‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 527 sur 547 · MADAME ROUND · texte numérisé non relu

MADAME ROUND

iiit'iit en faire marcher deux cents sans leur avoir assuré le Ugement et des vivres, ('.t^peiulaut des déiaoheFuens du peuple ému accourent ici, demandent des armes, et se croyent trahis, parce que le ministre* n'est pas chez lui au moment 0 j ils imafrinent d'y venir.

L'Assemblée rend des décrets qui sentent la peur; la fouie se porte à l'Abbaye', elle y massacre quinze personnes 't parle d'aller à toutes les prisons. Le pouvoir exécutif a

• nvoqué tous les commissaires de sections pour les raisonner, les éclairer s'il est possible et leur dévoiler tous les maux de l'anarchie à laquelle il faudra les abandonner en se retirant. s'ils traversent ainsi ceux qui doivent faire agir. On enlève tous les chevaux, et comme cette opération est populaire, ainsi que toutes les autres, c'est le moyen d'eo perdre beaucoup par le défaut d'ordre ou de soins. On a refermé les barrières qui avaient entin été ouvertes hier et dont la clôture relarde toutes les opérations, car, les courriers mêmes du pouvoir exécutif sont souvent retenus à la < immune malgré les passeports des ministres. Adieu. Je sens mon âme inaccessible à la crainte, et je serais très capable de suivre jusqu'au dernier instant la marche et les mesures d'une défense réguHère; mon digne ami» est aussi actif et plus ferme que jamais. Mais qui pourrait n'être pas coniristé du chaos rembruni par des agitateurs?

Adieu; peu de jours encore jetteront de grandes lumières sur le sort de la capitale d'où la sagesse voudrait peut-être qu'on sortît le gouvernement; mais, il est déjà trop laixi pour cela même. Washington fit bien déplacer le congrès, et ce n'était point par peur.

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