AU COIN DU FEU
Ad même.
Le 10 noveinlire [1786], de Villefranche.
Aussi' du coin démon feu, mais à onze heures du matin, après une nuit paisible eties soins divers de la matinée, mon ami' à son bureau, ma petite à tricoter, et moi causant avec l'un, veillant l'ouvrage de l'autre, savourant le bonheur d'être bien chaudement au sein de ma petite et chère famille, écrivant à un ami, tandis que la neige tombe sur tant (le malheureux accablés de misère et de chagrins, je m'attendris sur leur sort, je me replie doucement sur le mien, et je compte en ce moment pour rien les contrariétés de relations ou de circonstances qui sembleraient quelquefois en altérer la félicité. Je me réjouis d'être rendue à mon