‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 158 sur 547 · I.K l'UÊSIDENT DE IJUOSSES · texte numérisé non relu

I.K l'UÊSIDENT DE IJUOSSES

plir Vfu tit à M' (>ayor par valeur de la tète, vous eu p.i.yelit'Z la moitié du royauuie.

Hé bien ! voilà votre diable d'homme de retour à Dresde *, avec sa troupe maudite. Quel juif errant! et quel dommage que tant d'activité et de talens ne soient employés que pour le malheur de l'humanité! Avec tout cela, s'il se réjouit beaucoup, je n'entends rien en plaisiis, mais aussi je ne suis que Parménion. L'exécution est plus glorieuse que le projet n'était bon. Encore fmira-t-il, quel que soit le dénoûmeiit, par avoir une santé et des esclaves ruinés. Cependant rien de fait en Saxe cette année, à moins que les Suédois qui s'avancent en Brandebourg, ne soient ceux du grand Gustave*. Point de paix prochaine, et toujours continuité de flagellation pour nous autres pauvres hères, qui, vrais pantins de ces terribles Briochés*,

DucimuTt ut nervis alieniê mobile lignum ^.

Chaque chose se compense. En payant les folies d'autrui, nous achetons le droit de niaiser le jour et de dormir la nuit. Nous laissons couler le torrent, avec le mérite suranné d'être un peu plus honnêtes gens.

Avec beaucoup d'esprit, de nerf et d'audace, c'est une étrange cipoUala^ que ce livre de notre llelvétius. Je crois quelquefois rencontrer Montagne ou Montesquieu; puis il se trouve subitement que je n'ai lu que l'apologie pour Hérodote®. Comment peut-on se permettre un tel style liigarré? S'il manque de méthode, ce n'est pas faute de

Mie en 1556, remplacée anjour-

iii par la coiilribulion persoii- ;lo et inohilit're.

I. Frédôiic II était sortie* de la \f en août, jiuur aller en Silé>ie

la reiuoulre dos Husses, qu'il ttil à Zorndorir.

-.'. Viii^t nulle Suédois avaient '.•an|ué en j'oméranie au priti-

i|)s. Ils ne firent lien de mar-

3. nrioclié, mort en 1671, oiivri| vers l»)bO, aux foires Saint-Laurent et Sainl-Germain , les premiers théâtres des marionnettes.

i. « Nous nous remuons ccniino les pantins dont une main élrangère lire les ficelles. » (Horace.)

îi. .Macédoine. L'Esprit, d'Ilelvélius, venait de paraître.

»!. Œuvre salirique et liardie d'ik'nri Kslienne (li)'28-1598).

216 LETTRES DU DIX-IIUITiSME SIECLE.

s'être donné de la peine pour en avoir et pour en montrer, Mais après avoir fait un plan tel quel, il a voulu y jeter toutes sortes de choses anomales, et se servir des faits les plus bizarres et les plus suspects pour en tirer des conclusions générales. Convenez pourtant que ce qu'il y a de plus singulier dans son livre, c'est le privilège du Roi. A bon compte, je suis bien aise que celui-ci ait passé. Bien d'autres, qui n'ont pas la tête si grosse, passeront après lui. Je ne suis plus en peine de certain traité sur l'ancienneté du culte des dieux Fétiches en Orient*.

J'attends votre réponse, si le mémoire ci-joint vous agrée. Sinon, voulez-vous acheter ma terre purement et simplement? Je la ferai grande ou petite comme vous le voudrez, soit en joignant divers biens assez considérables, que j'ai aux environs, soit en les laissant isolés. C'est une pièce à tiroir». Nous obtiendrons bien de l'abbé de Demis la continuation du privilège'. Il est votre confrère en Apollon. Quoi qu'il arrive de tout ceci, ce que je désire le plus est que le libre Suisse V. veuille bien me conserver autant de bienveillance Q".'a oour lui d'estime et d'admira* Uon le despotisé B.

M. de Fautrière, relire à Genève, me fait proposer un échange contre sa terre plus voisine des miennes de Bresse. Mais je n'ai pas une fort grande envie d'avoir affaire à lui.

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