Depuis son retour de l'Ile de
France, il sollicitail un emploi.
y. Au coinlc tic Vorgonnos.
3. W. llnnnin lui ropirsrnla celte firalilication comme un bicnfiiit honoraMfi du roi, cl Bernardin de S;iiiil-Pirrro se décida à i'accnpler.
Ce n'élail pas au reste la première
qu'il rcccvail, mais il fui hlossé se voir langé celte l'ois parmi les ptiiivrcH {H'iis de lettres qu'on aidait, iùilin il reçut les trois cents livres, mais sa lierU- soulTril encore, quanti on les lui remit sans lettre d'annonce, ni aucune forme lialteuso.
BERKARDIN DE SAINT-PIERAB.
marché, une multitude de petites commodités, réunies dana quatre petites pièces dont deui étaient tapissées d'un joli papier, les jardins qui m'environnent et qui m'embaumeront dans quelques semaines d'ici, sont, après le séjour d«' la campagne pour lequel je soupire depuis si longtemps, ce QUI pouvait peut-être m'agréer le plus dans Paris. Mais, wi ab omne parte beatum^^ je loge dans un grenier au quatrième, et la maison est sur le point d'être vendue, ce qui peut-être m'obligera d'en déloger dans six mois; je suis épuisé par les dépenses de mon ameublement, je suis loin de mes promenades accoutumées, et de mes anciens amis, loin de vous de plus d'une lieue.
J'irai vous voir à la première violette ; j'aurai bien près de cinq lieues à aller, j'irai gaiement, et je compte vous faire une telle description de mon séjour, que je vous ferai naître l'envie de m'y venir voir et d'y prendre une collation. Horace invitait Mécène à venir manger dans sa petite maison de Tivoli un quartier d'agneau et boire du vin de Falerne*. Comme il s'en faut bien que ma fortune approche de sa médiocrité d'or, je ne vous donnerai que des fraises et du lait dans des terrines, mais vous aurez le plaisir d'entendre les rossignols chanter dans les bosquets des dames anglaises, et de voir leurs pensionnaires et leurs jeunes novices folâtrer dans leur jardin'
A Paris, ce 7 février 1781.