Calherine
2. Joscpli U,(iui vint visiter l'irapératrice nu coui"? de son voyasc.
5. Les États-Unis, dont le roi d'Angleterre av.-iJL reconnu l'indépendance.
i. La convocation des ÉUts généraux n'avait ps été faite eorore :
on la voyait iiuraineQW. Il se peui
656 LETTRES DU DÏX-UUiTlÊME SIÈCLE.
« 0ui,8in8 doute, leur dis-je en le défendant, puisque les bontés qu'il m'a témoignées, et un grand caractère que je lui ai vu déployer, m'attachent à lui : Votre Majesté devrait bien empêcher un libelle affreux dans lequel on ose traiter comme un Don Quichotte un prince bon, aimable et doué de génie. »
Leurs Majestés Impériales se tâtaient quelquefois ^ur les pauvres diables de Turcs. On jetait quelques propos en se regardant. Comme amateur de la belle antiquité et d'un peu de nouveautés, je parlais de rétablir les Grecs; Catherine, de faire renaître les Lycurgues et les Scions. Moi je parlais d'Alcibiade; mais Joseph II, qui était plus pour l'avenir que pour le passé, et pour le positif que pour la chimère, disait ; « Que diable faire de Constantinople?» »
On prenait comme cela bien des îles et des provinces, sans faire semblant de rien, et je disais, en moi-même : « Vos Majestés ne prendront que des misères, et la misère. »
Il y a ici plusieurs sectes de Dervis, plus plaisantes les unes que les autres, les tourneurs et les hurleurs : ce sont des jansénistes plus fous encore que les anciens convulsionnaires : ils crient allah jusqu'à ce qu'épuisés de forces, ils tombent à terre, dans l'espérance de ne s'en relever que pour entrer dans le ciel*. Je laissai \k, pour quelques jours, la cour dans les plaisirs, et montai et descendis le Tczetterdan, au risque de la vie, en suivant le ht raboteux des torrens, au heu de chemins que je n'ai pas trouvés. J'avais besoin de reposer mon esprit, ma langue, mes oreilles et mes yeux de l'éclat des illuminations: elles luttent pendant la nuit avec le soleil, qui n'est que trop sur notre tête tout le jour. Il n'y a que vous, chère marquise, qui sachiez être brillante sans fatiguer» : je n'accorde ce don à personne autre qu'à vous, pas même aux astres.
1. Ln qnfstion so posR crirorp. [ tonjotirs dnns la mosquée rie Hakh-