‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 408 sur 547 · Le Temple était la rétideuca dt»>i princes de Conli · texte numérisé non relu

Le Temple était la rétideuca dt»>i princes de Conli

4. Il y a un |tcu de solenniié et ih'. préteulion dan» ce début, li** de itoulilers n'e&t pas exempte de pédaulisme.

538 LETTRES DD DiX-HUITIËME SIECLE.

comme à celle de l'univers, mais que, le bon ordre exigeant que leurs personnes soient respectées, il faut garder le silence en public sur ce qui les concerne, et, lorsqu'on peut ouvrir son cœur, s'expliquer sans haine et sans mépris. Le feu roi*, dans la maladie et dans la mort, a reçu d'une manière effrayante la punition de n'avoir rien aimé : il a été entouré de cabales, d'intrigues, et n'a pas inspiré le simple mouvement de compassion qu'on accorde au plus inconnu et au dernier des hommes. Des gens plus qu'indifférens sur la religion s'employaient avec un zèle furieux à lui faire recevoir les sacremens, sans le souci du danger qu'une révolution pouvait avoir pour le pauvre prince. D'autres qui, par leur état, auraient dû s'occuper du salut de son âme, trahissaient leur devoir et leur profession, *et l'exposaient à donner le plus grand scandale à son peuple pour lui éviter le sacrifice de Mme Dubarry. Tous ceux qui pouvaient entrer dans sa chambre y étaient comme à un spectacle curieux et quelquefois ridicule. On observait tout ce qui se passait pour l'écrire ou le redire; on en faisait des plaisanteries. Une fois entre autres, il arriva que Mme Dubarry était penchée sur son lit pour lui parler, lorsqu'on vint avertir que l'archevêque de Paris allait entrer. Le gentilhomme de la chambre, épouvanté du contraste qu'offrirait une telle rencontre, vint en diligence pour la faire sortir; un de ceux qui étaient là lui faisait signe de ne rien témoigner, pour donner et pour avoir lui-même le divertissement que présenterait cette scène. Tous souhaitaient la mort, excepté quelques amis mercenaires qui n'avaient rien à attendre du nouveau règne. On ne peut nier cependant qu'outre les autres motifs qui, dans un cas pareil, peuvent exciter la pitié et de mélancoliques réflexions, la tranquillité du roi, la patience, la douceur, le courage avec lesquels il s'est déterminé à remplir ses devoirs, ne dussent intéresser pour lui ; mais, pour en détourner l'effet, on se plaisait à croire

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