Cf. p. 539. 'nnt les philosoplics rt était hioins
2. 11 avait quitkfc Paris le 18 mars libérale que M"»»* (rE(,mioiit et de J771. Boulilers. Les rois qu'elle n'aimait
3. Elle n'aimait pas trop pour- pas, celaient ceux de son terapi.
GtlSTAVE m.
croire toujours le comte de Gothland pour tous, et de me traiter de même. Ce titre* m'est trop cher pour que je ne le quitte qu'avec peine. C'est sous ce nom que j'ai fait votre connaissance, que j'ai eu le bonheur d'acquérir votre amitié, et j'espère que vous êtes persuadée que le roi de Suède envierait trop au comte de Gothland son bonheur, s'il ne pouvait conserver une place dans votre cœur. Quand je me rappelle ces momens où je vous ai Tue, nos propos, nos disputes même, cette société gaie et charmante qui vous entourait, et que je me vois à cinq cents lieues, je crois avoir fait un beau rêve, dont le souvenir est bien agréable, mais dont le réveil est affreux. Vous êtes dans ce moment-ci assise dans votre jardin avec le marquis de Castries*, votre aimable chevalier, quelques saints évêques, pestant peutêtre un peu contre la cour, beaucoup contre le chancelier et peut-être contre Mme Dubarry; mais, au milieu de cette mauvaise humeur, votre gaieté vous fait rire; un ciel pur, les arts et la nature unis ensemble, ne présentent à vos regards que les objets les plus agréables et les plus variés. Et moi, pauvre animal aquatique, je vogue au milieu de l'Océan, je peste contre les vents contraires qui me font faire le double du chemin et je me dis à moi-môme : si j'étais à Paris, je serais auprès de Mme de La Marck, je la verrais, je disputerais peut-être avec elle, je la ferais un peu enrager en prenant la défense de mes bons amis» qu'elle n'aime pas, et puis nous ririons. Cette réflexion m'attriste au moment que je m'éloigne de vous encore davantage, et je me retire dans ma cahute, pour me rapprêcher de vous, du moins autant qu'il m'est permis et possible désormais. Un million de complimens, dont voua voudrez bien vous charger de ma part pour Mme la comtesse
i. Qu'il avait porlé en France.
2. Le marquis de Castries (1727- 1801), ministre de la marine en 1780, maréchal de France en 1783, émigra eu 1790.