Voyez la réponse p
2. Hou»«cau venait de se brouiller avec Hume, qui l'avait attiré eu Angleterre.
ô. La condamnation de VÊinilc à Gsnève avait été le point df «ir-part d'une agitation dans la République. Le gouvernement fran-
çais dut mr^me se porter comme médiateur entre les partis, et les troupes françaises bloquèrent Genève un moment.
4. Allusion aux Ix-tires écrites de la mont(iyHe{iH'>i), réponse aux Lettres écrites de la campagne du procureur général Troochiu.
400 LETTRES DU DÎX-lIUITIÈME SIÈCLE.
dis-je, que cet homme fût un honnête homme!,. Roiisscmu est peut-être un des auteurs qui a eu le plus d'esprit, qui â écrit avec le plus de chaleur, et dont l'éloquence est la plus séduisante. Il a prêché le hien ; mais croyez que s'il eût prêché le mal, personne ne l'eût écouté. Il n'y aurait pas d'imposteurs si la vertu n'avait pas un masque propre à couvrir tous les visages; il nous a prêché une bonne morale, que nous connaissions du reste, parce qu'il n'y en a qu'une seule; mais il en a tiré des conséquences suspectes et dangereuses, ou nous a mis dans le cas de les tirer par la façon dont il les a présentées. Méfions-nous toujours de la métaphysique appliquée aux choses simples. Heureusement pour nous rien n'est si simple que la morale, et ce qu'il y a de plus vrai en ce genre est ce qui est le plus près de nous : A'e faites point aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit. Tout le monde sait cela, tout le monde entend cela; et si tout le monde le pratiquait, il n'y aurait que de la vertu sur la terre. Il n'est pas besoin de belles dissertations sur le bien et le mal moral, Voriqine des puisions, les préjugés, les mœurs, etc., et tant d'autres galimatias dont ces messieurs remplissent les journaux, les boutiques et nos bibliothèques, pour nous apprendre ce que c'est que la vertu. Défions-nous surtout de ceux qui s'élèvent avec tant d'acharnement contre ce qu'ils nomment lf!S préjugés reçus dans la société....
L'emploi de l'esprit aux dépens de l'ordre public est une des plus grandes scélératesses, parce (jue de sa nature elle est ou la plus impunissable ou la plus impunie; et de toutes la plus dangereuse, parce que le mal qu'elle produit s'éleu'l et se promulgue par la peine infligée au coupable, et des siècles après lui. Cette espèce de crime est une semence, c'est la mauvaise ivraie de l'Évangile.
Un véritable citoyen servira sa patrie de son luicMix p.ir son esprit et ses lalens, mais n'ira j)as écrire sur le pacli; social* pour nous faire suspecter la b'î^itimilé des gouvcr-