‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 362 sur 547 · de Camas, veuve du colo · texte numérisé non relu

de Camas, veuve du colo

! (le r,amas, grande gouvernante

l;i Reine, mourut en 1766, âjîée

!■ se ans. Klle plaisait au roi,

comme il le dit lui-même, • tant

par son mérite, ses grandes qua-

excepté Don Quichotte, personne n*a menée que moi. Tout ce train, tout ce désordre qui ne finit point, m'a si fort vieilli, que vous aurez peine à me reconnaître. Du côté droit de la tHe, les cheveux me sont tout gris; mes dents se cassent et nje tombent; j'ai le visage ridé comme les falbalas d'une jupe; le dos voûté comme un archet, et l'esprit triste et abattu comme un moine de la Trappe. Je vous préviens sur tout cela, afin que, en cas que nous nous voyions encore en chair et en os, vous ne vous trouviez pas trop choquée de ma figure. Il ne me reste que le cœur, qui n'est point changé, et qui conservera, autant que je respirerai, les sentimens d'estime et d'une tendre amitié pour ma bonne maman. Adieu. Federic

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