‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 390 sur 547 · Il donna ce nom par une dé · texte numérisé non relu

Il donna ce nom par une dé

ni i-plaisanlerie à l'enlourjpf «le Louis XV, avec lequel n«T<',.«(ii .

mont il tâchait d'cnirricnii l :

cales relations : M">» de La M.n k ci M*" d'Egmont avaient i>eine à loi passer cette politique.

d'IIsFonSpourMinede Neukirch, et pour Mme de BeauvaUc A propos de Mme de Beauvau, j'ai un grand procès avec elle et je vous prie d'être mon avocat. Elle m'accuse, à ce que l'on me mande, d'aimer Je despotisme. C'est us>. crime capital pour tout roi (car je crois que le despotisme est aussi nuisible pour le maître que pour les sujets), mais surtout pour un roi qui doit régner sur un peuple libre. Quoique j'ignore parfaitement sur quoi die fonde son accusation, je TOUS prie de lui dire que je souhaite fort qu'elle suspende son jugement jusqu'à ce qu'elle voie par mes actions si son opinion est fondée*. Je vais entrer bientôt dans une carrière où je lui pourrai prouver que je respecte la liberté bien entendue, fondée sur la raison et sur l'humanité, autant que je déteste l'anarchie et la dissolution. Je vais dans quelques heures rentrer dans ma patrie. Les lois qu'on a défigurées sous les deux derniers règnes par des efforts malheureux d'usurpation réciproque, je vais jurer de les maintenir, et je les soutiendrai scrupuleusement. C'est tlors que Mme de Beauvau jugera elle-même si elle a tort ou raison. — Mon frère», qui entre en ce moment, me prie de vous faire ses plus tendres complimens. Je finis en vous faisant mes excuses sur le chiffon que je vous envoie, mais je ne trouve pas ici d'autre papier.

Le 15* de mai 1771, à bord d'un vaisseau de guerre, sur la Baltique.

Page 1