict. des Anonymes de Barbier. — 2) Au commencement du ier chap. des Caractères (»Des ouvrages de l'esprit«). — 3) L'éditeur de la Gazette de France, l'adversaire de Bayle au sujet du Dictionnaire. — 4) Louis La Feuillade, plus tard maréchal de France. — 5) François d'Aubusson, vicomte de La Feuillade, duc de Roannez, père du jeune duc, maréchal de France, mort en 1 69 1 . — 6) Le P. Joseph D., historien jésuite, 1644 — 98. — 7) 0: Ordonnance et instruction pastorale de M. de Noailles, portant condamnation de l'Exposition de la foi (par Barcos), du 20 août 1696. Elle est rédigée par Bossuet. — 8) Pas dans le Dict. de Barbier. — 9) Mr. de Rheims o: l'archevêque Charles Maurice Le Tellier. — I0) d: Concilia antiqua Galliae, publiés 1629 par le jésuite Jacques S. (15 159 — 1651). Comp., sur le libraire Barbin, Dubos à B. (28 mai 1686; Bibl. roy.): »Deffiez vous des liures imprimez chez Barbin; c'est merueille quand il y en a quelqu'un de bon. Autrefois la meilleure pièce de sa boutique estoit sa femme: sed hœc prius fuere«. — ") Louis de Sanlecque, poëte non sans mérite (1652 — 1714). — »Histoire de Rimski« n'est pas dans Barbier. — Urbain Chevreau, 161 3 — 1701, a écrit des ouvrages dans différents genres; les Chevreana furent enfin publiés en 1697. — L'abbé François Régnier-Desmarais, grammairien, 1632 — 171 3. — La morale pratique, o: des Jésuites. — '2) Acte 3, se. I. — '?) d: Les grands chemins de l'Empire. — '4) Marc-Antoine Oudinet, antiquaire, 1640 — 1712, garde du cabinet de médailles du roi de France. — Les vers du P. Commire, dont est fait mention ici, étaient destinés à la traduction latine de l'ouvrage de Bergier, faite par Henninius et insérée dans le »Thesaurus antiquitatum Romanarum« de Graevius.

Comp. les réponses de Bayle, 13 déc. 1696 et 3 janv. 1697 dans ses Oeuvres.

0 II y a un article sur le Dict. de B. dans le journal de Basnage de Bauval, juillet 1696, p. 491—509. — 2) Godefroi Herman[t], 1617 — 90, né à Beauvais, docteur de Sorbonne. Dans l'article du Dict.

la plus grande partie est tirée d'un »mémoire communiqué au libraire«. — 3) Sur Gendron il n'y a point d'article dans le Dict. — 4) La Grisélidis de Perrault est un conte en vers. Sur les origines du conte célèbre de Boccace voir Dunlop-Liebrecht, Geschichte der Prosadichtungen, p. 253. »Apropos d'Historiétes, j'y ai remarqué que vous demandez d'où M. Perrault le Moderne; car c'est lui qui est l'auteur de la Grisélidis en vers libres; d'où, dis-je, il a tiré cette Histoire, ou plutost, d'où est prise celle qui court en prose depuis si longtems sur nos Ponts dans la Bibliothèque bleue. Vous faites bien connoître, Monsieur, par cette question que la science solide et la profonde érudition que l'on remarque dans tout ce qui sort de votre plume, ne se puise pas dans les historiettes ni dans les Contes, dont la lecture ne fait l'occupation que de la folle jeunesse et des persones qui cherchent moins à s'instruire qu'à se divertir. Quoique je n'aye vu Boccace que fort superficièlement, ou plutost que je n'en aye parcouru que les sommaires, je me souviens que l'histoire, ou ce me semble pour mieux dire, le Conte è cavato délia ia Giornata dont il fait le sujet de la 10e Nouvelle. Il y a déjà 4 ou 5 ans que M. Perrault l'a mise en vers, avec quelques autres pareilles amusettes. Il a fait depuis quelques 6 ou 7 mois une autre pièce en vers libres, intitulée La Gloire mal entendue, mais en vérité, cette pièce paroît à nos délicats aussi mal entendue que la Gloire. « (Simon de Valhébert à B., 26 nov. 1696; Bibl. roy.) »L'abbé de Villiers a donné des entretiens sur les contes des fées pour faire voir l'impertinence de ces ouurages; c'est sur quoy il ne sera pas contredit; j'aimerois autant faire un liure pour prouuer, que la rhubarbe est amère et que le vin enyure quand l'on en boit trop« (Dubos à B., 26 févr. 1695; Bibl. rov/) — ç) C'est-à-dire »sa pension mal payée et la cherté énorme des vivres« (Bayle, lettre du 21 oct. dans les Oeuvr. div.). — é) Par Artaud (Bruxelles o: Paris 1696). — 7) d: Les véritables Devoirs de l'Homme d'Épée, particulièrement d'un Gentilhomme qui veut réussir dans les Armées. Par l'Auteur de la Lettre d'Éloise à Abelard [0: Nicolas Rémond des Cours], Amsterdam 1697. — 8) Louis des Ours de Mandajors; a écrit aussi »Nouvelles découvertes sur Clodion et les François«. — 9) Par l'abbé de Chèvremont, ancien secrétaire du duc Charles V de Lorraine (qui mourut en 1690). — I0) Histoire de la république de Gênes depuis son établissement jusqu'à présent, par le chevalier Mailly. La première édition est de Hollande, 1687 (d'après Quérard et Barbier). — ") Hor. Ep. II, 1, 269 sq. — Relations de la mort de quelques religieux de l'abbaye de La Trappe, par A. J. Le Bouthillier de Rancé; beaucoup d'éditions, entre autre Paris 1696. — Marie d'Agréda, religieuse espagnole, visionnaire, 1602—51; son livre

de la Cité de Dieu fut condamné par la Sorbonne. »Ce qui m'étone c'est, qu'il se trouue dans la faculté, je ne dis pas des moines, mais des docteurs saeculiers qui aient le front de soutenir ce liure; il fut censuré à Rome en i68i«. (Dubos à B., 10 août 1696, Bibl. roy.). — l2) Par Dancourt. — J.-B. Rousseau, auteur du »Flatteur« etc., était fils d'un cordonnier, non pas d'un serrurier. — '?) Hor. Ep. II, 1, 169 sq. — M) L'Art militaire françois pour l'infanterie .... représenté par des figures en taille-douce, dessinées d'après nature, par P. Giffart, Paris 1696. — «5) J'avoue que je ne connois pas ce personnage. — l6) Sous le nom de Pépino[n]court furent imprimées des «Réflexions, pensées et bons mots anecdotes« ; leur vrai auteur est le médecin Bernier de Blois. Simon de Valhébert, voisin de Bernier, appelle ce livre »pitoyable« et l'auteur »un chien hargneux qui veut mordre tout le monde« (Lettre à B. du 26 nov. 1696. Bibl. roy.). — L'abbé de Villiers (1649 ou 50 — 1728), imitateur de La Bruyère. »L'abbé de Villiers vient aussi de publier deux nouueaux volumes des Défauts d'autrui, le ?e et le 4e; les railleurs disent que il pouroit faire plusieurs in folio sur les siens«. (Dubos à B., 7 déc. 1696. Bibl. roy.). — Ce que dit Dubos sur les moeurs, se rattache à un passage de la lettre de B. du 21 oct. 1696. — '7) Le marquis de V. avait été longtemps en disgrâce (comp. le Dict. de B., art. Guébriant, rem. A). — l8) Sforza Pallavicini, 1607 — 67, auteur de l'Histoire du concile de Trente. — '9) Hor. Od. III, 6, 46 sqq. (comp. Malebranche dans la Recherche de la Vérité, 3me édit. Paris 1678, t. I, p. 191). — 20) 1 Tinu II, 9. — Le livre de La Chetardie, voir Nouv. de la Rép. d. L., oct. 1685, art. 1. — 2I) Comp. les lettres antérieures. — 22) C'est Nicolas Toinard, qui écrivit sous le nom de l'Abbé albigeois. — Je ne sais pas, où Tallemand serait substitué. — 2?) J'ai cherché vainement des indications sur ce jésuite. — 24) Les circonstances de la vie de ce Père me sont inconnues. — 25) Le verset est tiré du Ps. 49 (50) v. 16. L'archevêque de Paris défendit le nom de Bouhours de paraître sur le titre de sa version; Doncieux: Le Père Bouhours, Paris 1886, p. 1 14. Comp. la lettre suiv. — 26) Je ne sais rien dire touchant ce père.

0 Hor. Sat. I, j, 41 — 42. — 2) Louis D., jésuite, auteur de l'État et progrès du jansénisme en Hollande, d'un Traité de la communion sous les deux espèces. — ?) Le comte de Tonnerre (de la maison de Clermont). Il s'appelait François-Joseph et avait été gentilhomme de la chambre de Monsieur; mort en 1705. — 4) Aymard (Aynard) de C. vivait dans le i4me siècle; Humbert, dauphin de Viennois, dont il avait suivi le parti, le créa en 1340 chef des guerres delphinales et

du conseil du dauphin, et maître de l'hôtel, tant du dauphin que de la dauphine, qualité héréditaire dans la maison. — 5) Un des ambassadeurs de France aux négotiations de paix à Ryswick. — é) Voir p. 251 n. 7. — 7) St. Jean X, 14. — Longuerue (il y a Longerue [sic] dans l'original) 0: Louis Dufour, abbé de L., 1652 — 1733, topographe et historien. — 8) Ceci se rattache sans doute à quelques paroles de Bayle dans sa lettre du 13 déc. 1696. — 9) Hor. Ep. II, 3, 345. Le vers suivant est: Et longum noto scriptori prorogat œvurn. — Dubos s'est trompé dans sa pronostique, notamment pour ce qui regarde Perrault. — 10) L. I, epigr. 64. — ") o: les Maximes des Saints. — I2) Voir l'introduction de ce volume. — '?) Tac. Hist. II, 47. — '4) Le cardinal P. (1518 — 94), ligueur, mourut lorsque Henri IV entra dans Paris. — '5) Il ne vit son système imprimé que le jour même

de sa mort.

Il est évident, que les lettres à Mr.*** du 2 et 1 3 mai 1697 dans les Oeuvres de B. sont adressées à Dubos, aussi celle du 24 juin.

0 H. était natif d'Ath en Hainaut. — 2) Sur le capucin à Maestricht, 0: le p. Cyprien, voir la lettre de B. à M.*** du 13 mai 1697. — Quant à l'abbé de Lanion voir la lettre de B. du 24 juin 1697 (note curieuse touchant une dispute). C'est l'auteur des »Méditations sur la Métaphysique, par Guillaume Wander, dans le Recueil de quelques pièces conc. la philos, de Descartes, publ. par Bayle 1684; B., Réponse aux Questions d'un Provincial, I, ch. 26. — ?) Par Ez. Spanheim, 3me édit., Berlin 1695. — 4) Lettre d'une Dame de qualité à une autre dame savante; Mons 1697 — elle fut suivie de quatre autres lettres, toutes contre le P. Bouhours. Barbier ne connaît pas l'auteur de cet écrit. Bouh. lui-même avait publié une Lettre à une dame de province sur les dialogues d'Eudoxe et de Philanthe, Paris 1688. — 5) Jeanne Guyon, mystique (1648 17 17), auteur des »Torrents Spirituel etc. — 6) La Bibliothèque des auteurs, Paris 1697; l'épître est signée: De Coursant (Barbier, 2de édit.). — 7) Comp. p. 277 n. 10.—

8) d: le recueil de Gherardi, qui renferme le répertoire du théâtre depuis 1682 jusqu'à 1697. Le Ier vol. fut publié en 1697; St. Evremond l'appela »grenier à sel«. Pour les éditions voir Barbier. —

9) d: Gaspard de Tende, qui avait vécu en Pologne, mort en 1697; son livre parut en 1687. — Touchant l'élection de Cousin, Janisson du Marsin, fils de Franc. Janisson, raconte dans une lettre à B. du 17 mai 1697 (Bibl. roy.) le trait suivant: »A propos de Mr. Dacier je vous dirai, qu'étant allé ces jours passés dire au Roi le choix que l'Académie avoit fait de Mr. Cousin pour remplir la place de l'ancien Évêque de Dax, S. M. lui répondit: je le connois, c'est un homme de

mérite, et ajouta: l'Académie choisira toujours de meilleurs sujets d'ellemême, qu'elle n'en prendra à la prière et recommandation. Mr. Dacier en a fait le récit en pleine Académie, qui a témoigné une véritable joye de ce, que le Roi ne vouloit point qu'on déférât aux sollicitations et aux brigues, mais qu'on donnât au mérite. « — On y peut joindre une autre anecdote sur le roi, bien qu'elle n'ait aucun rapport à l'Académie: »Vous sçavez ce qui arriua, il y a quelques années, dans la chapelle de Versailles, où le Roy ayant remarqué cette plainte de David, foetus sum sïeut nicticorax, demanda à l'un de ses aumôniers ce que c'estoit, qui lui répondit froidement: Sire, c'estoit un des amis de Dauid; ce qui fit dire à un railleur: Sire, c'est Mr. l'abbé lui-même qui n'y voit goûte, car c'est le nom d'un oiseau de nuit.« (Le ministre Pierre Isarn à B., 2 sept. 1686, également dans la Bibl. roy.). — I0) Charles -Joseph -Procope, prince de Ligne, marquis d'Arronchès, mort en 1710, ambassadeur portugais à Vienne, fut accusé du meurtre du comte d'Hallweil 1696 et obligé de s'enfuir. (Moréri, Dictionnaire s. v. Ligne.)

Comp. la lettre de B. du 29 août 1697 dans ce recueil.

') Ce dessein m'était inconnu avant de le rencontrer ici, et je n'ai rien pu trouver ailleurs. — 2) Barbier ne fait pas mention de cet écrit. — 3) Dans cette bataille le maréchal de Luxembourg remporta la victoire, 1 juillet 1690. — 4) Voir p. 105 n. 1.

Comp. la lettre de B. à M*** d: Dubos, 6 août 1705, dans les Oeuvres.

0 »Les intérêts de l'Angleterre mal entendus dans la guerre présente*, Amsterd. 1705, par Dubos lui-même, livre assez malheureux. — 2) d: Antoine de Guiscard, abbé de la Bourlie, 1658 — 1711; seconda l'insurrection des Cévenols (B., DictÀ La ire partie des Mémoires fut publiée à Delft 1705. — 3) L'Electeur 0: de Bavière; ceci a regard à un article des Mémoires de Trévoux, mars 1705. — 4) Ces lettres ont été écrites par La Chapelle, sur la guerre, 1703 — 11. — 5) Fameux organe des jésuites. — 6) Gottfried O., 1672 — 1 y 1 5 ; son édition de Philostrate parut à Leipsic 1709. — 7) d: Remarques sur Virgile et sur Homère, Paris 1705. (Il était de Riom.) — 8) Melchior L., professeur de théologie à Utrecht, 1642 — 1721, fit imprimer en 1695 une Histoire (latine) du jansénisme. La réponse est »La souveraineté des rois défendue«, Paris 1704. — 9) Ce prince avaït 23 ans en 170c; il est l'auteur d'une Géométrie.

Guédreville, dont il est parlé au commencement de cette lettre, est sans doute Gueudeville; il vécut en Hollande et publia un journal »L'esprit des cours de l'Europe« (Continuation »Nouvelles des cours de PEurope«); né en 1650, mort 1720.

0 »Toldoth Jeschu, Historia Jeschuae Nazareni«, traduit par J.-J. Huldric, Leyde 1705. (B. en a fait mention dans sa lettre du 6 août 1705 à M*** dans les Oeuvres). — 2) Charles Le G., jésuite, 1652 — 1708, était employé à la mission chinoise et a écrit beaucoup sur les progrès du christianisme à la Chine. C'est dans la 3me partie de la Réponse aux questions d'un Provincial, chap. XII, que B. le cite. — 3) Le roi Philippe V commença en avril 1706 le siège de Barcellone, mais fut contraint de le lever par l'intervention d'une flotte anglaise. — Le comte de Peterborough (1662 — 1735) était le chef des troupes anglaises en Espagne. — 4) Elie Benoît, l'historien de l'édit de Nantes; il avait été attaqué en 1705 par le P. Bordes de l'Oratoire, comp. Bayle à Des Maizeaux, 16 oct. 1705 (dans les Oeuvres). — 5) d: Régnier Desmarais.

0 Jean Boudot était imprimeur du roi. — 2) Charles de la Porte, duc de la M., cousin de Richelieu, 1602 — 64, bon général. — 3) Il s'agit de l'ouvrage de D., intitulé: An epistolary discourse proving from the scriptures and the first fathers, that the soûl is a principle naturally mortal, but immortalized actually by the pleasure of God to punishment or to reward by its union with the divine baptismal spirit, wherin is proved, that none hâve the power of giving this divine immortalizing spirit since the apostles but only the Bishops, with an hypothesis concerning sacerdotal absolution. London 1706. — 4) Village belge, prov. de Liège. — 5) An Essay towards a proposai for Catholik communion. Wherein above sixty of the principal controversed points, which hâve hitherto divided Christendom, being call'd over, 'tis examin'd, how many of them may, and ought to be laid aside, and how few remain to be accommodated, for the effecting a gênerai peace. By a minister of the Church of England [Joshua Basset, master of Sydney Collège, Cambridge]; London 1704. Récensé dans les Mémoires de Trévoux 1706, p. 643 — 664 et 840 — 856.

Jacques Du R. né vers 1630, professeur à Sedan, d'abord en éloquence (à partir de 1664), ensuite de langue et littérature grecques

depuis 1679. Bayle, qui avait été son confrère à l'université de Sedan, faisait beaucoup de cas du philologue distingué, qui devint bientôt son ami intime et admirateur passionné. Quand l'université fut fermée, il se rendit en Hollande, où il fut créé professeur de belles lettres à Maestricht, et c'est là qu'il mourut en 1 7 1 5 .

') Chez ce libraire l'édition contrefaite de la Vie d'Épicure fut publiée en 1686 avec la Morale d'Épicure par Descoutures. — 2) Le livre de Desc. est récensé dans les Nouv. de la Rép. d. L. janv. 1686, et le nom du vrai auteur y est donné. — 0 Pierre T., pasteur en Normandie jusqu'à 1684, plus tard en Hollande jusqu'à 1687, lorsqu'il alla en Angleterre; à partir de 1699 il vivait à Middelbourg en Zélande, où il mourut 1701. Etienne de T., pasteur près de Sedan depuis 1685, pendant quelques années à Maestricht, enfin à Amsterdam. — 4) Probablement Jacques T., l'éditeur de Longin. Dans le no. de déc. 1684 du journal de B. , Du R. fit insérer une explication d'un monument antique; T. l'attaqua, et Du R. se défendit prolixement dans le mois de mars 1687. — 5) Comp. Nouv. de la Rép. d. L. avril, mai, juin et août 1686, janv. 1687; une lettre de B. du 14 nov. 1686 et la réponse de la reine, datée le 14 déc. de la même année, se trouvent dans les Oeuvres de B.

0 Je ne sais pas, à quel ouvrage de B. se rapportent ces paroles.

— 2) Sans doute c'est du projet du Dict. hist. qu'il s'agit ici. —

3) 3: le cardinal de Richelieu. Les vers latins semblent être de Du R. lui-même. — 4) Lucrèce, I, 23.

0 Peut-être »Chimère de la Cabale«.

Traite du Dictionnaire et du meilleur plan pour cet ouvrage.

0 Comp. sur Accius l'article du Dict., rem. P; il n'y a point d'articles sur les autres poètes latins. — 2) Latinisme 0: silicernium, vieux grognard. (Ter. Adelphi IV, 2, 48 = v. 587 dans l'édition de Fleckeisen.)

— 3) Grécisme o: rvupoyéçav, comme une tombe ambulante. —

4) B. cite ces vers dans l'article Andromaque, rem. F, du Dict. Ils appartiennent à la fable de l'huître, qui terminait à l'origine la première épître de Boileau, mais comme cette fable ne plaisait pas à Louis XIV, le poète mit une nouvelle fin à sa pièce, comme il le dit

lui-même dans l'avertissement sur l'épltre première. — 5) G. J. Vossius (1577 — 1649) a écrit: De Poetis Latinis, De Historicis Latinis, De Historicis Graecis, et De Poetis Gnecis.

L'article sur Balzac ne contient aucune citation de Du R., mais on sait qu'il était un de ses auteurs favoris.

0 Gassendi s'est beaucoup occupé d'Épicure, c'est-à-dire dans: De vita et moribus Epicuri (1647), Animadversiones in libr. X Diog. Laertii (1649) et Syntagma philosophiae Epicuri (1649). — 2) d: D. Laërce. — ?) Auteur latin du 4me siècle. — 4) Durand de St.-Pourçain, scolastique, commencement du i4me siècle. — Première quœ possis etc. Lucrèce 4, 1143 éd. de Lachmann.

La citation de Diogène Laërce (»le biographe philosophique«). 0 Épicure était natif de la petite ville de Gargettos. — 2) Peutêtre St. Real. — 3) d: Ch. Drelincourt, le médecin.

0 C'est un extrait du Dict., que B. a envoyé à Du R., c'est-àdire une remarque de l'article Lucrèce poëte (rem. K. dans l'édition de 1740, où il cite quelques réflexions de son ami). — Ovide, Trist. I, 7, 29 (un peu modifié). — 2) d: De vita et moribus Epicuri, 1693. — ?) Citation d'Ennius (Cic. Tusc. I, 15). — 4) Virgile, En. VI, 428. — 5) Index Achilleus par Ch. Drelincourt; comp. Bayle, Dict. Esope, rem. I. — 6) Les paroles de B. sur la Providence se trouvent aussi dans l'art. Lucrèce, rem. K. — 7) Déité siamoise; comp. l'art. Sommonacodom, où B. répond aux objections de Du R. — 8) d: le paradis des Siamois. — 9) Simon de La L., diplomate (1642 — 1729), publia en 1691 »Relation de Siam«. — 10) 0: Frère quêteur indien.

— ") Prêtre buddhiste d'une classe inférieure chez les Siamois. — 12) 0: tempérance, aussi: contentement de soi-même. — '3) d: Du R. lui-même comme auteur du livre De gloria, Leyde 1681. — '4) Quint. I, 11, 3. — '5) Sans doute citation de Platon, Theaitetos, p. 161, A.

— d-vXaxoç, un sac. — l6) Son livre »De origine et progressu idolatriae« fut publié en 1696. — '7) Quant à l'article Lucrèce poëte voir la n. 1. Dans l'article Lucrèce femme B. cite quelques paroles de Du R. dans ses Réflexions sur un chapitre de Théophraste. — l8) La ire édit. de ce poëte, faite par Du R., avait été imprimée en 1672. B. ne lui a pas consacré d'article dans le Dict. — '9) Il n'y a pas d'article sur Théophraste; dans l'art. Pythagoras Du R. est cité une

fois (rem. H"), et dans Pereira, rem. C, B. a inséré un long passage du professeur de Maestricht, en lui donnant beaucoup de louanges.

0 d: dans l'art, sur le poëte Lucrèce; comp. la lettre précédente. — 2) Les travaux de Du R. sur Mithra et Diogène sont mentionnés dans les Nouv. de la Rép. d. L., déc. et oct. 1684; quant à celui qui traite du Chénix, B. en parle dans le Dict. , art. Pythagoras. — s) Il s'appelait Bonhomme. — Le Patron d: Ch. Drelincourt.

0 Martial VII, épigr. 12. — 2) Jérôme R., 1485 — 1556, nonce du pape en Hongrie et Pologne, auteur d'un livre sur l'âme des bêtes, à l'occasion duquel B. donne une longue dissertation dans l'article qui le concerne. — 3) Citation arrangée par Du R.; peut-être d'après Ovide, Héroides IX, 110. — 4) d: Moréri et son éditeur, Le Clerc. 5) Dans l'art, du P. Adam. — 6) Le docteur Barthélémy était un des concurrents de B. pour le professorat à Rotterdam; comp. B. à son frère Jacob, 25 nov. 1675 et 10 nov. 1678, dans les Oeuvr. div.

0 Dans les articles »Gymnosophistes« et »Brachmanes« je n'ai

rien trouvé touchant Spinoza ni Héliodore; mais il y a un article

entier sur Héliodore. où Du R. est cité (à partir de la deuxième édit.

du Dict., rem. C). — 2) Rhéteur du 3me siècle après J.-C, a écrit la

Vie d'Apollone de Tyane, citée par B. — 3) Égialée, femme de

Diomède, diffamée pour son caractère peu chaste. Déipyle (Déiphile),

épouse de Tydée, mère de Diomède. B. dit d'elle: »c'est ainsi [-pyle]

qu'Apollodore la nomme, pag. m. 49. D'autres, comme Stace, la

nomment Déiphile. — Citation de Boileau »Discours au Roi sur la

satire« (un peu changée). — 4) Dans l'art Esope, rem. K (à partir de

la deuxième édit.) B. corrige ce qu'il en a dit auparavant, en ajoutant:

»Mr. du Rondel m'a indiqué ce Passage«. — Il y a dans la Bibl. roy.

une lettre du Doyen Bonhomme, adressée à Du R. du 27 dec. 1696

touchant la comtesse de Guastalla; comp. n. XLIV. — 5) Comp. le

Dict. de B. art. Sixte IV, rem. H. — 6) 0: Histoire des intrigues

galantes de la Reine Christine de Suède et de sa cour, pendant son

séjour à Rome, Amsterd. 1697. Comp. B. à Dubos, 3 janv. 1697

dans les Oeuvr. div.

0 Ceci doit avoir regard à ses démarches contre l'introduction du Dict. de B. en Angleterre. Dans le Dict. (édit. de 1740) je ne l'ai

trouvé mentionné qu'une seule fois et cela sans louange, mais B. le loue beaucoup dans ses lettres et deux fois dans son journal. (Comp. le reg. des Oeuvr. div.). — Apocletes, dans l'antiquité les membres du conseil de la confédération étolienne. — 2) Comp. l'introduction de ce volume. — Les paroles sur Henri IV, voir son article dans le Dict. rem. B. Dans l'art, de Louis XIII c'est le dialogue entre le petit Louis XIV et son père (rem. CC) qui avait scandalisé quelques gens. L'art, de David fut supprimé dans sa première forme; on l'a cependant réimprimé à la fin du tome II de l'édit de 1740. — î) Elle était de la famille de Reckheim (comp. le Dict. art. Tilli). Une lettre d'elle, adressée à B., se trouve dans la Bibl. roy. — 4) d: Reckheim; voir le Dict. s. v. Tilli et Reckheim. — Jacques Gronove, professeur à Leyde, 1 645 — 1716. — 5) Grammairien romain, 3me siècle après J.-C, auteur de l'écrit »de die natali«. Frédéric Lindenbrogius, ,1573 — 1647, publia Cens, pour la première fois à Hambourg 1614; éditions postérieures: entre autres Canterbury 1695. Comp. B. à un anonyme, 7 mars 1697 dans les Oeuvr. div. — Ch. Drelincourt, le patron de Du R., mourut 31 mai 1697.

0 Ce que B. dit de T. Le Fe[b]vre se lit dans l'art. Périclès rem. E. Dans l'édit. de 1740, Ovide est cité deux fois, et Claudien n'y est point cité. — 2) Jean G., général des Feuillants, mort en 1629; il attaqua Balzac (comp. le Dict. de B.). — 3) Orkianisme, du mot Orkius, c'est-à-dire Jurieu (6pxoçy jurement); plaisanterie de Du R., qu'il emploie plusieurs fois dans ses lettres. — 4) Ovide, Trist. V, 11, 7 et Hér. XIX, 184. — 5) d: Epistolae criticae et ecclesiasticae, contre le Dr. Cave et »Publius Ventidius« ( — v. d. Wayen). — 6) Moine de l'ordre des Cordeliers, professeur de théologie, a écrit contre le calvinisme; B. parle de lui en plusieurs endroits du Dict. (Comp. J'art. Entremangeries). <Pepœvvuoç d: celui dont le nom indique le caractère.

0 d: misérable. — 2) Nom supposé de Dom Bonaventure d'Argonne, avocat, plus tard chartreux (1634 — 1704); c'est sous ce nom qu'il composa les Mélanges d'histoire et de littérature, dont il est parlé ici. — 3) Scaligerana traitent de Jos. Just. Scaliger; Perroniana du cardinal du Perron, 1556— 161 8, poëte, ami de Ronsard. — 4) Sainte-Beuve, dans son Essai sur La Bruyère, gourmande assez durement Vigneul pour le jugement qu'il prononce sur l'auteur des Caractères de ce siècle. Que le sentiment de Bayle touchant La

Bruyère était différent de celui de son ami, cela se voit dans ses Oeuvr. div. (lettre à Coste du 15 mai 1702).

0 0: Réponse aux questions d'un provincial, dont la préface est datée du 26 sept. 1703. — 2) o: Rome, dans la Relation de l'île de Bornéo par Fontenelle (Nouv. de la Rép. de L., janv. 1686). C'est dans la première partie de la Réponse, etc. chap. 33 — 44, que B. parle de magie. — Les Psylles étaient un peuple africain, connus comme des conjureurs de serpents (mentionnés par Suétone, Pline et Lucain). — 3) Ovide, Ars amat. III, 397. — 4) Tac. Ann. XV, 25. — 5) Elle fut publiée à Lyon 1652. — 6) Disciple de Diogène, suivait l'armée d'Alexandre le Grand, historien et auteur de voyages.

0 d: Pensées diverses sur la Comète, où le passage cité ici se trouve dans le § 113; la première édit. de ce livre est de 1682, la 2me de 1683, la 3me de 1699 et la 4me de 1704. Dans la 2me édit. les paroles citées se lisent II, 335. — 2) Ovide, Métam. VI, 32 sq. — Vectores hïnc precum etc., Apulée, de deo Socratis p. 45, 24. (éd. Elm.) — 3) Magistrat bien connu (1588 — 1672). — 4) Les »Theses philosophic3e« sont réimprimés dans le t. IV des Oeuvr. div. (Comp. Haag, La France protestante, 2de édit., col. 1063.). — 5) Voir Nouv. de la Rép. de L., mai 1684, Livr. nouv. no. VII. — 6) Marsilly Frémont, dont il est parlé plusieurs fois dans les lettres de Du R. Il partit pour la Guyane, d'où il écrivit une lettre à B. qui existe dans la Bibl. roy.

L'ordre des no:s XV et XVI n'est pas tout-à-fait clair.

0 Isaac P. avait été pasteur en Champagne et se rendit 1685 à Dortrecht, où il devint ministre 1689; mort en 1714. — 2) Au mois d'oct. 1683 l'Espagne déclara la guerre à Louis XIV, lorsque les Français furent entrés à main armée en Belgique. — Les réflexions de B. touchant Lucrèce se trouvent dans le § 180 des Pensées sur la Comète. — ?) D. Garcia de Silva y F., voyageur espagnol; la description de son ambassade en Perse fut traduite en français par Wicquefort, Paris 1667. — 4) Louis de Lesclache, pédagogue, 1620 — 1 67 1 , remarquable par ses essais d'introduire une nouvelle orthographie française. Son Cours de philosophie expliquée en tables fut publié 1650 — 52. — î) Jean Victor Rossi (Janus Nicius Erythraeus), philologue, 1577 — 1647, dont les »Dialogi« parurent pour la première fois à Paris 1642. — 6) d: le médiocre historien Gabriel de Barthélemi,

Seigneur de Grammont, mort en 1654, auteur de VHistoria prostratœ a Ludovico XIII sectariorum in Gallia rebellionis, Toulouse 1623, et Historiarum Gallia ab excessu Henrici IV libri XVIII, Toulouse 1 645. — 7) Sans doute Nicolas Du P. Rambouillet. Un Louis Du P. était à Amsterdam 1684, devint ministre à Brème et mourut là peu de temps après (Bull, des égl. wall.). — 8) Jacques Alpée de St. M., mort en 1700, depuis 1686 professeur et ministre à Maestricht, auparavant à Sedan. — Patin, sans doute Guy P.; il y a un compte- rendu de ses lettres dans le journal de B., mars 1684. — Démorgorgon = Demiurgos, le Créateur du monde. — 9) Jean Alphonse B. , 1608 — 79, auteur d'ouvrages de médecine et physique. — 10) Ministre à Champagne,, natif de Sedan, dédia à B. »l'Apologie pour les Réformés. Entretiens curieux entre un Protestant et un Catholique«, que B. publia en 1683.

') Ainsi dans les lettres de B. Le vrai titre du livre est, selon Barbier: »Le prosélyte désabusé ou fausses vues de M. Brueys dans l'examen de la séparation des piotestants«, par D. L. (Daniel de Larroque), Rotterdam, de Leers 1684. (Comp. Nouv. de la Rép. d, L., mars 1684, p. 101 sq.). — 2) D. A. Brueys, 1640 — 1723, théologien et poète dramatique (collaborateur de Palaprat), abjura le protestantisme 1682; homme piein de talent, mais d'un caractère assez, ignoble. — 3) Probablement le travail sur Gustave Adolphe. — 4) Frédéric Le F., ministre à Maestricht à partir de 1674, émérite en 1726, mort 1736 (Bull, des égl. wall.). Comp. aussi les Mémoires de Jean Rou, p. 168. — 5) d: J. N. Erythraeus. — 6) Etienne G., gentilhomme, grand -mayeur à Maestricht, mentionné souvent par B. et Du R. (Voir Goethals, Miroir des Notabilités nobiliaires de Belgique, I, 375 sq.).

') Sans doute les deux derniers numéros du journal, car dans le mois de mai 1684 on lit une récension d'un livre anglais sur la Révolution des âmes humaines. — 2) Allusion à la dévise des Nouv. de la Rép.: »Non fumum ex fulgore , sed ex fumo dare lucem, etc.«. — 3) Henry More, 161 4 — 87, théologien et philosophe anglais; B. parle de lui avec beaucoup d'éloges dans une lettre à Minutoli du 1 janv. 1680 (Oeuvr. div.). — 4) d: le Mercure savant, janv. et févr. 1684,. rédigé par N. de Blégny. — 5) Gustave C, fils naturel de Charles Gustave de Suède, général dans l'armée hollandaise. — 6) Isaac J., 1647 — 1708, était né à Vassy, réfugié après la Révocation, ministre à la Haye à partir de 1686, connu par sa polémique contre Bayle. — 7) Comp. Nouv. de la Rép. d. L., mai 1684.

0 Auteur du 9me siècle après J.-C. , a composé Bipiio&jjxij ou M\oi63t^koq, recueil d'extraits et de jugements d'une quantité de livres, en total 280. — -) Mathieu de la R. était mort dans cette année (voir Nouv. de la Rép. d. L., mars 1684). — ?) L'éloge de César se trouve II, 41 sqq. dans Velléius Patercule, mais il est plus grand que deux pages, même in-folio. — 4) Gisbert C. (Cuypers), 1644—1716, célèbre savant hollandais. Les Nouvelles du mars 1684 contiennent un compte - rendu de son »Apotheosis vel consecratio Homeri«, Amsterd. 1683 (à l'occasion d'une pierre gravée antique). — 5) J. M. Darmanson, »La Bête transformée en Machine«, récensé dans les Nouv. de la Rép. d. L., mars 1684. Il fut nommé plus tard professeur à Francfort sur l'Oder, et le livre parut encore une fois en 1691 sous le titre de: »La Bête dégradée en machine«.

0 La lettre de Du R. sur l'Iris perpendiculaire, datée le 13 sept. î 684 , fut imprimée dans les Nouv. du sept. 1684. La correction vint au mois d'oct. comme le post-scriptum d'une autre lettre sur St. -Augustin et l'âme des bêtes, datée le 14 oct. 1684. — 2) Sénèque fait mention du phénomène dans: Quaestiones naturales I, 9; il le nomme virgœ (comp. Aristote, MsTeapoÀoymd et Pseudo-Aristote, aepi y.ôduov). — 3) Abrégé de la philosophie de Gassendi, Lyon 1678 (8 voll.), aussi 1684.

0 0: Nouvelles Lettres critiques sur l'Histoire du Calvinisme; la première partie de la Critique avait paru en 1682. — 2) Ces deux lettres sont la i6me et iyme de la 2de partie. — 3) B. polémise contre Arnauld dans diverses lettres de la même partie. — 4) Soldat et poète, mort en 1663; Boileau parle de lui comme d'un auteur presque oublié. C'est dans la 2ime lettre de la 2de partie que B. le cite. — 5) B. a inséré dans son journal des lettres du physicien Leeuwenhoeck aux mois de sept, et oct. 1684, de Cuper (non pas de Graevius) sur la Tartarie au mois d'oct. 1684, et du médecin Spon, fils de l'antiquaire, aux mois de nov. 1684 et janv. 1685. — 6) L'oraison funèbre de cet abbé sur la reine Marie -Thérèse de France (Paris 1684), dont B. rend compte dans son journal, déc. 1684. — 7) Sophiste grec de l'époque de Julien. — 8) Probablement du 2me siècle après J.-C, auteur du roman de voyages intitulé Ta vaèç QovXtjv amôra, dont on trouve des extraits dans Photius.

0 Le commencement de cette lettre allude à la polémique de B. contre Arnauld; la réponse étendue de B. à son adversaire janséniste est réimprimée dans le tome I de ses Oeuvres div. Comp. les notes des lettres de Malebranche dans ce recueil et la Vie de B. par Des Maizeaux. — 2) Il y a une lettre entière (no. XVII) sur la Jalousie dans les Nouvelles lettres sur l'Histoire du Calvinisme. — 5) Thomas Hobbes, philosophe anglais, 1 588 — 1679. — 4-* Périplectomenès , nom du joyeux vieillard dans le Miles gloriosus de Plaute. — Crisante est l'auteur supposé de la 2ime lettre dans l'ouvrage cité de B. — 5) Plaute, Mil. glor. III, 1, 45, un peu modifié. — 6) Pierre R., né vers 1640, mourut en tombant dans un lac du jardin de Versailles en 1689; antiquaire royal et conservateur des médailles. — 7) Véritables Motifs de la Conversion de l'abbé de la Trappe (o: abbé de Rancé), Cologne 16815, par Daniel Larroque ; a été attribué par B. au Père Boissard. — 8) Célèbre acteur français de la troupe du Marais, mort en 1651; son véritable nom était Guillaume Gilbert. — 9) Acteur, d'abord du théâtre de Marais, ensuite de l'hôtel de Bourgogne, 1608 — 72; il s'appelait Soûlas de Prinefosse de son nom bourgeois. — I0) d: la femme de Du R., qui la nomme aussi »ma petite femme« dans d'autres lettres à B. — ") Plaisanterie pour »Le Faucheur«. — '2) Anecdotes de Florence, la Haye 1685.

0 Isaïe T. avait été pasteur en Picardie; il fut nommé professeur en philosophie à Maestricht. — 2) o: Schelling hollandais = 65 centimes à peu près. — ?) Le livre de Du R. parut 1685 et fut critiqué dans la même année du journal de B., mois de décembre. — 4) Comp. Bull, des égl. wall. I, 277. — 5) Médecin et savant wurtembergeois; voir Nouv. de la Rép. d. L. août 1685, livr. nouv. no. I, à l'occasion des remarques de Du R. sur l'inscription »Ovarnm«. — 6) Il est peut-être pensé ici à !a prétendue trinité dans la religion siamoise; comp. le Dict. de B., art. Sommonocodom, rem. C. — 7) Joseph A. a écrit entre autres livres PHistoria natural y moral de las Indias, Séville 1590. — 8) Virg. En. II, 290. — 9) Sans doute librement cité d'après Virg. Géorg. II, 490 (Félix qui potuit rerum cognoscere causas). — I0) Pierre de V., professeur de philosophie à Saumur lors de la Révocation, recteur d'un collège à Leyde de 1688 à 1703, en même temps ministre. — ") »Le Pédagogue des familles chrétiennes«, Paris 1662, par Cerné. — 12) d : la traduction de Mme Dacier, née Le Febvre, fut publiée en i68f. — '?) Celle du baron de Longepierre est de 1684. — '4) Eudemiae (1637), satire contre la Cour de Rome.

) Ter. Eun. a. II, se. 3, 28.

Od: de la Nouv. de la Rép. d. L. 1687, art. 6. — 2) Théoph. Bonnet (1620 — 89), auteur de livres d'anatomie. — 3) Hor. Ep. I, 9, 1 1, un peu changé.

0 Pierre Paulhan ou Paulian, mort en 1699, embrassa le catholicisme en 1685; personnage ni trop habile ni trop honnête. (Comp. Peyrat, les Pasteurs du Désert, I). — 2) Hor. Ep. I, 15, 30. — Caloyer, à peu près comme »Pfaffe« en allemand. — î) Avocat et professeur de droit à Maestricht; il publia en 1690 »Réponse sommaire à l'Avis aux Réfugiés«. — 4) Samuel P., 1637 — 1707, donna en 1690 une belle édition de Suétone, accompagnée d'un commentaire sans grande valeur. Celle de Schild est de Leyde 1647, celle de Graevius parut à Utrecht 1672. — 5) »Bibliothèque universelle et historique^ Amsterd. 1686 — 93; les rédacteurs furent J. Le Clerc, J.-C. de La Croze et J. Bernard. — 6) Hor. Od. I, 29, 14. — 7) Comp. l'emblème des Jésuites: ad majorem Dei gloriam. — 8) J. J. Zimmermann, mystique, 1644 — 93, mourut à Rotterdam après une vie orageuse, sur le point de s'embarquer pour l'Amérique. — 9) Les Observationes miscellanea de ce fertile auteur (16 17 — 87) parurent à Utrecht 1683.

0 Peut-être »Défense des oeuvres de Voiture«, par l'abbé Costar, 1603 — 60. — Tandis que Du R. désirait la continuation de la dispute, F. Janiçon regardait la chose d'une autre manière. »Trouvés bon que j'en [d: les choses dans lesquelles il voulait servir B.] excepte vos brouilleries auec Mr. Jurieu, dont je ne puis apprendre la continuation qu'avec un extrême regret, et dans lesquelles je ne puis m'intéresser que pour tâcher de les faire finir, si je pouuois y contribuer en quelque chose.« (Jan. à B. le 9 août 1694, Bibl. roy.). — 2) Comp. les Extraits des actes du Consistoire de l'Église wallone de Rotterdam, 1691 — 99, publiés par M. Kan dans le Bull, des égl. wall. IV, 171 sqq. — Jurieu était né à Mer, petite ville de l'arrond. de Blois.

:) Pline le jeune, Panégyr. , chap. 62. — Voici un jugement sur les prophéties de Jurieu, pareil à celui de Du R. »L'ouvrage de

Mr. Jurieu fait un tort considérable à ia réputation de ce sçavant homme, quelque érudition et quelque doctrine que s'y trouve répandue; on ne laisse pas de le comparer aux visions de Morin, de Sarazin, à la mère Jeane de Postel et à d'autres écrits de même trempe. Je puis vous asseurer enfin, qu'on ne met plus cet autheur en concurrence auec vous, pour la science et pour l'étendue et la solidité d'esprit, comme quelques-uns faisoient auparavant, car vous n'êtes pas connu icy seulement par vos Nouvelles. Je crois, Monsieur, que vous ne trouverez pas mauvais, que je vous aye raporté ingénument ce que j'ay pensé ou ce que j'ai ouy dire sur l'écrit de votre amy, puisque vous y avez une espèce d'intérêt et que ce qui vous touche m'est infiniment cher.« (Baudelot de Dairval à B. le 29 juillet 1686, Bibl. roy.). — Incredibile est etc., citation de Cicéron, ad Fam. X, 5, 3; Du R. a substitué plerorumque au lieu de omnium. — 2) d: doceo; proverbe latin fréquent dans les écrivains de l'antiquité (p. ex. Cic. ad Fam. IX, 18). — ?) Probablement celui du Dict. projeté de B. — 4) d: Charles Dretincourt. — 5) Sans doute il s'agit ici d'une récension qui intéressait Du R.; dans les »Acta erud.«, avril et mai 1691, il n'y a pourtant rien qui le concerne.

0 C'est là que Du R. avait étudié. Haag (La France protestante s. v. Du Rondel) rapporte un trait de sa vie d'étudiant; il avait publié un pamphlet, au sujet duquel l'ouvrage cité donne l'extrait suivant des registres de l'académie de Saumur. »Plainte au conseil de l'académie contre le sr. du Rondel comme étant auteur d'un écrit intitulé Satyre Ménippée et imprimé en cette ville, dans lequel plusieurs personnes sont offensées sous noms déguisés. Le dit du Rondel ayant avoué sa faute et demandé pardon, il a été jugé digne de griève censure d'avoir composé ce récit et de l'avoir fait imprimer et de s'être comporté d'une façon, qui témoignait peu de respect à qui il en doit ... mais que pour user de douceur envers lui, on lui pardonne et cependant lui ordonne de se si bien comporter à l'avenir, qu'à quatre mois d'ici l'on puisse selon les bons tesmoignages, qu'on lui rendra, le recevoir entre les étudiants de théologie; jeudi 19 avril i66o«. — 2) Caspar Schopp, philologue, mort en 1649 après une vie errante, homme d'un caractère inquiet et sans principes, a fait un grand nombre de livres; l'écrit cité ici est intitulé Scaliger hypobohmœus. — Les factum d'Orkius 0: sans doute deux pamphlets de Jurieu: »Avis important au public« et »Examen d'un libelle intitulé Avis aux Réfugiés. « — ?) Des Maizeaux dans la Vie de Bayle, où il est parlé de ce livret et de celui de Beauval, l'appelle Bazin de Limeville; le

vrai auteur du libelle contre la Cabale chimérique, publié sous le nom de Limeville, était Robethon. — 4) Pour les deux petits livres mentionnés ici comp. les lettres de B. à Lenfant, 24 août, et à Minutoli, 27 août 169 1 (Oeuvr. div.). — 5) L'édition d'Horace de Dacier avec traduction et commentaire parut en 10 voll. 1681 — 89. Ce n'est pas sa femme, mais lui qui a publié une traduction de l'Electre et TOedipe de Sophocle. — 6) La première édition de l'épître de Saint- Chrysostome à Césarius, faite par Basnage, fut imprimée en 1686 (Nouv. •de la Rép. d. L, nov. 1686). La 2de édit. porte ce titre: Jacobi Basnage, Dissertationes historico-theologicœ. I. De Hœresi Apollinaris. II. De variis Athanasis supposititiis operibus. III. Adversus Simonium. IV. Item Divi Chrysostomi Epistola ad Casarium. Rotterodami, 1694. —

7) Frère de Charles IX, dont on avait projeté le mariage avec la reine Elisabeth d'Angleterre. — 8) d: Charles le Cène, ministre réfugié, vivait encore 1698; il mourut en Angleterre. — 9) Jacques B. , 1658 — 1708, ministre à Gouda, continua dès 1691 la Bibliothèque universelle et, à partir de 1699, les Nouvelles de la Rép. d. L. — Félix qui potuit etc., Lucain, Pharsal. IV, 493; il y a mundi au lieu de libri. — l0) Silvain Régis, 1623 — 1707; son Système (cartésien) de Philosophie parut en 1690. — Samuel de Grandchamps, de Metz, capitaine dans le régiment de Lillemarais. Il se réfugia en Hollande après la Révocation, servit dans l'armée de Marlborough et fut tué à l'assault de Liège (1702).

0 Citation d'Aristophane, les Grenouilles, 838, et se dit d'Eschyle. — 2) La ire édition du Dict. de Moréri avait été publiée en 1674.

0 0: Entretiens sur le grand scandale etc., Cologne 1691. — 2) d: Procureur titrier; dans le 2me Entretien B. propose la nomination de Jurieu à la charge d'accusateur ou procureur général. — 5) De la Conseillère, pasteur protestant à Hambourg, avait été dénoncé par Jurieu; comp. le 4me Entretien de B. — 4) B. comptait entre ses amis la famille Brazy; comp. les Nouv. Lettr. de B., II, 122 et Haag, la France protest. Pierre Brazy ou Brasi était pendant un court temps ministre à Maestricht et se rendit ensuite à Wesel. — 5) d: Érasme de Rotterdam, dont la statue existait déjà en cette ville. -- *) Tite-Live, XXII, 39. — 7) La tradition rapporte, que le duc de Clarence se fit noyer 1478 dans un tonneau de vin de Malvasie. — Votre docteur d: Jurieu; c'est ainsi que Dante appelle Virgile. —

8) Jean V., ministre à Groningue après la Révocation, mort en 1697.

— 9) d: celle du Dict. projeté (sans doute). — 10) Plaisamment pour Nizet.

0 Les adversaires de B. avaient alors lancé contre lui »Le philosophe dégradé« ; B. y répondit par »PAvis au petit auteur des petits livrets sur son Philosophe dégradé« (1692). — Promitto ultorem etc, Virg. En. II, 95 sq. — 2) Ovide, Métam. IX, 40 sq. — 3) d: Guillaume III, fortement occupé à ce temps de la guerre contre la France,

— 4) Virg. En. VI, 95.

0 Je n'ai pas pu consulter l'édition originale du livre de B., dont il est parlé ici. — 2) Cicéron, pro Rose. Am., chap. 30. — 3) Comp. la Chimère de la Cabale, rem. général sur le Factum de Jurieu, récapitulation II, no. 6, et Nouvel avis du petit auteur etc. (p. 810 dans les Oeuvr. div. t. II de l'édit. de 1727). — 4) Catulle, 14, 5,. un peu modifié. — phalenque = phalaecius (terme appartenant à la métrique des anciens). — 5) Je ne sais pas ce que ces paroles signifient; seulement, la première édit. du Dict. de Furetière est accompagnée d'une préface de B. — 6) Poëte de l'école de Ronsard, 1552 — 161 1.

— 7) La ire édit. de Musée par Du R. parut en 1672.

0 Comp. no. XXXI; ils furent publiés sans nom d'auteur. — 2) Sans doute le dessein de lui dédier le Dict. — 3) Il existe un petit livre d'Érasme (environ i^o) qui porte ce titre: »Apologia palam refellens quorundam seditiosos damores apud Populum ac Magnâtes, quibus ut impie factum jactitant etc. Carmen Ricardi Sbrulu poetœ Cœsarii, in quosdam Theologastros Lovanienses Sycophantas , extemporaii.

Réponse à une lettre de B., 14 déc. 1691 (Oeuvr. div.).

0 Probablement Janua coelorum reserata. — 2) Ce prédécesseur de B. mourut en 1676; comp. Dict. hist. s. v. Sarnanus et les Oeuvr. div. III, 629 (édit. de 1727). — 3) Pierre de Saint-Romuald, feuillantin, qui attaqua Th. de Bèze dans son Trésor chronologique abrégé, parce qu'il avait nommé la reine Elisabeth »reine de France«. (B., Dict. s. v. Bèze). — 4) o: le Prince de Balzac; dans le Dict. s. v. Bèze sont cités les Entretiens du même auteur. — 5) 0: Pierre de Saint-Romuald (voir ci -dessus). — 6) o: le livre de St.-Romuald, cité

plus haut; comp. l'histoire dans la lettre de B., à laquelle celle-ci sert de réponse. — 7) Eiv.oç yiveô&cu fzoXÀà xat naoà ro ètxoçî voir le Dict. de B., art. Agathon, (rem. F), où le Prince de Balzac est aussi cité. — 8) Viri trajectini — les habitants de Maestricht (Trajectum ad MosamJ; pour la citation comp. la lettre VII de Du R.. n. 3.

0 Le contenu de cette lettre se rattache à la déposition de B., 30 oct. 1693. — 2) D: Charles Drelincourt. — 3) d: le Dict. hist.

Réponse à une lettre de B., 14 sept. 1694 (Oeuvr. div.).

0 II s'agit ici du livre sur Épicure. — 2) Nouveau Journal des Savants, qui commença à paraître à Rotterdam au printemps de 1694; le rédacteur avait rempli les fonctions de B. comme professeur pendant quelque temps et il désirait d'être son successeur. Plus tard il continua le Journal à Berlin, 1696- -98. — 3) »L'usage des adversités ou Discours du Comte de Bussi Rabutin sur les divers événements de sa vie«, Paris 1694. — 4) Hom. Odyss. 17, 322. — 5) d: Le Vassor, qui était arrivé à Rotterdam pour abjurer le catholicisme.

Di tibi etc., Ovide Trist. V, 9, 21 sq., avec quelques variations.

0 Sénèque Epigr. 4. — 2) Properce, I, 7, 26. — Assem jam paravi etc.; ce latin semble être de Du R. lui-même; la locution assem parare se trouve p. ex. dans Pline, Epist. II, 20. — 3) d: Thésaurus eruditionis scholastiae par Basilius Faber; nouvelle édition par Cellarius.

0 Plaisamment pour »vieille écriture illisible«. — 2) Gomez Pereira, médecin espagnol, qui avait avancé l'opinion que les bêtes ne sont que des machines (comp. le Dict. de B.); il est l'auteur d'»Antoniana Margarita.« — 3) Aiô^ooAi-uS^ç, = turpi lucro deditus (Stephani Thésaurus). — 4) d: cancer, au sens figuré: un méchant homme.

0 Peut-être P. Trouillart. — 2) o: Jacques T., comp. B. à Du R.

8 mai 1696 (Oeuvr. div.). — 3) Ses mémoires parurent en 1696. —

'• 4) Spurius MetiusT., critique, censeur en titre des théâtres, mentionné

par Horace et Cicéron. — ï) 0: Joseph d'Orléans (1644 — 98), dont

l'Histoire des Révolutions d'Angleterre vit le jour à Paris 1693. —

6) Daniel de L. était en prison à Saumur 169} — 98 pour quelques expressions dans l'un de ses ouvrages.

Nunquam simpliciter etc., Quinte Curce, IV, 14, 19.

0 L'édition des Pensées Diverses citée ici n'existe pas dans la Bibl. roy. de Copenhague. T. II p. 1274, art. Zenon, B. traite de divers points de la philosophie grecque. — 2) Héros lacédémonien, qui seul soutint le champ de bataille dans un combat contre les Argiens; comp. Hérodote, I, 32 sqq. — ?) Lettres familières de M. de Balzac à M. Chapelain, Amsterdam 1661, livre V, lettre 34, p. 273, sans date.

0 Le commencement de cette lettre semble avoir rapport à la même question que la lettre précédente. — 2) Je n'ai rien pu trouvé touchant cette allusion, — frigore duplicatus comp. Val. Max. V, 1. Externa 1. — ?) d: Perrot d'A., le traducteur connu, mort en 1667. »M. d'Ablancourt était de Vitry- le -François en Champagne, et il étudioit l'hiver au dessus d'un four chez un Pâtissier. Il étoit environ dans sa soixante et troisième année, lorsqu'il se sentit pressé de la pierre, dont son père étoit mort. Il voulut venir à Paris dans le dessein de se faire tailler: mais comme c'étoit au mois de Novembre, qui n'est pas commode pour ces sortes d'opérations, et qu'il vit bien qu'il seroit obligé d'attendre au printemps, et que la dépense seroit grande, il prit la résolution étrange de s'abstenir de manger, pour voir plutôt finir ses maux, ce qu'il éxécutoit. Néanmoins ses amis l'aïant pressé de manger il se laissa persuader: mais il étoit trop tard, et il mourut. « (Ménâgiana, édit. de 1694, p. 329 sq.).

Strenuum hominem etc., Quinte Curce, VII, 2, 26.

0 Ovide Trist. III, 4, 3 sq. — 2) Ceci est une allusion au traité de B. (suppl. du Dict. dans l'édit. de 1740) sur le livre: Vindicia contra tyrannos , 1 «>79, par Stephanus Junius Brutus (d: Languet). — ?) Il n'y a pas d'article sur Zendavesta dans le Dict., mais il en est parlé un peu dans celui de Zoroastre.

0 0: le grand doyen Bonhomme. — L'édition du Dict. de Furetière de 1688 contient une préface de B. — 2) Sir Thomas H., auteur d'un voyage en Afrique et Asie, Londres 1634, traduit en français

Paris 1663. — *) Démonstratif) evangelica ad sereniss. Delphinam, par P. D. Huet, Paris 1679. — 4) Patois gascon pour »à Dieu soyez«. — 5) Platon, Loix X, p. 888 St. — 6) La première édition de Sil. Ital. avec les notes de Heinsius parut à Leyde 1600 ex off. Plantin. apud Chph. Raphelengium. — 7) Probablement celui contre Santeuil; comp. la lettre de S. dans ce volume.

JACQUES GARREL,

réfugié français, libraire à la Haye; probablement le même G. dont Bayle fait mention dans ses Nouvelles Lettres II, 261, 186.

0 Voir p. 153, n. 1. — 2) Marchand réfugié, jeté dans la prison pour des dettes en 1695 (comp. B., Nouvelles Lettres passim.). — 3) Thomas B. (1635 — 1715), secrétaire et chapelain de Guillaume III, perdit son emploi à cause de ses opinions hérétiques. — 4) Si B. était vraiment l'auteur de l'Avis aux Réfugiés, comme l'ont supposé beaucoup d'historiens, la prière de Garrel semblerait assez étrange.

JEAN GRAVEROL.

Jean G. (1647 — 1 7 1 8) avait été ministre à Lyon; en 1685 il vint à Amsterdam, et l'année suivante il partit pour Londres. Le livre dont il s'agit ici parut 1683, anonyme.

0 d: François G., avocat, mort en 1694; comp. sur cet écrivain les Nouv. de la Rép. d. L., sept. 1685, art. 9. Il était né 1636 ou 1644, d'après Nicolas, Hist. litt. de Nîmes, qui traite assez longuement de ses infortunes; N. loue extrêmement son caractère et son érudition. — 2) Nom donné aux chrétiens, qui durant les persécutions échappèrent au supplice en achetant des certificats témoignant qu'ils avaient sacrifié aux idoles (Littré).

Gédéon H., ministre réfugié à la Haye, beau-frère de Jacques Lenfant; Jurieu l'accusa d'hérésie et obtint même, qu'on le suspendît de son emploi comme pasteur pendant quelque temps. Avec Beauval il publia en 1701 une nouvelle édition du Dictionnaire de Furetière; il écrit quelques pamphlets assez âpres contre Jurieu; enfin c'est lui qui a fait le registre du Dict. hist. de B., qui expose dans une lettre adressée à Des Maizeaux le 22 oct. 1700 (Oeuvr. div.) son sentiment, avec celui de H., sur la meilleure façon de le faire.

0 II n'y a point d'article sur le Veau d'or dans le Dict., mais il en est parlé dans la rem. de l'art. »Aaron«. — 2) Voir p. 336, n. 2. —

Le jugement de H. sur le style de B. est assez juste, et on peut le comparer avec ceux de Sainte-Beuve et de M. Sayous. — ?) 0: la iome. Encore dans l'édition de 1740 du Dict. B. la désigne comme »le chef d'oeuvre de Despréaux« (art. »Barbe«, femme de l'empereur Sigismond); Sainte-Beuve cependant l'appelle désagréable. — 4) Célèbre diplomate; ce qu'en dit B. n'est pas corrigé dans l'édit. de 1740 (texte de l'art, et rem. E). — 5) Il n'y a pas de corrections non plus dans l'édit. citée, art. »Bême«; comp. cependant la préface de l'auteur et la liste d'Errata. L'Apologie etc. par G. Huet, publiée 1690. — 6) Hor. Od., III, 30. — 7) Ceci semble une allusion à une lettre de B. à H. A la fin de l'art. »Heloïse« B. cite un petit livre sur les deux amants publié à la Haye 1693, en y ajoutant quelques remarques.

JOLLYVET.

Il vivait dans l'année de 1701 en Angleterre, où il exerçait l'emploi d'instituteur du duc de Richmond, et il gardait alors en sa possession (selon Moréri) plusieurs manuscrits de son père pas encore publiés. Le père qui s'appelait Euverte comme le fils, et qui était avocat au Parlement de Paris, avait composé une grande histoire de Suède, »Histoire générale très ancienne et merveilleuse des Suédois et des Gothes internes; depuis le premier Roy Magog jusqu'au Règne de Gustave Adolphe le Grand, dernier mort, exclusivement, dont le mscr. original a été conservé dans les archives suédoises (Warmholtz: Bibliotheca historica Sueo-Gothica, Sthlm. 1782 — 93).

0 Samuel P.; c'est en 1686 que ce célèbre historien publia son ouvrage »De rébus gestis Suecicis ab expeditione Gustavi Adolphi usque ad abdicationem Christinae«; il fut suivi en 1695 par son »Hist. de Charles Gustave«. P. était en Suède de 1670 jusqu'à 1688. — 2) Guillaume T. (1628 — 99), homme d'état anglais. — 3) Werden ou Wordon; son gouvernement l'avait envoyé à Stockholm, parce que le bruit courait qu'un ambassadeur français y viendrait. — 4) Magnus Gabriel de la Gardie (1622 — 82), chancelier du royaume de Suède, favori puissant de la reine Christine et de Charles-Gustave, tombé plus tard en disgrâce. — Schering Rosenhane, homme d'état suédois. — Mathias Biornklo, diplomate renommé. — Edmond Figrelius, nobilité sous le nom de Gripenhjelm, mort en 1676 comme chancelier.

Daniel L. (1660 — 1731), fils du pasteur Mathieu L., qui est connu par sa polémique contre Bossuet; il abjura la religion réformée après

la Révocation de l'édit de Nantes, et il fut jeté en prison pour avoir dit dans un livre, que l'incapacité des ministres avait causé la famine de 169 ] .

0 Comp. Nouv. de la Rép. d. L. juillet 1684, L. n. no. VIII. — 2) »Les prétendus Réformés convaincus de Schisme«, comp. B. à Lenfant 8 août 1684 (Oeuvr. div.) et la récension dans le journal de B., nov. 1684, art. 1. — 3) L'auteur de ce livre est Aubert de Versé (B. à Lenfant 8 mars 1684, dans les Oeuvr. div.). — 4) Ce pamphlet, qui a fait tant de bruit, est attribué généralement à Jurieu. Les oeuvres de B. et sa correspondance témoignent assez, combien ce livre l'intéressait, mais il n'y en a pas de compte -rendu dans ses Nouvelles. — 5) C'est la mort du frère cadet de B. à laquelle il est alludé ici.

0 L'éloge du père de Daniel L. se trouve dans les Nouv. de la Rép. d. L., mars 1684, art. 5. — Voici quelques paroles caractéristiques de Furetière sur B., dans une lettre du conseiller et bibliophile De Lesseville au rédacteur des Nouvelles (Paris, 8 févr. 1686; Bibl. roy.): »Vous êtes loué des plus Critiques et de L'abbé de Furettière même, aussy auare de louanges enuers tout le monde, qu'il est prodige d'iniures enuers ses Confrères; Il me parut le dernier jour tout irrité contre moy et me dit d'un ton de sçauant en colère: Quoy ? vous aués Dupleix en grand -Papier, et uous n'aués pas les nouvelles de la République des lettres«. Une lettre anonyme à B. (d: de F. Janiçon) dans la Bibl. roy. (Paris, le 6 juillet 1684), contient cette notice touchant la réception de Boileau: »Au sortir de l'Accadémie j'entendis quelqu'un qui disoit, qu'il ne faloit plus l'appeller l'Accad. franc., mais l'Accad. Chrétienne, puis qu'elle avoit pardonné à Mr. Despreaux: et un autre dit, qu'il luy est arriué à peu près la même chose qu'à ces jeunes hommes, qui après auoir mal parlé des filles qu'ils ontt débauchées sont obligés de les épouser.« — 2) Comp. Nouv. de la Rép. d. L. juillet 1684. L'abbé s'était fâché d'une expression de Bayle, qui la corrigea ensuite dans la réimpression du numéro. — 0 Clément Bazin de Bezons, académicien depuis 1643; c'est lui que Boileau remplaça. — 4) L'abbé Clément B. (1618 — 98), académicien depuis 1665, auteur de la tragédie »Judith«, qui fut raillée par Boileau. — 5) Mme de T. était la soeur de Mme de Montespan et la maîtresse du Roi avant elle. — 6) Comp. le journal de B. du mois d'août 1684 (Quatre dial.etc). — 7) Amsterdam, Desbordes, 1684. B. y écrivit lui-même une dissertation et des thèses. — 8) Les lectures de R. sur la philosophie

cartésienne furent défendues par l'archevêque de Paris, François de Harlay.

0 De Lesseville envoyait à B. des notices littéraires de France. — 2) Pour l'abrégé du livre de P. Cantel voir Nouv. de la Rép. d. L., oct. 1684, art. 10. — 7) d: 3) Avait paru en 1682. — 8) 0: 4) »Le préservatif contre le changement de religion« par Jurieu (ire édition 1680). — 9) 0: 5) Comp. F. Puaux, Hist. de la Réformation française VI, 79 sqq.

0 Par un nouveau converti nommé Gautereau, Lyon 1685. — 2) Louis F. (1645 — 99), avocat et théologien, publia à Paris 1685 chez Michallet: »Réponse à l'Apologie pour la Réformation etc.« (comp. Nouv. de la Rép. d. L., juillet 1685, art. 3). — 3) d: Franc. Charpentier. — 4) Sur la querelle d'Hardouin et Vaillant comp. le journal de B. mars 1685, L. n. no. VIII, et juin de la même année.

L'abrégé du livre du P. Cantel a été supprimé par l'éditeur.

0 Catulle XXII, 15 sqq. — Le »Traité histoire de l'établissement de l'église de Rome« par Maimbourg est récensé dans les Nouv. de la Rép. d. L., mars 1686, art. 1. — 2) C'est la femme de Jean Rou; elle était arrivée 1683 en Hollande, où elle rejoignit son mari, qui avait quitté la France déjà auparavant (comp. les Mémoires de Rou, publ. par Waddington). — 3) La nouvelle édition de l'Épicure de Du Rondel ne vit le jour qu'en 1693, à ce qu'il me semble, car celle de 1686, dont parle »La France protestante«, m'est inconnue.

0 3: Wetstein, un des membres de la famille connue de libraires savants. — 2) Il avait été en Angleterre jusqu'en 1681, et il y retourna en 1684. — 3) Son vrai nom était Fatio de Duiller (1664 — 1753), astronome célèbre, vivait en Angleterre dès sa première jeunesse. —

4) Edward B. , professeur d'astronomie à Oxford, mort en 1696. —

5) John Fell, évêque en 1675, mort en 1686. Comp. Wood, Athenae Oxonienses (Londres 1721), II, 795 et n 77; là est aussi parlé de son caractère. Son successeur s'appelait Samuel Parker.

0 Jean (Johannes) B. (1663 — 1720), professeur de l'histoire, et Jean (Jens) B. (1664 — 1720), évêque de Christianssand, fils de Jean

(Jens) B. (1623 — 88), professeur de théologie. — 2) La première partie de cet ouvrage parut 1681, la seconde 1689 (B. à Lenfant, 28 mars 1693 dans les Oeuvres div.). — 3) Tite Live I, 9. — 4) Il y a deux célèbres savants du nom d'Alexandre C, l'un philologue (1654? — 1730), lautre historien (1655 — 1734)- ^s ont souvent été confondus (Stephen, Dict. of nation, biogr.). — 5) Comp. B. à Minutoli 26 mai 1679 , Oeuvr. div.). — Petit d: Samuel P. (1594 — 1643). — é) Samuel Bochart (1559 — 1667), grand philologue hébraïsant. — 7) d: Thomas S. (comp. les Oeuvr. div. de B. en plusieurs endroits). — 8) William Lloyd, évèque de St. Asaph (1627— 1 707), a publié la »Chronologie olympique«.

— 9) William C. (1637 — 1713), docteur à Oxford 1681, plus tard chanoine de Windsor et chapelain de Charles IL, cité dans le Dict. de B., art. Polonus, rem. B. — 10) d: »Nouvelles Lettres contre Maimbourg«. — Le livre nouveau de Jurieu 0: »Préjugés légitimes contre le Papisme«. — ") La seconde femme de Mathieu L., Jeanne Gennes ou Gènes, fut saisie avec ses deux filles après la Révocation, »mais elle recouvra bientôt la liberté, et malgré ses 70 ans elle essaya de gagner Genève avec sa fille Jeanne, qui comptait alors une trentaine d'années; malheureusement elle fut arrêtée à la frontière. Le sort de Charlotte est inconnu. Note: C'est probablement elle qui, sous le nom de Mlle. de Larroque, fut enfermée aux Nouvelles- Catholiques de Paris en 1686 et transférée l'année suivante au château de Nantes (Arch. E. 3373).« (Haag, la France protestante.)

0 Voir la note finale du mois de février 1686 du journal de B.

— 2) 0: Réponse de l'auteur des Nouv. de la Rép. d. L. à l'avis qui lui à été donné sur ce, qu'il a dit en faveur de P. Malebranche touchant le plaisir des sens, Rotterdam 1686; elle fut donnée au public sur la fin de février, selon Des Maizeaux. — Papin d: Denis P.

— 0 Le feu Roy d: Charles II. (comp. le Dict. de B., art. Drum-

mond, rem. B).

ÏX.

(Semble également de 1686.)

0 Voir la note de Des Maizeaux à la lettre de B. à Minutoli du 26 mai 1679 (Oeuvr. div.); le Josephe de Bernard n'a jamais été terminé. — 2) Obadiah W. (1616 — 99), auteur notamment théologique, passa au catholicisme. — 3) Jean Lesueur, historien ecclésiastique>

mort 1681.

0 Le don du »Royal Society« à B. était l'Historia Piscium de Willougby, accompagnée d'une lettre qui se trouve dans les Nouv. de

la Rép. d. L., juin 1686. — Henry Dodwell (1641 — 171 1), philologue remarquable, professeur de l'histoire à Oxford (1688 — 91). Il a avancé plusieurs opinions paradoxales. Son livre intitulé »Separation of Churches from Episcopal Government proved schismaticak avait paru à Londres 1679. — 2) John W. (1616 — 1703), professeur de géométrie à Oxford. Sa Logique d: Institutio Logicae, Oxford 1687. — 5) Edward P., le père, 1604 — 91, professeur de l'arabe à Oxford. — 4) »De ipsa natura«, Londres 1686, par Robert Boyle (1626 — 91), le célèbre physicien (comp. le journal de B., déc. 1686, art. 3). — 5) Comp. p. 427.

— 6) Edmond C. (1606 — 85), duquel le lexique à l'excellent polyglotte de Londres (celui de Walton) fut publié pour la première fois en 1669. Sur ses adversités voir p. ex. Allibone, Diction, of English literature. — 7) L'édition du Nouveau Testament par J. Mill fut terminée en 1707. (Oxford, Theatr. Sheldon.). — John Mill (1645 — 1707), théologien; son édition du Nouveau Testament grec parut quinze jours avant sa mort. — Il y a deux lettres de La Rivière adressées à B. dans la Bibl. roy. — »La lettre de Mr. Jurieu contre Mr. Alix«, peut-être la déclaration contre les »Réflexions crit. et théol. sur la controverse de l'Eglise«, imprimée dans les Nouv. de la Rép. d.

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