M. Lenoir
Je ne doute pas, Monsieur, que vous, qui ne m'avez montré que delà bienveillance, n'ayez quelques regrets dos désagrémens qu'on vous, oblige sans doute à me donner; mais il est temps qu'ils fiuissent. Jamais afïaire grave re m'a causé tant de tracas que la plus loUe rêverie de mon bonnet de iniit, qui est cette pièce. Le public de province et de Paris m'accable de lettres auxquelles je ne sais que répondre; je ne sais que dire aux comédiens qui me pressent et me reprochent une négligence que je n'ai point. Je vous supplie de me permettre de vous voir ce soir, à la sortie de la Caisse d'escompte, et, en retirant de vos mams cet ouvrage proscrit pour le rendre à mon portefeuille, de vous assurer du très respectueux dévouement avec lequel je suis, etc.,
Caron de Beaumahcuais.