La princesse Ferdinand, sans
4. La landgrave Caroline (17tl< 177-i) était la mère de la princetM Frédérique Louise, seconde femme du prince de Prusse, neveu et héritier de Frédéric.
5. Le comté de Montbéliard, occupé en 1792, fut rédé li la France par le traité de Lunéville en 1801. Il appartenait i la maison •te Wurtemberg depuis le xiv's. La princesse Frcderiqoe de Wijrtem-
dcute la femme du prince hérédi- j l>erg, née en 1732, éuit ille de t. lire de Brunswick. 1 margrave de Bair«utà.
Nos Allemands ont l'ambition de jouir à leur tour des avantages des beaux-arts; ils s'efforcent d'égaler Athènes, Rome, Florence et Paris. Quelque amour que- j'aie pour ma patrie, je ne saurais dire qu'ils réussissent jusqu'ici; deux choses leur manquent, la larjgue et le goût : la langue est trop verbeuse; la bonne compagnie parle français, et quelques cuistres de l'école et quelques professeurs ne peuvent lui donner la politesse et les tours aisés qu'elle ne peut acquérir que dans la société du grand monde. Ajoutez à cela la diversité des idiomes; chaque province soutient le sien, et jusqu'à présent rien n'est décidé sur la préférence. Pour le goût, les Allemands en manquent sur tout, ils n'ont pas encore pu imiter les auteurs du siècle d'Auguste; ils font un mélange vicieux du goût romain, anglais, français et tudesque; ils manquent encore de ce discernement fin qui saisit les beautés où il les trouve, et sait distinguer le médiocre du parfait, le noble du sublime, et les appliquer chacun à leurs endroits convenables. Pourvu qu'il y ait beaucoup d'r dans les mots de leur poésie, ils croient que leurs vers sont harmonieux; et, pour Porùinaire, ce n'est qu'un galimatias de termes ampoulés. Dans l'histoire, ils n'omettraient pas la moindre circoûstance, quand mêm< elle serait inutile.
Leurs meilleurs ouvrages sont sur le droit usuel. Quant à la philosophie, depuis le génie de Leibniz et la grosse monade de Wolf*, personne ne s'en mêle plus. Ils croient réussir au théâtre; mais jusqu'ici rien de parfait n'a paru*. L'Allemagne est actuellement comme était la France du temps de François I". Le goût des lettres commence à se répandre; il faut attendre que la nature fasse naître de
1. Jean Chrétien Wolf (1679- 1751), flisciple de Lcihniz. jnildia d« 1728 à 1746, son ; Corpus philoxophiip, cn2i vol. in-4. — Monade. :
« d'iiprés Leihniz, les élotncnts des clioscs, ou Hiibstanccs siin|il('s, incorruplitiles, nées avec la xiréation, naccessibles à toute inlluence du
dehors, mais sujettes à dos changements internes qui ont pour principe l'appé/tilion et pour résultat hi perception. » (Lillré.)