‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 245 sur 547 · Les croupes étaient des pen · texte numérisé non relu

Les croupes étaient des pen

nécessaire pour leur perception, est une dette consacrée ^11 soulagement des contribuables, ou aux besoins de l'État.

D'ailleurs, ces participations aux profils des traitans sont une source de corruption pour la noblesse, et de vexation pour le peuple, en donnant à tous les abus des prolecteurs puissans et cachés.

On peut espérer de parvenir, par l'amélioration de la culture, par la suppression des abus dans la perception, et par une répartition plus équitable des impositions, à soulager sensiblement le peuple, sans diminuer beaucoup les revenus publics; mais, si l'économie n'a précédé, aucune réforme n'est possible, parce qu'il n'en est aucune qui n'entraîne le risque de quelque interruption dans la marche des recouvremens, et parce qu'on doit s'attendre aux embarras multipliés, que feront naître les manœuvres et les cris des hommes de toute espèce intéressés à soutenir les abus; car il n'en est point dont quelqu'un ne vive

Tant que la finance sera continuellement aux expédiens pour assurer les services. Votre Majesté sera toujours dans la dépendance des financiers, et ceux-ci seront toujours les maîtres de faire manquer, par des manœuvres de place, les opérations les plus importantes. 11 n'y aura aucune améUoration possible, ni dans les impositions, pour soulager les contribuables, ni dans aucuns arrangemens relatifs au gouvernement intérieur et à la législation. L'autorité ne sera jamais tranquille, parce qu'elle ne sera jamais chérie; et que les mécontentemens et les inquiétudes des peuples sont toujours le moyen dont les intrigans et les malintentionnés se servent pour exciter des troubles». C'est donc surtout de l'économie que dépend la prospérité de votre règne, le calme dans l'intérieur, la considération au dehors, le bonheur de K^ nation et le vôtre.

sions et des parts attribuées sur les revenus lies fermes «^éiirriiles. Ciiaquc fermier avait ainsi plusieurs troupiers que lui im|iosail la Cour; liOuis XV lui-même eut une croupe ;

il est aisé de voi.- i\\ui le coninbnahlo eu faisait tous les frais.

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