I. — SUR LA POSTERITE
k Falconit*.
Ce 10 décembre 1765.
Oui, je veux vous aimer toujours; car je ne vous en aimerais pas moins, quand je ne le voudrais pas. Je pourrais presque vous adresser la prière que les Stoïciens faisaient au Destin : a 0 Destin, conduis-moi où tu voudras, je suis prêt à te suivre : car tu ne m'en conduirais et je ne t'en suivrais pas moins, quand je ne le voudrais pas. i
Vous sonlez que la postérité m'aimera, et vous en êtes bien content; et vous sentez bien mieux qu'elle vous aimera aussi, et tous ne vous en souciez pas. Comment pouvez- Tous faire cas pour un autre d'un bien que vous dédaignez