Cr. p. 153, n. 2, VA 159, n. -i
2. Le chevalier avait élé mousquetaire. La prise deUerg-op-Zooni
eu 1747 par le tiiarécliai de Lowen (lai lut un (les laits d'armes les plus célèbres de ce lenips-là.
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lit point ces pauvretés, ou qu'il ne s'en souvient plus. * Alors elle s'est remise à pleurer. « Ah! que monsieur l'ambassadeur pourrait faire une belle action ! disait-elle. — 11 la fera, madame, n'en doutez pas; c'est une de ses habitudes. De quoi s'agit-il? — Ce serait, monsieur, qu'il trouvât bon que mon magnifique conseil abrégeât le temps du bannissement de mon sot mari, qui a voulu faire le be! esprit. 11 ne faudrait pour cela qu'un mot de la main de Son Excellence. La grâce de mon mari sera accordée, si l'ambassadeur daigne seulement vous témoigner qu'il sera satisfa t que ce magnifique conseil laisse revenir mon mari Lamande dans sa patrie, et que je puisse y soulager la vieillesse de mes parens. Prenez la liberté de lui demander celte faveur, il ne vous refusera pas ; car c'est sans doute une chose très-indifférente pour lui que le sieur Lamande et moi nous soyons à Genève ou en Savoie. »
Enfin, monsieur, elle m'a tant pressé, tant conjuré, que j'ose vous conjurer aussi. Une nombreuse famille vous aura l'obligation de la fin de ses peines. Votre Excellence peut avoir la bonté de m'écrire qu'elle est satisfaite de deux ans d'expiation de Lamande, et qu'elle verra avec plaisir qu'il soit rappelé dans sa ville.
Voyez, monsieur, si j'ai trop présumé en vous demandant cette grâce, et si vous pardonnez à Lamande et à mon importunité. Le plus grand plaisir que m'ait fait la pleuceuse a été de me fournir cette occasion de vous renouveler le respect et l'attachement avec lesquels je suis, etc.