‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 395 sur 547 · Ce premier d.-iuphin mounit en ITSy · texte numérisé non relu

Ce premier d.-iuphin mounit en ITSy

2. La duchesse lie Polignac. qui fut en 1782 goiivemante des enfant^ de France, intime amie de Maric- Antoinetlc, gracieuse et douce feiume, trop docile iaslrumeiit d«

son «•nloiimp'», «InnI

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.*). i^ duchesse de ouiche étaii nile de M** de Polifniac; M» de Polastron était ta belle-scBor.

LEtTRES DU DIX-HUITIÊME SIÈCLE.

Je lui crie : « Un dauphin, Madame! quel bonheur*! » Ce n'était que l'effet du hasard et de mon excessive joie; mais cela parut plaisant, et on le raconte de tant de manières que je crains bien <jue cela ne servira pas à me faire aimer par Madame....

L'antichambre de la reine était charmante à voir. La joie était au comble; toutes les têtes en étaient tournées. On voyait rire, pleurer alternativement. Des gens qui ne se connaissaient presque pas, hommes et femmes, sautaient au cou les uns des autres, et les gens les moins attachés à la reine étaiwit entraînés par la joie générale ; mais ce fut bien autre chose quand, une demi-heure après la naissance, les deux battans de la chambre de la reine s'ouvrirent, et qu'on annonça M. le Dauphin. Mme de Guémenée*, toute rayonnante de joie, le tint dans ses bras, et traversa dans son fauteuil les appartemens pour le porter chez elle. Ce furent des acclamations et des battemens de mains qui pénètrent dans la chambre de la reine et certainement jusque dans son cœur. C'était à qui toucherait l'enfant, îa chaise même. On l'adorait, on le suivait en foule. Arrivé dans son appartement, uu archevêque voulut qu'on le décorât d'abord du cordon bleu, mais le roi dit qu'il fallait qu'il fût chrétien premièrement. Le baptême s'est fait à trois heures après midi.... On n'avait pas osé dire d'abord à la reine que c'était un dauphin, pour ne pas lui causer une émotion trop vive. Tout ce qui l'entourait se composait si bien que la reine, ne voyant autour d'elle que de la contrainte, crut que c'était une fille. Elle dit : « Vous voyez comme je suis raisonnable, je ne vous demande rien ». Le roi, voyant ses inquiétudes, crut qu'il était temps de l'en tirer. Il lui dit, les larmes aux yeux : « M. le Dauphin demande d'entrer ». On lui apporta l'enfant, et ceux qui ont été témoins de cette scène disent qu'ils n'ont jamais

1. Ce n'êtaif pas un bonheur pour Madame, puisque si Louis XVl n'avait pas de lils, Monsieur liii succédait.

2. Gouvcttlalile des enfants de France, fille du duc de llotiilion.

Les Guéthjîtiée lit*enl eu 178'i Une banqucroule de 53 ndllions.

L£ CU.ilii. i'i. >iii,itLiiii\. 523

ri II vii u plus touchant. Elle dit à Mme de Guômônée, H prit reuiaiit : (( Prenez-le, il est àTÉitat; nia;s aussi je [•rends ma l]lle ». Il est temps que je finisse ce bulletin ; je iimm(e très humblement pardon à Votre Majesté du dérdre qui y règne. On me dit que le couni.T n.-ut, et je

u ai pas le temps de mettre au net.

a. — UNE AUDIENCE DE CATHERINE II»

Av utm.

U février I7M.

... Le cœur commençait à me battre, en songeant à l'importance de cette entrevue. M. de SoubofT* ouvrit lea portes de l'appartement où était l'impératrice, traversa cet appartement et disparut. L'impératrice, en né^'ligé, s'inclina, s'assit sur un petit divan, et me 0t signe de m'asseoir sur une chaise qui était placée à côté. Elle posa ma lettre^ sur une table devant elle, et plaça ses lunettes dessus. Sou air et son maintien étaient graves, et le devinrent toujours davantage. Ce n'était pas un entretien familier comme je l'aurais voulu, mais une conversation politique entre une grande souveraine et un apprenti ambassadeur, a Le roi, me dit-elle, se plaint et n'est pas content de moi. — Je demande pardon à Votre Majesté; le roi ignore la démarche que i'ai faite : il n'y a que la confiance sans bornes. - v 9vez bien fait, Monsieur, je vous remercie. Je vous pj à cœur ouvert. Vingt-buit ans de règne n'ont pas lai:>se croire, je pense, que je manque à Qia paroJe; je n'y manquerai jamais. (Sa Majesté mit i cela une expression rare.)

1. Apre» la paix provisoire de ««reU (15 août ITSMJ), qui meluU fin k la guerre entre la Russie et la Suède, StediQgk fut euvoyé comme ambasçadeur extraordinaire à Pélersbourg pour régler dèûuitiveuent les fronlière5 des deux ÉtaU.

i. Platon Zoubofi, li««t«aiAt tu

g«rde<, gagaa la faveur do (' .'hf.

rin<: II, <{ui \fi fit priucv < maltrtà de l'vlillcrie. U iàiL-, I a^sa;»Maal de Paul L, n m .urui.-:i IS17.

.'.. liiic lettre de Gustave rappe- Uii i4uel()ues deoù-proiiieAseA d»

Callierive.

Cependant le roi est inquiet.... Le Roi, Madame, est dans une situation à l'être.... — Je vous demande, Monsieur, de m'écouter. Les articles dont on est convenu à Verelii sont le règlement des frontières, l'envoi des ambassadeurs, le projet d'une alliance^. Tout cela est prêt à s'exécuter. — Jecroyais, Madame, qu'il avait été question aussi de secours pécuniaires. — Comme une suite du traité à contiure, monsieur.-— Un traité, Madame, est long à l'aire ; une lettre de change est de suite envoyée. — Je croirais. Monsieur, offenser le roi ; on n'a jamais rien prononcé là-dessus. Je compte sur les sentimens du roi et sur sa sagacité; il est trop éclairé pour ne pas voir que, la France n'existant plus politiquement, la balance penche en notre défaveur*. » Il s'ensuivit un long et beau discours politique pour prouver d'un côté l'espèce de despotisme et de dictature que les cours alliées 3 s'arrogeaient, de l'autre le beau rôle réservé à Votre Majesté en s'unissant avecl'Impératrice*. Sa Majesté s'anima beaucoup et déclama un peu en parlant. « Je ferai tout ce que je puis, dit-elle, pour avancer cet ouvrage salutaire ; mais d'où vient que le roi s'imagine qu'on me trompe? Ai-je donné des preuves de faiblesse? Je suis maître chez moi. Monsieur ; je défie qui que ce soit. Monsieur, d'aller contre mes ordres. — Madame, ilest certain... on n'oserait jamais ; on ne pourrait pas, le roi mon maître sait très bien... » L'impératrice avait changé de visage : « Je vous prie. Monsieur, de tranquilliser le roi; priez-le de ne pas s'impatienter. Eh! que craint-il? Que j'aie de la rancune? non pas, sur ma parole. Que je veuille le détacher de ses liaisons 5 pour l'isoler et m'agrandir à ses dépens? Je vous

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