‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 467 sur 547 · BILLET · texte numérisé non relu

BILLET

A LA coMTKssf; dAlbony*.

Paris, ce G février 1791.

Madame la comtesse,

Puisque vous voulez entendre absolument mon très sévère ouvrage*, je ne puis pas m'y opposer; mais faites une obsei'vation avec moi : quand je veux rire, c'est aux (k;lals; s il faut pleurer, c'est aux sanglots. Je n'y connais de milieu que l'ennui.

Admettez donc qui vous voudrez à la lecture de mardi, mais écartez les ca;urs usés, les âmes desséchées qui prennent en pitié ces douleurs que nous trouvons si délicieuses. Ces gens-là ne sont bons qu'à parler révolution. Ayez quelques fenunes sensibles, des honun(\s pour qui le canu'

1. I.a comlcsjo, d'AIbnny (17.^5- 1S24), épousa ClLirlfs-Kdoiiaii] en 177^2 et se sépara de lui fii 1780.

Elit! se remaria j»lus tard sccrètcmetit ;tvec le puètc Alfieri.

2. I.a coiiilossc lui avait douiainlé de faire cliez elle une lecture de la Mi'rr coupable, la très larnioyanle suite <iu MaritHjc de Hr/aro, (|ui lui jouée en 1792,

iliKAUMAIlCIlAlS.

mi

M osl pas une chimère, cl puis pleurons à plein canal. Je \oiis pioniels or; douiouren'î plti^if <■» <n"- 'V" ro^pt^-t, Madame la comtesse, etc.,

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