Plularque eut la faveur <le
Trajaii et fit léducalion d'Adrien.
H étnil mon depuis plus de vingt
an^ quand Marc-Aurèle succéda à
, AMlooia.
2. Imitation des deux dtrniers quatruiiis de la fable de La Fontaine, Le n,tt de ville el le Rat de$ champs.
i. Aa chapitre 99 du Satyricon.
temps, subsistent longtemps, sur les terres pierreuses et incultes; mais la moindre pluie les fond dans un moment •ur celles qui sont cultivées. Il en est de même de la colère ; elle s'entretient dans un cœur brutal, et se dissipe facilement chez ceux qui ont appris à la modérer par la vertu. »
J'ai pensé, Sire, pouvoir proposer quelques questions au philosophe de Sans-Souci sans blesser le profond respect que j'aurai toujours pour le roi de Prusse; et, toutes les fois que ce grand prince voudra me mettre à l'abri des duretés du philosophe de Sans-souci, de même que, pour ne pas essuyer des plaisanteries humiliantes, je me suis défait de ce que j'avais de plus précieux, je saurai bien, pour montrer mon respect et mon admiration pour le roi de Prusse, engager une année d'avance de mes revenus pour me transporter des rives de la Durance sur celles de la Havel*. Ce que je dis ici n'a rapport à aucune veine d'intérêt; je suis aussi riche en Provence, où le vin me coûte un demi gros la bouteille, la viande un gros, où le soleil, à trois semaines près, chaulfe mes appartemens, dont le loyer ne me coûte rien, qu'à Postdam avec une pension à laquelle j'ajoute la mienne toutes les années. Ce philosophe de Sans-Souci s'est toujours figuré que je ne pouvais vivre sans ses bienfaits. Assurément je n'aurais pu le faire à Potsdam, mais sans aucun embarras chez moi, et sans avoir besoin de faire gémir la presse des libraires, comme on le dit dans une épître dédicatoire « qui a été réimprimée à Francfort, ainsi que le Mandement Va 616 à Slrasbourg, au ^aaiid scandale do tons les philosophos. .l'ai l'honneur, (Hc.
2. {.'ÉpUrt dédicatoire et le | comiricnceiucni tlo la It?ili'e.
GUSTAVE III 51i
GUSTAVE m*
îî était à Paris, quand la mort de son père le fit roi. P.ir le coup d'Ktat de 177'2, il abolit la constitution de 1720 et rtMidit à ia couronne le pouvoir dont la diète l'avait dépouillée depuis la mon de Charles III. fl ùi la g:uerre a la Russie et au Danemark, et rêva de rétablir le trône de Louis lYI. Un nouveau coup d'autorité qui diminua encore les attributions de la diète irrita It haine que la noblesse lui portait de longue date. Une conspiration fut ourdie, et, dans un bal masqué de la cour, Ankarstrôra tira un coup de pistolet à bout portant sur le roi* qui mourut au bout de quel(^ies jours (29 mars 1792).
Intelligence, esprit, générosité, bonté, amour des arts, douceur des mœurs, Gustave III eut toutes les plus brillantes qualités, et tout son régne ne fut qu'une suite d'entreprises avortées et de déceptions cruelles, qui aboutirent à la plus déplorable catastrophe.
C'est que detix dons essentiels lui manquaient : un peu<lt-. modestie et le bon sens. Il eut des ambitions au-dessus de ses forces et de ses talents : il manqua de constance, de jugement. et de sang-froid. Il rêva tour à tour d'être un nouveau Charles XII contre la Russie, et de reprendre à la tête des rois contre la France révolutionnaire le rôle héroïque que Gustave-Adolphe avait rempli contre la catholique Autriche. Il Ucba successivement toutes les réalités dont il commençait à s'approcher poui les impossibilités lointaines et grandioses, tt quand il sentit toul lui manquer, il se réfugia dans le surnaturel, se tit francmaçon, consulta des voyants et de* devineresses, et se fit montrer l'avenir dans le marc de café.
Gustave III avait reçu de ses gouverneurs, le comte de Tessin, et le comte Schetfer, une éducation décousue, où il ne pouvait guère acquérir la solidité et la stabilité de l'esprit. Mais ils lui apprirent du moins à bien manier notre langue. 11 l'éa-it avec plus de facilité que Frédéric lui-raéme : il na pas un style original et personnel comme le roi de Prusse : mais c'est im»^ agréable et nette propriété, une clt^p;ance continue, sans incorrection,ni bizarrerie, ni lourdeur-, ^ar>s rjon enfin qui sente l'élran-