‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 391 sur 547 · I. Le comte «l'Usson fut ainbas- i 2. On n'eut pas ;i atlei · texte numérisé non relu

I. Le comte «l'Usson fut ainbas- i 2. On n'eut pas ;i atlei

leiii- en Suèrff. -- Sur M™» dn | tem|)s.

luvau, cf. p. iOô, u. 2. I 3- Le duc de Sudenn.u

GUSTAVE Ul.

il'.'

ici*. Vous ne devei point être surprise de mon peu d'exactitude à vous répondre, tout ce temps. Mais des inquiétudes trop bien fondées ne m'ont pas donné de momens où je fusse bien à moi. J'ai été obligé, pour ma propre conservation, et pour celle de mon peuple, de porter un coup aussi hardi qu'heureux. Je me suis saisi du timon de l'État et j'ai été absolu pendant deux jours. Je viens de remetlrt cette puissance entre les mains des États, ou, pour mieux dire, je ne garderai que la puissance de faire !«' bien et d'empêcher la licence. Une loi stable, que j'ai écrite*, contient l'autorité du roi, sans atteindre la domination du peuple, telle que nos anciennes lois la portaient, et telle quela Suède a été sous Gustave !•'■ et sous Gustave-Adolphe*. Il était temps. Les attentats les plus criminels contre ma personne, les plus odieux contre ma famille, allaient se commettre». Sans ce que j'ai fait, deux heures plus tard, ma liberté était perdue, et ma vie dans le plus violent danger. Dieu qui a vu mon cœur m'a soutenu. J'ai trouvé dans mon peuple un attachement et un courage sans exemple. 11 n'y a eu aucun cheveu de touché, et personne n'a été ni ne sera malheureux. Jamais révolution ne s'est passée plus doucement et plus tranquillement que celle-ci.

1 II venait de ressaisir J'autorilé absolue par le coup d'ÉUil du 19 iioùl. Sacliaul les scntimeiils dé M** «rEMinonl, il essayait de la coiivoriir à celle révolution, que le paliiolisinedu moins et la véritable raison du salul pub'ic justifiaient.

Ou le vil par le dépit qu'eu témoignèrenl Frédéric II el Catherine 11.

Page 1