RECONCILIATION
A Voltaire I", a Fbrnkt'.
Monlbard, le 12 novembre 1774.
Si vous jetez les yeux, monsieur, sur la suscription de ma lettre, vous verrez que, dans le nombre assez petit des
1 BuffoQ «yait épousé en 1753 uDe jeune Aile sans fortune de sa province, M"* de Saint-Belin. Elle iriouiul en 1769, à 37 «ns.
2. Lo contrôleur général Silhouette était à bout d'expédients. Louis XV envoya sa vaisselle à la Monnaie :
beaucoup de courtisans l'imitèrent.
3. Quelques années plus tôt, BuiTon écrivait au Président de Brosses : < Comme je ne lis aucune des sottises de Voltaire, je n'ai su que par mes amis le mal qu'il a voulu dire de moi ; je le lui pardonne coininu UD mal métaphysique qui
ne réside que dans sa tète, et qui vient d'une association d'idées de Needham et BuiTon. 11 est irrité de ce que Needham m'a prêté ses microscopes et de ce que j'ai dit que c'était un bon observateur. Voilà son motif particulier, qui, joint au motif général et toujours subsistant de ses prétentions i l'universaliléet de sa jalousie contre toute célcbritc, aigrit sa bile recuite par l'âj^e, en sorte qu'il semble avoir formé le projet de vouloir enterrer de son vivant tous ses contem< porains. • (Lettre du 7 mars 1767J