I.uuis XV mourut le 10 mai
U COMTESSE DE U VARCK. 539
contre unne apparence qu'il n'avait pas sa raison et que lout ce qu'il faisait était machinal. Ce n'est point du tout mon opinion ; ayant été presque toujours à Versailles pendant la maladie, je puis assurer à Votre Majesté que j'ai rassemblé sans partialité toutes les circonstances poin former mon jugement. 11 est bien vrai que souvent il a eu des absences momentanées; mais la majeure partie de sa conduite, la plus importante, a été courageuse et raisonnée. Après sa mort, il fut abandonné, connue c'est l'ordinaire, et d'une manière plus terrible encore à cause du genre de la maladie*; on l'enterra promptement et sans la moindre escorte; son corps passa vers minuit par le bois de Boulogne pour aller à Saint Denis. A son passage, des cris de dérision ont été entendus : on répétait taïaut! taïaut! comme lorsqu'on voit un cerf, et sur le ton ridicule dont il avait coutume de ie prononcer. Cette circonstance, si elle <-• vraie, ce que je ne puis assurer, montre bien de la cruauté; mais rien n'est plus inhumain que le Français inditmé, et, il faut en convenir, jamais il n'eut plus le sujet de l'être.... On ne peut s'empêcher de regarder cette mort soudaine t^t la dispersion de toute cette infâme troupe connue un coup de la Providence. Toutes les apparences leur promettaient encore quinze ans de prosptrilé, et. si leur attente n'eût été déçue, jamais peut-être les mœurs et l'esprit national n'auraient pu s'en relever.
lA COMTESSE DE Ik MAliCK'
MARIE-AiNNB FRANÇOISE DE NOAILLES
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Fille du maréchal de Noailles, et pelile-uiéce par cnn»- .is^nt de Mme de Maintenon, la comtesse de la llarck' };ar.la dans le