M-* CbeTandier (éd. P«fT3ud
5. — LES ORATEURS DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE. A Monsieur Menui Bancal, a Londres.
7 mars 1791, de Paris.
Voilcà quinze jours que je respire mon air natal; j'ai vu (ie vieux parens, seuls débris d'une famille qui s'est pres> «îiu'f'tcinle depuis dix ans; j'ai été, à sept lieues d'ici, visiter une digne femme ^ dont l'amitié fut chère à ma jeunesse et (jui, dans la simplicité des mœurs champêtres, exerce aujourd'hui mille vertus utiles à tout ce qui l'environne ; j'ai repassé, avec un charme inconcevable, sur tous les lieux où se sont écoulées mes premières années; je me suis livrée avecdéhcesà cet attendrissement dont on aime à se trouver capable, parce qu'effectivement on ne l'éprouve qu'autant qu'on a préservé son âme du dessèchement que produit l'ambition, qu'entraînent les sollicitudes et les petites passions.
J'ai vu mon pays devenu libre, j'ai admiré tout ce qui m'attestait cette liberté, et je n'ai plus regretté de n'être pas née sous un autre gouvernement que le mien ^r Après mes devoirs particuliers, mon premier empressement a été pour cette Assemblée nationale qui a fait tant de choses, ou du moins qui a revêtu du caractère de la loi tout ce que faisait réellement la force des circonstances, et celle de l'opinion publifjue. Si je n'avais pas été patriote, je le serais devenue en assistant à ses séances, tant la mauvaise foi (les noirs' se manifeste évidemment. J'ai entendu le subtil etc;ii)t'eux Maury'\ qui n'est qu'un sophiste à grands tnlens;
3. « Si avant de paraître au monde, écrivait,-c!le à Sophie (laiincl «n 1774, on m'eût donné le choix du f^ouvcrno.ment, je nio sciais di;terminne par caractère pour une rcpubli([ue, »
i. Les défenseurs de la monarchie absolue et des privilèges.
5. L'abbé Maury {175r.-1817), député du clergé aux Etals généraux, plus (ard cardinal ol arclievrfui»
do Paris.
1. C'était la première fois que M"" Roland venait à Paris depuis le commoncement de la Révolution.
— l'.ancal des Issarts (1750-1826), notaire à Paris, fut député à la Convention. 11 fut un des commissaires chargés d'arrêter Dumouriez qui furent arrêtés eux-mêmes el livrés par lui aux iCutricbiens. Il fut trois ans prisonnier.
i. « Sa'*foiisin(! Tniilf!, retirée à Vaux prés Mculaii. «(Pcrroiid.)