‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 432 sur 547 · CATHERINE D · texte numérisé non relu

CATHERINE D

Avec un style incorrect, négligé, émaillé d'expressions insolitas et bizarres, entremêlé sans cesse d'allemand, style rude et informe s'il en fut, Catherine II n'a jamais été ni prétendu élr« un écrivain. Cependant elle mérite une place dans ce recueil ; l>;ir<c qu'elle fut un des plus grands esprits de ce siècle, et que

1, Le prince de Ligne mïi la } tersbourg, in-4, 1878. (Publicaiion

voix fausse. La prétendue cousine est M"* d'Hanuetaire, fille du directeur du théâtre de Bruxeiies.

2. Correspondance de Catherine Il et de Fa tronc l, Sainl-Pôtor?l)aiirtî, in-4, 1^76. — Lettres 'te Catherine II à Grimm, Sainl-Pé-

de la Soc. Imp. d'Histoire Bu5»«, sous la direction de M. Grote). — Joseph II et Catherine de R nuit,

leur correspondance, par le chn.

valier irArnelti. Vicnno, ISfi'». —Cf ausfi dans la Corn spondanrc de Voltaire les lettres de CaLbuiittf^

sa pensée, bien ou mal eiprimée en français, est sur tout sujet intéressante; parce qu'elle a aimé, non la France assurément, mais la langue, la littérature, les grands écrivains de la France ; parce qu'elle a droit à une place dans notre histoire littéraire par ses relations avec les philosophes, (}ui ne furent point purement intéressées ; — elle en lit sans doute les trompettes de sa gloire; mais il y entrait de sa part beaucoup de réelle et sincère admiratio»\ mais elle garda le culte de Voltaire moit et muet ; — parce qu'enim elle a de l'esprit, de la verve, une vigueur pittoresque de langage, le don des formules expressives avec je ne sais quoi de brusque, de décidé, de viril ou plutôt hommasse dans l'accent et l'allure de la phrase, qui donne une nouvelle justesse au mot du prince de Ligne : Catherine le Grand.

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