‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 7 sur 547 · C'est le mot d'Ariitote sur le · texte numérisé non relu

C'est le mot d'Ariitote sur le

jeunes gens. « Us sonl échauiré« comme les gens pris de vin. » Voye»

»«*r«(, wutn faible. \ aussi Bossuet. Pan^ç. de S'-^'rtiaff^

l^et la Donté de ne pas croire que je veuille faire de comparaison ; à ï^ieu ne plaise ! je n'ai dft tout cela que la solitude. Âvez-vous fmi toutes vos adjudications? On dit des merveilles de la noce Ranchet* : je la verrai assurément quelque matin ; elle sera heureuse comme une reine avec un mari le plus honnête homme qu'il y ait.

J'oublie avec vous, Monsieur, que j'ai fort mal aux yeux. Adieu donc, Monsieur, jusqu'au retour de ma vue. Maiti qu'est devenu votre voyage d'Aix? Venez-nous voir.

a MARQUISE DE LAMBERT'

ANNE-THÉRÈSE DE MARGUENAT DE COURCELLES 16i7-1733

Élevée par son beau-père qui était un homme d'esprit, Bachaumont, l'ami de Chapelle, mariée en 1766, veuve en 4686, Mme de Lambert se dévoua à réducation de ses enfants, pour laquelle elle écrivit quelques morceaux délicats et fins, où l'on sent l'influence de Fénelon. Son salon fut célèbre au début du ivin* siècle : c'était un salon où l'on ne jouait pas, où l'on causait. Les malveillants traitaient la marquise de bel esprit : elle en craignait pourtant la réputation, et se crut déshonorée quand un libraire en imprimant ses écrits la fit auteur malgré elle. A distance, il nous parait que le salon de Mme de Lambert fut le foyer de la préciosité renaissante : car Fontenelle et La Motte y donnent le ton. Mais ne nous y trompons pas : il y a chez Mme de Lambert infiniment de raison et de droiture de sens, et si elle est un peu facile à condamner Homère sur la foi de La Motte, elle traite les matières d'éducation et de morale avec un esprit solide et sain. Le marquis d'Argenson, le moins précieux des hommes, ne se lassait pas de venir chez Mme de Lambert el de relire ses œuvres, et le marquis de St-Auiaire, en quittant

|. M"* de Ranché époust M. de 1 2. Uttrea de M^^ dt Uontpentferttr, coaseiller au Parlement »ter, etc., et de M*>^ la marquise i'ttML. ) de Lambert. Paris. 1806. io-1'2-

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