‹ Choix de lettres du 18e siecle, publiées avec une introd. des notices et des notesChapitre 79 sur 547 · Il refit tlectreà9xiB son Oreste, joui" en · texte numérisé non relu

Il refit tlectreà9xiB son Oreste, joui" en

■4. Ainsi en invoqu-ant l'ombre de Ninus, il songeait peul'être plut aux Perses qu'à Hamlct. Voyez, dans la Dramaturgie de Lessing, la critique de cette apparition.

VOLTAIRE. II

succès dans le cabinet, sans une versification toujours correcte; toujours harmonieuse, et soutenue de la poésie d'expression. Permettez-moi, Sire, de dire que celte pureté, et celte élégance manquent absolument à Catilina. 11 y a dans cette pièce quelques vers nerveux, mais il n'y en a jamais dix de suite où il n'y ait des fautes contre la langue, ou dans lesquels cette élégance ne soit sacrifiée.

Ml n'y a certainement point de roi dans le monde qui sente mieux le prix de cette élégance harmonieuse que Frédéric le Grand. Qu'il se ressouvienne des vers où il parle d'Alexandre, son devancier, dans une épître morale, et qu'il compare à ces vers ceux de Catilina, il verra s'il retrouvera dans l'auteur français le même nombre et la même cadence qui sont dans les vers d'un roi du Mord, qui m'étonnèrent. Quand je dis qu'il n'y a point de roi qui sente ce mérite comme votre Majesté, j'ajoute qu'il y a aussi peu de connaisseurs à Paris qui aient plus de goût, et aucun auteur qui ait plus d'imagination.

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