‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 53 sur 547 · FRANÇOIS AROUET · texte numérisé non relu

FRANÇOIS AROUET

Cicéron, Mme de Sévigné, Voltaire, voilà les trois grands noms qui dominent la liltéralure épistolaire, et leurs Correspondancet effacent toutes les autres productions de ce geine par l'ampleur des proportions comme par la perfection de la forme et l'intérêt du fond. Il se trouve — et cela n'a rien d'étormant pour qui réfléchit un peu sur les coinlilions où se pr-oduisenl les œuvres de l'art épistolaire — il se trouve que ceux ([ui ont laissé le plus grand nomhre de letties sont ceux qui étaient le mieux doués pour les hien écrire. Le recueil des lettres de Voltaire, commencé par ses contemporains même, et encore hie:i incomplet, malgré toutes les recherches et toutes les puhlications faites depuis un siècle, est plus volumineux de hcaucoup que ceux des lettres de Cicéron et de Mnio de Sévignc. et ne leur est point inférieur en mérite, quel que soit, du reste, le jugement qu'cfi doive porter de l'homme.

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