‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 400 sur 547 · Le futur Louu XVL · texte numérisé non relu

Le futur Louu XVL

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nation pour sou roi, oui, j'oii siii^sArc vous ...., , ^.irJa?** le désespoir que j'éprouvais de Toir une si charmante nation déiiatun^e, et des vertus si intéressantes, si héroïques, impossibles à pratiquer! ÂhISire! quels ressorts puissans sont dans les mains des rois ! Et comment supporter que le nôtre, que celui qui a joui du bonheur céleste d'être adoré avec ivresse*, qui le serait encore, s'il nous avait laissé la moindre illusion, se soit plu à les détruire toutes, et voie de sang-froid un tel changement!... Et vous. Sire, l'idole de votre nation, vous qui seriez celle de la nôtre, vous parlet pour celui qui ne connut jamais un sentiment! Au nom du ciel, ne mêlez plus cet apathique tiers dans les charmantes lettres dont vous m'honorez, et croyez qu'on ne fera jamais des Français, des esclaves russes, mais les plus soumis et les plus zélés sujets! Un mot, un regard leur suffit pour répandre jusqu'à la dernière goutte de leur sang! Nais ce mot n'est pas dit. Enfin n'en parlons plus.

Après Bayard, exaltée par la pièce, par la colère de U hoideur des spectateurs, et comparant cette manière d'être avec celle de celui qui a joué Bayard-, je courus chei Mme de Brionne» parler en liberté. Nous relûmes votre lettre, et elle me répéta mille fuis ce qu'elle m'avait dit d'abord : c Voilà donc un roi qu'on peut aimer! nous l'avons vu! Il produirait des Bnyard! Il ferait revivre Henri lY. Il existe et ce n'est pas parmi nous ! » Dites encore (|ue nous sommes républicaines.

Savez-vous, Sire, ce qui m'afflige en vous? mais, ce qui m'afflige véritablement? N'allez pas vous moquer de moi; ce n'est point si déraisonnable. Eh bien ! c'est que je suis ▼entablement tourmentée de ce que Votre Majesté n'aime point la musique ! C'est mon plus grand plaisir. Il m'est infiniment pénible de l'éprouver, sans y pouvoir joindre le

.1. Quand il. fut malade à Metz, en 1744.

2. Le roi de Suède avait joué le rôle dans un salon, et De Belloy lui avait dédié sa pièce.

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