‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 523 sur 547 · MADAME ROUND · texte numérisé non relu

MADAME ROUND

I' terrible Gaxalès*, souvent orateur, mais soutent aussi comédien et aboyeur; le ridicule d'Épiémesn il*, vrai saltimbanque, dont l'insolence et la petitesse finissent par faire rire; l'adroit Mirabeau, plus amoureux d'applaudissemens qu'avide du bien public; les séduisans Lameth», faits pour être des idoles du peuple, et, malheureusement, pour égarer celui-ci, s'ils n'étaient eux-mêmes surveillés; le petit BarnaveS à petite voix et petites raisons, froid comme une citrouille fricassée dans de la n^ige, pour me servir de l'expression plaisante d'une femme de l'autre siècle; l'exact Chapelier», clair et méthodique, mais souvent à côté du principe. Que sais-je encore? l'assemblée faible et se corrompant; les nobles réunis par la complicité pour leur» intérêts, et les patriotes sans ensemble, sans concert pour le succès de la bonne cause. Cependant tout ira, je l'espère, par cette force et cette opinion qui ont tout commencé.

1. Jacques de Caxa lès (1752-1805), capitaine de dragons, député de la noblesse, fut avec Maury le principal orateur de la droite à l'Assemblée nationale.

2. DuvaldK|.rcin.-^nil(17.i6-179i) s'était fait connaître par la violence avec laquelle il combattit la cour dans le Parlement. Hais après avoir réclamé bruyamment les États généraux, il recula devant la KévotioD dont il avait provoqué Texplosion et devint aussi impopulaire qu'il avait elé d'abord pojnilaire.

5. Les deux frères Cliarle.^ 1 17a7- 1832) et Alexandre (1760 18-.'9; do Lamf'lli avait fait la guerre d'Amérique. Libéraux, mais atlacbé.s à

la monarchie, ilt faisaient partie du clulj des Feuillants. Leur aii)é,Thé4vdore (175r>-185i), fit partie de l'Assemblée législative.

i. Barnave(1761-1793),né àGre»

noble, député du Tiers, défendit la cause des libertés publique.^ quand il fallu» les conquérir, et la mvHuié, quand elle fut menacée. 1! ^ de perdre M popularité ';

ramena de Varennes la i-

royale. Sa pitié et sa politesse furent ses cnmes.

5. Cha(>clier, ou Lo i'.\\ il 751-1794». né à Kennes, | i grande part aux travaux il< . ^.

.«emblée nationale; il fit longiemps partie du coi:?ilé de Constitution.

LETTUES DU niX-IIUlTIÈME SIÈCLE.

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