Sa nièce; cf. p. 454, n. S
2. Il était chambellan du roi de Prusse, «t pourvu d'une pension de SOOOO litre». Le roi de France,
dont il avait demandé l'agréraenl, avait donné un conseuteiueut sec, et l'avait remplacé dans sa charg« d'historiographe.
VOLTAIRE
Itt
Je n'en sais rieii. Je n'ai pas pu m empêcher de dire oui. il fallait bien fmir par ce mar.iage, après des coquetteries de tant d'années*. Le cœur m'a palpité à l'autel. Je compte venir, cet hiver prochain, vous rendre compte de tout, et peut-être vous enlever. Il n'est plus question de mon voyage d'Italie* ; je vous ai sacritié sans remords le saintpère et la ville souterraine ; j'aurais dû peut-être vous sacrifier Potsdam. Qui m'aurait dit, il y a sept on huit mois, quand j'arrangeais ma maison avec vous, à Paris, que je m'établirais à trois cents lieues, dans la maison d'un autre? et cet autre est un maître ! 11 m'a bien juré que je ne m'en repentirais pas; il vous a comprise, ma chère enfant, dans une espèce de contrat qu'il a signé avec moi, et que je vous enverrai; mais viendrez-vous gagner votre douaire de quatre mille livres ' ?
J'ai bien peur que vous ne fassiez comme Mme de Rottembourg*, qui a toujours préféré les opéras de Paris à ceux de Berlin. 0 destinée ! comme vous arrangez les événemens, et comme vous gouvernez les pauvres humains !
Il est plaisant que les mêmes gens de lettres de Paris qui auraient voulu m'exieryniner, il y a un an, crient actuellement contre mon éloignement, et l'appellent désertion. Il semble qu'on soit fâché d'avoir perdu sa victime. J'ai très-mal fait de vous quitter, mon cœur me le dit tous les jours plus que vous ne le pensez ; mais j'ai très bien fait de m'éloigner de ces messieurs-là
Je vous embrasse avec tendresse et avec douleur.
Auquel Voltaire pensa plus i.' fois, et qu'il ne lit jamais.
. Stipulé pour elle au cas où
elle viendrail tenir la maison de son oncle à Berlin.
4. Femme d'un des plus clicrs amis de Frédéric : cf. j». 177, m. ".^