Belle-Isie, par la retraite de Prague (17i
3. Soubise, taincu à Rosbach (1757). Il n'avait que le courage.
Sun incapacité et sa défaite fuient jjiiieiuent chansonnées.
▼aieur, la fermeté de celui* qui a gardé Cassei et Goltingon malgré les efforts de soixante mille ennemis très-valeureux^ est un courage composé d'activité, de prévoyance, et d'audace. C'est aussi ce qu'on a reconnu dans celui* qui a sauvé Vesel. Croyez donc, je vous prie, monsieur, que nous avons, dans notre langue, l'esprit de faire sentir ce que les défenseurs de notre patrie ou de notre pays ont le mérite de faire.
Vous nous insultez, monsieur, sur le mot de ragoût; vous vous imaginez que nous n'avons que ce terme pour exprimer nos mets, nos plats, nos entrées de table, et nos menus. Plût à iDieu que vous eussiez raison, je m'en por- •.erais mieux! mais malheureusement nous avons un dic- 'ionnaire entier de cuisine.
Vous vous vantez de deux expressions pour signifier gourmand-, mais daignez plaindre, monsieur, nos gourmands, nos goulus, nos friands, nos marigeurs, nos gloutons.
Vous ne connaissez que le mot ne savant] ajoutez-y, s'il, vous plaît, docte, érudit, instruit, éclairé, habile, lettré; vous trouverez parmi nous le nom et la chose. Croyez qu'il en est ainsi de tous les reproches que vous nous faites. Nous n'avons point de diminutifs; nous en avions autant que vous du temps de Marot, et de Rabelais, et de Montaigne; mais cette puérilité nous a paru indigne d'une langue ennoblie par les Pascal, les Bossuet, les Fénelon, les Pellisson, les Corneille, les Despréaux, les Racine, les Massillon, les La Fontaine, les La Bruyère, etc. ; nous avons laissé à Ronsard, à Marot, à du Bartas, les diminutifs badius en otte et en ette, et nous n'avons guère conservé que fleurette, fillette, griselte, grandelette^ vieillette, nabote, maisonnette, villotte^; encore ne les employons-nous que dans le istyie très-familier. N'imitez pas le Buonmattei^, qui, dans