‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 413 sur 547 · LES DEBUTS DE LOUIS XVI · texte numérisé non relu

LES DEBUTS DE LOUIS XVI

Au m£he.

Nous sommes dans l'attente de six ou sept édits d« M. Turgot» et d'une douzaine d'ordonnances de M. de Saint- Germain»; il faut espérer que le bon tempérament de la

1. L'ordre, sny)pritnc en France en 1762, fui aboli par le l'ape en

?.. Cl". o3G et 7)0^. Tnigol l'ut renvoyé in mftme atiuéo.

.3. Le conilo de Simil-Germiiin (1707-1 77S), après avo^v servi à

réti'angcr. revint en Ki-aïu-e et se di-lin;Mia dans la f^uerre de Sept Ans. iMinisIre de ia guerre de 1775 à 1777, il (it d nliles réformes, mais voulut inliodnire un peu à la légèr-e dans nos troui)es toute la discipline prussienne.

LIS PRINCB UË LIGNE.

frane« supportera sans périr tant d'opérations cruelles. M. de Saint-Germain est un pourfendeur qui ▼« d'estoc «t de taille; depuis Roland, nous n'avons rien vu de semblahle. ... Tout va ici comme il plaît à Dieu; le bon sens, la .hoite raison, le bien public et le particulier sont inconnjs; pourvu qu'on fasse des phrases, on est bon à tout.... Un roi qui veut le bien, mais n'a ni la force ni les lumières pour y parvenir; un ministre* qui était léger et faible à quarante ans, et que l'âge a encore éneivé, qui fait les choses les plus étranges et se moque de l'opinion ; un M. de Saint-Germain qui a tout renversé el qui ôte à la noblesse l'émulation pour le seul état qu'elle puisse embrasser; M. de Vergennes*, qui est bonhomme, que j'aime, mais dont le caractère faible et timide ne peut résister à M. de Maurepas; M. de Sartincs, que j'aime encore, mais qui, ministre de la marine, ne connaît pas un bateau; enfm M. de Clugny*, qui se charge du plus difficile des départemens sans lumières propres pour s'y conduire : voilà, Sire, où nous en sommes. La reine* vt sins cesse à Paris, à l'Opéra, à la comédie, fait des dettes, sollicite des procès, s'afl'uble de plumes et de pompons, et se moque de tout!

Le prince de Li^e, d une des plus illustres famiUes des Pajs> Bas. prit du service à dix-sept ans dans l'armée autriebieiiiM, se disting^ua dans la guerre de Sept ans, devint lieuteoint général • n 1771, fut chargé en 1782 d'une mission aoprèidt Catherine !1,

1. Le comte de Haurcpa<( (1710- 17.S1), homme d'esprit frivole el iuconstant.

2 Sur Vsrgennes et Sarline, cf.

p. 475, n. 5 et 6.

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