‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 428 sur 547 · LE CHEVALIER DE LISLE · texte numérisé non relu

LE CHEVALIER DE LISLE

Ce chevalier, qui ne l'était que pour se distinguer de l'abbé, fut capitaine de dragons, puis brigadier de cavalerie en 1762. Il était moins fait pour la guerre que pour la société. Très accueilli chez les Choiseuî et les Polignac, goûté de Mme du DefTand et de Voltaire, il fut lié surtout avec le prince de Ligne, qui aimait k l'avoir pour compagnon de voyage, et qui l'a fort bien dépeint en quelque endroit de ses œuvres.

< C'était le Dieu du couplet et du styleepistolaire.il n'a jamais fait un mauvais vers ni écrit une lettre qui ne fût piquante et remplie de goût; mais il n'en avait pas, ni de ton, ni de tacl, dans la société, où il était humoriste et familier. Pour faire croire qu'il dînait avec la reine, le dimanche, chez les Polignac, il y arrivait le premier au sortir de table, pour que les antres qui venaient ensuite, dussent le croire. »

Le mérite de cet homme est des plus mihce,«^ Il eichit toute idée sérieuse, tout sentiment vif et profond. De Lisle n'a enjlui-

1. Ilistotrc d'une gi-ande dama au X Mil' siècle, la pi-iuccsse lld- Une de Ligtif, par L. t*erey (Cal- ■laiin-Lûvy. in-8, 1889), |>. 260 et

suiv. — Voyez sur de I-isie Irs lieux articli's dô M. V. thi Bled dans là Revue de$ Deux Mondes^ 18 aoùl et 15 sepleiubre 1890.

LE CllEVALIEK DE L'ISLE. :i.7

même et ne redète de ce qui l'entoure que l'agrément le plut vide ; mais, par cela mt'me, il caractérise son temps.

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